giovedì 21 luglio 2022

C - 17 DIMANCHE T.O.


 

8 commenti:

  1. PREMIÈRE LECTURE
    « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère si j’ose parler encore » (Gn 18, 20-32)
    Lecture du livre de la Genèse

    En ces jours-là,
    les trois visiteurs d’Abraham allaient partir pour Sodome.
    Alors le Seigneur dit :
    « Comme elle est grande,
    la clameur au sujet de Sodome et de Gomorrhe !
    Et leur faute, comme elle est lourde !
    Je veux descendre pour voir
    si leur conduite correspond à la clameur venue jusqu’à moi.
    Si c’est faux, je le reconnaîtrai. »
    Les hommes se dirigèrent vers Sodome,
    tandis qu’Abraham demeurait devant le Seigneur.
    Abraham s’approcha et dit :
    « Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le coupable ?
    Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville.
    Vas-tu vraiment les faire périr ?
    Ne pardonneras-tu pas à toute la ville
    à cause des cinquante justes qui s’y trouvent ?
    Loin de toi de faire une chose pareille !
    Faire mourir le juste avec le coupable,
    traiter le juste de la même manière que le coupable,
    loin de toi d’agir ainsi !
    Celui qui juge toute la terre
    n’agirait-il pas selon le droit ? »
    Le Seigneur déclara :
    « Si je trouve cinquante justes dans Sodome,
    à cause d’eux je pardonnerai à toute la ville. »
    Abraham répondit :
    « J’ose encore parler à mon Seigneur,
    moi qui suis poussière et cendre.
    Peut-être, sur les cinquante justes, en manquera-t-il cinq :
    pour ces cinq-là, vas-tu détruire toute la ville ? »
    Il déclara :
    « Non, je ne la détruirai pas,
    si j’en trouve quarante-cinq. »
    Abraham insista :
    « Peut-être s’en trouvera-t-il seulement quarante ? »
    Le Seigneur déclara :
    « Pour quarante,
    je ne le ferai pas. »
    Abraham dit :
    « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère,
    si j’ose parler encore.
    Peut-être s’en trouvera-t-il seulement trente ? »
    Il déclara :
    « Si j’en trouve trente,
    je ne le ferai pas. »
    Abraham dit alors :
    « J’ose encore parler à mon Seigneur.
    Peut-être s’en trouvera-t-il seulement vingt ? »
    Il déclara :
    « Pour vingt,
    je ne détruirai pas. »
    Il dit :
    « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère :
    je ne parlerai plus qu’une fois.
    Peut-être s’en trouvera-t-il seulement dix ? »
    Et le Seigneur déclara :
    « Pour dix, je ne détruirai pas. »

    – Parole du Seigneur.

    PSAUME
    (Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 6-7ab, 7c-8)
    R/ Le jour où je t’appelle,
    réponds-moi, Seigneur. (cf. Ps 137, 3)

    De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :
    tu as entendu les paroles de ma bouche.
    Je te chante en présence des anges,
    vers ton temple sacré, je me prosterne.

    Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
    car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
    Le jour où tu répondis à mon appel,
    tu fis grandir en mon âme la force.

    Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ;
    de loin, il reconnaît l’orgueilleux.
    Si je marche au milieu des angoisses, tu me fais vivre,
    ta main s’abat sur mes ennemis en colère.

    Ta droite me rend vainqueur.
    Le Seigneur fait tout pour moi !
    Seigneur, éternel est ton amour :
    n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

    DEUXIÈME LECTURE
    « Dieu vous a donné la vie avec le Christ, il nous a pardonné toutes nos fautes » (Col 2, 12-14)
    Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens

    Frères,
    dans le baptême,
    vous avez été mis au tombeau avec le Christ
    et vous êtes ressuscités avec lui par la foi en la force de Dieu
    qui l'a ressuscité d’entre les morts.
    Vous étiez des morts,
    parce que vous aviez commis des fautes
    et n’aviez pas reçu de circoncision dans votre chair.
    Mais Dieu vous a donné la vie avec le Christ :
    il nous a pardonné toutes nos fautes.
    Il a effacé le billet de la dette qui nous accablait
    en raison des prescriptions légales pesant sur nous :
    il l’a annulé en le clouant à la croix.

    – Parole du Seigneur.

