Antiphone Le Seigneur est mon soutien, Il m'a porté en mer, Il m'a délivré parce qu'il m'aime. (Cf. Ps 17, 19-20).
Collecter Accorde, Seigneur, que le cours des événements dans le monde se déroule selon ta volonté. pour la paix et que l'Église puisse se consacre avec une joyeuse confiance à votre service. Par notre Seigneur Jésus-Christ.
Dieu notre Père, qui a envoyé dans le monde la Parole de vérité, guéris nos cœurs divisés, que de nos bouches ne sortent pas de mauvaises paroles. mais des mots de charité et de sagesse. Par notre Seigneur Jésus-Christ.
Lecture du livre de Ben Sira le Sage (Si 27, 4-7)
Quand on secoue le tamis, il reste les déchets ; de même, les petits côtés d’un homme apparaissent dans ses propos. Le four éprouve les vases du potier ; on juge l’homme en le faisant parler. C’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre ; ainsi la parole fait connaître les sentiments. Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé, c’est alors qu’on pourra le juger.
Psaume responsorial Du Ps 91 (92) R. Il est beau de rendre grâce au Seigneur. Il est bon de rendre grâce au Seigneur Et chanter à ton nom, ô Très-Haut, Pour proclamer ton amour au matin ta fidélité à travers la nuit. R.
Le juste fleurira comme un palmier, Il grandira comme le cèdre du Liban ; plantés dans la maison du Seigneur ils s'épanouiront dans les halles de notre Dieu. R.
Dans la vieillesse, ils porteront encore des fruits, ils seront verts et florissants, pour proclamer combien le Seigneur est juste, mon rocher, en qui rien de mal n'est possible. R.
Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (1 Co 15, 54-58)
Frères, au dernier jour, quand cet être périssable aura revêtu ce qui est impérissable, quand cet être mortel aura revêtu l’immortalité, alors se réalisera la parole de l’Écriture : La mort a été engloutie dans la victoire. Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; ce qui donne force au péché, c’est la Loi. Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ. Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, soyez inébranlables, prenez une part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur, car vous savez que, dans le Seigneur, la peine que vous vous donnez n’est pas perdue.
ÉVANGILE DU JOUR Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 6, 39-45)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître.
Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : ‘Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil’, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.
Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. »
Le passage de l’Evangile d’aujourd’hui présente de brèves paraboles, avec lesquelles Jésus veut indiquer à ses disciples la voie à suivre pour vivre avec sagesse. Par cette question: «Un aveugle peut-il guider un aveugle?» (Lc 6, 39), il veut souligner qu’un guide ne peut pas être aveugle, mais doit bien voir, c’est-à-dire qu’il doit posséder la sagesse pour guider avec sagesse, sinon il risque de nuire aux personnes qui lui font confiance. Jésus attire ainsi l’attention de ceux qui ont des responsabilités en matière d’éducation ou de commandement: les pasteurs d’âmes, les autorités publiques, les législateurs, les enseignants, les parents, en les exhortant à être conscients de leur rôle délicat et à toujours trouver le juste chemin sur lequel conduire les personnes.
Et Jésus emprunte une expression sapientielle pour s’indiquer lui-même comme modèle de maître et de guide à suivre: «Le disciple n’est pas au-dessus du maître; tout disciple accompli sera comme son maître» (v. 40). C’est une invitation à suivre son exemple et son enseignement pour être des guides sûrs et sages. Et cet enseignement est contenu en particulier dans le discours sur la montagne, que depuis trois dimanches la liturgie nous propose dans l’Evangile, en indiquant l’attitude de la douceur et de la miséricorde pour être des personnes sincères, humbles et justes. Dans le passage d’aujourd’hui, nous trouvons une autre phrase significative, celle qui exhorte à ne pas être présomptueux et hypocrites. Elle dit ainsi: «Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas!» (v. 41). Bien souvent, nous le savons tous, il est plus facile ou plus commode d’apercevoir et de condamner les défauts et les péchés d’autrui, sans réussir à voir les nôtres avec autant de lucidité. Nous nous cachons toujours nos défauts, nous les cachons aussi à nous-mêmes; en revanche, il est facile de voir les défauts des autres. La tentation est d’être indulgents envers soi-même — complaisants avec soi-même — et durs envers les autres. Il est toujours utile d’aider les autres par de sages conseils, mais alors que nous observons et nous corrigeons les défauts de notre prochain, nous devons également être conscients d’avoir nous aussi des défauts. Si je crois ne pas en avoir, je ne peux ni condamner ni corriger les autres. Nous avons tous des défauts: tous. Nous devons en être conscients et, avant de condamner les autres, nous devons regarder en nous-mêmes. Nous pouvons ainsi agir de manière crédible, avec humilité, en témoignant la charité.
