PREMIÈRE LECTURE « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère si j’ose parler encore » (Gn 18, 20-32) Lecture du livre de la Genèse
En ces jours-là, les trois visiteurs d’Abraham allaient partir pour Sodome. Alors le Seigneur dit : « Comme elle est grande, la clameur au sujet de Sodome et de Gomorrhe ! Et leur faute, comme elle est lourde ! Je veux descendre pour voir si leur conduite correspond à la clameur venue jusqu’à moi. Si c’est faux, je le reconnaîtrai. » Les hommes se dirigèrent vers Sodome, tandis qu’Abraham demeurait devant le Seigneur. Abraham s’approcha et dit : « Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le coupable ? Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville. Vas-tu vraiment les faire périr ? Ne pardonneras-tu pas à toute la ville à cause des cinquante justes qui s’y trouvent ? Loin de toi de faire une chose pareille ! Faire mourir le juste avec le coupable, traiter le juste de la même manière que le coupable, loin de toi d’agir ainsi ! Celui qui juge toute la terre n’agirait-il pas selon le droit ? » Le Seigneur déclara : « Si je trouve cinquante justes dans Sodome, à cause d’eux je pardonnerai à toute la ville. » Abraham répondit : « J’ose encore parler à mon Seigneur, moi qui suis poussière et cendre. Peut-être, sur les cinquante justes, en manquera-t-il cinq : pour ces cinq-là, vas-tu détruire toute la ville ? » Il déclara : « Non, je ne la détruirai pas, si j’en trouve quarante-cinq. » Abraham insista : « Peut-être s’en trouvera-t-il seulement quarante ? » Le Seigneur déclara : « Pour quarante, je ne le ferai pas. » Abraham dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère, si j’ose parler encore. Peut-être s’en trouvera-t-il seulement trente ? » Il déclara : « Si j’en trouve trente, je ne le ferai pas. » Abraham dit alors : « J’ose encore parler à mon Seigneur. Peut-être s’en trouvera-t-il seulement vingt ? » Il déclara : « Pour vingt, je ne détruirai pas. » Il dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère : je ne parlerai plus qu’une fois. Peut-être s’en trouvera-t-il seulement dix ? » Et le Seigneur déclara : « Pour dix, je ne détruirai pas. »
– Parole du Seigneur.
PSAUME (Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 6-7ab, 7c-8) R/ Le jour où je t’appelle, réponds-moi, Seigneur. (cf. Ps 137, 3)
De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : tu as entendu les paroles de ma bouche. Je te chante en présence des anges, vers ton temple sacré, je me prosterne.
Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité, car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole. Le jour où tu répondis à mon appel, tu fis grandir en mon âme la force.
Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ; de loin, il reconnaît l’orgueilleux. Si je marche au milieu des angoisses, tu me fais vivre, ta main s’abat sur mes ennemis en colère.
Ta droite me rend vainqueur. Le Seigneur fait tout pour moi ! Seigneur, éternel est ton amour : n’arrête pas l’œuvre de tes mains.
DEUXIÈME LECTURE « Dieu vous a donné la vie avec le Christ, il nous a pardonné toutes nos fautes » (Col 2, 12-14) Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens
Frères, dans le baptême, vous avez été mis au tombeau avec le Christ et vous êtes ressuscités avec lui par la foi en la force de Dieu qui l'a ressuscité d’entre les morts. Vous étiez des morts, parce que vous aviez commis des fautes et n’aviez pas reçu de circoncision dans votre chair. Mais Dieu vous a donné la vie avec le Christ : il nous a pardonné toutes nos fautes. Il a effacé le billet de la dette qui nous accablait en raison des prescriptions légales pesant sur nous : il l’a annulé en le clouant à la croix.
