Mon fils, accomplis toute chose dans l’humilité, et tu seras aimé plus qu’un bienfaiteur. Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser : tu trouveras grâce devant le Seigneur. Grande est la puissance du Seigneur, et les humbles lui rendent gloire. La condition de l’orgueilleux est sans remède, car la racine du mal est en lui. Qui est sensé médite les maximes de la sagesse ; l’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute.
Psaume 68(67),4-5ac.6-7ab.10-11.
Les justes sont en fête, ils exultent ; devant la face de Dieu ils dansent de joie. Chantez pour Dieu, jouez pour son nom. Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.
Père des orphelins, défenseur des veuves, tel est Dieu dans sa sainte demeure. À l'isolé, Dieu accorde une maison ; aux captifs, il rend la liberté.
Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse, et quand il défaillait, toi, tu le soutenais. Sur les lieux où campait ton troupeau, tu le soutenais, Dieu qui es bon pour le pauvre.
Lettre aux Hébreux 12,18-19.22-24a.
Frères, quand vous êtes venus vers Dieu, vous n’êtes pas venus vers une réalité palpable, embrasée par le feu, comme la montagne du Sinaï : pas d’obscurité, de ténèbres ni d’ouragan, pas de son de trompettes ni de paroles prononcées par cette voix que les fils d’Israël demandèrent à ne plus entendre. Mais vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, vers des myriades d’anges en fête et vers l’assemblée des premiers-nés dont les noms sont inscrits dans les cieux. Vous êtes venus vers Dieu, le juge de tous, et vers les esprits des justes amenés à la perfection. Vous êtes venus vers Jésus, le médiateur d’une alliance nouvelle.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,1.7-14.
Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit : « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé. » Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour. Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »
PAPE FRANÇOIS ANGÉLUS 28 août 2016 L’épisode de l’Évangile nous montre Jésus dans la maison d’un des chefs des pharisiens, observant la façon dont les invités au déjeuner se donnent du mal pour choisir les premières places. C’est une scène que nous avons vue tant de fois: chercher la meilleure place, même « en jouant des coudes ». En voyant cette scène, il raconte deux brèves paraboles avec lesquelles il offre deux indications: l’une concerne la place, l’autre concerne la récompense. La première similitude se déroule lors d’un banquet nuptial. Jésus dit : « Lorsque quelqu’un t’invite à un repas de noces, ne va pas t’étendre sur le premier divan, de peur qu’un plus digne que toi n’ait été invité par ton hôte, et que celui qui vous a invités, toi et lui, ne vienne te dire : “Cède-lui la place”... Au contraire, lorsque tu es invité, va te mettre à la dernière place » . Avec cette recommandation, Jésus n’entend pas donner des règles de comportement social, mais une leçon sur la valeur de l’humilité. L’histoire enseigne que l’orgueil, l’arrivisme, la vanité, l’ostentation sont la cause de nombreux maux. Et Jésus nous fait comprendre la nécessité de choisir la dernière place, c’est-à-dire de chercher à rester petit et caché : l’humilité. Quand nous nous plaçons devant Dieu dans cette dimension d’humilité, alors Dieu nous exalte, se penche vers nous pour nous élever à lui ; « Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé » . Les Paroles de Jésus soulignent des attitudes totalement différentes et opposées : l’attitude de celui qui choisit la première place et l’attitude de celui qui se la laisse attribuer par Dieu et attend de Lui la récompense. N’oublions pas : Dieu paie beaucoup plus que les hommes! Il nous donne une place beaucoup plus belle que celle que nous donnent les hommes! La place que nous donne Dieu est proche de son cœur et sa récompense est la vie éternelle. « Heureux seras-tu — dit Jésus —... cela te sera rendu lors de la résurrection des justes » .
