Première lecture « Un enfant nous est né » (Is 9, 1-6)
Lecture du livre du prophète Isaïe
Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit de la moisson, comme on exulte au partage du butin. Car le joug qui pesait sur lui, la barre qui meurtrissait son épaule, le bâton du tyran, tu les as brisés comme au jour de Madiane. Et les bottes qui frappaient le sol, et les manteaux couverts de sang, les voilà tous brûlés : le feu les a dévorés.
Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. » Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David et pour son règne qu’il établira, qu’il affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !
– Parole du Seigneur. Psaume (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 11-12a, 12b-13a, 13bc)
R/ Aujourd’hui, un Sauveur nous est né : c’est le Christ, le Seigneur. (cf. Lc 2, 11)
Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière, chantez au Seigneur et bénissez son nom !
De jour en jour, proclamez son salut, racontez à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles !
Joie au ciel ! Exulte la terre ! Les masses de la mer mugissent, la campagne tout entière est en fête.
Les arbres des forêts dansent de joie devant la face du Seigneur, car il vient, car il vient pour juger la terre.
Il jugera le monde avec justice et les peuples selon sa vérité. Deuxième lecture « La grâce de Dieu s’est manifestée pour tous les hommes » (Tt 2, 11-14)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite
Bien-aimé, la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété, attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ. Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.
– Parole du Seigneur. Évangile « Aujourd’hui vous est né un Sauveur » (Lc 2, 1-14)
Alléluia. Alléluia. Je vous annonce une grande joie : Aujourd’hui vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur ! Alléluia. (cf. Lc 2, 10-11)
En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »
24 décembre, Noël du Seigneur - Ouverture de Saint-Pierre Dorum et Messe ce soir, Sermon DU SAINT Père Francois
Un ange du Seigneur, enveloppé de lumière, illumine la nuit et apporte la bonne nouvelle aux bergers : « Voici, je vous annonce une bonne nouvelle qui sera une grande joie pour tous les peuples : car aujourd'hui, dans la ville de David, un Sauveur a être né. né pour toi, qui est le Christ Seigneur" (Lc 2, 10-11). Entre l'émerveillement des pauvres et le chant des anges, le ciel s'ouvre sur la terre : Dieu s'est fait l'un de nous pour nous rendre semblables à lui, il est venu descendre parmi nous pour nous relever et nous ramener dans les bras du Père.
Ceci, frères et sœurs, est notre espérance. Dieu est Emmanuel, il est Dieu-avec-nous. L'infiniment grand est devenu petit ; la lumière divine a brillé au milieu des ténèbres du monde ; la gloire du ciel est apparue sur terre. Et comment ? Dans la petitesse d'un Enfant. Et si Dieu vient, même lorsque nos cœurs sont comme une pauvre crèche, alors nous pouvons dire : l’espérance n’est pas morte, l’espérance est vivante et enveloppe notre vie pour toujours ! L'espoir ne déçoit pas.
Sœurs et frères, avec l'ouverture de la Porte Sainte, nous avons commencé une nouvelle année jubilaire : chacun de nous peut entrer dans le mystère de cette annonce de grâce. C’est la nuit où la porte de l’espoir s’est ouverte davantage sur le monde ; c'est la nuit où Dieu dit à tout le monde : il y a de l'espoir pour vous aussi ! Il y a de l'espoir pour chacun de nous. Mais n'oubliez pas, frères et sœurs, que Dieu pardonne tout, Dieu pardonne toujours. N’oubliez pas cela, c’est une façon de comprendre l’espérance dans le Seigneur.
Pour recevoir ce don, nous sommes appelés à accompagner l'émerveillement des bergers à Bethléem. L'Évangile dit qu'après avoir reçu le message de l'ange, ils "s'en allèrent sans tarder" (Lc 2, 16). C’est la clé pour retrouver l’espoir perdu, le renouveler en nous, le semer dans le désert de notre temps et de notre monde : sans tarder. Et il y a beaucoup de déserts à cette époque ! Pensons à la guerre, aux mitraillages d’enfants, aux bombardements d’écoles et d’hôpitaux. Ne tardez pas, ne ralentissez pas, mais laissez-vous attirer par l'Évangile.
