Livre d'Isaïe 66,18-21. Ainsi parle le Seigneur : connaissant avec leurs actions et leurs pensées, moi, je viens rassembler toutes les nations, de toute langue. Elles viendront et verront ma gloire : je mettrai chez elles un signe ! Et, du milieu d’elles, j’enverrai des rescapés vers les nations, vers Tarsis, Pouth et Loud, Mèshek, Rosh, Toubal et Yavane, vers les îles lointaines qui n’ont rien entendu de ma renommée, qui n’ont pas vu ma gloire ; ma gloire, ces rescapés l’annonceront parmi les nations. Et, de toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères, en offrande au Seigneur, sur des chevaux et des chariots, en litière, à dos de mulets et de dromadaires, jusqu’à ma montagne sainte, à Jérusalem, – dit le Seigneur. On les portera comme l’offrande qu’apportent les fils d’Israël, dans des vases purs, à la Maison du Seigneur. Je prendrai même des prêtres et des lévites parmi eux, – dit le Seigneur. Psaume 117(116),1.2. Louez le Seigneur, tous les peuples ; fêtez-le, tous les pays !
Son amour envers nous s'est montré le plus fort ; éternelle est la fidélité du Seigneur ! Lettre aux Hébreux 12,5-7.11-13. Frères, vous avez oublié cette parole de réconfort, qui vous est adressée comme à des fils : ‘Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur, ne te décourage pas quand il te fait des reproches. Quand le Seigneur aime quelqu'un, il lui donne de bonnes leçons ; il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils.’ Ce que vous endurez est une leçon. Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ; et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ? Quand on vient de recevoir une leçon, on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse. Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon, celle-ci produit un fruit de paix et de justice. C’est pourquoi, redressez les mains inertes et les genoux qui fléchissent, et rendez droits pour vos pieds les sentiers tortueux. Ainsi, celui qui boite ne se fera pas d’entorse ; bien plus, il sera guéri. Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,22-30. En ce temps-là, tandis qu’il faisait route vers Jérusalem, Jésus traversait villes et villages en enseignant. Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » Jésus leur dit : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas. Lorsque le maître de maison se sera levé pour fermer la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : “Seigneur, ouvre-nous”, il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes.” Alors vous vous mettrez à dire : “Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.” Il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice.” Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors. Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »
PAROLES DU SAINT PÈRE Par ces mots, Jésus fait comprendre que ce n’est pas une question de nombre, il n’y a pas de numerus clausus au paradis! Mais il s’agit de traverser dès à présent le juste passage, et ce juste passage est pour tout le monde, mais il est étroit. Voilà le problème. Jésus ne veut pas nous tromper, en disant: «Mais soyez tranquilles, c’est une chose facile, il y a une belle autoroute et au fond un grand portail...». Il ne nous dit pas cela: il nous parle de la porte étroite. Il nous dit les choses comme elles sont: le passage est étroit. Dans quel sens? Dans le sens où pour se sauver, il faut aimer Dieu et son prochain, et cela n’est pas facile! C’est une «porte étroite» parce qu’elle est exigeante, l’amour est toujours exigeant, il demande un engagement, et même un «effort»; c’est-à-dire une volonté décidée et persévérante de vivre selon l’Evangile. Saint Paul l’appelle «le bon combat de la foi» (1 Tm 6, 12). Il faut un effort quotidien, toute la journée, pour aimer Dieu et son prochain. (Angélus, 25 août 2019)
FAUSTI - L'Évangile de Luc nous a montré ( c.11)notre filiation de Dieu, déjà assuré en ciel ,chez le Père. Mais nous sommes ici, sur la terre, dans la densité de l'espace et le fluer du temps. On vît la filiation (ch 12) dans un premier temps par rapport aux choses: elles sont un don du Père à ses fils et des frères les uns aux autres. Maintenant, l'Évangile (c.13) enous enseigne à la vivre pendant le temps: comme le don est le sens de tout ce qui occupe l'espace, de sorte que la conversion est le sens de chaque fraction de temps. Le présent , le seul moment qui encore existe et déjà n'a pas disparu, est l'occasion pour se convertir. Cela ne signifie pas «devenir meilleur», mais nous tourner de notre misère à Sa Misèricorde , du mal que nous faisons au bien qu'Il nous veut... De l'auto-justification à l'acceptation de Sa grâce, comme une