-->C’est ce qui est décrit dans la deuxième parabole, dans laquelle Jésus indique l’attitude de désintéressement qui doit caractériser l’hospitalité et dit ceci : « Lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu alors de ce qu’ils n’ont pas de quoi te le rendre ! » . Il s’agit de choisir la gratuité au lieu du calcul opportuniste qui cherche à obtenir une récompense, qui cherche l’intérêt et qui cherche à s’enrichir davantage. En effet, les pauvres, les simples, ceux qui ne comptent pas, ne pourront jamais rendre une invitation à manger. Ainsi, Jésus montre sa préférence pour les pauvres et les exclus, qui sont les privilégiés du Royaume de Dieu, et lance le message fondamental de l’Évangile qui est de servir son prochain par amour pour Dieu. Aujourd’hui, Jésus se fait la voix de celui qui n’a pas de voix et adresse à chacun de nous un appel implorant à ouvrir notre cœur et à faire nôtres les souffrances et les angoisses des pauvres, de ceux qui ont faim, des exclus, des réfugiés, des vaincus par la vie, de ceux qui sont écartés par la société et par les abus des plus forts. Et ces personnes rejetées représentent en réalité la très grande majorité de la population. En ce moment, je pense avec gratitude aux cantines des pauvres, où tant de volontaires offrent leur service, en donnant à manger à des personnes seules, défavorisées, sans travail ou sans domicile fixe. Ces cantines et d’autres œuvres de miséricorde — comme visiter les malades, les prisonniers... — sont des ateliers de charité qui diffusent la culture de la gratuité, parce que ceux qui y prêtent service sont animés par l’amour de Dieu et éclairés par la sagesse de l’Évangile. Ainsi, le service à leurs frères devient un témoignage d’amour, qui rend l’amour du Christ crédible et visible. Demandons à la Vierge Marie de nous conduire chaque jour sur le chemin de l’humilité, Elle qui a été humble toute sa vie, et de nous rendre capables de gestes gratuits d’accueil et de solidarité envers les exclus, pour devenir dignes de la récompense divine.
BENOÎT XVI ANGÉLUS 29 août 2010 Dans l'Évangile de ce dimanche, nous rencontrons Jésus invité à la table d'un chef des pharisiens. Notant que les invités choisissaient les premières places à table, il a raconté une parabole, qui se déroule lors d'un banquet nuptial. « Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu'un de plus important que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire : “Cède-lui ta place”... Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place » .
Le Seigneur n'a pas pour intention de donner une leçon de savoir vivre, ou sur la hiérarchie entre les différentes autorités. Il insiste plutôt sur un point décisif, celui de l'humilité : « Qui s'élève sera abaissé, qui s'abaisse sera élevé » .
Dans un sens plus profond, cette parabole fait aussi penser à la position de l'homme par rapport à Dieu. La « dernière place », peut en effet représenter la situation de l'humanité dégradée par le péché, situation dont seule l'incarnation du Fils unique peut la relever. C'est pourquoi le Christ lui-même « a pris la dernière place dans le monde — la croix — et, précisément par cette humilité radicale, il nous a rachetés et il nous aide constamment » (Encyclique Deus caritas est). Au terme de la parabole, Jésus suggère au chef des pharisiens d'inviter à sa table non des amis, des parents ou de riches voisins, mais les personnes les plus pauvres et marginalisées, qui n'ont pas les moyens de le lui rendre , afin que le don soit gratuit. La vraie récompense, c'est Dieu qui, à la fin, la donnera, lui qui « gouverne le monde... Nous, nous lui offrons uniquement nos services, pour autant que nous le pouvons, et tant qu'il nous en donne la force » (Encyclique Deus caritas est). Donc, une fois encore, regardons vers le Christ comme un modèle d'humilité et de gratuité: apprenons de lui la patience dans les tentations, la douceur dans les offenses, l'obéissance à Dieu dans la douleur, dans l'attente que celui qui nous a invités nous dise : « Mon ami, avance plus haut » ; le vrai bien en effet est d'être près de lui. Saint Louis IX, roi de France — dont on a fêté la mémoire mercredi dernier — a mis en pratique ce qui est écrit dans le Livre du Siracide : « Plus tu es grand, plus il faut t'abaisser pour trouver grâce devant le Seigneur ». Il écrivait ainsi dan son « Testament spirituel » à son fils : « Si le Seigneur te donne quelque prospérité, non seulement tu devras le remercier humblement, mais prends garde de ne pas devenir pire par vaine gloire ou d'une autre façon, prends aussi garde de ne pas t'opposer à Dieu ou de l'offenser par ses propres dons » Chers amis, nous rappelons aussi aujourd'hui le martyre de saint Jean Baptiste, le plus grand des prophètes du Christ, qui a su se renier lui-même pour laisser la place au Sauveur. Il a souffert et il est mort pour la vérité. Demandons lui, ainsi qu’à la Vierge Marie, de nous guider sur le chemin de l'humilité pour devenir dignes de la récompense divine.
