Première lecture « Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? » (Sg 9, 13-18) Lecture du livre de la Sagesse
Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ? Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? Les réflexions des mortels sont incertaines, et nos pensées, instables ; car un corps périssable appesantit notre âme, et cette enveloppe d’argile alourdit notre esprit aux mille pensées. Nous avons peine à nous représenter ce qui est sur terre, et nous trouvons avec effort ce qui est à notre portée ; ce qui est dans les cieux, qui donc l’a découvert ? Et qui aurait connu ta volonté, si tu n’avais pas donné la Sagesse et envoyé d’en haut ton Esprit Saint ? C’est ainsi que les sentiers des habitants de la terre sont devenus droits ; c’est ainsi que les hommes ont appris ce qui te plaît et, par la Sagesse, ont été sauvés.
– Parole du Seigneur.
Psaume (Ps 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc) R/ D’âge en âge, Seigneur, tu as été notre refuge. (Ps 89, 1)
Tu fais retourner l’homme à la poussière ; tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! » À tes yeux, mille ans sont comme hier, c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.
Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ; dès le matin, c’est une herbe changeante : elle fleurit le matin, elle change ; le soir, elle est fanée, desséchée.
Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : que nos cœurs pénètrent la sagesse. Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ? Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.
Rassasie-nous de ton amour au matin, que nous passions nos jours dans la joie et les chants. Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu ! Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.
Deuxième lecture « Accueille-le, non plus comme un esclave, mais comme un frère bien-aimé » (Phm 9b-10.12-17) Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Philémon
Bien-aimé, moi, Paul, tel que je suis, un vieil homme et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus, j’ai quelque chose à te demander pour Onésime, mon enfant à qui, en prison, j’ai donné la vie dans le Christ. Je te le renvoie, lui qui est comme mon cœur. Je l’aurais volontiers gardé auprès de moi, pour qu’il me rende des services en ton nom, à moi qui suis en prison à cause de l’Évangile. Mais je n’ai rien voulu faire sans ton accord, pour que tu accomplisses ce qui est bien, non par contrainte mais volontiers. S’il a été éloigné de toi pendant quelque temps, c’est peut-être pour que tu le retrouves définitivement, non plus comme un esclave, mais, mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé : il l’est vraiment pour moi, combien plus le sera-t-il pour toi, aussi bien humainement que dans le Seigneur. Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi, accueille-le comme si c’était moi.
Évangile « Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 25-33) Alléluia. Alléluia. Pour ton serviteur, que ton visage s’illumine : apprends-moi tes commandements. Alléluia. (Ps 118, 135)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.
Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !’ Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix.
Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »
PAROLES DES PAPES HOMILIE DE JEAN-PAUL II - 7 septembre 1980 . Les lectures bibliques que la liturgie nous propose en ce dimanche s'articulent autour au concept de la SAPIENCE CHRÉTIENNE, que chacun de nous est invité à acquérir et à approfondir ... le verset du Psaume responsorial est formulé avec ces belles Paroles : "Donne-nous, Seigneur, la SAPIENCE du CŒUR". En effet, sans elle, comment serait-il possible de modeler dignement notre vie, d'affronter les diverses difficultés, et même de toujours maintenir une attitude profonde de paix intérieure et de sérénité ? Mais pour ce faire, comme enseigne la première lecture, il faut de l'humilité, c'est-à-dire un sens authentique de sa propre limitation, combiné à un désir intense d'un don qui vient du Ciel et qui nous enrichisse intérieurement. L'homme d'aujourd'hui, en effet, d'une part trouve difficile embrasser et comprendre toutes les lois qui régissent l'univers matériel, même si elles sont objet d'observation scientifique, mais d'autre part il présume légiférer avec certitude sur les choses de l'ESPRIT, qui par définition échappent à la constatation physique : "Nous pouvons à peine imaginer les choses de la terre, ...mais qui peut retracer les choses du ciel, ...si Tu ne lui as pas envoyé d'en haut ton SAINT-ESPRIT ? Nous voyons ici l'importance d'être des VRAIS DISCIPLES DE CHRIST, puisque, par le BAPTIME, Il est devenu notre SAPIENCE (cf. 1 Cor 1:30) et donc la mesure de tout ce qui forme le tissu concret de nos vies. L'Évangile qui a été lu met précisément en évidence la nécessaire centralité de JESUS CHRIST dans notre existence. Et il le fait avec TROIS FRASES CONDITIONNELLES : 1) si nous ne plaçons pas LUI au-dessus de nos choses les plus chères, 2) si nous ne sommes pas prêts à voir nos croix à la lumière de LA Sienne 3) si nous n'avons pas le sens de la relativité des biens matériels, alors nous ne pouvons pas être SES DISCIPLES, c'est-à-dire nous appeler CHRÉTIENS. Ce sont des rappels essentiels de notre identité de BAPTIZÉS.