nouvelle source de vie. Ainsi nous vivons en continue joie et en action de grâces : nous sommes entrés dans le samedi! Ceci est déjà à l'œuvre dans le monde et est célébrée dans l'Eucharistie, la fête de joie des sauvés. Le problème est savoir comment entrer dans la salle où l'on mange le pain du Royaume. Ce chapitre parle de la lutte pour y entrer. Il rappelle pour plusieurs termes le frapper de la nuit pour obtenir du pain et la demande insistante pour recevoir l'Esprit. (11,5-8 , 11,9-13). La porte est Jésus: par Lui tous les hommes sont sauvés, parce que son chemin vers Jérusalem allait à la rencontre de chaque fugitif. Tout le monde peut entrer, même le désespéré, l'immonde et l'incurable. Unique billet d' entrèe est le besoin. Reste dehors seulement qui "se porte bien." La fausse sécurité et la justice présumée sont le seul obstacle. Pour y entreril faut se reconnaître pécheurs devant le pardon de Dieu: personne n'est sauvé sur son propre mérite, mais tous sont sauvés. Ce temps est l'année de grâce que nous a étée accordée pour nous convertir de notre (in)justice à Sa grâce. La porte est déclarée étroite parce que l'ego et les présomptions n'y passeront pas. Ils doivent mourir dehors. Ici commence la seconde partie du voyage de Jésus, toute centrée sur Sa Miséricorde. Nous sommes invités à nous identifier avec les différentes personnes qu'Il rencontre et sauve. La porte étroite comme l'œil d'une aiguille à ceux qui présument de propes biens , sera ouverte pour ceux qui reconnaissent leur propre cécité.
Aujourd'hui également, la liturgie nous propose une parole du Christ éclairante et, dans le même temps, déconcertante. Au cours de sa dernière montée vers Jérusalem, quelqu'un lui demanda : "Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ?". Et Jésus répond : "Luttez pour entrer par la porte étroite car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas" (Lc 13, 23-24). Que signifie cette "porte étroite" ? Pourquoi un grand nombre ne réussit-il pas à y entrer ? S'agit-il d'un passage réservé uniquement à quelques élus ? En effet, tout bien considéré, cette façon de raisonner des interlocuteurs de Jésus est toujours actuelle. Il existe toujours la tentation d'interpréter la pratique religieuse comme une source de privilèges ou de certitudes. En réalité, le message du Christ va précisément dans le sens inverse, tous peuvent entrer dans la vie, mais pour tous, la porte est "étroite". Il n'y a pas de privilégiés. Le passage à la vie éternelle est ouvert à tous, mais il est "étroit" car il est exigeant, il demande application, abnégation, et mortification de son égoïsme. Une fois de plus, comme les dimanches précédents, l'Évangile nous invite à considérer l'avenir qui nous attend et auquel nous devons nous préparer au cours de notre pèlerinage sur terre. Le salut que Jésus a accompli à travers sa mort et sa résurrection, est universel. Il est l'unique Rédempteur, et invite chacun au banquet de la vie immortelle. Mais à une seule et même condition, celle de s'efforcer de le suivre et de l'imiter en prenant sur soi, comme Il l'a fait, sa Croix et en consacrant sa vie au service de ses frères. Cette condition pour entrer dans la vie céleste est donc unique et universelle. Le dernier jour - rappelle encore Jésus dans l'Évangile -, ce n'est pas sur la base de supposés privilèges que nous serons jugés, mais selon nos œuvres. Les "artisans d'injustice" seront exclus, tandis que ceux qui auront accompli le bien et recherché la justice, au prix de sacrifices, seront accueillis. Il ne suffira donc pas de se déclarer "amis" du Christ, en vantant de faux mérites : "Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places" (Lc 13, 26). La véritable amitié avec Jésus s'exprime dans la façon de vivre : elle s'exprime à travers la bonté du cœur, l'humilité, la douceur et la miséricorde, l'amour pour la justice et la vérité, l'engagement sincère et honnête pour la paix et la réconciliation. Telle est, pourrions-nous dire, la "carte d'identité" qui nous qualifie comme ses "amis" authentiques, tel est le "passeport" qui nous permettra d'entrer dans la vie éternelle. Chers frères et sœurs, si nous voulons nous aussi passer par la porte étroite, nous devons nous engager à être petits, c'est-à-dire humbles de cœur comme Jésus. Comme Marie, sa Mère et notre Mère. À la suite de son Fils, elle a été la première à parcourir la voie de la Croix et a été élevée dans la gloire du Ciel, comme nous l'avons rappelé il y a quelques jours. Le peuple chrétien l'invoque comme Ianua Caeli, Porte du Ciel. Demandons-lui de nous guider, dans nos choix quotidiens, sur le chemin qui conduit à la "porte du Ciel".