Comment pouvons-nous comprendre si notre œil est libre ou voilé par une poutre? C’est toujours Jésus qui nous le dit: «Il n’y a pas de bon arbre qui produise un fruit gâté, ni inversement d’arbre gâté qui produise un bon fruit. Chaque arbre en effet se reconnaît à son propre fruit» (vv. 43-44). Le fruit ce sont les actions, mais aussi les paroles. La qualité de l’arbre se reconnaît aussi aux paroles. En effet, celui qui est bon tire du bien de son cœur et de sa bouche et celui qui est mauvais tire du mal, en pratiquant l’exercice le plus nuisible qui soit parmi nous, les murmures, le commérage, mal parler des autres. Cela détruit; cela détruit la famille, détruit l’école, détruit le lieu de travail, détruit le quartier. Les guerres commencent par la langue. Réfléchissons un peu sur cet enseignement de Jésus et posons-nous la question: est-ce que je parle mal des autres? Est-ce que j’essaie toujours de salir les autres? Est-ce qu’il m’est plus facile de voir les défauts des autres que les miens? Et essayons de nous corriger au moins un peu: cela nous fera du bien à tous.
Invoquons le soutien et l’intercession de Marie pour suivre le Seigneur sur ce chemin.
FAUSTI - Le commandement : "Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux" (6, 36), synthèse de tout le discours de la Miséricorde, est le seul chemin principal vers le salut. Contre d'éventuelles et faciles déviations, il est maintenant confirmé par une série de similitudes. Celui qui enseigne le contraire est un guide aveugle, un faux maître ; celui qui agit différemment, critique le mal des autres et ne voit pas le sien, est un hypocrite. Le Commandement de la Miséricorde est le seul moyen de salut, parce qu'il fait de nous ce que nous sommes, c'est-à-dire "les enfants du Très Haut". Celui qui baisse son tir, parce qu'il considère cela trop parfait, est un aveugle qui mène à la perdition. Celui qui croit en connaître un moyen plus parfait est un faux professeur qui enseigne des choses inutiles. La miséricorde est le plus grand bien parce que c'est l' amour qui sait vraiment connaître et prendre en charge le mal. Elle empêche la bêtise et la présomption de critiquer les autres. La critique ne doit s'exercer que contre soi-même, pour connaître son propre mal et la miséricorde dont on est indigent. C'est ainsi que l'on entre en possession du "bon trésor". Le disciple vit de ce trésor, qui est le Cháris de Dieu qu'il a expérimenté, et le fait partager aux autres. Seul le cœur converti par et à la miséricorde peut sauver du mal L'homme est né pour aimer et a échoué parce qu'il n'aime pas. Son désir essentiel ne peut pas fleurir, parce qu'il est vidé. La miséricorde peut le libérer, car il a le pouvoir de transformer le mal en bien. Si l'amour de Dieu a tout créé du néant, Sa Miséricorde sauve tout du mal, pire que le néant. Juger les autres et se justifier soi-même est le péché grave d'aveuglement qui empêche de connaître son propre mal et de connaître Dieu. Cette double connaissance est donnée dans la miséricorde. On demande au disciple d'exclure sa propre poutre qui le rend aveugle : il ne doit pas se croire juste et sans avoir besoin de clémence ! Ainsi la racine de la mauvaise plante est guérie. Il est alors capable d'enlever la paille de l'œil de son frère. Non pas avec une opération compliquée des yeux, mais simplement avec son bon œil, il voit bien et fait bien, communiquant une expérience de bonté. L'autre est pardonné par moi comme j'ai été pardonné ! Mon regard vers l'autre est le même que celui de Dieu vers moi ! Plus un pécheur est grand, plus il est digne d'un amour miséricordieux. Et, comme j'ai fait l'expérience de Dieu envers moi, moi aussi je le suis envers l'autre. Notre méchanceté envers les autres est le manque de miséricorde : c'est le germe avarié de notre mauvais arbre. Le mal fondamental est l'œil aveugle qui ne voit pas son propre mal et ne ressent pas le besoin de miséricorde. L'œil aveugle exprime un cœur obscur, sans bonté. Et ce cœur, comme il voit, aussi mal agit. Il a une main pleine de fruits avec le goût de la mort. Il y a un lien étroit entre l'œil/le cœur/la main : le principe de l'action bonne ou mauvaise est le cœur plein ou non de miséricorde ; et le principe de miséricorde dans notre cœur est l'œil, sa fenêtre, qui en reconnait le besoin et qui en accueille la lumière. Le principe du bien est donc notre œil/coeur ouvert à notre mal et adouci par la miséricorde que nous avons reçue. J'ai rencontré un homme sourd à toute mauvaise parole, et sensible à tout ce qui est bon : en lui le mal s'est éteint et le bien l'a éclairé. Il avait une sensibilité sélective. Le mauvais cœur, par contre, ne sent que le mal et ne fait germer que le pire, parasite victime du mal et son multiplicateur. Le grave problème du disciple est de se reconnaître lui-même comme une mauvaise plante aux fruits pourris.
