Lecture du livre des Actes des Apôtres (Ac 13, 14.43-52) En ces jours-là, Paul et Barnabé poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place. Une fois l’assemblée dispersée, beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique les suivirent. Paul et Barnabé, parlant avec eux, les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu. Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur. Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient. Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes. C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants. Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire. Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium, tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint. Parole de Dieu
Psaume 100 Acclame l’Eternel, ô terre tout entière !
2 Servez l’Eternel avec joie ! Entrez en sa présence |avec des chants joyeux !
3 Sachez que c’est l’Eternel qui est Dieu ! C’est lui qui nous a faits, |nous lui appartenons[a], et nous sommes son peuple, |le troupeau qu’il fait paître.
4 Avancez par ses portes |avec reconnaissance ! Entrez dans ses parvis |en chantant ses louanges ! Rendez-lui votre hommage |bénissez-le.
5 Car l’Eternel est bon, |car son amour dure à toujours et sa fidélité |s’étendra d’âge en âge.
Deuxième Lecture
Lecture de l’Apocalypse de saint Jean (Ap 7, 9.14b-17)
Moi, Jean, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. L’un des Anciens me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire. Celui qui siège sur le Trône établira sa demeure chez eux. Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, ni le soleil ni la chaleur ne les accablera, puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »
ÉVANGILE DU JOUR Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 10, 27-30) En ce temps-là, Jésus déclara : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »
REGINA CAELI 8 mai 2022 Chers frères et sœurs, bonjour!
L'Evangile de la liturgie d'aujourd'hui nous parle du lien entre le Seigneur et chacun de nous (cf. Jn 10, 27-30). Pour ce faire, Jésus utilise une image tendre et une image belle, celle du pasteur qui est avec ses brebis. Et il l'explique par trois verbes : « Mes brebis — dit Jésus — écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent » (v. 27). Trois verbes : écouter, connaître, suivre. Voyons ces trois verbes.
Tout d'abord, les brebis écoutent la voix du pasteur. L'initiative vient toujours du Seigneur ; tout part de sa grâce : c'est Lui qui nous appelle à la communion avec Lui. Mais cette communion se réalise si nous nous ouvrons à l’écoute ; si nous restons sourds, il ne peut nous donner cette communion. S’ouvrir à l’écoute parce qu’écouter signifie disponibilité, signifie docilité, signifie temps consacré au dialogue. Aujourd'hui, nous sommes submergés par les mots et par la hâte de devoir toujours dire et faire quelque chose, d’ailleurs, combien de fois deux personnes parlent et l’une n’attend pas que l’autre finisse sa pensée, la coupe à mi-chemin, répond... Mais si elle ne la laisse pas parler, il n’y a pas d’écoute. C’est un mal de notre temps. Aujourd’hui, nous sommes emportés par les paroles, par la hâte de devoir toujours dire quelque chose, nous avons peur du silence. Qu’il est difficile de s’écouter ! S’écouter jusqu’à la fin, laisser l’autre s’exprimer, s’écouter en famille, s’écouter à l'école, s’écouter au travail, et même dans l’Eglise ! Mais pour le Seigneur, il faut avant tout écouter. Il est la Parole du Père et le chrétien est un enfant de l'écoute, appelé à vivre avec la Parole de Dieu à portée de main. Demandons-nous aujourd’hui si nous sommes des enfants de l'écoute, si nous trouvons du temps pour la Parole de Dieu, si nous réservons une place et de l'attention à nos frères et sœurs. Si nous savons écouter jusqu’à ce que l’autre puisse pleinement s’exprimer, sans lui couper la parole. Celui qui écoute les autres sait écouter aussi le Seigneur, et vice versa. Et il fait l’expérience de quelque chose de très beau, à savoir que le Seigneur lui-même écoute : il nous écoute quand nous le prions, quand nous nous confions à lui, quand nous l'invoquons.