L’Evangile d’aujourd’hui (cf. Lc 13, 22-30) nous présente Jésus qui passe en enseignant dans les villes et dans les villages, se dirigeant vers Jérusalem, où il sait qu’il doit mourir sur la croix pour notre salut à tous. C’est dans ce contexte que s’insère la question d’une personne qui s’adresse à Lui, en disant: «Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé?» (v. 23). La question était débattue à cette époque — combien se sauveront, combien ne se sauveront pas... — et il y avait différentes façons d’interpréter les Ecritures à cet égard, selon les textes que l’on utilisait. Mais Jésus renverse la question — qui s’occupe davantage de la quantité, c’est-à-dire «est-ce le petit nombre?...» — et situe en revanche la réponse sur le plan de la responsabilité, en nous invitant à bien utiliser le temps présent. Il dit en effet: «Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas» (v. 24). Par ces mots, Jésus fait comprendre que ce n’est pas une question de nombre, il n’y a pas de numerus clausus au paradis! Mais il s’agit de traverser dès à présent le juste passage, et ce juste passage est pour tout le monde, mais il est étroit. Voilà le problème. Jésus ne veut pas nous tromper, en disant: «Mais soyez tranquilles, c’est une chose facile, il y a une belle autoroute et au fond un grand portail...». Il ne nous dit pas cela: il nous parle de la porte étroite. Il nous dit les choses comme elles sont: le passage est étroit. Dans quel sens? Dans le sens où pour se sauver, il faut aimer Dieu et son prochain, et cela n’est pas facile! C’est une «porte étroite» parce qu’elle est exigeante, l’amour est toujours exigeant, il demande un engagement, et même un «effort»; c’est-à-dire une volonté décidée et persévérante de vivre selon l’Evangile. Saint Paul l’appelle «le bon combat de la foi» (1 Tm 6, 12). Il faut un effort quotidien, toute la journée, pour aimer Dieu et son prochain.
Et pour mieux s’expliquer, Jésus raconte une parabole. Il y a un maître de maison, qui représente le Seigneur. Sa maison symbolise la vie éternelle, c’est-à-dire le salut. Et là, réapparaît l’image de la porte. Jésus dit: «Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant: “Seigneur, ouvre-nous”, il vous répondra: “Je ne sais d’où vous êtes”» (v. 25). Alors ces personnes chercheront à se faire reconnaître, en rappelant au maître de maison: «J’ai mangé avec toi, j’ai bu avec toi... j’ai écouté tes conseils, tes enseignements en public...» (cf. 26); «J’étais là quand tu as fait cette conférence...». Mais le Seigneur répétera qu’il ne les connaît pas, et il les appellera: «Vous tous qui commettez l’injustice». Voilà le problème! Le Seigneur ne nous reconnaîtra pas par nos titres — «Mais regarde, Seigneur, j’appartenais à cette association, j’étais ami de tel Monseigneur, de tel cardinal, de tel prêtre...». Non, les titres ne comptent pas, ils ne comptent pas. Le Seigneur nous reconnaîtra seulement par une vie humble, une bonne vie, une vie de foi qui se traduit dans les œuvres. Et pour nous chrétiens, cela signifie que nous sommes appelés à instaurer une vraie communion avec Jésus, en priant, en allant à l’église, en recevant les sacrements et en nous nourrissant de sa Parole. Cela nous conserve dans la foi, nourrit notre espérance, ravive la charité. Et ainsi, avec la grâce de Dieu, nous pouvons et nous devons dépenser notre vie pour le bien de nos frères, lutter contre toute forme de mal et d’injustice. Que la Vierge Marie nous aide en cela. Elle, est passée à travers la porte étroite qu’est Jésus. Elle l’a accueilli de tout son cœur et l’a suivi chaque jour de sa vie, même quand elle ne comprenait pas, même quand une épée transperçait son âme. C’est pourquoi nous l’invoquons comme la «Porte du ciel»: Marie, Porte du ciel: une porte qui a exactement la forme de Jésus: la porte du cœur de Dieu, un cœur exigeant, mais ouvert à nous tous.
Livre d'Isaïe 66,18-21.