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  2. ÉVANGILE
    « Demandez, on vous donnera » (Lc 11, 1-13)
    Alléluia. Alléluia.
    Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;
    c’est en lui que nous crions « Abba », Père.
    Alléluia. (Rm 8, 15bc)

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière.
    Quand il eut terminé,
    un de ses disciples lui demanda :
    « Seigneur, apprends-nous à prier,
    comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
    Il leur répondit :
    « Quand vous priez, dites :
    ‘Père,
    que ton nom soit sanctifié,
    que ton règne vienne.
    Donne-nous le pain
    dont nous avons besoin pour chaque jour
    Pardonne-nous nos péchés,
    car nous-mêmes, nous pardonnons aussi
    à tous ceux qui ont des torts envers nous.
    Et ne nous laisse pas entrer en tentation. »
    Jésus leur dit encore :
    « Imaginez que l’un de vous ait un ami
    et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander :
    ‘Mon ami, prête-moi trois pains,
    car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi,
    et je n’ai rien à lui offrir.’
    Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond :
    ‘Ne viens pas m’importuner !
    La porte est déjà fermée ;
    mes enfants et moi, nous sommes couchés.
    Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose’.
    Eh bien ! je vous le dis :
    même s’il ne se lève pas pour donner par amitié,
    il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami,
    et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.
    Moi, je vous dis :
    Demandez, on vous donnera ;
    cherchez, vous trouverez ;
    frappez, on vous ouvrira.
    En effet, quiconque demande reçoit ;
    qui cherche trouve ;
    à qui frappe, on ouvrira.
    Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson,
    lui donnera un serpent au lieu du poisson ?
    ou lui donnera un scorpion
    quand il demande un œuf ?
    Si donc vous, qui êtes mauvais,
    vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
    combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint
    à ceux qui le lui demandent ! »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

    PAROLES DU SAINT PÈRE
    Nous prions avec courage parce que lorsque nous prions, nous avons un besoin. C'est comme si Jésus disait: "Soyez envahissants dans la prière. Ne vous fatiguez pas". Mais ne pas se fatiguer de quoi ? De demander. "Demandez et il vous sera donné " (...) Une prière constante et envahissante. Comme celle de Sainte Monique, par exemple : "combien d'années elle a prié ainsi, même avec des larmes, pour la conversion de son fils" Augustin. (Homélie à Sainte-Marthe, 11 août 2018)

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  3. PAPE FRANÇOIS 28 7 2019

    ANGÉLUS
    Dans le passage évangélique d’aujourd’hui (cf. Lc 11, 1-13), saint Luc raconte les circonstances dans lesquelles Jésus enseigne le «Notre Père». Les disciples savent déjà prier, en récitant les formules de la tradition juive, mais ils désirent eux aussi pouvoir vivre la même «qualité» que la prière de Jésus. Car ils peuvent constater que la prière est une dimension essentielle dans la vie de leur Maître; en effet, chacune de ses actions importantes est caractérisée par des moments de prière prolongées. En outre, ils sont fascinés parce qu’ils voient qu’Il ne prie pas comme les autres maîtres de cette époque, mais que sa prière est un lien intime avec le Père, au point qu’ils désirent participer à ces moments d’union avec Dieu, pour en savourer totalement la douceur.
    Ainsi, un jour, ils attendent que Jésus conclue sa prière, dans un lieu isolé, et ensuite ils demandent: «Seigneur, apprends-nous à prier» (v. 1).

    Répondant à la requête explicite des disciples, Jésus ne donne pas une définition abstraite de la prière et n’enseigne pas de technique efficace pour prier et «obtenir» quelque chose. En revanche, il invite ses disciples à faire une expérience de prière, en les mettant directement en communication avec le Père, en suscitant en eux la nostalgie d’une relation personnelle avec Dieu, avec le Père. C’est là que réside la nouveauté de la prière chrétienne! Celle-ci est un dialogue entre des personnes qui s’aiment, un dialogue fondé sur la confiance, soutenu par l’écoute et ouvert à l’engagement solidaire. C’est un dialogue du Fils avec le Père, un dialogue entre enfants et Père. Telle est la prière chrétienne.