FAUSTI - Cette scène se déroule à table, avec le pharisien et l'hydrophile en arrière-plan. La levure des pharisiens conduit à "avoir plus". remplit l'homme de possession et de vol, et le réduit à un hydropic, qui transforme tout ce qu'il mange en eau morte, et il grandit tellement qu'il ne passe pas par l'étroite porte. C'est la situation de chaque homme. Personne ne peut se sauver, et nous sommes tous sauvés. Tout le monde, sauf l'orgueilleux qui rejette la main tendue, parce qu'il prétend le faire tout seul. Jésus illustre ici l'esprit nouveau de ceux qui sont guéris de l'hydropisie. C'est l'humilité, le contraire de ce protagonisme dont l'éventail montre les nombreux petits hydropics qui voit choisir les premières places au banquet de la vie ! Jésus oppose le levain des pharisiens au levain du Royaume. Ce n'est pas une question de règles d'étiquette ou de tactique : c'est plutôt la Révélation du jugement de Dieu, qui évalue d'une manière opposée à la nôtre. C'est ce que Jésus nous a manifesté et chacun de nous est appelé à vivre. Il a choisi le dernier endroit, il est devenu le serviteur de tous et s'est humilié. Ses amis sont ceux qui font la même chose ! Dans cette parabole, nous sommes exhortés à occuper la dernière place, car c'est celle du Fils. C'est la raison pour laquelle Dieu aime les derniers et pourquoi nous aussi nous devons les aimer. Seulement ces personnes participent au banquet du Royaume, que la Miséricorde du Père prépare pour le fils perdu et trouvé.Cette parabole réaffirme la leçon du Magnificat. Il nous guérit de l'enfiagion de l'ego pour vivre de Dieu, il nous brouille des illusions du pouvoir et purifie nos yeux. Nous voyons donc comment Dieu agit dans l'histoire. L'appel des exclus est à la fois salut messianique et anticipation de la réalité définitive : c'est notre véritable être comme Dieu dans ce monde. Le choix, l'engagement et le service chrétiens pour les pauvres ne sont pas des instruments de domination bon marché, ce qui crée un esclavage plus subtil. Ce n'est pas non plus pour soulager sa conscience d'un sentiment de culpabilité juste. Au contraire, elle jaillit de la connaissance de Dieu, qui a choisi les pauvres et s'est identifié à eux. D'où une autre façon d'évaluer et d'agir. Aux invités, Jésus leur dit de choisir le dernier endroit, à ceux qui les invitent, il leur dit de choisir le dernier. Le dernier est l'endroit à choisir et du quel choisir, Dieu fait la même chose. Notre relation avec nos frères et sœurs doit refléter celle de Jésus qui nous appelle à être avec les autres comme Il s'est comporté avec nous ; l'instruction sur la gratuité du banquet touche le centre de la vie chrétienne, qui trouve sa nourriture dans le don Eucharistique. Il nous guérit de l'enfiagion de l'ego pour vivre de Dieu, il nous brouille des illusions du pouvoir et purifie nos yeux. Nous voyons donc comment Dieu agit dans l'histoire. L'appel des exclus est à la fois salut messianique et anticipation de la réalité définitive : c'est notre véritable être comme Dieu dans ce monde. Le choix, l'engagement et le service chrétiens pour les pauvres ne sont pas des instruments de domination bon marché, ce qui crée un esclavage plus subtil. Ce n'est pas non plus pour soulager sa propre conscience d'un sentiment de culpabilité juste. Au contraire, elle jaillit de la connaissance de Dieu, qui a choisi les pauvres et s'est identifié à eux. D'où une autre façon d'évaluer et d'agir.