Ecouter Jésus devient ainsi le -moyen de découvrir qu'il nous connaît. Voici le deuxième verbe, qui concerne le bon pasteur : Il connaît ses brebis. Mais cela ne signifie pas seulement qu'il sait beaucoup de choses sur nous : connaître au sens biblique signifie également aimer. Cela signifie que le Seigneur, tout en « lisant en nous », nous aime, ne nous condamne pas. Si nous l'écoutons, nous découvrons ceci, que le Seigneur nous aime. Le chemin pour découvrir l’amour du Seigneur est de l’écouter. Alors notre relation avec Lui ne sera plus impersonnelle, froide ou superficielle. Jésus cherche une amitié chaleureuse, une confiance, une intimité. Il veut nous donner une connaissance nouvelle et merveilleuse : celle de savoir que nous sommes toujours aimés de Lui et donc jamais livrés à nous-mêmes. En étant avec le bon pasteur, nous vivons l'expérience dont parle le Psaume : « Passerais-je un ravin de ténèbre, je ne crains aucun mal car tu es près de moi » (Ps 23, 4). En particulier dans les souffrances, dans les épreuves, dans les crises qui sont les ténèbres : il nous soutient en les traversant avec nous. Et ainsi, précisément dans les situations difficiles, nous pouvons découvrir que nous sommes connus et aimés par le Seigneur. Demandons-nous alors : est-ce que je me laisse connaître par le Seigneur ? Est-ce que je lui laisse de la place dans ma vie, est-ce que je lui apporte ce que je vis ? Et, après toutes les fois où j'ai fait l'expérience de sa proximité, de sa compassion, de sa tendresse, quelle idée ai-je du Seigneur ? Le Seigneur est proche, le Seigneur est le bon pasteur.
-->Enfin, le troisième verbe : les brebis qui écoutent et se savent connues suivent : elles écoutent, elles se sentent connues du Seigneur et suivent le Seigneur, qui est leur pasteur. Et celui qui suit le Christ, que fait-il ? Il va où Lui va, sur la même route, dans la même direction. Il va chercher celui qui est égaré (cf. Lc 15, 4), il s'intéresse à celui qui est loin, il prend à cœur la situation de celui qui souffre, il sait pleurer avec celui qui pleure, il tend la main à son prochain, il le porte sur ses épaules. Et moi, est-ce que je me laisse simplement aimer par Jésus et, de se laisser aimer, est-ce que je passe de l'aimer à l’imiter ? Que la Sainte Vierge nous aide à écouter le Christ, à le connaître toujours plus et à le suivre sur le chemin du service. Ecouter, le connaître et le suivre. A l’issue du Regina caeli
Hier à San Ramón (Pérou) a été béatifiée María Agostina Rivas López, dite Aguchita, religieuse de la Congrégation de Notre-Dame de la Charité du Bon Pasteur, tuée en haine de la foi en 1990. Cette missionnaire héroïque, bien que consciente de risquer sa vie, est toujours restée proche des pauvres, en particulier des femmes autochtones et paysannes, en témoignant de l’Evangile de la justice et de la paix. Que son exemple puisse susciter en tous le désir de servir le Christ avec fidélité et courage. Un applaudissement à la nouvelle bienheureuse.
On célèbre aujourd’hui la Journée mondiale de prière pour les vocations, dont le thème est « Appelés à édifier la famille humaine ». Sur chaque continent, les communautés chrétiennes invoquent du Seigneur le don des vocations au sacerdoce, à la vie consacrée, au choix missionnaire et au mariage. C’est une journée pour se sentir tous, en tant que baptisés, appelés à suivre Jésus, à lui dire oui, à l’imiter pour découvrir la joie de donner la vie, de servir avec joie et élan l’Evangile. Dans ce contexte, je désire exprimer mes vœux aux nouveaux prêtres de Rome, qui ont été ordonnés ce matin dans la basilique Saint-Jean-de-Latran.
