venerdì 10 gennaio 2025

BAPTÈME DE JÉSUS


 

5 commenti:

  1. Première Lecture

    Lecture du livre du prophète Isaïe
    (Is 40, 1-5.9-11)

    Consolez, consolez mon peuple,
    – dit votre Dieu –
    parlez au cœur de Jérusalem.
    Proclamez que son service est accompli,
    que son crime est expié,
    qu’elle a reçu de la main du Seigneur
    le double pour toutes ses fautes.

    Une voix proclame :
    « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ;
    tracez droit, dans les terres arides,
    une route pour notre Dieu.
    Que tout ravin soit comblé,
    toute montagne et toute colline abaissées !
    que les escarpements se changent en plaine,
    et les sommets, en large vallée !
    Alors se révélera la gloire du Seigneur,
    et tout être de chair verra
    que la bouche du Seigneur a parlé. »

    Monte sur une haute montagne,
    toi qui portes la bonne nouvelle à Sion.
    Élève la voix avec force,
    toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.
    Élève la voix, ne crains pas.
    Dis aux villes de Juda :
    « Voici votre Dieu ! »
    Voici le Seigneur Dieu !
    Il vient avec puissance ;
    son bras lui soumet tout.
    Voici le fruit de son travail avec lui,
    et devant lui, son ouvrage.
    Comme un berger, il fait paître son troupeau :
    son bras rassemble les agneaux,
    il les porte sur son cœur,
    il mène les brebis qui allaitent.


    PSAUME 104
    1 - Mon âme, bénis l'Éternel! Éternel,
    mon Dieu, tu es infiniment grand!
    Tu es revêtu d'éclat et de magnificence!

    2 Il s'enveloppe de lumière comme d'un manteau;
    Il étend les cieux comme un pavillon.

    3 Il forme avec les eaux le faîte de sa demeure;
    Il prend les nuées pour son char, Il s'avance sur les ailes du vent.

    4 Il fait des vents ses messagers,
    Des flammes de feu ses serviteurs.
    24 Que tes oeuvres sont en grand nombre, ô Éternel!
    Tu les as toutes faites avec sagesse.
    La terre est remplie de tes biens.

    25 Voici la grande et vaste mer:
    Là se meuvent sans nombre
    Des animaux petits et grands;

    26 Là se promènent les navires,
    Et ce léviathan que tu as formé pour se jouer dans les flots.

    27 Tous ces animaux espèrent en toi,
    Pour que tu leur donnes la nourriture en son temps.

    28 Tu la leur donnes, et ils la recueillent;
    Tu ouvres ta main, et ils se rassasient de biens.

    29 Tu caches ta face: ils sont tremblants;
    Tu leur retires le souffle: ils expirent,
    Et retournent dans leur poussière.

    30 Tu envoies ton souffle: ils sont créés,
    Et tu renouvelles la face de la terre.


    Deuxième lecture

    Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite
    (Tt 2, 11-14 ; 3, 4-7)

    Bien-aimé,
    la grâce de Dieu s’est manifestée
    pour le salut de tous les hommes.
    Elle nous apprend à renoncer à l’impiété
    et aux convoitises de ce monde,
    et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,
    avec justice et piété,
    attendant que se réalise la bienheureuse espérance :
    la manifestation de la gloire
    de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.
    Car il s’est donné pour nous
    afin de nous racheter de toutes nos fautes,
    et de nous purifier
    pour faire de nous son peuple,
    un peuple ardent à faire le bien.

    Lorsque Dieu, notre Sauveur,
    a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,
    il nous a sauvés,
    non pas à cause de la justice de nos propres actes,
    mais par sa miséricorde.
    Par le bain du baptême, il nous a fait renaître
    et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.
    Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance,
    par Jésus Christ notre Sauveur,
    afin que, rendus justes par sa grâce,
    nous devenions en espérance
    héritiers de la vie éternelle.

