FAUSTI - " Bienheureux. " C'est la bonne nouvelle que Jésus a donnée aux pauvres, auxquels Il annonce l'accomplissement de la promesse. C'est le jugement de Dieu sur le monde. Cela révèle Sa façon d'évaluer la réalité, par opposition à la nôtre, et Sa façon de nous sauver, si différente de ce que nous pensons. Les Béatitudes constituent le manifeste du Royaume de Dieu, la Nouvelle Loi, un nouveau code de vie pour ceux qui accueillent le Royaume. Les fruits de la vie et du salut y sont liés. Cette proclamation du Royaume est ce que Jésus a accompli dans Sa Vie, culminant dans Sa Passion-Résurrection pour nous. Les Béatitudes pour les pauvres et les lamentations pour les riches ne doivent pas être lues dans un sens moralisateur, comme si elles disaient ce que l'homme "doit" faire. Ils disent plutôt ce que Dieu fait et comment il agit dans l'histoire humaine. Dans la descente de la montagne, Moïse a révélé ce que l'homme devait faire, maintenant, dans la descente au plan, Jésus révèle ce que Dieu lui-même fait. Il est important de le savoir, pour que nous puissions l'écouter, l'accueillir et porter du fruit ! L'intention de l'annonce est de nous révéler le visage de Dieu dans le Christ, parce que nous laissons resplendir sur nous la gloire même de la sienne, qui est celle du Fils obéissant. La vie et l'œuvre de Jésus manifestent le Vrai Visage de Dieu que "personne n'a jamais vu" (Jn 1, 18). Dans Son mystère de mort et d'exaltation, nous voyons comment Dieu donne le Royaume. Dans Sa Passion, Jésus, détesté, banni, insulté, rejeté et diffamé, solidarise avec les pauvres et s'identifie à eux, Lui qui était déjà pauvre et affamé auparavant. Dans Sa Résurrection, Il réalise la Béatitude à la première personne : en s'identifiant à Soi-même tous les pauvres, dans la plénitude du banquet messianique et dans le rire de la victoire. Le discours de Luc n'est compréhensible que pour les disciples. C'est une Parole adressée à ceux qui, ayant découvert le trésor, veulent en vivre pleinement les fruits, désireux d'abandonner tout ce qui y fait obstacle. Jésus s'adresse à ces vrais pauvres, de toutes sortes, dont Il s'est occupé. Son "prendre soin" de toute misère est son signe messianique. Il rassasiera ceux qui ont faim de Son Pain et essuiera leurs larmes avec Sa Consolation. Nous écoutons aussi la même Parole, parce que, en Lui obéissant, nous sommes transférés et enlevés en Dieu, en qui le salut est offert à tous les perdus. Il faut noter le temps présent de la première Béatitude et de la première lamentation. Déjà "maintenant" le Royaume est des pauvres et déjà "maintenant" les riches en sont exclus avec un substitutif de consolation... Les deux autres béatitudes/consolations sont dans le futur simple : elles sont respectivement les fruits du Royaume qui vont arriver à maturité dans le futur. Cela signifie qu'avec Jésus, l'histoire présente est définitive, mais non pas close, elle est en effet définitivement ouverte vers sa destination de salut. Cette tension présente/future, entre une heure et un après, est l'espace même de l'histoire, un lieu de décision humaine pour accueillir la liberté du Christ. La dernière béatitude/lamentation indique une situation future, mais qui deviendra bientôt actuelle dans le temps de la persécution, alors ce sera pour le disciple son présent de participation ou non à la Passion du Seigneur. Les Béatitudes ne peuvent être comprises qu'en connaissant Dieu qui est Amour pour tous Ses enfants. Sa justice est d'enlever de ceux qui ont et de donner à ceux qui n'ont pas, afin que la fraternité soit vécue en termes concrets. Notre conception de la justice, "à chacun son propre", est fondée sur l'injustice humaine et codifie l'égoïsme qui en est à l'origine.
C' est utile de noter que la distinction entre pauvres et riches est facile à lire à l'extérieur. C' est très difficile de le lire dans le cœur de l'homme : seule la Parole qui pénètre en nous discerne entre béatitude et malheur, coupant douloureusement en nous le mal du bien. Chacun de nous est déchiré entre l'avoir, le pouvoir et l'apparence d'une part et l'appel du Seigneur à la pauvreté, au service et à l'humilité d'autre part.