-->Aux invités, Jésus leur dit de choisir le dernier endroit, à ceux qui les invitent, il leur dit de choisir le dernier. Le dernier est l'endroit à choisir et du quel choisir, Dieu fait la même chose. Notre relation avec nos frères et sœurs doit refléter celle de Jésus qui nous appelle à nous comporter avec les autres comme avec nous ; l'instruction sur la gratuité du banquet touche le centre de la vie chrétienne, qui trouve sa nourriture dans le don eucharistique. Ceux qui l'observent sont vraiment bénis, ont franchi la porte étroite et appartiennent au monde des ressuscités, avec le Fils. L'appel des exclus est à la fois le salut messianique et l'anticipation de la réalité définitive. Le choix, l'engagement et le service chrétien pour les pauvres ne sont pas des instruments de domination à bon marché, qui crée un esclavage plus subtil. Ce n'est même pas se soulager de la propre culpabilité. Au contraire, elle jaillit de la connaissance de Dieu, qui a choisi les pauvres et s'est identifié à eux. Les pauvres sont le "lieu théologique" par excellence. En eux, je rencontre mon Sauveur qui est devenu le dernier de tous. Sa Présence me révèle toujours être en infraction et m'appelle à l'estime et au respect pour Lui. C'est la présence du Crucifié. C'est pourquoi saint François embrassa le lépreux. Plus que ce que je fais pour lui - souvent en l'humiliant avec un peu d'argent - c'est important ce qu'Il fait pour moi : Il me juge et me sauve !
Livre de l'Ecclésiastique 3,17-18.20.28-29.
RispondiEliminaMon fils, accomplis toute chose dans l’humilité, et tu seras aimé plus qu’un bienfaiteur.
Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser : tu trouveras grâce devant le Seigneur.
Grande est la puissance du Seigneur, et les humbles lui rendent gloire.
La condition de l’orgueilleux est sans remède, car la racine du mal est en lui.
Qui est sensé médite les maximes de la sagesse ; l’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute.
Psaume 68(67),4-5ac.6-7ab.10-11.
Les justes sont en fête, ils exultent ;
devant la face de Dieu ils dansent de joie.
Chantez pour Dieu, jouez pour son nom.
Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.
Père des orphelins, défenseur des veuves,
tel est Dieu dans sa sainte demeure.
À l'isolé, Dieu accorde une maison ;
aux captifs, il rend la liberté.
Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse,
et quand il défaillait, toi, tu le soutenais.
Sur les lieux où campait ton troupeau,
tu le soutenais, Dieu qui es bon pour le pauvre.
Lettre aux Hébreux 12,18-19.22-24a.
Frères, quand vous êtes venus vers Dieu, vous n’êtes pas venus vers une réalité palpable, embrasée par le feu, comme la montagne du Sinaï : pas d’obscurité, de ténèbres ni d’ouragan,
pas de son de trompettes ni de paroles prononcées par cette voix que les fils d’Israël demandèrent à ne plus entendre.
Mais vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, vers des myriades d’anges en fête
et vers l’assemblée des premiers-nés dont les noms sont inscrits dans les cieux. Vous êtes venus vers Dieu, le juge de tous, et vers les esprits des justes amenés à la perfection.
Vous êtes venus vers Jésus, le médiateur d’une alliance nouvelle.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,1.7-14.
Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient.
Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit :
« Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.
Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.
Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.
En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé. »
Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour.
Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ;
heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »
PAPE FRANÇOIS ANGÉLUS 28 août 2016
RispondiEliminaL’épisode de l’Évangile nous montre Jésus dans la maison d’un des chefs des pharisiens, observant la façon dont les invités au déjeuner se donnent du mal pour choisir les premières places. C’est une scène que nous avons vue tant de fois: chercher la meilleure place, même « en jouant des coudes ». En voyant cette scène, il raconte deux brèves paraboles avec lesquelles il offre deux indications: l’une concerne la place, l’autre concerne la récompense.