RispondiEliminaAinsi parle le Seigneur :
connaissant avec leurs actions et leurs pensées, moi, je viens rassembler toutes les nations, de toute langue. Elles viendront et verront ma gloire :
je mettrai chez elles un signe ! Et, du milieu d’elles, j’enverrai des rescapés vers les nations, vers Tarsis, Pouth et Loud, Mèshek, Rosh, Toubal et Yavane, vers les îles lointaines qui n’ont rien entendu de ma renommée, qui n’ont pas vu ma gloire ; ma gloire, ces rescapés l’annonceront parmi les nations.
Et, de toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères, en offrande au Seigneur, sur des chevaux et des chariots, en litière, à dos de mulets et de dromadaires, jusqu’à ma montagne sainte, à Jérusalem, – dit le Seigneur. On les portera comme l’offrande qu’apportent les fils d’Israël, dans des vases purs, à la Maison du Seigneur.
Je prendrai même des prêtres et des lévites parmi eux, – dit le Seigneur.
Psaume 117(116),1.2.
Louez le Seigneur, tous les peuples ;
fêtez-le, tous les pays !
Son amour envers nous s'est montré le plus fort ;
éternelle est la fidélité du Seigneur !
Lettre aux Hébreux 12,5-7.11-13.
Frères, vous avez oublié cette parole de réconfort, qui vous est adressée comme à des fils : ‘Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur, ne te décourage pas quand il te fait des reproches.
Quand le Seigneur aime quelqu'un, il lui donne de bonnes leçons ; il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils.’
Ce que vous endurez est une leçon. Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ; et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?
Quand on vient de recevoir une leçon, on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse. Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon, celle-ci produit un fruit de paix et de justice.
C’est pourquoi, redressez les mains inertes et les genoux qui fléchissent,
et rendez droits pour vos pieds les sentiers tortueux. Ainsi, celui qui boite ne se fera pas d’entorse ; bien plus, il sera guéri.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,22-30.
En ce temps-là, tandis qu’il faisait route vers Jérusalem, Jésus traversait villes et villages en enseignant.
Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » Jésus leur dit :
« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas.
Lorsque le maître de maison se sera levé pour fermer la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : “Seigneur, ouvre-nous”, il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes.”
Alors vous vous mettrez à dire : “Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.”
Il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice.”
Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors.
Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu.
Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »
PAROLES DU SAINT PÈRE
RispondiEliminaPar ces mots, Jésus fait comprendre que ce n’est pas une question de nombre, il n’y a pas de numerus clausus au paradis! Mais il s’agit de traverser dès à présent le juste passage, et ce juste passage est pour tout le monde, mais il est étroit. Voilà le problème. Jésus ne veut pas nous tromper, en disant: «Mais soyez tranquilles, c’est une chose facile, il y a une belle autoroute et au fond un grand portail...». Il ne nous dit pas cela: il nous parle de la porte étroite. Il nous dit les choses comme elles sont: le passage est étroit. Dans quel sens? Dans le sens où pour se sauver, il faut aimer Dieu et son prochain, et cela n’est pas facile! C’est une «porte étroite» parce qu’elle est exigeante, l’amour est toujours exigeant, il demande un engagement, et même un «effort»; c’est-à-dire une volonté décidée et persévérante de vivre selon l’Evangile. Saint Paul l’appelle «le bon combat de la foi» (1 Tm 6, 12). Il faut un effort quotidien, toute la journée, pour aimer Dieu et son prochain. (Angélus, 25 août 2019)
FAUSTI - L'Évangile de Luc nous a montré ( c.11)notre filiation de Dieu, déjà assuré en ciel ,chez le Père. Mais nous sommes ici, sur la terre, dans la densité de l'espace et le fluer du temps.
RispondiEliminaOn vît la filiation (ch 12) dans un premier temps par rapport aux choses: elles sont un don du Père à ses fils et des frères les uns aux autres.
Maintenant, l'Évangile (c.13) enous enseigne à la vivre pendant le temps: comme le don est le sens de tout ce qui occupe l'espace, de sorte que la conversion est le sens de chaque fraction de temps.
Le présent , le seul moment qui encore existe et déjà n'a pas disparu, est l'occasion pour se convertir.
Cela ne signifie pas «devenir meilleur», mais nous tourner de notre misère à Sa Misèricorde , du mal que nous faisons au bien qu'Il nous veut...
De l'auto-justification à l'acceptation de Sa grâce, comme une nouvelle source de vie.
Ainsi nous vivons en continue joie et en action de grâces : nous sommes entrés dans le samedi!