Sans hésitation, allons voir le Seigneur qui est né pour nous, avec un cœur brillant et alerte, prêt à se rencontrer, pour appliquer l'espérance aux situations de notre vie. Et telle est notre tâche : appliquer l’espérance aux différentes situations de la vie. Puisque l’espérance chrétienne n’est pas une fin heureuse qu’on attend passivement, ce n’est pas la fin heureuse d’un film : c’est la promesse du Seigneur d’être accueilli ici, maintenant, sur cette terre qui souffre et qui gémit. Il nous demande donc de ne pas nous attarder, de ne pas nous entraîner dans des habitudes, de ne pas demeurer dans la médiocrité et la paresse ; elle nous demande – comme dirait saint Augustin – d'être durs face aux choses qui ne vont pas et d'avoir le courage de les changer ; il nous demande de devenir des pèlerins en quête de vérité, des rêveurs qui ne se lassent jamais, des femmes et des hommes qui se laissent troubler par le rêve de Dieu, qui est le rêve d'un monde nouveau où règnent la paix et la justice.
Apprenons de l'exemple des bergers : l'espérance née dans cette nuit ne peut supporter la léthargie des assistants et la paresse de ceux qui se sont installés dans leur confort - et beaucoup d'entre nous, nous risquons de nous installer dans notre confort - ; l'espérance ne permet pas la fausse prudence de ceux qui ne se mettent pas en quatre par peur de se mettre en danger et par la nature calculatrice de ceux qui ne pensent qu'à eux-mêmes ; l'espoir est incompatible avec la vie tranquille de ceux qui n'élèvent pas la voix contre le mal et l'injustice perpétrés contre les plus pauvres. Au contraire, tout en nous invitant à attendre patiemment le Royaume qui germe et grandit, l'espérance chrétienne exige de nous le courage d'anticiper cette promesse aujourd'hui, par notre responsabilité, et pas seulement par notre compassion. Et ici, il peut être utile de nous interroger sur notre compassion : est-ce que j'ai de la compassion ? Puis-je souffrir ? Pensons-y.
Si nous regardons comment nous nous mettons souvent dans ce monde, nous adaptons à son attitude, un bon écrivain a prié pour le Saint Noël : « Seigneur, je te demande de la douleur, de l'anxiété, du repentir. A Noël, j'aimerais me retrouver malheureux. Heureux, mais aussi malheureux. Content de ce que vous faites, mécontent de mon manque de réponses. S'il vous plaît, ôtez notre fausse paix et mettez un tas d'épines dans notre "caisse", toujours trop pleine. Mettez dans nos cœurs le désir d'autre chose" (A. Pronzato, tradition de Noël). Le désir d'autre chose. Ne restez pas immobile. N'oublions pas que l'eau plate est la première à se gâter.
L'espérance chrétienne est précisément cette "autre chose" qui nous demande d'avancer "sans tarder". En effet, nous, disciples du Seigneur, sommes appelés à retrouver en Lui notre plus grande espérance, puis à la porter sans tarder, comme des pèlerins de lumière dans les ténèbres du monde.