PAPE FRANÇOIS ANGÉLUS 8 septembre 2013 Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus insiste sur les conditions pour être ses disciples : ne rien préférer à l’amour pour Lui, porter sa croix et le suivre. En effet, beaucoup de gens s’approchaient de Jésus, voulaient faire partie de ses disciples, et cela arrivait en particulier après un signe prodigieux qui l’accréditait comme le Messie, le Roi d’Israël. Mais Jésus ne veut tromper personne. Il sait bien ce qui l’attend à Jérusalem, quel est le chemin que le Père lui demande de prendre : c’est le chemin de la croix, du sacrifice de soi pour le pardon de nos péchés. Suivre Jésus ne signifie pas participer à un cortège triomphal ! Cela signifie partager son amour miséricordieux, entrer dans sa grande œuvre de miséricorde pour chaque homme et pour tous les hommes. L’œuvre de Jésus est précisément une œuvre de miséricorde, de pardon, d’amour ! Jésus est tellement miséricordieux ! Et ce pardon universel, cette miséricorde, passe par la croix. Mais Jésus ne veut pas accomplir cette œuvre tout seul : il veut nous faire participer nous aussi à la mission que le Père lui a confiée. Après sa résurrection, il dira à ses disciples : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie… Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis » (Jn 20, 21.22). Le disciple de Jésus renonce à tous les biens parce qu’il a trouvé en Lui le Bien plus grand, dans lequel tout autre bien reçoit sa valeur et sa signification plénières : les liens familiaux, les autres relations, le travail, les biens culturels et économiques et ainsi de suite… Le chrétien se détache de tout et retrouve tout, dans la logique de l’Évangile, la logique de l’amour et du service.
FAUSTI - Les invités au banquet sont les pauvres et les exclus. Ils ont droit au Royaume, parce qu'ils sont comme Jésus. Maintenant, on dit au disciple de bien voir s'Il est parmi eux, parce que, pour être avec Lui, il faut choisir le même lieu que Lui. C'est pourquoi, à ceux qui ne laissent pas tout, Il répète trois fois le refrain "il ne peut être mon disciple". Le Royaume est offert gratuitement. Cependant, il y a des conditions pour l'accepter. La porte est étroite (13:24). Nous sommes tous trop gonflés pour y entrer ! Face aux demandes de Jésus, personne n'y parvient. Luc veut nous faire prendre conscience de notre incapacité, pour que, désespérant de nous, nous espérions en Lui. Ces Paroles sont une ponction qui nous transperce : nous dégonflant de toute présomption, elle nous rend humbles, pauvres et mendiants, parce que nous crions vers Lui, comme l'aveugle de Jéricho (18,35-43). Notre seule possibilité d'être disciples est l'impossibilité confessée : "Quand je suis faible, c'est quand je suis fort" (2 Co 12, 10) : fortifié par la force de Celui qui me console et me rend tout possible (Phil 4:13). Aucune revendication ne peut faire de nous des disciples. C'est seulement un don de grâce que Dieu accorde aux humbles et aux pauvres. Mais si tout est action de Dieu, tout est aussi liberté de l'homme, qui peut l'accepter ou non. Les pleins et les riches sont renvoyés les mains vides (1:53) ; mais la bouche ouverte et vide est remplie. La pauvreté que Jésus exige n'est pas stoïque, elle est motivée par l'amour pour Lui. Elle touche tous les niveaux et est la seule vertu qui, plus elle est matérielle, plus elle est spirituelle. Mais seulement si elle est dictée par l'amour et ne s'endurcit pas envers les autres. La pauvreté implique l'humiliation et conduit à l'humilité. Même si elle est malédiction et privation en soi, elle devient un choix cordial et nécessaire pour le disciple qui veut être avec son Seigneur. Les exigences du discipulat sont : la haine de ce qui est cher et l'amour de ce qui est haineux dans le monde, pour aller après Jésus ; une évaluation prudente de ceux qui ne veulent pas rester au milieu de l'entreprise ou être vaincus et la folie sage de celui qui trouve sa force à tout perdre. Sinon, on est comme un sel insensé et inutile. Irrécupérable et à jeter. Nous sommes au cœur de la catéchèse lucanienne qui se déroule sur le chemin de la Samarie à