ÉVANGILE « Demandez, on vous donnera » (Lc 11, 1-13) Alléluia. Alléluia. Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; c’est en lui que nous crions « Abba », Père. Alléluia. (Rm 8, 15bc)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. » Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : ‘Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation. » Jésus leur dit encore : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : ‘Mon ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.’ Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : ‘Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose’. Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut. Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
– Acclamons la Parole de Dieu. PAROLES DU SAINT PÈRE Combien de fois avons-nous demandé et pas obtenu - nous avons tous l'expérience - combien de fois avons-nous frappé et trouvé une porte fermée ? Jésus nous recommande, dans ces moments-là, d'insister et de ne pas nous rendre. La prière transforme toujours la réalité, toujours. Nous pouvons être sûrs que Dieu répondra. La seule incertitude est due aux temps, mais nous ne doutons pas qu'Il répondra. Ce sera peut-être à nous d'insister pour le reste de notre vie, mais Il répondra. Il nous a promis : Il n'est pas comme un père qui donne un serpent au lieu d'un poisson. Rien n'est plus sûr : le désir de bonheur que nous portons tous dans nos cœurs se réalisera un jour". (Audience générale, 9 janvier 2019)
S. FAUSTI - La mission du «Samaritain» sera accomplie seulement lorsque tous les hommes diront “Abbà, Père!” Ce-ci est le mot qui nous génère dans notre vérité de fils. Jésus est venu pour la nous enseigner si nous écoutons comme Marie Après nous avoir dévoilé son mystère de Fils et de frère, avec cette prière Il nous fait entrer dans la paternité de Dieu: dans laquelle nous voulons ce qui nous est nécessaire pour la vivre. C'est ce que Lui-même nous donne dans l'Eucharistie, dans laquelle Il offre Soi-même comme nourriture. Seulement à la fin cessera la prière du pain nécessaire et de l'Esprit parce que nous aurons Sa plénitude de Vie. Alors seulement, nous nous réjouirons avec Lui dans l'Esprit. Cette prière est un dialogue direct entre un «Toi», qui est le Père et un «nous» qui est le vrai “moi”, dans la communion avec le Fils et avec les frères. En Jésus, je peux reprendre à répondre « Toi» au Père qui dans Son Amour infini de toujours m'a donné Sa Parole. Dans ce «Toi» que j' adresse au Père, en la solidarité avec moi de Son Fils, je retrouve même le «nous» des frères. La découverte de la paternité fonde et construit la fraternité. Sans le «Toi» il n'y a pas de prière. Et il n'y a même pas l'homme qui est fuite de soi-même ou est réponse au «Toi» que Dieu lui adresse. Mais même sans le «nous» il n' y a pas la prière, parce que on ne peut pas rester devant le Père séparés du Fils et des frères. Avec cette prière nous disons “ Me voici" à notre vérité de fils, et nous reconnaissons notre identité cachée. «Abba» c'est le premier mot que l' enfant bégaie, son premier signe de communication, joyeuse surprise de ceux qui l'écoutent avec amour. Dieu est le Père des miséricordes, qui nous est favorable et nous aime plus que Soi-même. La couleur de la vie chrétienne est Son sourire paternel, sa tendresse envers nous et notre confiance en Lui. Nous venons de Dieu et à Lui nous retournons. Nous venons de la splendeur de Son Amour et nous sommes en route pour y retourner.. Notre vie est le désir et la recherche de Celui qui se fait désirer et chercher seulement parce que nous surpassons l'erreur qui nous a fait fuir de Lui. En Lui, nous trouvons notre source de délices. «Abba» est le mot ineffable de Dieu, que le Verbe dit dans l'Amour du Père, dont Il est précisément la Parole d'Amour. C'est l'extase du Fils dans le Père. Dieu sera toujours notre Père, parce que le Fils est devenu définitivement notre frère. Ainsi que appeller Dieu "Abba" c' est connaître et proclamer l'amour pour moi de Jésus, mon Seigneur. C'est être en communion avec Celui qui s'est chargé de moi. C'est reconnaître le don qui m' est participé en Lui, le Fils, dans lequel j'existe et moi je suis ce que je suis. Dehors de Lui moi je ne suis pas ce que je suis et je suis ce que je ne suis pas. La réalité de cette appartenance est l'Esprit de Dieu, versé dans nos cœurs, qui demeure en nous en des gémissements ineffables et inexprimables. Crier «Abba» c'est foi dans le Fils qui nous a aimés et a donné Soi- même pour nous (Ga 2,20); c'est certaine espèrance d'un monde nouveau dans lequel seigneur est le Seigneur et nous sommes tous frères, c'est l'amour comme une réponse au Père et à tous ses enfants; c'est la joie du retour à la maison, c'est la richesse de toute bénédiction, c'est assouvissement de tous les désirs et le désir de toute satiété ,c'est participer au banquet avec la plus belle robe, avec l'anneau et les sandales, manger le veau sacrifié, c'est la fête avec symphonies et danses que le Père a préparé pour son fils perdu.