S. FAUSTI - "C'était la vraie lumière" la Parole, qui est la "vraie" lumière, Chaque homme a en lui la lumière de la Parole. Malgré le découragement, il est fait pour elle, car fait par elle et d'elle. Une lumière intérieure insatiable brille dans son cœur. C'est le désir de vérité et d'amour qui le laisse agité jusqu'à ce qu'il ait la joie de trouver ce qu'il cherche. La Parole, qui est vers le Père, vient dans le monde comme sa vie et sa lumière. Avant même la promesse à Abraham et la venue du Messie, la lumière du Verbe est parmi les hommes comme une sagesse qui les inspire au bien, qui illumine leur esprit et libère leur cœur. Cette lumière qui est en chacun est le bien le plus inaliénable de l'homme et offre à tous, même par les voies les plus personnelles et mystérieuses, d'entrer en dialogue avec le Père. Malgré les fausses lumières, les mensonges et l'esclavage, tout homme est séduit par une "beauté ancienne et toujours nouvelle", qui présage au moins vaguement et dont il est malade à l'excès. C'est pourquoi il la reconnaît immédiatement lorsqu'elle se présente, en quelconque manière, comme la lumière de sa vie.Tout homme est "très beau" (Gn 1, 31) parce qu'au plus profond de lui-même, il est à l'écoute de la Parole. Et s'il répond, son visage s'illumine de la lumière de Dieu. La Parole, telle qu'elle s'adressait au Père avant la création, après qu'elle s'adresse aussi au monde, pour l'adresser au Père, avant même de se faire Chair. Tout homme est "très beau" (Gn 1, 31) parce qu'au plus profond de lui-même, il est à l'écoute de la Parole. Et s'il répond, son visage s'illumine de la lumière de Dieu. La Parole, telle qu'elle s'adressait au Père avant la création, après elle s'adresse aussi au monde, pour l'adresser au Père, avant même qu'elle ne devienne Chair. Celui qui accepte la Parole a la dignité de la Parole elle-même : il "devient" ce qu'elle est, c'est un processus de transformation : la Parole nous fait devenir fils, nous mettant en dialogue avec le Père. Notre génération en tant qu'enfants de Dieu est l'œuvre de Dieu à travers la Parole. Ce n'est ni le sang, ni la chair, ni la volonté de l'homme qui nous engendrera enfants de Dieu, mais la Chair et le Sang du Fils de l'homme, qui fait la volonté du Père. La chair qui devient chair du Verbe est le point culminant de l'histoire de Dieu qui S'est communiqué à l'homme. Le Verbe éternel qui s'adressait à Dieu et qui est Dieu, s'est "fait" Chair à un moment précis... La façon dont Dieu communique avec nous change. Ce qui a toujours été et est "devenu" homme, participant de notre condition mortelle. L'amour trouve ou fait semblable. Dieu est Amour et celui qui aime se donne totalement. En devenant Chair, Son don est complet et définitif. Dieu assume une nouvelle relation avec sa créature, qu' est de se mettre sur un niveau de communication avec Elle pour communiquer pleinement avec Elle. Dieu est "un" Homme. Pas un homme "divin et universel", avec un corps éthéré, fait de lumière. Dieu est un homme réel et concret : Jésus. Chaque fragilité, faiblesse et limite, l'être-pour-la-mort de notre condition, devient Sienne. Et c'est sa chair, et rien d'autre, qui révèle la Gloire. La Gloire est Dieu Lui-même, qui se manifeste dans sa beauté unique. Cette Gloire est la sienne, celle du Verbe, que nous contemplons dans la "chair" de l'homme Jésus. En réalité, toute chair vient du Verbe, et à son tour le Verbe est la vie et la lumière de toute chair.
RispondiEliminaPremière lecture
« Un enfant nous est né » (Is 9, 1-6)
Lecture du livre du prophète Isaïe
Le peuple qui marchait dans les ténèbres
a vu se lever une grande lumière ;
et sur les habitants du pays de l’ombre,
une lumière a resplendi.
Tu as prodigué la joie,
tu as fait grandir l’allégresse :
ils se réjouissent devant toi,
comme on se réjouit de la moisson,
comme on exulte au partage du butin.
Car le joug qui pesait sur lui,
la barre qui meurtrissait son épaule,
le bâton du tyran,
tu les as brisés comme au jour de Madiane.
Et les bottes qui frappaient le sol,
et les manteaux couverts de sang,
les voilà tous brûlés :
le feu les a dévorés.
Oui, un enfant nous est né,
un fils nous a été donné !