Ceci est déjà à l'œuvre dans le monde et est célébrée dans l'Eucharistie, la fête de joie des sauvés.
Le problème est savoir comment entrer dans la salle où l'on mange le pain du Royaume.
Ce chapitre parle de la lutte pour y entrer.
Il rappelle pour plusieurs termes le frapper de la nuit pour obtenir du pain et la demande insistante pour recevoir l'Esprit. (11,5-8 , 11,9-13).
La porte est Jésus: par Lui tous les hommes sont sauvés, parce que son chemin vers Jérusalem allait à la rencontre de chaque fugitif.
Tout le monde peut entrer, même le désespéré, l'immonde et l'incurable. Unique billet d' entrèe est le besoin.
Reste dehors seulement qui "se porte bien."
La fausse sécurité et la justice présumée sont le seul obstacle.
Pour y entreril faut se reconnaître pécheurs devant le pardon de Dieu: personne n'est sauvé sur son propre mérite, mais tous sont sauvés.
Ce temps est l'année de grâce que nous a étée accordée pour nous convertir de notre (in)justice à Sa grâce.
La porte est déclarée étroite parce que l'ego et les présomptions n'y passeront pas. Ils doivent mourir dehors.
Ici commence la seconde partie du voyage de Jésus, toute centrée sur Sa Miséricorde.
Nous sommes invités à nous identifier avec les différentes personnes qu'Il rencontre et sauve.
La porte étroite comme l'œil d'une aiguille à ceux qui présument de propes biens , sera ouverte pour ceux qui reconnaissent leur propre cécité.
BENOÎT XVI
RispondiEliminaANGÉLUS Dimanche 26 août 2007
Aujourd'hui également, la liturgie nous propose une parole du Christ éclairante et, dans le même temps, déconcertante. Au cours de sa dernière montée vers Jérusalem, quelqu'un lui demanda : "Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ?". Et Jésus répond : "Luttez pour entrer par la porte étroite car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas" (Lc 13, 23-24). Que signifie cette "porte étroite" ? Pourquoi un grand nombre ne réussit-il pas à y entrer ? S'agit-il d'un passage réservé uniquement à quelques élus ? En effet, tout bien considéré, cette façon de raisonner des interlocuteurs de Jésus est toujours actuelle. Il existe toujours la tentation d'interpréter la pratique religieuse comme une source de privilèges ou de certitudes. En réalité, le message du Christ va précisément dans le sens inverse, tous peuvent entrer dans la vie, mais pour tous, la porte est "étroite". Il n'y a pas de privilégiés. Le passage à la vie éternelle est ouvert à tous, mais il est "étroit" car il est exigeant, il demande application, abnégation, et mortification de son égoïsme.
Une fois de plus, comme les dimanches précédents, l'Évangile nous invite à considérer l'avenir qui nous attend et auquel nous devons nous préparer au cours de notre pèlerinage sur terre. Le salut que Jésus a accompli à travers sa mort et sa résurrection, est universel. Il est l'unique Rédempteur, et invite chacun au banquet de la vie immortelle. Mais à une seule et même condition, celle de s'efforcer de le suivre et de l'imiter en prenant sur soi, comme Il l'a fait, sa Croix et en consacrant sa vie au service de ses frères. Cette condition pour entrer dans la vie céleste est donc unique et universelle. Le dernier jour - rappelle encore Jésus dans l'Évangile -, ce n'est pas sur la base de supposés privilèges que nous serons jugés, mais selon nos œuvres. Les "artisans d'injustice" seront exclus, tandis que ceux qui auront accompli le bien et recherché la justice, au prix de sacrifices, seront accueillis. Il ne suffira donc pas de se déclarer "amis" du Christ, en vantant de faux mérites : "Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places" (Lc 13, 26). La véritable amitié avec Jésus s'exprime dans la façon de vivre : elle s'exprime à travers la bonté du cœur, l'humilité, la douceur et la miséricorde, l'amour pour la justice et la vérité, l'engagement sincère et honnête pour la paix et la réconciliation. Telle est, pourrions-nous dire, la "carte d'identité" qui nous qualifie comme ses "amis" authentiques, tel est le "passeport" qui nous permettra d'entrer dans la vie éternelle.
Chers frères et sœurs, si nous voulons nous aussi passer par la porte étroite, nous devons nous engager à être petits, c'est-à-dire humbles de cœur comme Jésus. Comme Marie, sa Mère et notre Mère. À la suite de son Fils, elle a été la première à parcourir la voie de la Croix et a été élevée dans la gloire du Ciel, comme nous l'avons rappelé il y a quelques jours. Le peuple chrétien l'invoque comme Ianua Caeli, Porte du Ciel. Demandons-lui de nous guider, dans nos choix quotidiens, sur le chemin qui conduit à la "porte du Ciel".