Jérusalem. Si tel est le cas, qui escaladera la montagne de Dieu ? Qui décidera évangéliquement de tout abandonner pour choisir le Royaume ? La force de cette décision est l'amour de ceux qui ont été conquis par Lui. Il devient l'Unique, le Seul, le reste n'a aucun goût. La vie dite "religieuse" propose à tous le cœur de la foi chrétienne. Celui qui reconnaît dans son Seigneur son tout, devient une prophétie pour toute l'Église, lui rappelant l'essentiel. Si elle néglige la pauvreté, l'humilité et la chasteté (il y a tant d'adultères !), même comme moyen apostolique, elle devient sel insipide, elle perd la lumière dont elle est témoin, elle abandonne son pauvre, humble et libre Seigneur. Aujourd'hui, l'Église est particulièrement tentée d'utiliser, "pour le bien", les instruments du pouvoir pour entrer en compétition avec le monde. Elle cherche une fausse pertinence, sans savoir que son identité avec le Crucifié est sa seule force.
Bien qu'il soit naturel dégénérer vers la richesse, le pouvoir et l'honneur, bien qu'il soit "évident" tomber dans ce que Jésus a rejeté comme tentation (4:1-12), plus que n'importe quel autre mal, cela concerne cependant la venue du Royaume. On dit que la pauvreté est le "mur et la défense" de la vie religieuse. Quand elle se brise et s'effonds, elle tombe entre les mains de l'ennemi et perd son essence : elle ne témoigne plus sa confiance dans le Père. Si le mirage du monde c'est devenir riche, celui du disciple c'est devenir pauvre. Le Royaume c'est des pauvres, parce que le Roi Lui-même s'est révélé pauvre.
Première lecture
RispondiElimina« Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? » (Sg 9, 13-18)
Lecture du livre de la Sagesse
Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ?
Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ?
Les réflexions des mortels sont incertaines,
et nos pensées, instables ;
car un corps périssable appesantit notre âme,
et cette enveloppe d’argile
alourdit notre esprit aux mille pensées.
Nous avons peine à nous représenter ce qui est sur terre,
et nous trouvons avec effort ce qui est à notre portée ;
ce qui est dans les cieux, qui donc l’a découvert ?
Et qui aurait connu ta volonté,
si tu n’avais pas donné la Sagesse
et envoyé d’en haut ton Esprit Saint ?
C’est ainsi que les sentiers des habitants de la terre
sont devenus droits ;
c’est ainsi que les hommes ont appris ce qui te plaît
et, par la Sagesse, ont été sauvés.
– Parole du Seigneur.
Psaume
(Ps 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc)
R/ D’âge en âge, Seigneur,
tu as été notre refuge. (Ps 89, 1)
Tu fais retourner l’homme à la poussière ;
tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »
À tes yeux, mille ans sont comme hier,
c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.
Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ;
dès le matin, c’est une herbe changeante :
elle fleurit le matin, elle change ;
le soir, elle est fanée, desséchée.
Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos cœurs pénètrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.
Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.
Deuxième lecture
« Accueille-le, non plus comme un esclave, mais comme un frère bien-aimé » (Phm 9b-10.12-17)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Philémon
Bien-aimé,
moi, Paul, tel que je suis, un vieil homme
et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus,
j’ai quelque chose à te demander pour Onésime,
mon enfant à qui, en prison, j’ai donné la vie dans le Christ.
Je te le renvoie,
lui qui est comme mon cœur.
Je l’aurais volontiers gardé auprès de moi,
pour qu’il me rende des services en ton nom,
à moi qui suis en prison à cause de l’Évangile.
Mais je n’ai rien voulu faire sans ton accord,
pour que tu accomplisses ce qui est bien,
non par contrainte mais volontiers.
S’il a été éloigné de toi pendant quelque temps,
c’est peut-être pour que tu le retrouves définitivement,
non plus comme un esclave,
mais, mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé :
il l’est vraiment pour moi,
combien plus le sera-t-il pour toi,
aussi bien humainement que dans le Seigneur.
Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi,
accueille-le comme si c’était moi.
– Parole du Seigneur.
RispondiEliminaÉvangile
« Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 25-33)
Alléluia. Alléluia.
Pour ton serviteur, que ton visage s’illumine :
apprends-moi tes commandements.
Alléluia. (Ps 118, 135)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
de grandes foules faisaient route avec Jésus ;
il se retourna et leur dit :
« Si quelqu’un vient à moi
sans me préférer à son père, sa mère, sa femme,
ses enfants, ses frères et sœurs,
et même à sa propre vie,
il ne peut pas être mon disciple.
Celui qui ne porte pas sa croix
pour marcher à ma suite
ne peut pas être mon disciple.
Quel est celui d’entre vous
qui, voulant bâtir une tour,
ne commence par s’asseoir
pour calculer la dépense
et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?
Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever,
tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :
‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir
et n’a pas été capable d’achever !’
Et quel est le roi
qui, partant en guerre contre un autre roi,
ne commence par s’asseoir
pour voir s’il peut, avec dix mille hommes,
affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?
S’il ne le peut pas,
il envoie, pendant que l’autre est encore loin,
une délégation pour demander les conditions de paix.
Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas
à tout ce qui lui appartient
ne peut pas être mon disciple. »
– Acclamons la Parole de Dieu.
PAROLES DES PAPES
RispondiEliminaHOMILIE DE JEAN-PAUL II - 7 septembre 1980 . Les lectures bibliques que la liturgie nous propose en ce dimanche s'articulent autour au concept de la SAPIENCE CHRÉTIENNE, que chacun de nous est invité à acquérir et à approfondir ... le verset du Psaume responsorial est formulé avec ces belles Paroles : "Donne-nous, Seigneur, la SAPIENCE du CŒUR". En effet, sans elle, comment serait-il possible de modeler dignement notre vie, d'affronter les diverses difficultés, et même de toujours maintenir une attitude profonde de paix intérieure et de sérénité ? Mais pour ce faire, comme enseigne la première lecture, il faut de l'humilité, c'est-à-dire un sens authentique de sa propre limitation, combiné à un désir intense d'un don qui vient du Ciel et qui nous enrichisse intérieurement. L'homme d'aujourd'hui, en effet, d'une part trouve difficile embrasser et comprendre toutes les lois qui régissent l'univers matériel, même si elles sont objet d'observation scientifique, mais d'autre part il présume légiférer avec certitude sur les choses de l'ESPRIT, qui par définition échappent à la constatation physique : "Nous pouvons à peine imaginer les choses de la terre, ...mais qui peut retracer les choses du ciel, ...si Tu ne lui as pas envoyé d'en haut ton SAINT-ESPRIT ?
Nous voyons ici l'importance d'être des VRAIS DISCIPLES DE CHRIST, puisque, par le BAPTIME, Il est devenu notre SAPIENCE (cf. 1 Cor 1:30) et donc la mesure de tout ce qui forme le tissu concret de nos vies. L'Évangile qui a été lu met précisément en évidence la nécessaire centralité de JESUS CHRIST dans notre existence. Et il le fait avec TROIS FRASES CONDITIONNELLES : 1) si nous ne plaçons pas LUI au-dessus de nos choses les plus chères, 2) si nous ne sommes pas prêts à voir nos croix à la lumière de LA Sienne 3) si nous n'avons pas le sens de la relativité des biens matériels, alors nous ne pouvons pas être SES DISCIPLES, c'est-à-dire nous appeler CHRÉTIENS. Ce sont des rappels essentiels de notre identité de BAPTIZÉS.