Prier cette prière dans l'Esprit de vérité, est déjà même l' accomplissement de toute prière. En fait, en appellant Dieu avec le nom de Père, nous acceptons Sa paternité et nous Lui demandons le pain qui est toujours nécessaire ,chaque jour: Son amour et Son pardon pour aimer et pardonner nos frères. Ce que nous demandons dans la prière «Notre Père» c'est déjà fait et fait don à nous par le Fils: la sanctification du Nom, le royaume, le pain, le pardon et la puissance de la confiance. En demandant, nous ouvrons nos mains pour recevoir. C'est la meilleure prière que nous pouvons faire pour nous et pour nos frères, nous demandons ces cadeaux que le Père veut faire à tous dans le Fils. Le thème dominant est la paternité de Dieu, qui est exprimée dans le «donner». Mais pour cela, il faut demander. Parce qu'il n'a pas ignoré ou négligé notre besoin, mais parce que le don ne peut être reçu que par ceux qui le souhaitent. S' Il tarde de donner, c'est seulement parce que le désir grandisse, Il ne donne pas ce que nous demandons, parce que nous purifions notre demande et ne demandons plus un cadeau, mais Lui , en don. L'aridité dans la prière sert à rendre le désir pur et à en rompre chaque digue, parce que nous devenons capables de recevoir, au delà de chaque don, le Donateur lui-même qui veut se donner. PAROLES DU SAINT PÈRE Combien de fois avons-nous demandé et pas obtenu - nous avons tous l'expérience - combien de fois avons-nous frappé et trouvé une porte fermée ? Jésus nous recommande, dans ces moments-là, d'insister et de ne pas nous décourager. La prière transforme toujours la réalité, toujours. Nous pouvons être sûrs que Dieu répondra. La seule incertitude est due aux temps, mais nous ne doutons pas qu'Il répondra. Ce sera peut-être à nous d'insister pour le reste de notre vie, mais Il répondra. Il nous a promis : Il n'est pas comme un père qui donne un serpent au lieu d'un poisson. Rien n'est plus sûr : le désir de bonheur que nous portons tous dans nos cœurs se réalisera un jour". (Audience générale, 9 janvier 2019)
PREMIÈRE LECTURE
RispondiElimina« Que mon Seigneur ne se mette pas en colère si j’ose parler encore » (Gn 18, 20-32)
Lecture du livre de la Genèse
En ces jours-là,
les trois visiteurs d’Abraham allaient partir pour Sodome.
Alors le Seigneur dit :
« Comme elle est grande,
la clameur au sujet de Sodome et de Gomorrhe !
Et leur faute, comme elle est lourde !
Je veux descendre pour voir
si leur conduite correspond à la clameur venue jusqu’à moi.
Si c’est faux, je le reconnaîtrai. »
Les hommes se dirigèrent vers Sodome,
tandis qu’Abraham demeurait devant le Seigneur.