Sur son épaule est le signe du pouvoir ;
son nom est proclamé :
« Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,
Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. »
Et le pouvoir s’étendra,
et la paix sera sans fin
pour le trône de David et pour son règne
qu’il établira, qu’il affermira
sur le droit et la justice
dès maintenant et pour toujours.
Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !
– Parole du Seigneur.
Psaume
(Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 11-12a, 12b-13a, 13bc)
R/ Aujourd’hui, un Sauveur nous est né :
c’est le Christ, le Seigneur. (cf. Lc 2, 11)
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !
De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !
Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.
Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.
Il jugera le monde avec justice
et les peuples selon sa vérité.
Deuxième lecture
« La grâce de Dieu s’est manifestée pour tous les hommes » (Tt 2, 11-14)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite
Bien-aimé,
la grâce de Dieu s’est manifestée
pour le salut de tous les hommes.
Elle nous apprend à renoncer à l’impiété
et aux convoitises de ce monde,
et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,
avec justice et piété,
attendant que se réalise la bienheureuse espérance :
la manifestation de la gloire
de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.
Car il s’est donné pour nous
afin de nous racheter de toutes nos fautes,
et de nous purifier
pour faire de nous son peuple,
un peuple ardent à faire le bien.
– Parole du Seigneur.
Évangile
« Aujourd’hui vous est né un Sauveur » (Lc 2, 1-14)
Alléluia. Alléluia.
Je vous annonce une grande joie :
Aujourd’hui vous est né un Sauveur
qui est le Christ, le Seigneur !
Alléluia. (cf. Lc 2, 10-11)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
EliminaEn ces jours-là,
parut un édit de l’empereur Auguste,
ordonnant de recenser toute la terre
– ce premier recensement eut lieu
lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,
vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.
Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
Il venait se faire recenser avec Marie,
qui lui avait été accordée en mariage
et qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là,
le temps où elle devait enfanter fut accompli.
Et elle mit au monde son fils premier-né ;
elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,
car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans la même région, il y avait des bergers
qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs
pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux,
et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.
Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit :
« Ne craignez pas,
car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,
qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David,
vous est né un Sauveur
qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné :
vous trouverez un nouveau-né
emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,
qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux,
et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »
– Acclamons la Parole de Dieu.
https://youtu.be/i5cJdgZrJ_o?si=ui9Wwkgz3G_qyIAN
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RispondiElimina24 décembre, Noël du Seigneur - Ouverture de Saint-Pierre Dorum et Messe ce soir, Sermon DU SAINT Père Francois
Un ange du Seigneur, enveloppé de lumière, illumine la nuit et apporte la bonne nouvelle aux bergers : « Voici, je vous annonce une bonne nouvelle qui sera une grande joie pour tous les peuples : car aujourd'hui, dans la ville de David, un Sauveur a être né. né pour toi, qui est le Christ Seigneur" (Lc 2, 10-11). Entre l'émerveillement des pauvres et le chant des anges, le ciel s'ouvre sur la terre : Dieu s'est fait l'un de nous pour nous rendre semblables à lui, il est venu descendre parmi nous pour nous relever et nous ramener dans les bras du Père.
Ceci, frères et sœurs, est notre espérance. Dieu est Emmanuel, il est Dieu-avec-nous. L'infiniment grand est devenu petit ; la lumière divine a brillé au milieu des ténèbres du monde ; la gloire du ciel est apparue sur terre. Et comment ? Dans la petitesse d'un Enfant. Et si Dieu vient, même lorsque nos cœurs sont comme une pauvre crèche, alors nous pouvons dire : l’espérance n’est pas morte, l’espérance est vivante et enveloppe notre vie pour toujours ! L'espoir ne déçoit pas.