    C’est pourquoi il leur remet la prière du «Notre Père», peut-être le don le plus précieux que nous a laissé le divin Maître dans sa mission terrestre. Après nous avoir révélé son mystère de Fils et de frère, à travers cette prière, Jésus nous fait pénétrer dans la paternité de Dieu; je veux souligner cela: quand Jésus nous enseigne le Notre Père, il nous fait entrer dans la paternité de Dieu et nous indique la façon d’entrer en dialogue priant et direct avec Lui, à travers le chemin de la confiance filiale. C’est un dialogue entre un père et son enfant, d’un enfant avec son père. Ce que nous demandons dans le «Notre Père» est déjà entièrement réalisé pour nous dans le Fils unique: la sanctification de son Nom, l’avènement de son Règne, le don du pain, du pardon et de la libération du mal. Alors que nous demandons, nous ouvrons la main pour recevoir. Recevoir les dons que le Père nous a montrés dans son Fils. La prière que nous a enseignée le Seigneur est la synthèse de chaque prière, et nous l’adressons au Père toujours en communion avec nos frères. Parfois, il arrive que l’on soit distrait dans la prière, mais très souvent, nous sentons comme l’envie de nous arrêter sur le premier mot: «Père» et de sentir cette paternité dans notre cœur.

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  4. -->Jésus raconte ensuite la parabole de l’ami importun et dit: «Il faut insister dans la prière». Il me vient à l’esprit ce que font les enfants vers trois ans, trois ans et demi: ils commencent à poser des questions sur ce qu’ils ne comprennent pas. Dans mon pays, cela s’appelle «l’âge des pourquoi», je crois qu’ici aussi. Les enfants commencent à regarder leur père et disent: «Papa, pourquoi?, Papa, pourquoi?». Ils demandent des explications. Faisons attention: quand le père commence à expliquer le pourquoi, ils arrivent avec une autre question sans écouter toute l’explication. Que se passe-t-il? C’est que les enfants ne se sentent pas sûrs d’eux sur beaucoup de choses qu’ils commencent à comprendre à moitié. Ils veulent seulement attirer sur eux le regard de leur père et c’est pourquoi ils disent: «Pourquoi, pourquoi, pourquoi?». Nous, dans le Notre Père, si nous nous arrêtons sur le premier mot, nous ferons la même chose que lorsque nous étions enfants, attirer sur nous le regard du père. Dire: «Père, Père», et dire aussi: «Pourquoi?» et Il nous regardera.
    Demandons à Marie, femme de prière, de nous aider à prier le Notre Père unis à Jésus pour vivre l’Evangile, guidés l’Esprit Saint.

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  5. BENOIT XVI - de "NOTRE PÈRE" - Composé d'une invocation d'ouverture et de sept questions... Trois sont à la deuxième personne singulière et quatre à la première personne au pluriel.
    Les trois premières questions concernent la cause même de Dieu dans ce monde, les quatre suivantes concernent nos espoirs, nos besoins et nos difficultés. On pourrait comparer la relation entre les deux types de questions dans le Notre Père avec les deux tables du Décalogue, qui, après tout, sont des explications des deux parties du commandement principal - amour de Dieu et amour du prochain -.
    des mots qui guident sur le chemin de l'amour.
    Ainsi, dans le Notre Père également, la primauté de Dieu est tout d'abord affirmée, d'où découle le souci de la juste voie des êtres humains. Là aussi, il s'agit avant tout d'un chemin d'amour, qui est en même temps un chemin de conversion.
    Pour que l'homme puisse demander correctement, il doit être dans la vérité.
    Et la vérité est "Dieu d'abord, le Royaume de Dieu".
    Nous devons d'abord sortir de nous-mêmes et nous ouvrir à Dieu.
    Rien ne peut devenir juste si nous ne sommes pas dans le bon ordre avec Dieu.
    C'est pourquoi le Notre Père commence par Dieu et, à partir de Lui, nous conduit sur le chemin de l'être humain.
    En fin du parcours, nous descendons vers la menace ultime pour l'homme, derrière laquelle se cache le malin - l'image du dragon apocalyptique qui fait la guerre aux hommes "qui gardent les commandements de Dieu et portent le Témoignage de Jésus" (Ap 12,17) peut faire surface en nous.
    Mais le début reste toujours présent : "Notre Père" - nous savons que Il est avec nous, nous tient dans Sa main, nous sauve.
    Le père H. P. Kolvenbach raconte qu'un staretz orthodoxe mettait un point d'honneur à toujours entonner le Notre Père avec le dernier mot, afin de devenir digne de terminer la prière par les mots initiaux "Notre Père". De cette façon, a expliqué le staretz, on suit le chemin pascal : "On commence dans le désert avec la tentation, on retourne en Égypte, on refait le chemin de l'Exode avec les stations du pardon et de la manne de Dieu, et on arrive grâce à la volonté de Dieu dans la terre promise, le Royaume de Dieu, où Il nous communique le mystère de Son Nom : 'Notre Père'.
    Que les deux voies, ascendante et descendante, nous rappellent que le Notre Père est toujours une prière de Jésus et que celle-ci se déploie à partir de la communion avec Lui.
    Nous prions le Père céleste que nous connaissons par le Fils, et donc, à l'arrière-plan des questions, il y a toujours Jésus.
    Puisque le Notre Père est une prière de Jésus, c'est une prière Trinitaire : avec le Christ, par l'Esprit Saint, nous prions le Père.