Abraham s’approcha et dit :
« Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le coupable ?
Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville.
Vas-tu vraiment les faire périr ?
Ne pardonneras-tu pas à toute la ville
à cause des cinquante justes qui s’y trouvent ?
Loin de toi de faire une chose pareille !
Faire mourir le juste avec le coupable,
traiter le juste de la même manière que le coupable,
loin de toi d’agir ainsi !
Celui qui juge toute la terre
n’agirait-il pas selon le droit ? »
Le Seigneur déclara :
« Si je trouve cinquante justes dans Sodome,
à cause d’eux je pardonnerai à toute la ville. »
Abraham répondit :
« J’ose encore parler à mon Seigneur,
moi qui suis poussière et cendre.
Peut-être, sur les cinquante justes, en manquera-t-il cinq :
pour ces cinq-là, vas-tu détruire toute la ville ? »
Il déclara :
« Non, je ne la détruirai pas,
si j’en trouve quarante-cinq. »
Abraham insista :
« Peut-être s’en trouvera-t-il seulement quarante ? »
Le Seigneur déclara :
« Pour quarante,
je ne le ferai pas. »
Abraham dit :
« Que mon Seigneur ne se mette pas en colère,
si j’ose parler encore.
Peut-être s’en trouvera-t-il seulement trente ? »
Il déclara :
« Si j’en trouve trente,
je ne le ferai pas. »
Abraham dit alors :
« J’ose encore parler à mon Seigneur.
Peut-être s’en trouvera-t-il seulement vingt ? »
Il déclara :
« Pour vingt,
je ne détruirai pas. »
Il dit :
« Que mon Seigneur ne se mette pas en colère :
je ne parlerai plus qu’une fois.
Peut-être s’en trouvera-t-il seulement dix ? »
Et le Seigneur déclara :
« Pour dix, je ne détruirai pas. »
– Parole du Seigneur.
PSAUME
(Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 6-7ab, 7c-8)
R/ Le jour où je t’appelle,
réponds-moi, Seigneur. (cf. Ps 137, 3)
De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.
Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.
Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ;
de loin, il reconnaît l’orgueilleux.
Si je marche au milieu des angoisses, tu me fais vivre,
ta main s’abat sur mes ennemis en colère.
Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi !
Seigneur, éternel est ton amour :
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.
DEUXIÈME LECTURE
« Dieu vous a donné la vie avec le Christ, il nous a pardonné toutes nos fautes » (Col 2, 12-14)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens
Frères,
dans le baptême,
vous avez été mis au tombeau avec le Christ
et vous êtes ressuscités avec lui par la foi en la force de Dieu
qui l'a ressuscité d’entre les morts.
Vous étiez des morts,
parce que vous aviez commis des fautes
et n’aviez pas reçu de circoncision dans votre chair.
Mais Dieu vous a donné la vie avec le Christ :
il nous a pardonné toutes nos fautes.
Il a effacé le billet de la dette qui nous accablait
en raison des prescriptions légales pesant sur nous :
il l’a annulé en le clouant à la croix.
– Parole du Seigneur.
ÉVANGILE
RispondiElimina« Demandez, on vous donnera » (Lc 11, 1-13)
Alléluia. Alléluia.
Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;
c’est en lui que nous crions « Abba », Père.
Alléluia. (Rm 8, 15bc)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière.
Quand il eut terminé,
un de ses disciples lui demanda :
« Seigneur, apprends-nous à prier,
comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
Il leur répondit :
« Quand vous priez, dites :
‘Père,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne.
Donne-nous le pain
dont nous avons besoin pour chaque jour
Pardonne-nous nos péchés,
car nous-mêmes, nous pardonnons aussi
à tous ceux qui ont des torts envers nous.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation. »
Jésus leur dit encore :
« Imaginez que l’un de vous ait un ami
et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander :
‘Mon ami, prête-moi trois pains,
car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi,
et je n’ai rien à lui offrir.’
Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond :
‘Ne viens pas m’importuner !
La porte est déjà fermée ;
mes enfants et moi, nous sommes couchés.
Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose’.
Eh bien ! je vous le dis :
même s’il ne se lève pas pour donner par amitié,
il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami,
et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.
Moi, je vous dis :
Demandez, on vous donnera ;
cherchez, vous trouverez ;
frappez, on vous ouvrira.
En effet, quiconque demande reçoit ;
qui cherche trouve ;
à qui frappe, on ouvrira.
Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson,
lui donnera un serpent au lieu du poisson ?
ou lui donnera un scorpion
quand il demande un œuf ?
Si donc vous, qui êtes mauvais,
vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint
à ceux qui le lui demandent ! »
– Acclamons la Parole de Dieu.
PAROLES DU SAINT PÈRE
Combien de fois avons-nous demandé et pas obtenu - nous avons tous l'expérience - combien de fois avons-nous frappé et trouvé une porte fermée ? Jésus nous recommande, dans ces moments-là, d'insister et de ne pas nous rendre. La prière transforme toujours la réalité, toujours. Nous pouvons être sûrs que Dieu répondra. La seule incertitude est due aux temps, mais nous ne doutons pas qu'Il répondra. Ce sera peut-être à nous d'insister pour le reste de notre vie, mais Il répondra. Il nous a promis : Il n'est pas comme un père qui donne un serpent au lieu d'un poisson. Rien n'est plus sûr : le désir de bonheur que nous portons tous dans nos cœurs se réalisera un jour". (Audience générale, 9 janvier 2019)
S. FAUSTI - La mission du «Samaritain» sera accomplie seulement lorsque tous les hommes diront “Abbà, Père!”
RispondiEliminaCe-ci est le mot qui nous génère dans notre vérité de fils.
Jésus est venu pour la nous enseigner si nous écoutons comme Marie
Après nous avoir dévoilé son mystère de Fils et de frère, avec cette prière Il nous fait entrer dans la paternité de Dieu: dans laquelle nous voulons ce qui nous est nécessaire pour la vivre.
C'est ce que Lui-même nous donne dans l'Eucharistie, dans laquelle Il offre Soi-même comme nourriture. Seulement à la fin cessera la prière du pain nécessaire et de l'Esprit parce que nous aurons Sa plénitude de Vie.
Alors seulement, nous nous réjouirons avec Lui dans l'Esprit.
Cette prière est un dialogue direct entre un «Toi», qui est le Père et un «nous» qui est le vrai “moi”, dans la communion avec le Fils et avec les frères.
En Jésus, je peux reprendre à répondre « Toi» au Père qui dans Son Amour infini de toujours m'a donné Sa Parole.
Dans ce «Toi» que j' adresse au Père, en la solidarité avec moi de Son Fils, je retrouve même le «nous» des frères.
La découverte de la paternité fonde et construit la fraternité.
Sans le «Toi» il n'y a pas de prière. Et il n'y a même pas l'homme qui est fuite de soi-même ou est réponse au «Toi» que Dieu lui adresse.
Mais même sans le «nous» il n' y a pas la prière, parce que on ne peut pas rester devant le Père séparés du Fils et des frères.
Avec cette prière nous disons “ Me voici" à notre vérité de fils, et nous reconnaissons notre identité cachée.
«Abba» c'est le premier mot que l' enfant bégaie, son premier signe de communication, joyeuse surprise de ceux qui l'écoutent avec amour.
Dieu est le Père des miséricordes, qui nous est favorable et nous aime plus que Soi-même.
La couleur de la vie chrétienne est Son sourire paternel, sa tendresse envers nous et notre confiance en Lui. Nous venons de Dieu et à Lui nous retournons. Nous venons de la splendeur de Son Amour et nous sommes en route pour y retourner..