PREMIERE LECTURE – Livre du prophète Jérémie 17, 5 – 8 5 Ainsi parle le SEIGNEUR. Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son coeur se détourne du SEIGNEUR. 6 Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée et inhabitable. 7 Béni soit l’homme qui met sa foi dans le SEIGNEUR, dont le SEIGNEUR est la confiance. 8 Il sera comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. il ne craint pas quand vient la chaleur : son feuillage reste vert ; L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude : il ne manque pas de porter du fruit. PSAUME – 1 1 Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent, 2 mais se plaît dans la loi du SEIGNEUR et murmure sa loi jour et nuit !
3 Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira. 4 Tel n’est pas le sort des méchants.
Mais ils sont comme la paille balayée par le vent : 6 Le SEIGNEUR connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra. DEUXIEME LECTURE – Première lettre de Saint Paul aux Corinthiens, 15, 12….. 20 Frères, 12 nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ; alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?
16 Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité. 17 Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ; 18 et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus. 19 Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. 20 Mais non ! Le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis. EVANGILE – selon Saint Luc, 6, 17……26 En ce temps-là, 17 Jésus descendit de la montagne avec les Douze et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. 20 Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous ! 21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés ! Heureux, vous qui pleurez maintenant : car vous rirez ! 22 Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. 23 Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. 24 Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! 25 Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, Car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! 26 Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »
FAUSTI - " Bienheureux. " C'est la bonne nouvelle que Jésus a donnée aux pauvres, auxquels Il annonce l'accomplissement de la promesse. C'est le jugement de Dieu sur le monde. Cela révèle Sa façon d'évaluer la réalité, par opposition à la nôtre, et Sa façon de nous sauver, si différente de ce que nous pensons.
RispondiEliminaLes Béatitudes constituent le manifeste du Royaume de Dieu, la Nouvelle Loi, un nouveau code de vie pour ceux qui accueillent le Royaume. Les fruits de la vie et du salut y sont liés.
Cette proclamation du Royaume est ce que Jésus a accompli dans Sa Vie, culminant dans Sa Passion-Résurrection pour nous.
Les Béatitudes pour les pauvres et les lamentations pour les riches ne doivent pas être lues dans un sens moralisateur, comme si elles disaient ce que l'homme "doit" faire. Ils disent plutôt ce que Dieu fait et comment il agit dans l'histoire humaine. Dans la descente de la montagne, Moïse a révélé ce que l'homme devait faire, maintenant, dans la descente au plan, Jésus révèle ce que Dieu lui-même fait.
Il est important de le savoir, pour que nous puissions l'écouter, l'accueillir et porter du fruit !
L'intention de l'annonce est de nous révéler le visage de Dieu dans le Christ, parce que nous laissons resplendir sur nous la gloire même de la sienne, qui est celle du Fils obéissant.
La vie et l'œuvre de Jésus manifestent le Vrai Visage de Dieu que "personne n'a jamais vu" (Jn 1, 18).
Dans Son mystère de mort et d'exaltation, nous voyons comment Dieu donne le Royaume.
Dans Sa Passion, Jésus, détesté, banni, insulté, rejeté et diffamé, solidarise avec les pauvres et s'identifie à eux, Lui qui était déjà pauvre et affamé auparavant.
Dans Sa Résurrection, Il réalise la Béatitude à la première personne : en s'identifiant à Soi-même tous les pauvres, dans la plénitude du banquet messianique et dans le rire de la victoire.
Le discours de Luc n'est compréhensible que pour les disciples. C'est une Parole adressée à ceux qui, ayant découvert le trésor, veulent en vivre pleinement les fruits, désireux d'abandonner tout ce qui y fait obstacle. Jésus s'adresse à ces vrais pauvres, de toutes sortes, dont Il s'est occupé.
Son "prendre soin" de toute misère est son signe messianique.
Il rassasiera ceux qui ont faim de Son Pain et essuiera leurs larmes avec Sa Consolation.
Nous écoutons aussi la même Parole, parce que, en Lui obéissant, nous sommes transférés et enlevés en Dieu, en qui le salut est offert à tous les perdus.
Il faut noter le temps présent de la première Béatitude et de la première lamentation.