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    1. ÉVANGILE DU JOUR
      Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
      (Lc 3, 15-16.21-22)

      En ce temps-là,
      le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente,
      et tous se demandaient en eux-mêmes
      si Jean n’était pas le Christ.
      Jean s’adressa alors à tous :
      « Moi, je vous baptise avec de l’eau ;
      mais il vient, celui qui est plus fort que moi.
      Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.
      Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. »

      Comme tout le peuple se faisait baptiser
      et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait,
      le ciel s’ouvrit.
      L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe,
      descendit sur Jésus,
      et il y eut une voix venant du ciel :
      « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ;
      en toi, je trouve ma joie. »


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  2. PAPE FRANÇOIS

    ANGÉLUS janvier 2019
    Chers frères et sœurs, bonjour!

    Aujourd’hui, au terme du temps liturgique de Noël, nous célébrons la fête du Baptême du Seigneur. La Liturgie nous appelle à connaître plus pleinement Jésus dont nous venons de célébrer la naissance; et pour cela l’Evangile (cf. Lc 3, 15-16.21-22) illustre deux éléments importants: la relation de Jésus avec le peuple et la relation de Jésus avec le Père.

    Dans le récit du baptême, conféré par Jean-Baptiste à Jésus dans les eaux du Jourdain, nous voyons avant tout le rôle du peuple. Jésus est au milieu du peuple. Celui-ci ne sert pas seulement d’arrière-plan à la scène, mais ils est une composante essentielle de l’événement. Avant de s’immerger dans l’eau, Jésus s’«immerge» dans la foule, il s’unit à elle en assumant pleinement la condition humaine, en partageant tout, excepté le péché. Dans sa sainteté divine, pleine de grâce et de miséricorde, le Fils de Dieu s’est fait chair pour prendre sur lui et enlever le péché du monde: prendre nos misères, notre condition humaine. C’est pourquoi aujourd’hui aussi, c’est une épiphanie, car en allant se faire baptiser par Jean, au milieu des pénitents de son peuple, Jésus manifeste la logique et le sens de sa mission.

    En s’unissant au peuple qui demande à Jean le Baptême de conversion, Jésus en partage également le désir profond de renouveau intérieur. Et l’Esprit Saint qui descend sur Lui «sous une forme corporelle, comme une colombe» (v. 22) est le signe qu’avec Jésus commence un nouveau monde, une «nouvelle création» dont font partie tous ceux qui accueillent le Christ dans leur vie. A chacun de nous aussi, qui sommes nés à nouveau avec le Christ dans le baptême, sont adressées ces paroles du Père: «Tu es mon fils; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré» (v. 22). Cet amour du Père, que nous avons tous reçu au jour de notre baptême, est une flamme qui a été allumée dans notre cœur, et qui demande d’être alimentée par la prière et la charité.

    Le deuxième élément souligné par l’évangéliste Luc est qu’après l’immersion dans le peuple et dans les eaux du Jourdain, Jésus s’«immerge» dans la prière, c’est-à-dire dans la communion avec le Père. Le baptême est le commencement de la vie publique de Jésus, de sa mission dans le monde comme envoyé du Père pour manifester sa bonté et son amour pour les hommes. Cette mission est accomplie en union constante et parfaite avec le Père et avec l’Esprit Saint. La mission de l’Eglise et celle de chacun de nous aussi, pour être fidèles et fructueuses, sont appelées à «se greffer» sur celle de Jésus. Il s’agit de régénérer continuellement l’évangélisation et l’apostolat dans la prière, pour rendre un témoignage chrétien clair, non selon nos projets humains, mais selon le plan et le style de Dieu.

    Chers frères et sœurs, la fête du Baptême du Seigneur est une occasion propice pour renouveler avec gratitude et conviction les promesses de notre baptême, en nous engageant à vivre quotidiennement en cohérence avec lui. Il est également très important, comme je vous l’ai dit à plusieurs reprises, de connaître la date de votre baptême. Je pourrais demander: «Qui parmi vous connaît la date de son baptême?». Pas tous, assurément. Si quelqu’un parmi vous ne la connaît pas, en rentrant chez lui, qu’il la demande à ses parents, à ses grands-parents, à ses oncles et tantes, à son parrain et sa marraine, aux amis de la famille… Qu’il demande: «A quelle date ai-je été baptisé, ai-je été baptisée?». Et puis ne l’oubliez pas: que ce soit une date conservée dans votre cœur, pour la fêter chaque année.