Sœurs et frères, avec l'ouverture de la Porte Sainte, nous avons commencé une nouvelle année jubilaire : chacun de nous peut entrer dans le mystère de cette annonce de grâce. C’est la nuit où la porte de l’espoir s’est ouverte davantage sur le monde ; c'est la nuit où Dieu dit à tout le monde : il y a de l'espoir pour vous aussi ! Il y a de l'espoir pour chacun de nous. Mais n'oubliez pas, frères et sœurs, que Dieu pardonne tout, Dieu pardonne toujours. N’oubliez pas cela, c’est une façon de comprendre l’espérance dans le Seigneur.
Pour recevoir ce don, nous sommes appelés à accompagner l'émerveillement des bergers à Bethléem. L'Évangile dit qu'après avoir reçu le message de l'ange, ils "s'en allèrent sans tarder" (Lc 2, 16). C’est la clé pour retrouver l’espoir perdu, le renouveler en nous, le semer dans le désert de notre temps et de notre monde : sans tarder. Et il y a beaucoup de déserts à cette époque ! Pensons à la guerre, aux mitraillages d’enfants, aux bombardements d’écoles et d’hôpitaux. Ne tardez pas, ne ralentissez pas, mais laissez-vous attirer par l'Évangile.
Sans hésitation, allons voir le Seigneur qui est né pour nous, avec un cœur brillant et alerte, prêt à se rencontrer, pour appliquer l'espérance aux situations de notre vie. Et telle est notre tâche : appliquer l’espérance aux différentes situations de la vie. Puisque l’espérance chrétienne n’est pas une fin heureuse qu’on attend passivement, ce n’est pas la fin heureuse d’un film : c’est la promesse du Seigneur d’être accueilli ici, maintenant, sur cette terre qui souffre et qui gémit. Il nous demande donc de ne pas nous attarder, de ne pas nous entraîner dans des habitudes, de ne pas demeurer dans la médiocrité et la paresse ; elle nous demande – comme dirait saint Augustin – d'être durs face aux choses qui ne vont pas et d'avoir le courage de les changer ; il nous demande de devenir des pèlerins en quête de vérité, des rêveurs qui ne se lassent jamais, des femmes et des hommes qui se laissent troubler par le rêve de Dieu, qui est le rêve d'un monde nouveau où règnent la paix et la justice.
Apprenons de l'exemple des bergers : l'espérance née dans cette nuit ne peut supporter la léthargie des assistants et la paresse de ceux qui se sont installés dans leur confort - et beaucoup d'entre nous, nous risquons de nous installer dans notre confort - ; l'espérance ne permet pas la fausse prudence de ceux qui ne se mettent pas en quatre par peur de se mettre en danger et par la nature calculatrice de ceux qui ne pensent qu'à eux-mêmes ; l'espoir est incompatible avec la vie tranquille de ceux qui n'élèvent pas la voix contre le mal et l'injustice perpétrés contre les plus pauvres. Au contraire, tout en nous invitant à attendre patiemment le Royaume qui germe et grandit, l'espérance chrétienne exige de nous le courage d'anticiper cette promesse aujourd'hui, par notre responsabilité, et pas seulement par notre compassion. Et ici, il peut être utile de nous interroger sur notre compassion : est-ce que j'ai de la compassion ? Puis-je souffrir ? Pensons-y.
EliminaSi nous regardons comment nous nous mettons souvent dans ce monde, nous adaptons à son attitude, un bon écrivain a prié pour le Saint Noël : « Seigneur, je te demande de la douleur, de l'anxiété, du repentir. A Noël, j'aimerais me retrouver malheureux. Heureux, mais aussi malheureux. Content de ce que vous faites, mécontent de mon manque de réponses. S'il vous plaît, ôtez notre fausse paix et mettez un tas d'épines dans notre "caisse", toujours trop pleine. Mettez dans nos cœurs le désir d'autre chose" (A. Pronzato, tradition de Noël). Le désir d'autre chose. Ne restez pas immobile. N'oublions pas que l'eau plate est la première à se gâter.