--->Cette sincérité lui permet de ne pas s'apercevoir aveugle sur sa propre cécité. Celui qui se voit sincèrement, voit son propre mal et le besoin de miséricorde qu'il a. C'est la seule condition pour la guérison. Jésus, Miséricorde du Père, opère le jugement pour faire voir aux aveugles et aux voyants de ne voir plus. Devant Lui, l'homme peut découvrir son propre péché sans crainte et sans honte, car il se voit pardonné. Reconnaître mon mauvais cœur, qui a chéri un grand mal de vivre, est la greffe même qui fait de moi un bon arbre, me met en communion avec Celui qui pardonne et avec mes frères et sœurs qui je pardonne alors. De nos fruits de mort, nous pouvons facilement nous reconnaître comme mauvais arbre. Nous sommes donc prêts à accueillir Son pardon et à accepter la greffe du seul Bon Arbre : l'Arbre de la Miséricorde du Père, la Croix de Son Fils, donné pour nous. La connaissance de mon péché dans cette lumière me rend finalement solidaire avec le Père et avec mes frères et sœurs.
RispondiEliminaAntiphone
Le Seigneur est mon soutien,
Il m'a porté en mer,
Il m'a délivré parce qu'il m'aime. (Cf. Ps 17, 19-20).
Collecter
Accorde, Seigneur, que le cours des événements dans le monde se déroule selon ta volonté. pour la paix
et que l'Église puisse se consacre avec une joyeuse confiance à votre service.
Par notre Seigneur Jésus-Christ.
Dieu notre Père,
qui a envoyé dans le monde la Parole de vérité,
guéris nos cœurs divisés,
que de nos bouches ne sortent pas de mauvaises paroles.
mais des mots de charité et de sagesse.
Par notre Seigneur Jésus-Christ.
Lecture du livre de Ben Sira le Sage
(Si 27, 4-7)
Quand on secoue le tamis, il reste les déchets ;
de même, les petits côtés d’un homme
apparaissent dans ses propos.
Le four éprouve les vases du potier ;
on juge l’homme en le faisant parler.
C’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre ;
ainsi la parole fait connaître les sentiments.
Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé,
c’est alors qu’on pourra le juger.
Psaume responsorial
Du Ps 91 (92)
R. Il est beau de rendre grâce au Seigneur.
Il est bon de rendre grâce au Seigneur
Et chanter à ton nom, ô Très-Haut,
Pour proclamer ton amour au matin
ta fidélité à travers la nuit. R.
Le juste fleurira comme un palmier,
Il grandira comme le cèdre du Liban ;
plantés dans la maison du Seigneur
ils s'épanouiront dans les halles de notre Dieu. R.
Dans la vieillesse, ils porteront encore des fruits,
ils seront verts et florissants,
pour proclamer combien le Seigneur est juste,
mon rocher, en qui rien de mal n'est possible. R.
Deuxième Lecture
RispondiEliminaLecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
(1 Co 15, 54-58)
Frères,
au dernier jour,
quand cet être périssable
aura revêtu ce qui est impérissable,
quand cet être mortel
aura revêtu l’immortalité,
alors se réalisera la parole de l’Écriture :
La mort a été engloutie dans la victoire.
Ô Mort, où est ta victoire ?
Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ?
L’aiguillon de la mort,
c’est le péché ;
ce qui donne force au péché,
c’est la Loi.
Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire
par notre Seigneur Jésus Christ.
Ainsi, mes frères bien-aimés,
soyez fermes, soyez inébranlables,
prenez une part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur,
car vous savez que, dans le Seigneur,
la peine que vous vous donnez n’est pas perdue.
ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
(Lc 6, 39-45)
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples en parabole :
« Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?
Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?
Le disciple n’est pas au-dessus du maître ;
mais une fois bien formé,
chacun sera comme son maître.
Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère,
alors que la poutre qui est dans ton œil à toi,
tu ne la remarques pas ?
Comment peux-tu dire à ton frère :
‘Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil’,
alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ?
Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ;
alors tu verras clair
pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.
Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ;
jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.
Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit :
on ne cueille pas des figues sur des épines ;
on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.
L’homme bon tire le bien
du trésor de son cœur qui est bon ;
et l’homme mauvais tire le mal
de son cœur qui est mauvais :
car ce que dit la bouche,
c’est ce qui déborde du cœur. »
PAPE FRANÇOIS
RispondiEliminaANGÉLUS
Place Saint-Pierre
Dimanche 3 mars 2019
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Chers frères et sœurs, bonjour!
Le passage de l’Evangile d’aujourd’hui présente de brèves paraboles, avec lesquelles Jésus veut indiquer à ses disciples la voie à suivre pour vivre avec sagesse. Par cette question: «Un aveugle peut-il guider un aveugle?» (Lc 6, 39), il veut souligner qu’un guide ne peut pas être aveugle, mais doit bien voir, c’est-à-dire qu’il doit posséder la sagesse pour guider avec sagesse, sinon il risque de nuire aux personnes qui lui font confiance. Jésus attire ainsi l’attention de ceux qui ont des responsabilités en matière d’éducation ou de commandement: les pasteurs d’âmes, les autorités publiques, les législateurs, les enseignants, les parents, en les exhortant à être conscients de leur rôle délicat et à toujours trouver le juste chemin sur lequel conduire les personnes.
Et Jésus emprunte une expression sapientielle pour s’indiquer lui-même comme modèle de maître et de guide à suivre: «Le disciple n’est pas au-dessus du maître; tout disciple accompli sera comme son maître» (v. 40). C’est une invitation à suivre son exemple et son enseignement pour être des guides sûrs et sages. Et cet enseignement est contenu en particulier dans le discours sur la montagne, que depuis trois dimanches la liturgie nous propose dans l’Evangile, en indiquant l’attitude de la douceur et de la miséricorde pour être des personnes sincères, humbles et justes. Dans le passage d’aujourd’hui, nous trouvons une autre phrase significative, celle qui exhorte à ne pas être présomptueux et hypocrites. Elle dit ainsi: «Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas!» (v. 41). Bien souvent, nous le savons tous, il est plus facile ou plus commode d’apercevoir et de condamner les défauts et les péchés d’autrui, sans réussir à voir les nôtres avec autant de lucidité. Nous nous cachons toujours nos défauts, nous les cachons aussi à nous-mêmes; en revanche, il est facile de voir les défauts des autres. La tentation est d’être indulgents envers soi-même — complaisants avec soi-même — et durs envers les autres. Il est toujours utile d’aider les autres par de sages conseils, mais alors que nous observons et nous corrigeons les défauts de notre prochain, nous devons également être conscients d’avoir nous aussi des défauts. Si je crois ne pas en avoir, je ne peux ni condamner ni corriger les autres. Nous avons tous des défauts: tous. Nous devons en être conscients et, avant de condamner les autres, nous devons regarder en nous-mêmes. Nous pouvons ainsi agir de manière crédible, avec humilité, en témoignant la charité.
Comment pouvons-nous comprendre si notre œil est libre ou voilé par une poutre? C’est toujours Jésus qui nous le dit: «Il n’y a pas de bon arbre qui produise un fruit gâté, ni inversement d’arbre gâté qui produise un bon fruit. Chaque arbre en effet se reconnaît à son propre fruit» (vv. 43-44). Le fruit ce sont les actions, mais aussi les paroles. La qualité de l’arbre se reconnaît aussi aux paroles. En effet, celui qui est bon tire du bien de son cœur et de sa bouche et celui qui est mauvais tire du mal, en pratiquant l’exercice le plus nuisible qui soit parmi nous, les murmures, le commérage, mal parler des autres. Cela détruit; cela détruit la famille, détruit l’école, détruit le lieu de travail, détruit le quartier. Les guerres commencent par la langue. Réfléchissons un peu sur cet enseignement de Jésus et posons-nous la question: est-ce que je parle mal des autres? Est-ce que j’essaie toujours de salir les autres? Est-ce qu’il m’est plus facile de voir les défauts des autres que les miens? Et essayons de nous corriger au moins un peu: cela nous fera du bien à tous.
Invoquons le soutien et l’intercession de Marie pour suivre le Seigneur sur ce chemin.
FAUSTI - Le commandement : "Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux" (6, 36), synthèse de tout le discours de la Miséricorde, est le seul chemin principal vers le salut. Contre d'éventuelles et faciles déviations, il est maintenant confirmé par une série de similitudes.
RispondiEliminaCelui qui enseigne le contraire est un guide aveugle, un faux maître ; celui qui agit différemment, critique le mal des autres et ne voit pas le sien, est un hypocrite. Le Commandement de la Miséricorde est le seul moyen de salut, parce qu'il fait de nous ce que nous sommes, c'est-à-dire "les enfants du Très Haut".