Le Bon Pasteur ! C’est là que le prêtre est appelé à conduire les fidèles qui lui sont confiés : à la vie véritable, la vie « en abondance » (Jn 10, 10). Revenons donc à l’Évangile, et à la parabole du pasteur. « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11). Jésus insiste sur cette caractéristique essentielle du vrai pasteur qu’il est Lui-même : « donner sa vie ». Il le répète trois fois et, à la fin, il conclut en disant : « C’est pour cela que le Père m’aime, parce que je donne ma vie, pour la reprendre. Personne ne me l’enlève ; mais je la donne de moi-même. J’ai pouvoir de la donner et j’ai pouvoir de la reprendre ; tel est le commandement que j’ai reçu de mon Père » (Jn, 10, 17-18). Voici clairement la caractéristique essentielle du pasteur, tel que Jésus l’interprète en personne, selon la volonté de son Père qui l’a envoyé. La figure biblique du roi-pasteur, qui comprend principalement le devoir de gouverner le peuple de Dieu, de le garder uni et de le guider, toute cette fonction royale se réalise pleinement en Jésus Christ dans la dimension sacrificielle, dans l’offrande de sa vie. Elle se réalise, en un mot, dans le mystère de la Croix, c’est-à-dire dans l’acte suprême d’humilité et d’amour oblatif. Le moine Théodore le Studite déclare : « C’est par la croix que nous avons été ramenés comme les brebis du Christ, et que nous sommes rassemblés dans la bergerie d’en-haut » (Discours sur l’adoration de la croix, pg 99, 699).
C’est dans cette perspective que se situent les formules du rite de l’ordination des prêtres, que nous célébrons maintenant. Par exemple, parmi les questions qui concernent les « engagements des élus », la dernière, qui a un caractère culminant et, en quelque sorte, synthétique, dit : « Voulez-vous, de jour en jour, vous unir davantage au souverain prêtre Jésus Christ qui s’est offert pour nous à son Père, et avec lui vous consacrer à Dieu pour le salut des hommes ? ». En effet, le prêtre est celui qui est inséré de manière singulière dans le mystère du sacrifice du Christ, par une union personnelle avec lui, pour prolonger sa mission salvifique. Cette union, qui se réalise grâce au sacrement de l’ordre, doit devenir « toujours plus étroite » grâce à la généreuse correspondance du prêtre lui-même. C’est pourquoi, chers ordinands, vous allez bientôt répondre à cette question en disant : « Oui, je le veux, avec la grâce de Dieu ». Ensuite, dans les rites explicatifs, au moment de l’onction chrismale, le célébrant dit : « Que le Seigneur Jésus Christ, lui que le Père a consacré par l’Esprit Saint et rempli de puissance, vous fortifie pour sanctifier le peuple chrétien et pour offrir à Dieu le sacrifice eucharistique ». Puis, au moment de la présentation du pain et du vin : « Recevez l’offrande du peuple saint pour la présenter à Dieu. Prenez bien conscience de ce que vous ferez, imitez dans votre vie ce que vous accomplirez par ces rites, et conformez-vous au mystère de la croix du Seigneur ». Il apparaît avec force que, pour le prêtre, célébrer la Messe chaque jour ne signifie pas remplir une fonction rituelle, mais accomplir une mission qui touche entièrement et profondément l’existence, en communion avec le Christ ressuscité qui, dans son Eglise, continue de réaliser le sacrifice rédempteur.
