venerdì 21 febbraio 2025

C - 7 DIMANCHE T.O.


 

6 commenti:

  1. Première Lecture

    Lecture du premier livre de Samuel
    (1 S 26, 2.7-9.12-13.22-23)

    En ces jours-là,
    Saül se mit en route,
    il descendit vers le désert de Zif
    avec trois mille hommes, l’élite d’Israël,
    pour y traquer David.
    David et Abishaï arrivèrent de nuit, près de la troupe.
    Or, Saül était couché, endormi, au milieu du camp,
    sa lance plantée en terre près de sa tête ;
    Abner et ses hommes étaient couchés autour de lui.
    Alors Abishaï dit à David :
    « Aujourd’hui Dieu a livré ton ennemi entre tes mains.
    Laisse-moi donc le clouer à terre
    avec sa propre lance, d’un seul coup,
    et je n’aurai pas à m’y reprendre à deux fois. »
    Mais David dit à Abishaï :
    « Ne le tue pas !
    Qui pourrait demeurer impuni
    après avoir porté la main sur celui
    qui a reçu l’onction du Seigneur ? »
    David prit la lance et la gourde d’eau
    qui étaient près de la tête de Saül,
    et ils s’en allèrent.
    Personne ne vit rien,
    personne ne le sut,
    personne ne s’éveilla :
    ils dormaient tous,
    car le Seigneur avait fait tomber sur eux un sommeil mystérieux.
    David passa sur l’autre versant de la montagne
    et s’arrêta sur le sommet, au loin, à bonne distance.
    Il appela Saül et lui cria :
    « Voici la lance du roi.
    Qu’un jeune garçon traverse et vienne la prendre !
    Le Seigneur rendra à chacun selon sa justice et sa fidélité.
    Aujourd’hui, le Seigneur t’avait livré entre mes mains,
    mais je n’ai pas voulu porter la main sur le messie du Seigneur. »

    Psaume (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 8.10, 12-13)

    Refrain psalmique : (Ps 102, 8a)

    Le Seigneur est tendresse et pitié.

    Bénis le Seigneur, ô mon âme,
    bénis son nom très saint, tout mon être !
    Bénis le Seigneur, ô mon âme,
    n’oublie aucun de ses bienfaits !

    Car il pardonne toutes tes offenses
    et te guérit de toute maladie ;
    il réclame ta vie à la tombe
    et te couronne d’amour et de tendresse.

    Le Seigneur est tendresse et pitié,
    lent à la colère et plein d’amour ;
    il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
    ne nous rend pas selon nos offenses.

    Aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
    il met loin de nous nos péchés ;
    comme la tendresse du père pour ses fils,
    la tendresse du Seigneur pour qui le craint !

    Deuxième Lecture

    Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens
    (1 Co 15, 45-49)

    Frères,
    l’Écriture dit :
    Le premier homme, Adam,
    devint un être vivant ;
    le dernier Adam – le Christ – est devenu l’être spirituel
    qui donne la vie.
    Ce qui vient d’abord, ce n’est pas le spirituel,
    mais le physique ;
    ensuite seulement vient le spirituel.
    Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ;
    le deuxième homme, lui, vient du ciel.
    Comme Adam est fait d’argile,
    ainsi les hommes sont faits d’argile ;
    comme le Christ est du ciel,
    ainsi les hommes seront du ciel.
    Et de même que nous aurons été à l’image
    de celui qui est fait d’argile,
    de même nous serons à l’image
    de celui qui vient du ciel.

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  2. PAPE FRANÇOIS

    ANGÉLUS 20 février 2022

    Chers frères et sœurs, bonjour !