L'espérance chrétienne est précisément cette "autre chose" qui nous demande d'avancer "sans tarder". En effet, nous, disciples du Seigneur, sommes appelés à retrouver en Lui notre plus grande espérance, puis à la porter sans tarder, comme des pèlerins de lumière dans les ténèbres du monde.
S. FAUSTI - "C'était la vraie lumière" la Parole, qui est la "vraie" lumière, Chaque homme a en lui la lumière de la Parole. Malgré le découragement, il est fait pour elle, car fait par elle et d'elle. Une lumière intérieure insatiable brille dans son cœur. C'est le désir de vérité et d'amour qui le laisse agité jusqu'à ce qu'il ait la joie de trouver ce qu'il cherche.
RispondiEliminaLa Parole, qui est vers le Père, vient dans le monde comme sa vie et sa lumière. Avant même la promesse à Abraham et la venue du Messie, la lumière du Verbe est parmi les hommes comme une sagesse qui les inspire au bien, qui illumine leur esprit et libère leur cœur. Cette lumière qui est en chacun est le bien le plus inaliénable de l'homme et offre à tous, même par les voies les plus personnelles et mystérieuses, d'entrer en dialogue avec le Père.
Malgré les fausses lumières, les mensonges et l'esclavage, tout homme est séduit par une "beauté ancienne et toujours nouvelle", qui présage au moins vaguement et dont il est malade à l'excès. C'est pourquoi il la reconnaît immédiatement lorsqu'elle se présente, en quelconque manière, comme la lumière de sa vie.Tout homme est "très beau" (Gn 1, 31) parce qu'au plus profond de lui-même, il est à l'écoute de la Parole. Et s'il répond, son visage s'illumine de la lumière de Dieu. La Parole, telle qu'elle s'adressait au Père avant la création, après qu'elle s'adresse aussi au monde, pour l'adresser au Père, avant même de se faire Chair.
Tout homme est "très beau" (Gn 1, 31) parce qu'au plus profond de lui-même, il est à l'écoute de la Parole. Et s'il répond, son visage s'illumine de la lumière de Dieu.
La Parole, telle qu'elle s'adressait au Père avant la création, après elle s'adresse aussi au monde, pour l'adresser au Père, avant même qu'elle ne devienne Chair.
Celui qui accepte la Parole a la dignité de la Parole elle-même : il "devient" ce qu'elle est, c'est un processus de transformation : la Parole nous fait devenir fils, nous mettant en dialogue avec le Père.
Notre génération en tant qu'enfants de Dieu est l'œuvre de Dieu à travers la Parole.
Ce n'est ni le sang, ni la chair, ni la volonté de l'homme qui nous engendrera enfants de Dieu, mais la Chair et le Sang du Fils de l'homme, qui fait la volonté du Père.
La chair qui devient chair du Verbe est le point culminant de l'histoire de Dieu qui S'est communiqué à l'homme. Le Verbe éternel qui s'adressait à Dieu et qui est Dieu, s'est "fait" Chair à un moment précis...
La façon dont Dieu communique avec nous change. Ce qui a toujours été et est "devenu" homme, participant de notre condition mortelle. L'amour trouve ou fait semblable.
Dieu est Amour et celui qui aime se donne totalement. En devenant Chair, Son don est complet et définitif.
Dieu assume une nouvelle relation avec sa créature, qu' est de se mettre sur un niveau de communication avec Elle pour communiquer pleinement avec Elle. Dieu est "un" Homme. Pas un homme "divin et universel", avec un corps éthéré, fait de lumière. Dieu est un homme réel et concret : Jésus.
Chaque fragilité, faiblesse et limite, l'être-pour-la-mort de notre condition, devient Sienne.
Et c'est sa chair, et rien d'autre, qui révèle la Gloire. La Gloire est Dieu Lui-même, qui se manifeste dans sa beauté unique. Cette Gloire est la sienne, celle du Verbe, que nous contemplons dans la "chair" de l'homme Jésus.
En réalité, toute chair vient du Verbe, et à son tour le Verbe est la vie et la lumière de toute chair.