-->Cette dimension eucharistique et sacrificielle est inséparable de la dimension pastorale et constitue le noyau de sa vérité et de sa force salvifique, dont dépend l’efficacité de toute activité. Naturellement, nous ne parlons pas de l’efficacité seulement sur le plan psychologique ou social, mais de la fécondité vitale de la présence de Dieu au niveau humain profond. La prédication elle-même, les œuvres, les gestes de toutes sortes que l’Église accomplit à travers ses multiples initiatives, perdraient leur fécondité salvifique si la célébration du sacrifice du Christ faisait défaut. Et celle-ci est confiée aux prêtres ordonnés. En effet, le prêtre est appelé à vivre en lui-même ce que Jésus a expérimenté en premier, c’est-à-dire se donner pleinement à la prédication et à la guérison de l’homme de tout mal du corps et de l’esprit et, à la fin, tout réassumer dans le geste suprême du « don de sa propre vie » pour les hommes ; un geste qui trouve son expression sacramentelle dans l’Eucharistie, mémorial perpétuel de la Pâque de Jésus. C’est seulement à travers cette « porte » du sacrifice pascal que les hommes et les femmes de tous les temps et de tous les lieux peuvent entrer dans la vie éternelle ; c’est à travers cette « voie sainte » qu’ils peuvent accomplir l’exode qui les conduit à la « terre promise » de la véritable liberté, aux « prés d’herbe fraîche » de la paix et de la joie sans fin (cf. Jn 10, 7-9 )
FAUSTI - C'est le Beau Berger qui part à la recherche de la brebis perdue. Ses adversaires ne peuvent croire en Lui. Ils ne le suivent pas, le Beau Berger, mais un autre berger, le berger de mort. Croire ou ne pas croire n'est pas une question théorique, mais une question pratique : c'est un acte de notre liberté, dans lequel nous décidons quel fondement choisir pour notre existence. L'homme, cependant, vit par la foi, et croit en ce à quoi il confie sa vie, que ce soit des choses, des idées, des personnes. S'il ne se confie pas à Celui qui lui donne sa vie, il se confie à ses idoles, qui la lui enlèvent. Mais le Fils n'interrompt pas le dialogue avec ses frères et sœurs. Même ceux qui ne croient pas sont appelés à Le suivre. En fait, nous sommes tous à Lui, destinés à être des enfants dans le Fils. Jésus s'adresse explicitement à ceux qui ne croient pas, afin qu'ils voient leur propre aveuglement et désirent la lumière. C'est un lien au discours précédent sur le Berger. Les opposants sont également appelés à écouter Sa voix. Il est en train de parler exactement avec eux. Celui qui croit au Fils envoyé par le Père a la vie éternelle (3,16) : la vie du Fils qu'il est venu rendre disponible pour tous, afin que rien de ce que le Père Lui a donné ne disparaisse (6:39). C'est une vie qui surmonte la mort (8,519, une source d'eau jaillissante (4,14) offerte à quiconque en a soif et vient vers lui (7,37). Personne n'enlèvera Ses brebis de Sa main : la main indique la force, la puissance et la capacité d'agir. Le Beau Berger rassure ses brebis : Sa main, qui est la même du Père, les protège efficacement des voleurs, des brigands et des loups. Tout comme Jésus était sous le joug des ennemis siens et du troupeau, il rafraîchit ses disciples. Ils seront choqués par Sa mort et par les difficultés qu'ils rencontreront", a-t-il dit. "Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées" (Zc 11,7). Mais le Ressuscité les rassemblera après Pâques. Alors ils comprendront que Sa main est tout-puissante parce qu'elle est clouée au bois de la croix. C'est le point culminant de la Révélation de Jésus. Le Père et le Fils sont la pleine communion d'Amour, un être unique et agissant, compréhensif et désireux. C'est le mystère de Dieu qui est "Un", mais pas "un seul". C'est l'unité parfaite entre Père et Fils.
LECTURE DU JOUR
RispondiEliminaPremière Lecture
Lecture du livre des Actes des Apôtres
(Ac 13, 14.43-52)
En ces jours-là,
Paul et Barnabé
poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé
et arrivèrent à Antioche de Pisidie.
Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.
Une fois l’assemblée dispersée,
beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique
les suivirent.
Paul et Barnabé, parlant avec eux,
les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu.
Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla
pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent les foules,
ils s’enflammèrent de jalousie ;
ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance :
« C’est à vous d’abord
qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu.
Puisque vous la rejetez
et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle,
eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.
C’est le commandement que le Seigneur nous a donné :
J’ai fait de toi la lumière des nations
pour que, grâce à toi,
le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
En entendant cela, les païens étaient dans la joie
et rendaient gloire à la parole du Seigneur ;
tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle
devinrent croyants.
Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
Mais les Juifs provoquèrent l’agitation
parmi les femmes de qualité adorant Dieu,
et parmi les notables de la cité ;
ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé,
et les expulsèrent de leur territoire.
Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds
et se rendirent à Iconium,
tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.
Parole de Dieu
Psaume 100
Acclame l’Eternel,
ô terre tout entière !
2 Servez l’Eternel avec joie !
Entrez en sa présence |avec des chants joyeux !
3 Sachez que c’est l’Eternel qui est Dieu !
C’est lui qui nous a faits, |nous lui appartenons[a],
et nous sommes son peuple, |le troupeau qu’il fait paître.
4 Avancez par ses portes |avec reconnaissance !
Entrez dans ses parvis |en chantant ses louanges !
Rendez-lui votre hommage |bénissez-le.
5 Car l’Eternel est bon, |car son amour dure à toujours
et sa fidélité |s’étendra d’âge en âge.
Deuxième Lecture
Lecture de l’Apocalypse de saint Jean
(Ap 7, 9.14b-17)
Moi, Jean,
j’ai vu :
et voici une foule immense,
que nul ne pouvait dénombrer,
une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues.
Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau,
vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.
L’un des Anciens me dit :
« Ceux-là viennent de la grande épreuve ;
ils ont lavé leurs robes,
ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.
C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu,
et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire.
Celui qui siège sur le Trône
établira sa demeure chez eux.
Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif,
ni le soleil ni la chaleur ne les accablera,
puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône
sera leur pasteur
pour les conduire aux sources des eaux de la vie.
Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »
ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
(Jn 10, 27-30)
En ce temps-là,
Jésus déclara :
« Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle :
jamais elles ne périront,
et personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données,
est plus grand que tout,
et personne ne peut les arracher de la main du Père.
Le Père et moi,
nous sommes UN. »
PAPE FRANÇOIS
RispondiEliminaREGINA CAELI 8 mai 2022
Chers frères et sœurs, bonjour!
L'Evangile de la liturgie d'aujourd'hui nous parle du lien entre le Seigneur et chacun de nous (cf. Jn 10, 27-30). Pour ce faire, Jésus utilise une image tendre et une image belle, celle du pasteur qui est avec ses brebis. Et il l'explique par trois verbes : « Mes brebis — dit Jésus — écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent » (v. 27). Trois verbes : écouter, connaître, suivre. Voyons ces trois verbes.
Tout d'abord, les brebis écoutent la voix du pasteur. L'initiative vient toujours du Seigneur ; tout part de sa grâce : c'est Lui qui nous appelle à la communion avec Lui. Mais cette communion se réalise si nous nous ouvrons à l’écoute ; si nous restons sourds, il ne peut nous donner cette communion. S’ouvrir à l’écoute parce qu’écouter signifie disponibilité, signifie docilité, signifie temps consacré au dialogue. Aujourd'hui, nous sommes submergés par les mots et par la hâte de devoir toujours dire et faire quelque chose, d’ailleurs, combien de fois deux personnes parlent et l’une n’attend pas que l’autre finisse sa pensée, la coupe à mi-chemin, répond... Mais si elle ne la laisse pas parler, il n’y a pas d’écoute. C’est un mal de notre temps. Aujourd’hui, nous sommes emportés par les paroles, par la hâte de devoir toujours dire quelque chose, nous avons peur du silence. Qu’il est difficile de s’écouter ! S’écouter jusqu’à la fin, laisser l’autre s’exprimer, s’écouter en famille, s’écouter à l'école, s’écouter au travail, et même dans l’Eglise ! Mais pour le Seigneur, il faut avant tout écouter. Il est la Parole du Père et le chrétien est un enfant de l'écoute, appelé à vivre avec la Parole de Dieu à portée de main. Demandons-nous aujourd’hui si nous sommes des enfants de l'écoute, si nous trouvons du temps pour la Parole de Dieu, si nous réservons une place et de l'attention à nos frères et sœurs. Si nous savons écouter jusqu’à ce que l’autre puisse pleinement s’exprimer, sans lui couper la parole. Celui qui écoute les autres sait écouter aussi le Seigneur, et vice versa. Et il fait l’expérience de quelque chose de très beau, à savoir que le Seigneur lui-même écoute : il nous écoute quand nous le prions, quand nous nous confions à lui, quand nous l'invoquons.
Ecouter Jésus devient ainsi le -moyen de découvrir qu'il nous connaît. Voici le deuxième verbe, qui concerne le bon pasteur : Il connaît ses brebis. Mais cela ne signifie pas seulement qu'il sait beaucoup de choses sur nous : connaître au sens biblique signifie également aimer. Cela signifie que le Seigneur, tout en « lisant en nous », nous aime, ne nous condamne pas. Si nous l'écoutons, nous découvrons ceci, que le Seigneur nous aime. Le chemin pour découvrir l’amour du Seigneur est de l’écouter. Alors notre relation avec Lui ne sera plus impersonnelle, froide ou superficielle. Jésus cherche une amitié chaleureuse, une confiance, une intimité. Il veut nous donner une connaissance nouvelle et merveilleuse : celle de savoir que nous sommes toujours aimés de Lui et donc jamais livrés à nous-mêmes. En étant avec le bon pasteur, nous vivons l'expérience dont parle le Psaume : « Passerais-je un ravin de ténèbre, je ne crains aucun mal car tu es près de moi » (Ps 23, 4). En particulier dans les souffrances, dans les épreuves, dans les crises qui sont les ténèbres : il nous soutient en les traversant avec nous. Et ainsi, précisément dans les situations difficiles, nous pouvons découvrir que nous sommes connus et aimés par le Seigneur. Demandons-nous alors : est-ce que je me laisse connaître par le Seigneur ? Est-ce que je lui laisse de la place dans ma vie, est-ce que je lui apporte ce que je vis ? Et, après toutes les fois où j'ai fait l'expérience de sa proximité, de sa compassion, de sa tendresse, quelle idée ai-je du Seigneur ? Le Seigneur est proche, le Seigneur est le bon pasteur.
-->Enfin, le troisième verbe : les brebis qui écoutent et se savent connues suivent : elles écoutent, elles se sentent connues du Seigneur et suivent le Seigneur, qui est leur pasteur. Et celui qui suit le Christ, que fait-il ? Il va où Lui va, sur la même route, dans la même direction. Il va chercher celui qui est égaré (cf. Lc 15, 4), il s'intéresse à celui qui est loin, il prend à cœur la situation de celui qui souffre, il sait pleurer avec celui qui pleure, il tend la main à son prochain, il le porte sur ses épaules. Et moi, est-ce que je me laisse simplement aimer par Jésus et, de se laisser aimer, est-ce que je passe de l'aimer à l’imiter ? Que la Sainte Vierge nous aide à écouter le Christ, à le connaître toujours plus et à le suivre sur le chemin du service. Ecouter, le connaître et le suivre.
EliminaA l’issue du Regina caeli
Hier à San Ramón (Pérou) a été béatifiée María Agostina Rivas López, dite Aguchita, religieuse de la Congrégation de Notre-Dame de la Charité du Bon Pasteur, tuée en haine de la foi en 1990. Cette missionnaire héroïque, bien que consciente de risquer sa vie, est toujours restée proche des pauvres, en particulier des femmes autochtones et paysannes, en témoignant de l’Evangile de la justice et de la paix. Que son exemple puisse susciter en tous le désir de servir le Christ avec fidélité et courage. Un applaudissement à la nouvelle bienheureuse.
On célèbre aujourd’hui la Journée mondiale de prière pour les vocations, dont le thème est « Appelés à édifier la famille humaine ». Sur chaque continent, les communautés chrétiennes invoquent du Seigneur le don des vocations au sacerdoce, à la vie consacrée, au choix missionnaire et au mariage. C’est une journée pour se sentir tous, en tant que baptisés, appelés à suivre Jésus, à lui dire oui, à l’imiter pour découvrir la joie de donner la vie, de servir avec joie et élan l’Evangile. Dans ce contexte, je désire exprimer mes vœux aux nouveaux prêtres de Rome, qui ont été ordonnés ce matin dans la basilique Saint-Jean-de-Latran.
HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI
RispondiElimina29 avril 2012
Le Bon Pasteur ! C’est là que le prêtre est appelé à conduire les fidèles qui lui sont confiés : à la vie véritable, la vie « en abondance » (Jn 10, 10). Revenons donc à l’Évangile, et à la parabole du pasteur. « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11). Jésus insiste sur cette caractéristique essentielle du vrai pasteur qu’il est Lui-même : « donner sa vie ». Il le répète trois fois et, à la fin, il conclut en disant : « C’est pour cela que le Père m’aime, parce que je donne ma vie, pour la reprendre. Personne ne me l’enlève ; mais je la donne de moi-même. J’ai pouvoir de la donner et j’ai pouvoir de la reprendre ; tel est le commandement que j’ai reçu de mon Père » (Jn, 10, 17-18). Voici clairement la caractéristique essentielle du pasteur, tel que Jésus l’interprète en personne, selon la volonté de son Père qui l’a envoyé. La figure biblique du roi-pasteur, qui comprend principalement le devoir de gouverner le peuple de Dieu, de le garder uni et de le guider, toute cette fonction royale se réalise pleinement en Jésus Christ dans la dimension sacrificielle, dans l’offrande de sa vie. Elle se réalise, en un mot, dans le mystère de la Croix, c’est-à-dire dans l’acte suprême d’humilité et d’amour oblatif. Le moine Théodore le Studite déclare : « C’est par la croix que nous avons été ramenés comme les brebis du Christ, et que nous sommes rassemblés dans la bergerie d’en-haut » (Discours sur l’adoration de la croix, pg 99, 699).
C’est dans cette perspective que se situent les formules du rite de l’ordination des prêtres, que nous célébrons maintenant. Par exemple, parmi les questions qui concernent les « engagements des élus », la dernière, qui a un caractère culminant et, en quelque sorte, synthétique, dit : « Voulez-vous, de jour en jour, vous unir davantage au souverain prêtre Jésus Christ qui s’est offert pour nous à son Père, et avec lui vous consacrer à Dieu pour le salut des hommes ? ». En effet, le prêtre est celui qui est inséré de manière singulière dans le mystère du sacrifice du Christ, par une union personnelle avec lui, pour prolonger sa mission salvifique. Cette union, qui se réalise grâce au sacrement de l’ordre, doit devenir « toujours plus étroite » grâce à la généreuse correspondance du prêtre lui-même. C’est pourquoi, chers ordinands, vous allez bientôt répondre à cette question en disant : « Oui, je le veux, avec la grâce de Dieu ». Ensuite, dans les rites explicatifs, au moment de l’onction chrismale, le célébrant dit : « Que le Seigneur Jésus Christ, lui que le Père a consacré par l’Esprit Saint et rempli de puissance, vous fortifie pour sanctifier le peuple chrétien et pour offrir à Dieu le sacrifice eucharistique ». Puis, au moment de la présentation du pain et du vin : « Recevez l’offrande du peuple saint pour la présenter à Dieu. Prenez bien conscience de ce que vous ferez, imitez dans votre vie ce que vous accomplirez par ces rites, et conformez-vous au mystère de la croix du Seigneur ». Il apparaît avec force que, pour le prêtre, célébrer la Messe chaque jour ne signifie pas remplir une fonction rituelle, mais accomplir une mission qui touche entièrement et profondément l’existence, en communion avec le Christ ressuscité qui, dans son Eglise, continue de réaliser le sacrifice rédempteur.