    Dans l’Evangile de la liturgie d’aujourd’hui, Jésus donne aux disciples quelques indications fondamentales de la vie. Le Seigneur fait référence aux situations les plus difficiles, celles qui nous mettent à l’épreuve, celles qui nous confrontent à ceux qui sont ennemis et hostiles à notre égard, ceux qui cherchent toujours à nous faire du mal. Dans de tels cas, le disciple de Jésus est appelé à ne pas céder à l’instinct et à la haine, mais à aller plus loin, beaucoup plus loin. Aller au- delà de l’instinct, aller au-delà de la haine. Jésus dit : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent » (Lc 6, 27). Et plus concrètement encore : « A qui te frappe sur une joue, présente encore l’autre » (v. 29). Quand nous entendons cela, il nous semble que le Seigneur demande l’impossible. Et puis, pourquoi aimer ses ennemis ? Si l’on ne réagit pas aux personnes autoritaires, tout abus a le champ libre, et ce n’est pas juste. Mais est-ce vraiment le cas ? Le Seigneur nous demande-t-il vraiment des choses impossibles et même injustes ? Est-ce vraiment le cas ?

    Considérons tout d’abord ce sentiment d’injustice que nous ressentons en « tendant l’autre joue ». Et pensons à Jésus. Au cours de sa passion, lors de son procès injuste devant le grand prêtre, à un moment donné, il reçoit une gifle d’un des gardes. Et lui, comment se comporte-t-il ? Il ne l’insulte pas, non, il dit au garde : « Si j’ai mal parlé, témoigne de ce qui est mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » (Jn 18, 23). Il demande des comptes sur le mal reçu. Tendre l’autre joue ne signifie pas souffrir en silence, céder à l’injustice. Par sa question, Jésus dénonce ce qui est injuste. Mais il le fait sans colère, sans violence, plutôt avec gentillesse. Il ne veut pas déclencher une dispute, mais désamorcer la rancœur, cela est important : éteindre ensemble la haine et l’injustice, en essayant de récupérer le frère coupable. Ce n’est pas facile, mais Jésus l’a fait et nous dit de le faire nous aussi. C’est cela tendre l’autre joue : la douceur de Jésus est une réponse plus forte que les coups qu’il a reçus. Tendre l’autre joue n’est pas le repli du perdant, mais l’action de celui qui a une plus grande force intérieure. Tendre l’autre joue signifie vaincre le mal par le bien, qui ouvre une brèche dans le cœur de l’ennemi, démasquant l’absurdité de sa haine. Et cette attitude, tendre l’autre joue, n’est pas dictée par le calcul ou par la haine, mais par l’amour. Chers frères et sœurs, c’est l’amour gratuit et immérité que nous recevons de Jésus qui engendre dans nos cœurs une façon de faire semblable à la sienne, qui rejette toute vengeance. Nous sommes habitués aux vengeances : « Tu m’as fait ceci, moi je te ferai cela », ou à garder dans notre cœur cette rancœur, une rancœur qui fait mal, détruit la personne.

    Venons-en à l’autre objection : est-il possible qu’une personne en vienne à aimer ses ennemis ? Si cela ne dépendait que de nous, ce serait impossible. Mais rappelons-nous que lorsque le Seigneur demande une chose, il veut la donner.

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    1. --->Le Seigneur ne nous demande jamais quelque chose qu’Il ne nous donne pas en premier. Quand il me dit d’aimer mes ennemis, il veut me donner la capacité de le faire. Sans cette capacité, nous ne pourrions pas, mais Lui te dit : « Aime ton ennemi », et il te donne la capacité d’aimer. Saint Augustin priait ainsi — écoutez quelle belle prière — : « Seigneur, donne ce que tu commandes et commande ce que tu veux » (Confessions, x, 29.40), parce que tu me l’as donné en premier. Que lui demander ? Qu’est-ce que Dieu est heureux de nous donner ? La force d’aimer, qui n’est pas une chose, mais qui est l’Esprit Saint. La force d’aimer est l’Esprit Saint, et avec l’Esprit de Jésus, nous pouvons répondre au mal par le bien, nous pouvons aimer celui qui nous fait du mal. C’est ce que font les chrétiens. Qu’il est triste que des personnes et des peuples fiers d’être chrétiens voient les autres comme des ennemis et pensent à se faire la guerre ! C’est très triste.Et nous, essayons-nous de vivre les invitations de Jésus ? Pensons à une personne qui nous a fait du mal. Que chacun pense à une personne. Il est courant que nous ayons subi le mal de quelqu’un, pensons à cette personne. Peut-être avons-nous de la rancune en nous. Mettons alors à côté de cette rancœur l’image de Jésus, doux, lors du procès, après la gifle. Et puis demandons à l’Esprit Saint d’agir dans nos cœurs. Enfin, prions pour cette personne : prier pour qui nous a fait du mal (cf. Lc 6, 28). Nous, quand on nous a fait du mal, nous allons immédiatement le raconter aux autres, et nous nous sentons victimes. Arrêtons-nous, et prions le Seigneur pour cette personne, pour qu’il l’aide, et ainsi ce sentiment de rancœur disparaît. Prier pour celui qui nous a mal traités est la première chose pour transformer le mal en bien. La prière. Que la Vierge Marie nous aide à être des artisans de paix envers tous, en particulier envers ceux qui sont hostiles et qui ne nous plaisent pas.

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  3. Pape Benoît XVI


    18 FÉVRIER 2007
    La Magna Carta de la
    non-violence chrétienne
    Dans le monde, il y a trop de violence, trop d'injustice, et donc que cette situation ne peut être surmontée qu'en la contrant par plus d'amour, plus de bonté.
    Ce passage de l'Évangile est considéré à juste titre comme la magna carta de la non-violence chrétienne. Celle-ci ne consiste pas à succomber au mal, comme le prétend une fausse interprétation de "tendre l'autre joue" (cf. Lc 6, 29), mais à répondre au mal par le bien (cf. Rm 12, 17-21) et à rompre ainsi la chaîne de l'injustice.

    On comprend alors que pour les chrétiens, la non-violence n'est pas un simple comportement tactique, mais une manière d'être, l'attitude de celui qui est tellement convaincu de l'amour et de la puissance de Dieu qu'il n'a pas peur de s'attaquer au mal avec les seules armes de l'amour et de la vérité.

    L'amour de l'ennemi constitue le noyau de la "révolution chrétienne", une révolution qui n'est pas basée sur des stratégies de pouvoir économique, politique ou médiatique : la révolution de l'amour, un amour qui ne dépend pas en définitive des ressources humaines, mais qui est un don de Dieu que l'on obtient en se confiant uniquement et sans réserve à sa bonté miséricordieuse. Voilà la nouveauté de l'Évangile qui change silencieusement le monde ! Voici l'héroïsme des "humbles" qui croient en l'amour de Dieu et le répandent, même au prix de leur vie.

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  4. J. PAUL II
    6 FÉVRIER 200
    L'AMOUR N'EST PAS RANCUNIER

    L'exigence d'une conversion radicale
    La libération et le salut apportés par le royaume de Dieu atteignent la personne humaine tant dans sa dimension physique que spirituelle.
    Il y a des chrétiens qui pensent pouvoir se passer de cet effort spirituel incessant, parce qu'ils ne voient pas l'urgence de se tenir devant la vérité de l'Évangile. De peur que leur mode de vie ne soit bouleversé, ils cherchent à prendre des paroles comme "Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent" (Lc 6,27) et à les rendre vides et inoffensives. Pour ces personnes, il est extrêmement difficile d'accepter de telles paroles et de les traduire en modèles de comportement cohérents. Il s'agit en effet de paroles qui, si elles sont prises au sérieux, exigent une conversion radicale. D'autre part, lorsque nous sommes offensés ou blessés, nous sommes tentés de succomber aux pulsions psychologiques de l'apitoiement et de la vengeance, ignorant l'appel de Jésus à aimer notre ennemi. Pourtant, les expériences quotidiennes de la vie humaine montrent très clairement à quel point le pardon et la réconciliation sont indispensables pour qu'il y ait un véritable renouveau, tant personnel que social. Cela vaut non seulement pour les relations interpersonnelles, mais aussi pour les relations entre communautés et nations.