Déjà "maintenant" le Royaume est des pauvres et déjà "maintenant" les riches en sont exclus avec un substitutif de consolation... Les deux autres béatitudes/consolations sont dans le futur simple : elles sont respectivement les fruits du Royaume qui vont arriver à maturité dans le futur.
Cela signifie qu'avec Jésus, l'histoire présente est définitive, mais non pas close, elle est en effet définitivement ouverte vers sa destination de salut.
Cette tension présente/future, entre une heure et un après, est l'espace même de l'histoire, un lieu de décision humaine pour accueillir la liberté du Christ.
La dernière béatitude/lamentation indique une situation future, mais qui deviendra bientôt actuelle dans le temps de la persécution, alors ce sera pour le disciple son présent de participation ou non à la Passion du Seigneur.
Les Béatitudes ne peuvent être comprises qu'en connaissant Dieu qui est Amour pour tous Ses enfants.
Sa justice est d'enlever de ceux qui ont et de donner à ceux qui n'ont pas, afin que la fraternité soit vécue en termes concrets.
Notre conception de la justice, "à chacun son propre", est fondée sur l'injustice humaine et codifie l'égoïsme qui en est à l'origine.
C' est utile de noter que la distinction entre pauvres et riches est facile à lire à l'extérieur.
RispondiEliminaC' est très difficile de le lire dans le cœur de l'homme : seule la Parole qui pénètre en nous discerne entre béatitude et malheur, coupant douloureusement en nous le mal du bien.
Chacun de nous est déchiré entre l'avoir, le pouvoir et l'apparence d'une part et l'appel du Seigneur à la pauvreté, au service et à l'humilité d'autre part.
PREMIERE LECTURE – Livre du prophète Jérémie 17, 5 – 8
RispondiElimina5 Ainsi parle le SEIGNEUR.
Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel,
qui s’appuie sur un être de chair,
tandis que son coeur se détourne du SEIGNEUR.
6 Il sera comme un buisson sur une terre désolée,
il ne verra pas venir le bonheur.
Il aura pour demeure les lieux arides du désert,
une terre salée et inhabitable.
7 Béni soit l’homme qui met sa foi dans le SEIGNEUR,
dont le SEIGNEUR est la confiance.
8 Il sera comme un arbre, planté près des eaux,
qui pousse, vers le courant, ses racines.
il ne craint pas quand vient la chaleur :
son feuillage reste vert ;
L’année de la sécheresse,
il est sans inquiétude :
il ne manque pas de porter du fruit.
PSAUME – 1
1 Heureux est l’homme
qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
2 mais se plaît dans la loi du SEIGNEUR
et murmure sa loi jour et nuit !
3 Il est comme un arbre
planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
4 Tel n’est pas le sort des méchants.
Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent :
6 Le SEIGNEUR connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.
DEUXIEME LECTURE – Première lettre de Saint Paul aux Corinthiens, 15, 12….. 20
Frères,
12 nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ;
alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer
qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?
16 Car si les morts ne ressuscitent pas,
le Christ non plus n’est pas ressuscité.
17 Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur,
vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ;
18 et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.
19 Si nous avons mis notre espoir dans le Christ
pour cette vie seulement,
nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.
20 Mais non ! Le Christ est ressuscité d’entre les morts,
lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.
EVANGILE – selon Saint Luc, 6, 17……26
En ce temps-là,
17 Jésus descendit de la montagne avec les Douze
et s’arrêta sur un terrain plat.
Il y avait là un grand nombre de ses disciples,
et une grande multitude de gens
venus de toute la Judée, de Jérusalem,
et du littoral de Tyr et de Sidon.
20 Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :
« Heureux, vous les pauvres,
car le royaume de Dieu est à vous !
21 Heureux, vous qui avez faim maintenant,
car vous serez rassasiés !
Heureux, vous qui pleurez maintenant :
car vous rirez !
22 Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent
et vous excluent,
quand ils insultent
et rejettent votre nom comme méprisable,
à cause du Fils de l’homme.
23 Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie,
car alors votre récompense est grande dans le ciel ;
c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.
24 Mais quel malheur pour vous, les riches,
car vous avez votre consolation !
25 Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant,
car vous aurez faim !
Quel malheur pour vous qui riez maintenant,
Car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
26 Quel malheur pour vous
lorsque tous les hommes disent du bien de vous !
c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »