venerdì 22 aprile 2022

C - 2 DIMANCHE DE PÂQUES





 

 

 



 

9 commenti:

  1. PREMIÈRE LECTURE
    « Des foules d’hommes et de femmes, en devenant croyants, s’attachèrent au Seigneur » (Ac 5, 12-16)
    Lecture du livre des Actes des Apôtres

    À Jérusalem,
    par les mains des Apôtres,
    beaucoup de signes et de prodiges
    s’accomplissaient dans le peuple.
    Tous les croyants, d’un même cœur,
    se tenaient sous le portique de Salomon.
    Personne d’autre n’osait se joindre à eux ;
    cependant tout le peuple faisait leur éloge ;
    de plus en plus, des foules d’hommes et de femmes,
    en devenant croyants, s’attachaient au Seigneur.
    On allait jusqu’à sortir les malades sur les places,
    en les mettant sur des civières et des brancards :
    ainsi, au passage de Pierre,
    son ombre couvrirait l’un ou l’autre.
    La foule accourait aussi des villes voisines de Jérusalem,
    en amenant des gens malades ou tourmentés par des esprits impurs.
    Et tous étaient guéris.

    – Parole du Seigneur.

    PSAUME
    (Ps 117 (118), 2-4, 22-24, 25-27a)
    R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
    Éternel est son amour !
    ou : Alléluia ! (117, 1)

    Oui, que le dise Israël :
    Éternel est son amour !
    Oui, que le dise la maison d’Aaron :
    Éternel est son amour !
    Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
    Éternel est son amour !

    La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
    est devenue la pierre d’angle :
    c’est là l’œuvre du Seigneur,
    la merveille devant nos yeux.
    Voici le jour que fit le Seigneur,
    qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !

    Donne, Seigneur, donne le salut !
    Donne, Seigneur, donne la victoire !
    Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !
    De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !
    Dieu, le Seigneur, nous illumine.

    DEUXIÈME LECTURE
    « J’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles » (Ap 1, 9-11a.12-13.17-19)
    Lecture de l’Apocalypse de saint Jean

    Moi, Jean, votre frère,
    partageant avec vous la détresse,
    la royauté et la persévérance en Jésus,
    je me trouvai dans l’île de Patmos
    à cause de la parole de Dieu
    et du témoignage de Jésus.
    Je fus saisi en esprit, le jour du Seigneur,
    et j’entendis derrière moi une voix forte,
    pareille au son d’une trompette.
    Elle disait :
    « Ce que tu vois, écris-le dans un livre
    et envoie-le aux sept Églises :
    à Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire,
    Sardes, Philadelphie et Laodicée. »

    Je me retournai pour regarder
    quelle était cette voix qui me parlait.
    M’étant retourné,
    j’ai vu sept chandeliers d’or,
    et au milieu des chandeliers un être
    qui semblait un Fils d’homme,
    revêtu d’une longue tunique,
    une ceinture d’or à hauteur de poitrine.
    Quand je le vis,
    je tombai à ses pieds comme mort,
    mais il posa sur moi sa main droite, en disant :
    « Ne crains pas.
    Moi, je suis le Premier et le Dernier,
    le Vivant :
    j’étais mort,
    et me voilà vivant pour les siècles des siècles ;
    je détiens les clés de la mort et du séjour des morts.
    Écris donc ce que tu as vu,
    ce qui est,
    ce qui va ensuite advenir. »

    – Parole du Seigneur.

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  2. ÉVANGILE
    « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)
    Alléluia. Alléluia.
    Thomas parce que tu m’as vu, tu crois,
    dit le Seigneur.
    Heureux ceux qui croient sans avoir vu !
    Alléluia. (Jn 20, 29)

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    C’était après la mort de Jésus.
    Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,
    alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples
    étaient verrouillées par crainte des Juifs,
    Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.
    Il leur dit :
    « La paix soit avec vous ! »
    Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.
    Les disciples furent remplis de joie
    en voyant le Seigneur.
    Jésus leur dit de nouveau :
    « La paix soit avec vous !
    De même que le Père m’a envoyé,
    moi aussi, je vous envoie. »
    Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux
    et il leur dit :
    « Recevez l’Esprit Saint.
    À qui vous remettrez ses péchés,
    ils seront remis ;
    à qui vous maintiendrez ses péchés,
    ils seront maintenus. »

    Or, l’un des Douze, Thomas,
    appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
    n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
    Les autres disciples lui disaient :
    « Nous avons vu le Seigneur ! »
    Mais il leur déclara :
    « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
    si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
    si je ne mets pas la main dans son côté,
    non, je ne croirai pas ! »

    Huit jours plus tard,
    les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
    et Thomas était avec eux.
    Jésus vient,
    alors que les portes étaient verrouillées,
    et il était là au milieu d’eux.
    Il dit :
    « La paix soit avec vous ! »
    Puis il dit à Thomas :
    « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
    avance ta main, et mets-la dans mon côté :
    cesse d’être incrédule,
    sois croyant. »
    Alors Thomas lui dit :
    « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
    Jésus lui dit :
    « Parce que tu m’as vu, tu crois.
    Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

    Il y a encore beaucoup d’autres signes
    que Jésus a faits en présence des disciples
    et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
    Mais ceux-là ont été écrits
    pour que vous croyiez
    que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
    et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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  3. HOMÉLIE DES. JEAN PAUL II 22 4 2001
    Nous célébrons le deuxième Dimanche de Pâques, qui depuis l'année dernière, année du grand Jubilé, est également appelé "Dimanche de la Miséricorde divine". C'est pour moi une grande joie de pouvoir me joindre à vous tous, chers pèlerins et fidèles venus de divers pays pour commémorer, après un an, la canonisation de soeur Faustyna Kowalska, témoin et messagère de l'amour miséricordieux du Seigneur. L'élévation aux honneurs des autels de cette humble religieuse, fille de ma terre, ne représente pas seulement un don pour la Pologne, mais aussi pour toute l'humanité. Le message dont elle a été la détentrice constitue la réponse adéquate et incisive que Dieu a voulu offrir aux hommes de notre temps, marqué par d'immenses tragédies. Jésus dit un jour à soeur Faustyna: "L'humanité ne trouvera pas la paix, tant qu'elle ne s'adressera pas avec confiance à la Miséricorde divine" (Petit journal, p. 132). La Miséricorde divine! Voilà le don pascal que l'Eglise reçoit du Christ ressuscité et qu'il offre à l'humanité, à l'aube du troisième millénaire.


    4. L'Evangile, qui vient d'être proclamé, nous aide à saisir pleinement le sens et la valeur de ce don. L'évangéliste Jean nous fait en quelque sorte partager l'émotion éprouvée par les Apôtres lors de la rencontre avec le Christ, après sa résurrection. Notre attention s'arrête sur le geste du Maître, qui transmet aux disciples craintifs et stupéfaits la mission d'être ministres de la Miséricorde divine. Il leur montre ses mains et son côté qui portent les signes de la passion et leur dit: "Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie" (Jn 20, 21). Ayant dit cela "il souffla sur eux et leur dit: Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus" (Jn 20, 22-23). Jésus leur confie le don de "remettre les péchés", un don qui naît des blessures de ses mains, de ses pieds et surtout de son côté transpercé. C'est de là qu'une vague de miséricorde se déverse sur l'humanité tout entière.

    Nous revivons ce moment avec une grande intensité spirituelle. Aujourd'hui, le Seigneur nous montre à nous aussi ses plaies glorieuses et son coeur, fontaine intarissable de lumière et de vérité, d'amour et de pardon.


    5. Le Coeur du Christ! Son "Sacré Coeur" a tout donné aux hommes: la rédemption, le salut, la sanctification. De ce coeur surabondant de tendresse sainte Faustyna Kowalska vit se libérer deux rayons de lumière qui illuminaient le monde. "Les deux rayons - selon ce que Jésus lui-même lui confia - représentent le sang et l'eau (Petit journal, p. 132). Le sang rappelle le sacrifice du Golgotha et le mystère de l'Eucharistie; l'eau, selon le riche symbolisme de l'évangliste Jean, fait penser au baptême et au don de l'Esprit Saint (cf. Jn 3, 5; 4, 14).

    A travers le mystère de ce coeur blessé, le flux restaurateur de l'amour miséricordieux de Dieu ne cesse de se répandre également sur les hommes et sur les femmes de notre temps. Ce n'est que là que celui qui aspire au bonheur authentique et durable peut en trouver le secret.


    6. "Jésus, j'ai confiance en Toi". Cette prière, chère à tant de fidèles, exprime bien l'attitude avec laquelle nous voulons nous aussi nous abandonner avec confiance entre tes mains, ô Seigneur, notre unique Sauveur.

    Tu brûles du désir d'être aimé, et celui qui se met en harmonie avec les sentiments de ton coeur apprend à être le constructeur de la nouvelle civilisation de l'amour. Un simple acte de confiance suffit à briser la barrière de l'obscurité et de la tristesse, du doute et du désespoir. Les rayons de ta miséricorde divine redonnent l'espérance de façon particulière à celui qui se sent écrasé par le poids du péché.


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  4. -->Marie, Mère de la Miséricorde, fais en sorte que nous conservions toujours vivante cette confiance dans ton Fils, notre Rédempteur. Assiste-nous, toi aussi, sainte Faustyna, que nous rappelons aujourd'hui avec une affection particulière. Avec toi nous voulons répéter, en fixant notre humble regard sur le visage du divin Sauveur: "Jésus, j'ai confiance en Toi". Aujourd'hui et à jamais. Amen.

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  5. HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI


    Jeudi 15 avril 2010


    L'époque moderne a parlé de la libération de l'homme, de sa pleine autonomie, et donc également de sa libération de l'obéissance à Dieu. L'obéissance ne devrait plus exister, l'homme est libre, il est autonome: rien d'autre. Mais cette autonomie est un mensonge: c'est un mensonge ontologique, car l'homme n'existe pas par lui-même et pour lui-même, et c'est également un mensonge politique et pratique, car la collaboration, le partage de la liberté est nécessaire. Et si Dieu n'existe pas, si Dieu n'est pas une instance accessible à l'homme, il ne reste comme instance suprême que le consensus de la majorité. En conséquence, le consensus de la majorité devient le dernier mot auquel nous devons obéir. Et ce consensus - nous le savons depuis l'histoire du siècle dernier - peut également être un "consensus du mal".

    Nous voyons ainsi que la soi-disant autonomie ne libère pas véritablement l'homme. L'obéissance à Dieu est la liberté, car elle est la vérité, elle est l'instance qui nous place face à toutes les instances humaines. Dans l'histoire de l'humanité, ces paroles de Pierre et de Socrate sont le véritable phare de la libération de l'homme, qui sait voir Dieu et, au nom de Dieu, peut et doit obéir non pas tant aux hommes, mais à Lui, et se libérer ainsi du positivisme de l'obéissance humaine. Les dictatures ont toujours été contre cette obéissance à Dieu. La dictature nazie, comme la dictature marxiste, ne peuvent pas accepter un Dieu qui soit au-dessus du pouvoir idéologique; et la liberté des martyrs, qui reconnaissent Dieu, précisément dans l'obéissance au pouvoir divin, est toujours l'acte de libération à travers lequel nous parvient la liberté du Christ.

    Aujourd'hui, grâce à Dieu, nous ne vivons pas sous une dictature, mais il existe des formes subtiles de dictatures: un conformisme qui devient obligatoire, penser comme tout le monde, agir comme tout le monde, et les agressions subtiles contre l'Eglise, ainsi que celles plus ouvertes, démontrent que ce conformisme peut réellement être une véritable dictature. Pour nous vaut cette règle: on doit obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Dieu n'est pas un prétexte pour la propre volonté, mais c'est réellement Lui qui nous appelle et nous invite, si cela était nécessaire, également au martyre. C'est pourquoi, confrontés à cette parole qui commence une nouvelle histoire de liberté dans le monde, nous prions surtout de connaître Dieu, de connaître humblement et vraiment Dieu et, en connaissant Dieu, d'apprendre la véritable obéissance qui est le fondement de la liberté humaine.

    ... Dieu l'a élevé à sa droit Christ ...Il marche devant nous, nous précède et nous montre la route. Et être en communion avec le Christ signifie être en chemin, monter avec le Christ, suivre le Christ, c'est cette montée vers le haut, suivre celui qui est déjà passé, qui nous précède et qui nous montre la voie.
    ... Monter à la droite du Père. La "sequela" du Christ n'est pas seulement l'imitation de ses vertus, ... mais c'est un chemin qui a un objectif. Et l'objectif est la droite du Père. Il y a ce chemin de Jésus, cette "sequela" de Jésus qui termine à la droite du Père...

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  6. JUBILÉ EXTRAORDINAIRE DE LA MISÉRICORDE

    VEILLÉE DE PRIÈRE
    PAPE FRANÇOIS

    Samedi 2 avril 2016

    Nous partageons avec joie et reconnaissance ce moment de prière qui nous introduit au Dimanche de la Miséricorde, tant désiré par saint Jean-Paul II – il y a onze ans, comme en ce jour, en 2005 il s’en est allé – ; et il voulait ceci pour accomplir une demande de sainte Faustine. Les témoignages qui ont été proposés – et dont nous remercions – et les lectures que nous avons entendues ouvrent des trouées de lumière et d’espérance pour entrer dans le grand océan de la miséricorde de Dieu. Combien sont les visages de sa miséricorde, avec lesquels il vient à notre rencontre ? Ils sont vraiment nombreux ; il est impossible de tous les décrire, parce que la miséricorde de Dieu est en croissance continuelle. Dieu ne se fatigue jamais de l’exprimer et nous ne devrions jamais nous habituer à la recevoir, à la rechercher, à la désirer ! C’est quelque chose de toujours nouveau qui provoque étonnement et surprise en voyant la grande imagination créatrice de Dieu quand il vient à notre rencontre avec son amour.

    Dieu s’est révélé en manifestant plusieurs fois son nom, et ce nom est « miséricordieux » (cf. Ex. 34,6). Comme grande et infinie est la nature de Dieu, aussi grande et infinie est sa miséricorde, à tel point qu’il semble une entreprise ardue de pouvoir la décrire sous tous ses aspects. Parcourant les pages de la sainte Ecriture, nous trouvons que la miséricorde est avant tout la proximité de Dieu avec son peuple. Une proximité qui s’exprime et se manifeste principalement comme aide et protection. C’est la proximité d’un père et d’une mère qui se reflète dans une belle image du prophète Osée. Il dit ceci : « Je le guidais avec humanité, par des liens d’amour ; je le traitais comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger » (11, 4). L’accolade d’un père et d’une mère à leur enfant. Cette image est très expressive : Dieu prend chacun de nous et le soulève tout contre sa joue. Que de tendresse cela contient, que d’amour cela exprime ! Tendresse : mot presqu’oublié et dont le monde d’aujourd’hui – nous tous – nous avons besoin. J’ai pensé à cette parole du prophète quand j’ai vu le logo du Jubilé. Non seulement Jésus porte l’humanité sur ses épaules, mais sa joue est contre celle d’Adam, à tel point que les deux visages semblent se fondre en un.

    Nous n’avons pas un Dieu qui ne saurait pas comprendre nos faiblesses et y compatir (cf. He 4, 15). Au contraire ! Justement en vertu de sa miséricorde Dieu s’est fait l’un de nous : « Par son incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme. Il a travaillé avec des mains d’homme, il a pensé avec une intelligence d’homme, il a agi avec une volonté d’homme, il a aimé avec un cœur d’homme. Né de la Vierge Marie, il est vraiment devenu l’un de nous, en tout, en tout semblable à nous, hormis le péché (Gaudium et spes, n. 22). En Jésus, donc, non seulement nous pouvons toucher de la main la miséricorde du Père, mais nous sommes poussés à devenir nous-mêmes instrument de la miséricorde. Il peut être facile de parler de miséricorde, alors qu’il est plus engageant d’en devenir concrètement des témoins. C’est un parcours qui dure toute la vie et ne devrait connaître aucune pause. Jésus nous a dit que nous devons être « miséricordieux comme le Père » (cf. Lc 6, 36). Et cela dure toute la vie !

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  7. -->Que de visages a donc la miséricorde de Dieu ! Elle nous est fait connaître comme proximité et tendresse, mais aussi en vertu de cela comme compassion et partage, comme consolation et pardon. Qui plus en reçoit, plus il est appelé à l’offrir, à la partager ; elle ne peut être tenue cachée ni gardée seulement pour soi-même. C’est quelque chose qui brûle le cœur et le provoque à aimer, reconnaissant le visage de Jésus Christ surtout en celui qui est plus loin, faible, seul, perdu et marginalisé. La miséricorde ne reste pas clouée sur place : elle va à la recherche de la brebis perdue, et quand elle la retrouve elle exprime une joie contagieuse. La miséricorde sait regarder dans les yeux chaque personne ; chacune est précieuse pour elle, parce que chacune est unique. Que de douleur nous éprouvons dans le cœur lorsque nous entendons dire : ‘‘Ces gens… ces gens, ces pauvres gens, mettons-les dehors, laissons-les dormir dans la rue…’’. Cela est-il de Jésus ?
    La miséricorde ne peut jamais nous laisser tranquilles. C’est l’amour du Christ qui nous « inquiète » tant que nous n’avons pas atteint l’objectif ; qui nous pousse à embrasser et à serrer contre nous, à impliquer tous ceux qui ont besoin de miséricorde pour permettre à tous d’être réconciliés avec le Père (cf. 2 Co 5, 14-20). Nous ne devons pas avoir peur, c’est un amour qui nous rejoint et nous implique au point d’aller au-delà de nous-mêmes, pour nous permettre de reconnaître son visage dans celui de nos frères. Laissons-nous conduire docilement par cet amour et nous deviendrons miséricordieux comme le Père.

    Thomas était un homme têtu. Il n’avait pas cru. Et il a trouvé la foi précisément lorsqu’il a touché les plaies du Seigneur. Une foi qui n’est pas capable de se mettre dans les plaies du Seigneur n’est pas la foi ! Une foi qui n’est pas capable d’être miséricordieuse, comme les plaies du Seigneur sont signe de miséricorde, n’est pas la foi : c’est une idée, c’est une idéologie. Notre foi est incarnée dans un Dieu qui s’est fait chair, qui s’est fait péché, qui a été plaie pour nous. Mais si nous voulons croire vraiment et avoir la foi, nous devons nous approcher et toucher cette plaie, caresser cette plaie et également abaisser la tête pour laisser les autres caresser nos plaies.

    Il est bien alors que ce soit l’Esprit Saint qui guide nos pas : C’est lui l’Amour, c’est lui la Miséricorde qui se communique à nos cœurs. Ne mettons pas d’obstacles à son action vivifiante, mais suivons-le docilement sur les sentiers qu’il nous indique. Demeurons avec le cœur ouvert, pour que l’Esprit puisse le transformer ; et ainsi, pardonnés, réconciliés, immergés dans les plaies du Seigneur, devenons des témoins de la joie qui jaillit du fait d’avoir rencontré le Seigneur ressuscité, vivant au milieu de nous.





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  8. FAUSTI - " Étant donc soir " Pour les Juifs, le soir est le début du jour nouveau. Ici, au contraire, c'est l'achèvement du jour " un ", " ce jour " qui est le " jour " de Dieu, toujours présent dans la Parole. Dépêchons-nous donc d'y entrer aujourd'hui (Hé 4:11).
    Le soir, au début de la nuit, rappelle la Pâques, quand le nuage illumina la ténèbre. (Ex 14,20).
    Nous sommes plutôt au dedans , au Cénacle, où Jésus a anticipa le don de Soi-même et donnera Son Esprit et Sa mission.
    Les disciples en ont fait un tombeau. Le tombeau de Jésus est ouvert et vide, leur maison barrée et pleine de mort, comme leur cœur.
    Les brebis sont enfermées en attendant que le beau Berger les conduise aux pâturages de la vie.
    Les disciples, ils se retrouvent dans cette situation parce qu'ils n'ont pas donné crédit à la déclaration de Marie-Madeleine.
    Il n'est pas dit que les disciples sont "ensemble". Ils ne sont pas en communion.
    Jean ne parle pas d'apôtres, mais de disciples, un terme plus large qui englobe tous les croyants en Jésus, de tous les temps.
    Il est dit "les" et non pas " quelques " disciples, pour indiquer qu'ils sont et seront toujours dans cette situation. C'est le endroit où ils rencontrent le Seigneur.
    La peur divise les personnes ; chacun, enfermé sur lui-même, est en défense et attaque les autres.
    Dans cette situation, à bien des égards opposée à celle de Marie, Jésus vient.
    Il n'a pas honte de ses frères (Hé 2:11), même s'ils L 'ont abandonné, renié et trahi. Il les a choisis et s'est lié à eux non pas parce qu'ils étaient bons et forts, mais parce qu'ils étaient petits et faibles, dans le besoin.
    Aucune fermeture n'arrête le Ressuscité. La lumière entre dans les ténèbres des disciples.
    Le Seigneur ne les sauve pas de la mort - il ne s'est même pas sauvé Soi-même - mais dans la mort dans laquelle ils se trouvent.
    Jésus n'entre pas par la porte verrouillée.
    Lui-même est la Porte de la vie (10,7-10).
    Il se tient droit, victorieux de la mort. Il est au milieu, au centre des disciples et dans le coeur de chacun.
    . C'est la lumière qui dissout les ténèbres, l'amour qui chasse toute crainte (1 Jn 4, 18).
    Le Seigneur veut être toujours avec nous, même en nous.
    "Paix à vous"'Paix' n'est pas simplement le salut habituel des Juifs. Elle indique la plénitude de toute bénédiction messianique. C'est le don de Jésus qui dit : "Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix", cette paix que le monde ne connaît pas. C'est la paix de l'amour qui vainc la haine. " Ayez paix en moi. Ses blessures sont la source de cette paix, elles ramènent à l'unité les enfants dispersés de Dieu. Ce sont les blessures qui nous guérissent (Is 53,5), la manifestation de Son Amour extrême.
    Dans ses mains se trouve toute la puissance que le Père a donnée au Fils. Elles qui ont lavés et essuyés les pieds, sont cloués à l'amour et au service de toute personne perdue.
    Ce sont les mains dont personne ne peut nous enlever (10:28).
    Son côté déchiré est la chair d'où nous sommes nés, la blessure dont nous sommes eté engendrés.En ceux qui regardent vers Celui qu'ils ont transpercé, un Esprit de grâce et de consolation est répandu (Zach 12:10). De cette contemplation et communion d'amour, propre de l'Eucharistie, jaillit le don de l'Esprit et celui de la mission (Zach 12, 10). De cette contemplation et communion d'amour, propre à l'Eucharistie, naît le don de l'Esprit et de la mission. La mission des frères est la même que celle du Fils, qui s'est lavé les pieds et a dit : "Je vous ai donné un exemple, afin que, comme je vous ai fait, vous fassiez de même"(13,15), et "Je vous donne un commandement nouveau... comme je vous ai aimés, vous devez aussi vous aimer"(13,34).


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  9. --Les disciples sont envoyés, comme Lui, pour témoigner l'Amour du Père (3,16-17,6.26). "Cela dit, Il souffla Son Esprit "
    C'est l'Esprit de l'Alliance nouvelle et éternelle, stipulée dans le pardon (Jr 31:33).qui nous donne un cœur nouveau, capable de vivre selon la Parole (Ez 26,25).
    Jésus parle de "l'Esprit Saint" sans article, non pas parce que c'est une réalité vague et indéterminée. L'Esprit Saint est Son Amour. Il nous Le donne en plénitude, sans mesure (3:34).
    Mais nous avons ce que nous en acceptons, et nous pouvons en accepter de plus en plus, sans fixer de limites à ce qui est infini. Jésus nous demande de l'accepter. Dans le don de l'Esprit, les promesses de Jésus lors de la dernière Cène (14,15-26) sont realisées Le soir de Pâques, nous accueillons la source d'eau vive promise le grand jour de la Pentecôte (7,37-39) : accueillons l'Esprit du Fils et devenons fils de Dieu (1,12-13), car nous puissons pardonner nos frères et sœurs.
    L'Esprit du Seigneur est le pardon. En fait, si l'amour est un don, alors le pardon est un super-don.
    La communauté des disciples reçoit le pouvoir exclusif de Dieu : pardonner les péchés. C'est donné la possibilité de séparer, détacher et absoudre le pécheur de son péché, libérant le présent de toute hypothèque du passé.
    Pardonner les péchés est un miracle plus grand que ressusciter les morts. Celui qui pardonne fait vivre l'autre, parce qu'il le reconnaît comme un frère, ainsi il naît lui-même comme un fils égal au Père, parce qu'il aime comme Lui.
    L'Esprit, l'Amour qui crée et recrée tout, est le principe de la création et de la rédemption : le pardon rend toutes choses nouvelles. Le pardon, reçu et accordé, constitue le monde nouveau, la communauté des frères qui vivent la paix et la joie de Jésus. Celui qui pardonne devient fils, comme le Père : celui qui est pardonné, s'il accepte le pardon, devient à son tour fils, capable de pardonner et de dire en Esprit et en Vérité : "Notre Père".

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