    3. Les nombreux conflits tragiques qui ont blessé l'humanité, parfois attisés par des motifs religieux erronés, ont semé la violence et la haine entre les peuples et même parfois entre les groupes et les factions d'une même nation. Avec un désolant sentiment d'impuissance, on assiste parfois à la reprise d'hostilités que l'on croyait définitivement réglées, et il semble que certains peuples soient pris dans une spirale de violence inéluctable, qui continue à faire des victimes, sans réelle perspective de résolution. Et les espoirs de paix, entendus aux quatre coins du monde, n'aboutissent à rien : l'engagement nécessaire pour aller vers la réconciliation tant espérée ne se concrétise pas.

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  5. FAUSTI - Derrière chaque impératif, on lit en filigrane un indicatif, qui montre comment Dieu en Jésus m'a aimé . Ses Paroles sont surement autobiografiques Il a été le premier à faire ce qu'il a dit.
    Ce passage a pour fonction de rappeler combien Dieu m'aime, afin que, me reconnaissant comme pécheur pardonné, je puisse faire de cette grâce la source de ma nouvelle vie.
    Le passage révèle alors qui est Dieu pour moi, qui je suis pour Lui et qui je dois être pour les autres.
    Jésus me révèle le visage d'un Dieu qui m'aime quand je suis son ennemi ; il me fait du bien quand je Le hais, Il me bénit quand je Le maudis... tant que je suis sauvé, Il est prêt à souffrir tout le mal de moi... Il me donne aussi ce que je n'ose Lui demander et ne me demande pas ce que je Lui ai volé !
    Son Amour pour Moi l'a conduit sur un chemin infini !
    Il est tout condescendant envers mon abîme.
    Dans son Amour envers moi, Il me révèle qui je suis pour Lui : infiniment aimé, même si son ennemi, haineux, calomniateur, négationniste, violent, déshonorant, irritable, indigent et voleur.
    A moi, qui suis dans cette situation, Il répand Son Amour et me donne Sa grâce par Sa Miséricorde. Connaître Dieu dans l'Esprit, c'est expérimenter et connaître l'Amour de Dieu pour moi, en tant que pécheur, en Christ. C'est le salut.
    Ce qu'Il a fait pour moi devient un engagement pour moi, afin que je sois qui je suis.
    Le Visage du Christ, le Fils, est mon vrai visage. De 'homo homini lupus' je deviens 'homo homini Deus', comme Lui. C'est ma vocation de fils de Dieu, à qui Son Amour m'appelle et me rend capable. Dans la mesure où je connais Son Visage, je suis transformé à Son image, de gloire en gloire, selon l'action de Son Esprit (2 Co 3, 18).
    Dans ces paroles, je vois donc, d'une part, l'histoire de Dieu en Jésus, dans Son Amour pour moi ; d'autre part, l'histoire de moi et de tous ceux qui, guéris de l'hostilité envers Dieu, sont appelés à guérir de l'hostilité envers tous.
    Le discours est réservé aux disciples. C'est une catéchèse sur le cœur de la vie chrétienne, l'amour de la miséricorde, le seul amour possible dans un monde du mal, la seule force capable de le vaincre.
    L'amour des ennemis est propre et seulement de ceux qui ont connu Dieu dans l'Esprit de Jésus, le Fils. Cet amour s'étend à tous les hommes et révèle l'essence de Dieu.
    L'amour des ennemis est le même que celui dont nous avons aussi bénéficié, tandis que nous suivions encore "cet esprit qui agit dans les hommes rebelles", qui nous avait réduits "par nature méritoires de colère comme les autres, sans espérance et sans Dieu dans ce monde" (Ep 2,2...) "En vérité, alors, justement, Dieu, riche en miséricorde, par l'immense amour dont il nous a aimé, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c'est par grâce que vous êtes sauvés);
    Etre pour les autres comme Dieu est pour nous. C'est le modèle et la source de notre agir avec "grâce" envers les autres. Nous aussi, parce que nous sommes aimés et acceptés, nous pouvons nous accepter et nous aimer tels que nous sommes ; et ainsi nous pouvons accepter et aimer les autres tels qu'ils sont, sans réserves.
    Le désir de l'homme est de devenir comme Dieu. Origine de tout mal aussi est le désir que Dieu nous comble de tout bien.

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