Celui qui baisse son tir, parce qu'il considère cela trop parfait, est un aveugle qui mène à la perdition.
Celui qui croit en connaître un moyen plus parfait est un faux professeur qui enseigne des choses inutiles.
La miséricorde est le plus grand bien parce que c'est l' amour qui sait vraiment connaître et prendre en charge le mal. Elle empêche la bêtise et la présomption de critiquer les autres. La critique ne doit s'exercer que contre soi-même, pour connaître son propre mal et la miséricorde dont on est indigent.
C'est ainsi que l'on entre en possession du "bon trésor". Le disciple vit de ce trésor, qui est le Cháris de Dieu qu'il a expérimenté, et le fait partager aux autres.
Seul le cœur converti par et à la miséricorde peut sauver du mal
L'homme est né pour aimer et a échoué parce qu'il n'aime pas. Son désir essentiel ne peut pas fleurir, parce qu'il est vidé. La miséricorde peut le libérer, car il a le pouvoir de transformer le mal en bien.
Si l'amour de Dieu a tout créé du néant, Sa Miséricorde sauve tout du mal, pire que le néant.
Juger les autres et se justifier soi-même est le péché grave d'aveuglement qui empêche de connaître son propre mal et de connaître Dieu.
Cette double connaissance est donnée dans la miséricorde.
On demande au disciple d'exclure sa propre poutre qui le rend aveugle : il ne doit pas se croire juste et sans avoir besoin de clémence !
Ainsi la racine de la mauvaise plante est guérie.
Il est alors capable d'enlever la paille de l'œil de son frère. Non pas avec une opération compliquée des yeux, mais simplement avec son bon œil, il voit bien et fait bien, communiquant une expérience de bonté.
L'autre est pardonné par moi comme j'ai été pardonné ! Mon regard vers l'autre est le même que celui de Dieu vers moi ! Plus un pécheur est grand, plus il est digne d'un amour miséricordieux.
Et, comme j'ai fait l'expérience de Dieu envers moi, moi aussi je le suis envers l'autre.
Notre méchanceté envers les autres est le manque de miséricorde : c'est le germe avarié de notre mauvais arbre.
Le mal fondamental est l'œil aveugle qui ne voit pas son propre mal et ne ressent pas le besoin de miséricorde. L'œil aveugle exprime un cœur obscur, sans bonté.
Et ce cœur, comme il voit, aussi mal agit.
Il a une main pleine de fruits avec le goût de la mort. Il y a un lien étroit entre l'œil/le cœur/la main : le principe de l'action bonne ou mauvaise est le cœur plein ou non de miséricorde ; et le principe de miséricorde dans notre cœur est l'œil, sa fenêtre, qui en reconnait le besoin et qui en accueille la lumière.
Le principe du bien est donc notre œil/coeur ouvert à notre mal et adouci par la miséricorde que nous avons reçue.
J'ai rencontré un homme sourd à toute mauvaise parole, et sensible à tout ce qui est bon : en lui le mal s'est éteint et le bien l'a éclairé. Il avait une sensibilité sélective.
Le mauvais cœur, par contre, ne sent que le mal et ne fait germer que le pire, parasite victime du mal et son multiplicateur. Le grave problème du disciple est de se reconnaître lui-même comme une mauvaise plante aux fruits pourris.
--->Cette sincérité lui permet de ne pas s'apercevoir aveugle sur sa propre cécité. Celui qui se voit sincèrement, voit son propre mal et le besoin de miséricorde qu'il a. C'est la seule condition pour la guérison.
RispondiEliminaJésus, Miséricorde du Père, opère le jugement pour faire voir aux aveugles et aux voyants de ne voir plus. Devant Lui, l'homme peut découvrir son propre péché sans crainte et sans honte, car il se voit pardonné.
Reconnaître mon mauvais cœur, qui a chéri un grand mal de vivre, est la greffe même qui fait de moi un bon arbre, me met en communion avec Celui qui pardonne et avec mes frères et sœurs qui je pardonne alors. De nos fruits de mort, nous pouvons facilement nous reconnaître comme mauvais arbre. Nous sommes donc prêts à accueillir Son pardon et à accepter la greffe du seul Bon Arbre : l'Arbre de la Miséricorde du Père, la Croix de Son Fils, donné pour nous.
La connaissance de mon péché dans cette lumière me rend finalement solidaire avec le Père et avec mes frères et sœurs.
https://www.youtube.com/watch?v=tgL5uqIP3q4
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