La première similitude se déroule lors d’un banquet nuptial. Jésus dit : « Lorsque quelqu’un t’invite à un repas de noces, ne va pas t’étendre sur le premier divan, de peur qu’un plus digne que toi n’ait été invité par ton hôte, et que celui qui vous a invités, toi et lui, ne vienne te dire : “Cède-lui la place”... Au contraire, lorsque tu es invité, va te mettre à la dernière place » . Avec cette recommandation, Jésus n’entend pas donner des règles de comportement social, mais une leçon sur la valeur de l’humilité. L’histoire enseigne que l’orgueil, l’arrivisme, la vanité, l’ostentation sont la cause de nombreux maux. Et Jésus nous fait comprendre la nécessité de choisir la dernière place, c’est-à-dire de chercher à rester petit et caché : l’humilité. Quand nous nous plaçons devant Dieu dans cette dimension d’humilité, alors Dieu nous exalte, se penche vers nous pour nous élever à lui ; « Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé » .
Les Paroles de Jésus soulignent des attitudes totalement différentes et opposées : l’attitude de celui qui choisit la première place et l’attitude de celui qui se la laisse attribuer par Dieu et attend de Lui la récompense. N’oublions pas : Dieu paie beaucoup plus que les hommes! Il nous donne une place beaucoup plus belle que celle que nous donnent les hommes! La place que nous donne Dieu est proche de son cœur et sa récompense est la vie éternelle. « Heureux seras-tu — dit Jésus —... cela te sera rendu lors de la résurrection des justes » .
-->C’est ce qui est décrit dans la deuxième parabole, dans laquelle Jésus indique l’attitude de désintéressement qui doit caractériser l’hospitalité et dit ceci : « Lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu alors de ce qu’ils n’ont pas de quoi te le rendre ! » . Il s’agit de choisir la gratuité au lieu du calcul opportuniste qui cherche à obtenir une récompense, qui cherche l’intérêt et qui cherche à s’enrichir davantage. En effet, les pauvres, les simples, ceux qui ne comptent pas, ne pourront jamais rendre une invitation à manger. Ainsi, Jésus montre sa préférence pour les pauvres et les exclus, qui sont les privilégiés du Royaume de Dieu, et lance le message fondamental de l’Évangile qui est de servir son prochain par amour pour Dieu. Aujourd’hui, Jésus se fait la voix de celui qui n’a pas de voix et adresse à chacun de nous un appel implorant à ouvrir notre cœur et à faire nôtres les souffrances et les angoisses des pauvres, de ceux qui ont faim, des exclus, des réfugiés, des vaincus par la vie, de ceux qui sont écartés par la société et par les abus des plus forts. Et ces personnes rejetées représentent en réalité la très grande majorité de la population.
RispondiEliminaEn ce moment, je pense avec gratitude aux cantines des pauvres, où tant de volontaires offrent leur service, en donnant à manger à des personnes seules, défavorisées, sans travail ou sans domicile fixe. Ces cantines et d’autres œuvres de miséricorde — comme visiter les malades, les prisonniers... — sont des ateliers de charité qui diffusent la culture de la gratuité, parce que ceux qui y prêtent service sont animés par l’amour de Dieu et éclairés par la sagesse de l’Évangile. Ainsi, le service à leurs frères devient un témoignage d’amour, qui rend l’amour du Christ crédible et visible.
Demandons à la Vierge Marie de nous conduire chaque jour sur le chemin de l’humilité, Elle qui a été humble toute sa vie, et de nous rendre capables de gestes gratuits d’accueil et de solidarité envers les exclus, pour devenir dignes de la récompense divine.
BENOÎT XVI ANGÉLUS 29 août 2010
RispondiEliminaDans l'Évangile de ce dimanche, nous rencontrons Jésus invité à la table d'un chef des pharisiens. Notant que les invités choisissaient les premières places à table, il a raconté une parabole, qui se déroule lors d'un banquet nuptial. « Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu'un de plus important que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire : “Cède-lui ta place”... Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place » .