Notre vie est le désir et la recherche de Celui qui se fait désirer et chercher seulement parce que nous surpassons l'erreur qui nous a fait fuir de Lui.
En Lui, nous trouvons notre source de délices.
«Abba» est le mot ineffable de Dieu, que le Verbe dit dans l'Amour du Père, dont Il est précisément la Parole d'Amour. C'est l'extase du Fils dans le Père.
Dieu sera toujours notre Père, parce que le Fils est devenu définitivement notre frère.
Ainsi que appeller Dieu "Abba" c' est connaître et proclamer l'amour pour moi de Jésus, mon Seigneur. C'est être en communion avec Celui qui s'est chargé de moi.
C'est reconnaître le don qui m' est participé en Lui, le Fils, dans lequel j'existe et moi je suis ce que je suis.
Dehors de Lui moi je ne suis pas ce que je suis et je suis ce que je ne suis pas.
La réalité de cette appartenance est l'Esprit de Dieu, versé dans nos cœurs, qui demeure en nous en des gémissements ineffables et inexprimables. Crier «Abba» c'est foi dans le Fils qui nous a aimés et a donné Soi- même pour nous (Ga 2,20); c'est certaine espèrance d'un monde nouveau dans lequel seigneur est le Seigneur et nous sommes tous frères, c'est l'amour comme une réponse au Père et à tous ses enfants; c'est la joie du retour à la maison, c'est la richesse de toute bénédiction, c'est assouvissement de tous les désirs et le désir de toute satiété ,c'est participer au banquet avec la plus belle robe, avec l'anneau et les sandales, manger le veau sacrifié, c'est la fête avec symphonies et danses que le Père a préparé pour son fils perdu.
Prier cette prière dans l'Esprit de vérité, est déjà même l' accomplissement de toute prière.
RispondiEliminaEn fait, en appellant Dieu avec le nom de Père, nous acceptons Sa paternité et nous Lui demandons le pain qui est toujours nécessaire ,chaque jour: Son amour et Son pardon pour aimer et pardonner nos frères.
Ce que nous demandons dans la prière «Notre Père» c'est déjà fait et fait don à nous par le Fils: la sanctification du Nom, le royaume, le pain, le pardon et la puissance de la confiance.
En demandant, nous ouvrons nos mains pour recevoir. C'est la meilleure prière que nous pouvons faire pour nous et pour nos frères, nous demandons ces cadeaux que le Père veut faire à tous dans le Fils.
Le thème dominant est la paternité de Dieu, qui est exprimée dans le «donner». Mais pour cela, il faut demander.
Parce qu'il n'a pas ignoré ou négligé notre besoin, mais parce que le don ne peut être reçu que par ceux qui le souhaitent. S' Il tarde de donner, c'est seulement parce que le désir grandisse, Il ne donne pas ce que nous demandons, parce que nous purifions notre demande et ne demandons plus un cadeau, mais Lui , en don.
L'aridité dans la prière sert à rendre le désir pur et à en rompre chaque digue, parce que nous devenons capables de recevoir, au delà de chaque don, le Donateur lui-même qui veut se donner.
PAROLES DU SAINT PÈRE
Combien de fois avons-nous demandé et pas obtenu - nous avons tous l'expérience - combien de fois avons-nous frappé et trouvé une porte fermée ? Jésus nous recommande, dans ces moments-là, d'insister et de ne pas nous décourager. La prière transforme toujours la réalité, toujours. Nous pouvons être sûrs que Dieu répondra. La seule incertitude est due aux temps, mais nous ne doutons pas qu'Il répondra. Ce sera peut-être à nous d'insister pour le reste de notre vie, mais Il répondra. Il nous a promis : Il n'est pas comme un père qui donne un serpent au lieu d'un poisson. Rien n'est plus sûr : le désir de bonheur que nous portons tous dans nos cœurs se réalisera un jour". (Audience générale, 9 janvier 2019)