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  6. -->...Dans les discours de Jésus, le Père apparaît comme la source de tout bien, comme le critère de mesure de l'homme devenu parfait. "L'amour jusqu'au bout" (Jn 13,1), que le Seigneur a accompli sur la croix en priant pour Ses ennemis, nous montre la nature du Père. Il est cet Amour.
    Car Jésus le pratique. Il est totalement Fils et nous invite à devenir fils à notre tour.
    (Matt 7:9 et suivants) "Si donc vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père céleste donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les Lui demandent".
    Luc précise "A combien plus forte raison votre Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le Lui demandent" (Lc 11,13). Cela signifie que le don de Dieu est Dieu Lui-même... la seule chose dont nous avons besoin... la prière est un moyen de purifier peu à peu nos désirs, de les corriger et de connaître peu à peu ce dont nous avons vraiment besoin : Dieu et Son Esprit.
    Le "Notre Père" ne projette pas une image humaine dans le ciel, mais, à partir du ciel, de Jésus, il nous montre comment nous devons et comment nous pouvons devenir humains.
    Et si la paternité terrestre sépare, la paternité céleste unit. Le ciel signifie donc cette autre hauteur de Dieu, d'où nous venons tous et vers laquelle nous devons tous être en chemin. La paternité "au ciel" nous renvoie à ce "nous" plus grand qui traverse toutes les frontières, abat tous les murs et crée la paix.
    - Que Ton Nom soit sanctifié - Le Nom crée la possibilité d'une invocation, d'un appel. Il établit une relation. Ce qui s'accomplit dans l'incarnation a commencé par la délivrance du Nom. Jésus, dans la Prière sacerdotale, se présente comme le nouveau Moïse : "J'ai fait connaître Ton Nom aux hommes" (Jn 17,6). Ce qui a commencé au Buisson ardent dans le désert du Sinaï s'accomplit au Buisson ardent de la Croix.
    Cette supplique pour qu'Il prenne soin de la sanctification de Son Nom, protège le merveilleux mystère de Son accessibilité par nous et toujours à nouveau dans Sa véritable identité de la déformation causée par nous.