    Que Jésus, qui nous a sauvés non pas pour nos mérites mais pour mettre en œuvre la bonté immense du Père, nous rende miséricordieux envers tous. Que la Vierge Marie, Mère de Miséricorde, soit notre guide et notre modèle.

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  3. BENOÎT XVI

    ANGÉLUS janvier 2012
    Chers frères et sœurs !

    Avec ce dimanche après l’Epiphanie se conclut le Temps liturgique de Noël : temps de lumière, la lumière du Christ qui, comme nouveau soleil apparu sur l’horizon de l’humanité, disperse les ténèbres du mal et de l’ignorance. Nous célébrons aujourd’hui la fête du baptême de Jésus : cet enfant, fils de la Vierge, que nous avons contemplé dans le mystère de sa naissance, nous le voyons aujourd’hui adulte s’immergeant dans les eaux du fleuve du Jourdain, et sanctifier ainsi toutes les eaux de l’univers tout entier — comme le met en évidence la tradition orientale. Mais pourquoi Jésus, en qui il n’y avait pas l’ombre du péché, est-il allé se faire baptiser par Jean ? Parce qu’il voulait accomplir ce geste de pénitence et de conversion, avec toutes les personnes qui ainsi voulaient se préparer à la venue du Messie ? Ce geste — qui marque le commencement de la vie publique du Christ — est dans la même ligne que l’Incarnation, la descente de Dieu du plus haut des cieux jusqu’à l’abîme des enfers. Le sens de ce mouvement d’abaissement divin se résume en un seul mot : amour, qui est le nom même de Dieu. L’apôtre Jean écrit : « Voici comment Dieu a manifesté son amour parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui », et il l’a envoyé « comme la victime offerte pour nos péchés » (1 Jn 4, 9-10). Voici pourquoi le premier acte public de Jésus fut de recevoir le baptême de Jean, qui a dit, en le voyant arriver : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29).

    L’évangéliste Luc raconte qu’alors que Jésus priait, après avoir reçu le baptême, « le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint descendit sur Jésus, sous une apparence corporelle, comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre : “C’est toi mon Fils : moi, aujourd’hui, je t’ai engendré” » (3, 21-22). Ce Jésus est le Fils de Dieu qui est totalement plongé dans la volonté d’amour du Père. Ce Jésus est Celui qui mourra sur la croix et ressuscitera par la puissance de l’Esprit qui aujourd’hui descend sur Lui et le consacre. Ce Jésus est l’homme nouveau qui veut vivre en fils de Dieu, c’est-à-dire dans l’amour ; l’homme qui, en face du mal du monde, choisit la voie de l’humilité et de la responsabilité, choisit non pas de se sauver lui-même, mais d’offrir sa vie pour la vérité et la justice. Être chrétiens signifie vivre ainsi, mais ce genre de vie comporte une renaissance : renaître d’en-haut, de Dieu, de la Grâce. Cette renaissance est le baptême, que le Christ a donné à l’Église pour régénérer les hommes à une vie nouvelle. Un texte ancien attribué à saint Hippolyte l’affirme : « Qui descend avec foi dans ce bain de régénération, renonce au diable et se range avec le Christ, renie l’ennemi et reconnaît que le Christ est Dieu, se déshabille de l’esclavage et revêt l’adoption filiale » (Discours sur l’Épiphanie, 10 : pg 10, 862).