PAPE FRANÇOIS
RispondiEliminaANGELUS Dimanche 25 août 2019
L’Evangile d’aujourd’hui (cf. Lc 13, 22-30) nous présente Jésus qui passe en enseignant dans les villes et dans les villages, se dirigeant vers Jérusalem, où il sait qu’il doit mourir sur la croix pour notre salut à tous. C’est dans ce contexte que s’insère la question d’une personne qui s’adresse à Lui, en disant: «Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé?» (v. 23). La question était débattue à cette époque — combien se sauveront, combien ne se sauveront pas... — et il y avait différentes façons d’interpréter les Ecritures à cet égard, selon les textes que l’on utilisait. Mais Jésus renverse la question — qui s’occupe davantage de la quantité, c’est-à-dire «est-ce le petit nombre?...» — et situe en revanche la réponse sur le plan de la responsabilité, en nous invitant à bien utiliser le temps présent. Il dit en effet: «Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas» (v. 24).
Par ces mots, Jésus fait comprendre que ce n’est pas une question de nombre, il n’y a pas de numerus clausus au paradis! Mais il s’agit de traverser dès à présent le juste passage, et ce juste passage est pour tout le monde, mais il est étroit. Voilà le problème. Jésus ne veut pas nous tromper, en disant: «Mais soyez tranquilles, c’est une chose facile, il y a une belle autoroute et au fond un grand portail...». Il ne nous dit pas cela: il nous parle de la porte étroite. Il nous dit les choses comme elles sont: le passage est étroit. Dans quel sens? Dans le sens où pour se sauver, il faut aimer Dieu et son prochain, et cela n’est pas facile! C’est une «porte étroite» parce qu’elle est exigeante, l’amour est toujours exigeant, il demande un engagement, et même un «effort»; c’est-à-dire une volonté décidée et persévérante de vivre selon l’Evangile. Saint Paul l’appelle «le bon combat de la foi» (1 Tm 6, 12). Il faut un effort quotidien, toute la journée, pour aimer Dieu et son prochain.
Et pour mieux s’expliquer, Jésus raconte une parabole. Il y a un maître de maison, qui représente le Seigneur. Sa maison symbolise la vie éternelle, c’est-à-dire le salut. Et là, réapparaît l’image de la porte. Jésus dit: «Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant: “Seigneur, ouvre-nous”, il vous répondra: “Je ne sais d’où vous êtes”» (v. 25). Alors ces personnes chercheront à se faire reconnaître, en rappelant au maître de maison: «J’ai mangé avec toi, j’ai bu avec toi... j’ai écouté tes conseils, tes enseignements en public...» (cf. 26); «J’étais là quand tu as fait cette conférence...». Mais le Seigneur répétera qu’il ne les connaît pas, et il les appellera: «Vous tous qui commettez l’injustice». Voilà le problème! Le Seigneur ne nous reconnaîtra pas par nos titres — «Mais regarde, Seigneur, j’appartenais à cette association, j’étais ami de tel Monseigneur, de tel cardinal, de tel prêtre...». Non, les titres ne comptent pas, ils ne comptent pas. Le Seigneur nous reconnaîtra seulement par une vie humble, une bonne vie, une vie de foi qui se traduit dans les œuvres.
Et pour nous chrétiens, cela signifie que nous sommes appelés à instaurer une vraie communion avec Jésus, en priant, en allant à l’église, en recevant les sacrements et en nous nourrissant de sa Parole. Cela nous conserve dans la foi, nourrit notre espérance, ravive la charité. Et ainsi, avec la grâce de Dieu, nous pouvons et nous devons dépenser notre vie pour le bien de nos frères, lutter contre toute forme de mal et d’injustice.
Que la Vierge Marie nous aide en cela. Elle, est passée à travers la porte étroite qu’est Jésus. Elle l’a accueilli de tout son cœur et l’a suivi chaque jour de sa vie, même quand elle ne comprenait pas, même quand une épée transperçait son âme. C’est pourquoi nous l’invoquons comme la «Porte du ciel»: Marie, Porte du ciel: une porte qui a exactement la forme de Jésus: la porte du cœur de Dieu, un cœur exigeant, mais ouvert à nous tous.