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  7. FAUSTI - La mission du «Samaritain» sera accomplie seulement lorsque tous les hommes diront “Abbà, Père!”
    Ce-ci est le mot qui nous génère dans notre vérité de fils.
    Jésus est venu pour la nous enseigner si nous écoutons comme Marie
    Après nous avoir dévoilé son mystère de Fils et de frère, avec cette prière Il nous fait entrer dans la paternité de Dieu: dans laquelle nous voulons ce qui nous est nécessaire pour la vivre.
    C'est ce que Lui-même nous donne dans l'Eucharistie, dans laquelle Il offre Soi-même comme nourriture. Seulement à la fin cessera la prière du pain nécessaire et de l'Esprit parce que nous aurons Sa plénitude de Vie.
    Alors seulement, nous nous réjouirons avec Lui dans l'Esprit.
    Cette prière est un dialogue direct entre un «Toi», qui est le Père et un «nous» qui est le vrai “moi”, dans la communion avec le Fils et avec les frères.
    En Jésus, je peux reprendre à répondre « Toi» au Père qui dans Son Amour infini de toujours m'a donné Sa Parole.
    Dans ce «Toi» que j' adresse au Père, en la solidarité avec moi de Son Fils, je retrouve même le «nous» des frères.
    La découverte de la paternité fonde et construit la fraternité.
    Sans le «Toi» il n'y a pas de prière. Et il n'y a même pas l'homme qui est fuite de soi-même ou est réponse au «Toi» que Dieu lui adresse.
    Mais même sans le «nous» il n' y a pas la prière, parce que on ne peut pas rester devant le Père séparés du Fils et des frères.
    Avec cette prière nous disons “ Me voici" à notre vérité de fils, et nous reconnaissons notre identité cachée.
    «Abba» c'est le premier mot que l' enfant bégaie, son premier signe de communication, joyeuse surprise de ceux qui l'écoutent avec amour.
    Dieu est le Père des miséricordes, qui nous est favorable et nous aime plus que Soi-même.
    La couleur de la vie chrétienne est Son sourire paternel, sa tendresse envers nous et notre confiance en Lui. Nous venons de Dieu et à Lui nous retournons. Nous venons de la splendeur de Son Amour et nous sommes en route pour y retourner..
    Notre vie est le désir et la recherche de Celui qui se fait désirer et chercher seulement parce que nous surpassons l'erreur qui nous a fait fuir de Lui.
    En Lui, nous trouvons notre source de délices.
    «Abba» est le mot ineffable de Dieu, que le Verbe dit dans l'Amour du Père, dont Il est précisément la Parole d'Amour. C'est l'extase du Fils dans le Père.
    Dieu sera toujours notre Père, parce que le Fils est devenu définitivement notre frère.
    Ainsi que appeller Dieu "Abba" c' est connaître et proclamer l'amour pour moi de Jésus, mon Seigneur. C'est être en communion avec Celui qui s'est chargé de moi.
    C'est reconnaître le don qui m' est participé en Lui, le Fils, dans lequel j'existe et moi je suis ce que je suis.
    Dehors de Lui moi je ne suis pas ce que je suis et je suis ce que je ne suis pas.
    La réalité de cette appartenance est l'Esprit de Dieu, versé dans nos cœurs, qui demeure en nous en des gémissements ineffables et inexprimables. Crier «Abba» c'est foi dans le Fils qui nous a aimés et a donné Soi- même pour nous (Ga 2,20); c'est certaine espèrance d'un monde nouveau dans lequel seigneur est le Seigneur et nous sommes tous frères, c'est l'amour comme une réponse au Père et à tous ses enfants; c'est la joie du retour à la maison, c'est la richesse de toute bénédiction, c'est assouvissement de tous les désirs et le désir de toute satiété ,c'est participer au banquet avec la plus belle robe, avec l'anneau et les sandales, manger le veau sacrifié, c'est la fête avec symphonies et danses que le Père a préparé pour son fils perdu.
    Prier cette prière dans l'Esprit de vérité, est déjà même l' accomplissement de toute prière.
    En fait, en appellant Dieu avec le nom de Père, nous acceptons Sa paternité et nous Lui demandons le pain qui est toujours nécessaire ,chaque jour: Son amour et Son pardon pour aimer et pardonner nos frères.


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  8. -->Ce que nous demandons dans la prière «Notre Père» c'est déjà fait et fait don à nous par le Fils: la sanctification du Nom, le royaume, le pain, le pardon et la puissance de la confiance.
    En demandant, nous ouvrons nos mains pour recevoir. C'est la meilleure prière que nous pouvons faire pour nous et pour nos frères, nous demandons ces cadeaux que le Père veut faire à tous dans le Fils.
    Le thème dominant est la paternité de Dieu, qui est exprimée dans le «donner». Mais pour cela, il faut demander.
    Parce qu'il n'a pas ignoré ou négligé notre besoin, mais parce que le don ne peut être reçu que par ceux qui le souhaitent. S' Il tarde de donner, c'est seulement parce que le désir grandisse, Il ne donne pas ce que nous demandons, parce que nous purifions notre demande et ne demandons plus un cadeau, mais Lui , en don.
    L'aridité dans la prière sert à rendre le désir pur et à en rompre chaque digue, parce que nous devenons capables de recevoir, au delà de chaque don, le Donateur lui-même qui veut se donner.

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