    Selon la tradition, ce matin, j’ai eu la joie de baptiser un bon groupe d’enfants qui sont nés ces derniers trois ou quatre mois. À cette occasion, je voudrais étendre ma prière et ma bénédiction à tous les nouveau-nés ; mais surtout inviter tous à nous rappeler de notre baptême, de cette renaissance spirituelle qui nous a ouvert le chemin de la vie éternelle. Que chaque chrétien puisse, en cette Année de la foi, redécouvrir la beauté d’être renés d’en-haut, de l’amour de Dieu, et de vivre comme fils de Dieu.

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  4. FAUSTI - Par Jean, Luc veut conduire le chrétien à accueillir le Seigneur qui vient.
    On peut dire que dans la figure de Jean il y a une esquisse de l'anthropologie chrétienne : elle décrit comment comprendre l'homme par rapport au Christ, qui vient lui donner sa véritable identité de fils de Dieu. La promesse de Dieu ne doit pas être diminuée. C'est au-dessus de toutes les attentes de l'homme.
    Cela doit continuellement devenir plus grand pour être " attente de Dieu".
    La fonction du Baptiste est de la maintenir toujours ouverte, afin de ne pas réduire le don et la gloire de Dieu au niveau d'une simple espérance humaine.
    Jean explique qu'il n'élève pas l'homme à Dieu. Il l'immerge simplement dans sa vérité, dans l'eau de ses limites et de sa mort, dans sa nature crée, attendant l'Avent du plus fort. Il l'immergera dans l'Esprit Saint, dans la vie même de Dieu.
    Ceci et rien d'autre est le salut de l'homme : participer à la vie de Dieu, au feu de sa Lumière.
    On parle du baptême du peuple et de Jésus. Luc rappelle d'abord que Jésus a prié. C'est un thème que l'évangéliste développe dans toute son œuvre.
    L'illumination, déjà donnée par le baptême à chaque croyant, est enflammée et maintenue dans la prière. Elle réalise la nouvelle relation qu'il y a avec Dieu, la relation du Fils et du Père, le lieu de l'expérience de l'Esprit Saint, la vie et l'amour de Dieu, un don infailliblement lié à cette expérience .
    Prier, c'est retourner à Dieu. La prière est le souffle de vie en tant que fils de Dieu dans lequel le baptême nous a placés. Sans prière, notre filiation divine, au lieu de croitre et de se développer pleinement, se désagrège et tombe sur elle-même, au lieu de se développer à sa pleine mesure.
    Le résultat de la prière de Jésus est que le ciel s'est ouvert.
    Le ciel s'était fermé sur terre à cause de la désobéissance d'Adam, qui avait fermé son cœur à Dieu. Le grand désir du prophète était que Dieu déchire le ciel, sa robe et son voile : " si tu déchirais les cieux et descendais - devant ta face les montagnes seraient ébranlées;". (Is 63,19) Or ce désir s'accomplit.
    Dans l'obéissance de Jésus, le ciel s'est ouvert sur la terre.
    Or, ce Dieu, dont la joie est d'être avec les enfants des hommes, descend définitivement parmi nous en la personne de l'Esprit Saint, le don de Dieu (Esprit = vie, Saint = de Dieu). La figure du corps de cet Esprit - ou Sa Descente - est comme celle d'une colombe.
    Ce survol de la colombe sur les nouveaux baptisés rappelle celui de l'Esprit de Dieu sur les eaux du chaos primordial. C'est aussi une allusion à Noé, le père de ceux qui ont été sauvés de l'eau, qui attend avec impatience le retour de la colombe qui annonce la fin du déluge.
    Et une voix vint du ciel, la voix définitive de Dieu, de ce Dieu qui n'avait pas de visage, voix qui exprime la Parole, qui est son Fils obéissant. La Parole éternelle de Dieu résonne dans le temps : l'Esprit est descendu sur Jésus, en Lui le Père reconnaît le Fils, le Messie libérateur, le Fils unique "aimé" de son Cœur.
    Sa Vie Publique, contenue entre le Baptême et l'Ascension, est la fenêtre de Dieu sur le monde. Le témoignage des disciples servira à amener tous les hommes à cette lumière de Dieu par leur proclamation

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