Le Seigneur n'a pas pour intention de donner une leçon de savoir vivre, ou sur la hiérarchie entre les différentes autorités. Il insiste plutôt sur un point décisif, celui de l'humilité : « Qui s'élève sera abaissé, qui s'abaisse sera élevé » .
Dans un sens plus profond, cette parabole fait aussi penser à la position de l'homme par rapport à Dieu. La « dernière place », peut en effet représenter la situation de l'humanité dégradée par le péché, situation dont seule l'incarnation du Fils unique peut la relever. C'est pourquoi le Christ lui-même « a pris la dernière place dans le monde — la croix — et, précisément par cette humilité radicale, il nous a rachetés et il nous aide constamment » (Encyclique Deus caritas est).
Au terme de la parabole, Jésus suggère au chef des pharisiens d'inviter à sa table non des amis, des parents ou de riches voisins, mais les personnes les plus pauvres et marginalisées, qui n'ont pas les moyens de le lui rendre , afin que le don soit gratuit.
La vraie récompense, c'est Dieu qui, à la fin, la donnera, lui qui « gouverne le monde... Nous, nous lui offrons uniquement nos services, pour autant que nous le pouvons, et tant qu'il nous en donne la force » (Encyclique Deus caritas est). Donc, une fois encore, regardons vers le Christ comme un modèle d'humilité et de gratuité: apprenons de lui la patience dans les tentations, la douceur dans les offenses, l'obéissance à Dieu dans la douleur, dans l'attente que celui qui nous a invités nous dise : « Mon ami, avance plus haut » ; le vrai bien en effet est d'être près de lui. Saint Louis IX, roi de France — dont on a fêté la mémoire mercredi dernier — a mis en pratique ce qui est écrit dans le Livre du Siracide : « Plus tu es grand, plus il faut t'abaisser pour trouver grâce devant le Seigneur ». Il écrivait ainsi dan son « Testament spirituel » à son fils : « Si le Seigneur te donne quelque prospérité, non seulement tu devras le remercier humblement, mais prends garde de ne pas devenir pire par vaine gloire ou d'une autre façon, prends aussi garde de ne pas t'opposer à Dieu ou de l'offenser par ses propres dons »
Chers amis, nous rappelons aussi aujourd'hui le martyre de saint Jean Baptiste, le plus grand des prophètes du Christ, qui a su se renier lui-même pour laisser la place au Sauveur. Il a souffert et il est mort pour la vérité. Demandons lui, ainsi qu’à la Vierge Marie, de nous guider sur le chemin de l'humilité pour devenir dignes de la récompense divine.
FAUSTI - Cette scène se déroule à table, avec le pharisien et l'hydrophile en arrière-plan. La levure des pharisiens conduit à "avoir plus". remplit l'homme de possession et de vol, et le réduit à un hydropic, qui transforme tout ce qu'il mange en eau morte, et il grandit tellement qu'il ne passe pas par l'étroite porte. C'est la situation de chaque homme.
RispondiEliminaPersonne ne peut se sauver, et nous sommes tous sauvés.
Tout le monde, sauf l'orgueilleux qui rejette la main tendue, parce qu'il prétend le faire tout seul.
Jésus illustre ici l'esprit nouveau de ceux qui sont guéris de l'hydropisie.
C'est l'humilité, le contraire de ce protagonisme dont l'éventail montre les nombreux petits hydropics qui voit choisir les premières places au banquet de la vie !
Jésus oppose le levain des pharisiens au levain du Royaume.
Ce n'est pas une question de règles d'étiquette ou de tactique : c'est plutôt la Révélation du jugement de Dieu, qui évalue d'une manière opposée à la nôtre.
C'est ce que Jésus nous a manifesté et chacun de nous est appelé à vivre.
Il a choisi le dernier endroit, il est devenu le serviteur de tous et s'est humilié.