-->Cette dimension eucharistique et sacrificielle est inséparable de la dimension pastorale et constitue le noyau de sa vérité et de sa force salvifique, dont dépend l’efficacité de toute activité. Naturellement, nous ne parlons pas de l’efficacité seulement sur le plan psychologique ou social, mais de la fécondité vitale de la présence de Dieu au niveau humain profond. La prédication elle-même, les œuvres, les gestes de toutes sortes que l’Église accomplit à travers ses multiples initiatives, perdraient leur fécondité salvifique si la célébration du sacrifice du Christ faisait défaut. Et celle-ci est confiée aux prêtres ordonnés. En effet, le prêtre est appelé à vivre en lui-même ce que Jésus a expérimenté en premier, c’est-à-dire se donner pleinement à la prédication et à la guérison de l’homme de tout mal du corps et de l’esprit et, à la fin, tout réassumer dans le geste suprême du « don de sa propre vie » pour les hommes ; un geste qui trouve son expression sacramentelle dans l’Eucharistie, mémorial perpétuel de la Pâque de Jésus. C’est seulement à travers cette « porte » du sacrifice pascal que les hommes et les femmes de tous les temps et de tous les lieux peuvent entrer dans la vie éternelle ; c’est à travers cette « voie sainte » qu’ils peuvent accomplir l’exode qui les conduit à la « terre promise » de la véritable liberté, aux « prés d’herbe fraîche » de la paix et de la joie sans fin (cf. Jn 10, 7-9 )
EliminaFAUSTI - C'est le Beau Berger qui part à la recherche de la brebis perdue. Ses adversaires ne peuvent croire en Lui. Ils ne le suivent pas, le Beau Berger, mais un autre berger, le berger de mort.
Croire ou ne pas croire n'est pas une question théorique, mais une question pratique : c'est un acte de notre liberté, dans lequel nous décidons quel fondement choisir pour notre existence. L'homme, cependant, vit par la foi, et croit en ce à quoi il confie sa vie, que ce soit des choses, des idées, des personnes.
S'il ne se confie pas à Celui qui lui donne sa vie, il se confie à ses idoles, qui la lui enlèvent.
Mais le Fils n'interrompt pas le dialogue avec ses frères et sœurs. Même ceux qui ne croient pas sont appelés à Le suivre.
En fait, nous sommes tous à Lui, destinés à être des enfants dans le Fils.
Jésus s'adresse explicitement à ceux qui ne croient pas, afin qu'ils voient leur propre aveuglement et désirent la lumière. C'est un lien au discours précédent sur le Berger.
Les opposants sont également appelés à écouter Sa voix. Il est en train de parler exactement avec eux.
Celui qui croit au Fils envoyé par le Père a la vie éternelle (3,16) : la vie du Fils qu'il est venu rendre disponible pour tous, afin que rien de ce que le Père Lui a donné ne disparaisse (6:39).
C'est une vie qui surmonte la mort (8,519, une source d'eau jaillissante (4,14) offerte à quiconque en a soif et vient vers lui (7,37).
Personne n'enlèvera Ses brebis de Sa main : la main indique la force, la puissance et la capacité d'agir.
Le Beau Berger rassure ses brebis : Sa main, qui est la même du Père, les protège efficacement des voleurs, des brigands et des loups.
Tout comme Jésus était sous le joug des ennemis siens et du troupeau, il rafraîchit ses disciples.
Ils seront choqués par Sa mort et par les difficultés qu'ils rencontreront", a-t-il dit. "Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées" (Zc 11,7). Mais le Ressuscité les rassemblera après Pâques.
Alors ils comprendront que Sa main est tout-puissante parce qu'elle est clouée au bois de la croix.
C'est le point culminant de la Révélation de Jésus.
Le Père et le Fils sont la pleine communion d'Amour, un être unique et agissant, compréhensif et désireux.
C'est le mystère de Dieu qui est "Un", mais pas "un seul". C'est l'unité parfaite entre Père et Fils.