Ses amis sont ceux qui font la même chose ! Dans cette parabole, nous sommes exhortés à occuper la dernière place, car c'est celle du Fils.
C'est la raison pour laquelle Dieu aime les derniers et pourquoi nous aussi nous devons les aimer.
Seulement ces personnes participent au banquet du Royaume, que la Miséricorde du Père prépare pour le fils perdu et trouvé.Cette parabole réaffirme la leçon du Magnificat.
Il nous guérit de l'enfiagion de l'ego pour vivre de Dieu, il nous brouille des illusions du pouvoir et purifie nos yeux. Nous voyons donc comment Dieu agit dans l'histoire.
L'appel des exclus est à la fois salut messianique et anticipation de la réalité définitive : c'est notre véritable être comme Dieu dans ce monde.
Le choix, l'engagement et le service chrétiens pour les pauvres ne sont pas des instruments de domination bon marché, ce qui crée un esclavage plus subtil.
Ce n'est pas non plus pour soulager sa conscience d'un sentiment de culpabilité juste.
Au contraire, elle jaillit de la connaissance de Dieu, qui a choisi les pauvres et s'est identifié à eux.
D'où une autre façon d'évaluer et d'agir.
Aux invités, Jésus leur dit de choisir le dernier endroit, à ceux qui les invitent, il leur dit de choisir le dernier.
Le dernier est l'endroit à choisir et du quel choisir, Dieu fait la même chose.
Notre relation avec nos frères et sœurs doit refléter celle de Jésus qui nous appelle à être avec les autres comme Il s'est comporté avec nous ; l'instruction sur la gratuité du banquet touche le centre de la vie chrétienne, qui trouve sa nourriture dans le don Eucharistique.
Il nous guérit de l'enfiagion de l'ego pour vivre de Dieu, il nous brouille des illusions du pouvoir et purifie nos yeux. Nous voyons donc comment Dieu agit dans l'histoire.
L'appel des exclus est à la fois salut messianique et anticipation de la réalité définitive : c'est notre véritable être comme Dieu dans ce monde.
Le choix, l'engagement et le service chrétiens pour les pauvres ne sont pas des instruments de domination bon marché, ce qui crée un esclavage plus subtil.
Ce n'est pas non plus pour soulager sa propre conscience d'un sentiment de culpabilité juste.
Au contraire, elle jaillit de la connaissance de Dieu, qui a choisi les pauvres et s'est identifié à eux.
D'où une autre façon d'évaluer et d'agir.
-->Aux invités, Jésus leur dit de choisir le dernier endroit, à ceux qui les invitent, il leur dit de choisir le dernier.
RispondiEliminaLe dernier est l'endroit à choisir et du quel choisir, Dieu fait la même chose.
Notre relation avec nos frères et sœurs doit refléter celle de Jésus qui nous appelle à nous comporter avec les autres comme
avec nous ; l'instruction sur la gratuité du banquet touche le centre de la vie chrétienne, qui trouve sa nourriture dans le don eucharistique.
Ceux qui l'observent sont vraiment bénis, ont franchi la porte étroite et appartiennent au monde des ressuscités, avec le Fils.
L'appel des exclus est à la fois le salut messianique et l'anticipation de la réalité définitive. Le choix, l'engagement et le service chrétien pour les pauvres ne sont pas des instruments de domination à bon marché, qui crée un esclavage plus subtil. Ce n'est même pas se soulager de la propre culpabilité.
Au contraire, elle jaillit de la connaissance de Dieu, qui a choisi les pauvres et s'est identifié à eux.
Les pauvres sont le "lieu théologique" par excellence.
En eux, je rencontre mon Sauveur qui est devenu le dernier de tous.
Sa Présence me révèle toujours être en infraction et m'appelle à l'estime et au respect pour Lui.
C'est la présence du Crucifié.
C'est pourquoi saint François embrassa le lépreux.
Plus que ce que je fais pour lui - souvent en l'humiliant avec un peu d'argent - c'est important ce qu'Il fait pour moi : Il me juge et me sauve !