PAPE FRANÇOIS ANGÉLUS 8 septembre 2013
Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus insiste sur les conditions pour être ses disciples : ne rien préférer à l’amour pour Lui, porter sa croix et le suivre. En effet, beaucoup de gens s’approchaient de Jésus, voulaient faire partie de ses disciples, et cela arrivait en particulier après un signe prodigieux qui l’accréditait comme le Messie, le Roi d’Israël. Mais Jésus ne veut tromper personne. Il sait bien ce qui l’attend à Jérusalem, quel est le chemin que le Père lui demande de prendre : c’est le chemin de la croix, du sacrifice de soi pour le pardon de nos péchés. Suivre Jésus ne signifie pas participer à un cortège triomphal ! Cela signifie partager son amour miséricordieux, entrer dans sa grande œuvre de miséricorde pour chaque homme et pour tous les hommes. L’œuvre de Jésus est précisément une œuvre de miséricorde, de pardon, d’amour ! Jésus est tellement miséricordieux ! Et ce pardon universel, cette miséricorde, passe par la croix. Mais Jésus ne veut pas accomplir cette œuvre tout seul : il veut nous faire participer nous aussi à la mission que le Père lui a confiée. Après sa résurrection, il dira à ses disciples : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie… Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis » (Jn 20, 21.22). Le disciple de Jésus renonce à tous les biens parce qu’il a trouvé en Lui le Bien plus grand, dans lequel tout autre bien reçoit sa valeur et sa signification plénières : les liens familiaux, les autres relations, le travail, les biens culturels et économiques et ainsi de suite… Le chrétien se détache de tout et retrouve tout, dans la logique de l’Évangile, la logique de l’amour et du service.
FAUSTI - Les invités au banquet sont les pauvres et les exclus. Ils ont droit au Royaume, parce qu'ils sont comme Jésus. Maintenant, on dit au disciple de bien voir s'Il est parmi eux, parce que, pour être avec Lui, il faut choisir le même lieu que Lui.
RispondiEliminaC'est pourquoi, à ceux qui ne laissent pas tout, Il répète trois fois le refrain "il ne peut être mon disciple". Le Royaume est offert gratuitement. Cependant, il y a des conditions pour l'accepter.
La porte est étroite (13:24). Nous sommes tous trop gonflés pour y entrer !
Face aux demandes de Jésus, personne n'y parvient.
Luc veut nous faire prendre conscience de notre incapacité, pour que, désespérant de nous, nous espérions en Lui. Ces Paroles sont une ponction qui nous transperce : nous dégonflant de toute présomption, elle nous rend humbles, pauvres et mendiants, parce que nous crions vers Lui, comme l'aveugle de Jéricho (18,35-43).
Notre seule possibilité d'être disciples est l'impossibilité confessée :
"Quand je suis faible, c'est quand je suis fort" (2 Co 12, 10) :
fortifié par la force de Celui qui me console et me rend tout possible (Phil 4:13).
Aucune revendication ne peut faire de nous des disciples. C'est seulement un don de grâce que Dieu accorde aux humbles et aux pauvres. Mais si tout est action de Dieu, tout est aussi liberté de l'homme, qui peut l'accepter ou non.
Les pleins et les riches sont renvoyés les mains vides (1:53) ; mais la bouche ouverte et vide est remplie.
La pauvreté que Jésus exige n'est pas stoïque, elle est motivée par l'amour pour Lui. Elle touche tous les niveaux et est la seule vertu qui, plus elle est matérielle, plus elle est spirituelle.
Mais seulement si elle est dictée par l'amour et ne s'endurcit pas envers les autres.
La pauvreté implique l'humiliation et conduit à l'humilité.
Même si elle est malédiction et privation en soi, elle devient un choix cordial et nécessaire pour le disciple qui veut être avec son Seigneur.
Les exigences du discipulat sont : la haine de ce qui est cher et l'amour de ce qui est haineux dans le monde, pour aller après Jésus ; une évaluation prudente de ceux qui ne veulent pas rester au milieu de l'entreprise ou être vaincus et la folie sage de celui qui trouve sa force à tout perdre.
Sinon, on est comme un sel insensé et inutile. Irrécupérable et à jeter. Nous sommes au cœur de la catéchèse lucanienne qui se déroule sur le chemin de la Samarie à Jérusalem.
Si tel est le cas, qui escaladera la montagne de Dieu ? Qui décidera évangéliquement de tout abandonner pour choisir le Royaume ? La force de cette décision est l'amour de ceux qui ont été conquis par Lui.
Il devient l'Unique, le Seul, le reste n'a aucun goût.
La vie dite "religieuse" propose à tous le cœur de la foi chrétienne.
Celui qui reconnaît dans son Seigneur son tout, devient une prophétie pour toute l'Église, lui rappelant l'essentiel. Si elle néglige la pauvreté, l'humilité et la chasteté (il y a tant d'adultères !), même comme moyen apostolique, elle devient sel insipide, elle perd la lumière dont elle est témoin, elle abandonne son pauvre, humble et libre Seigneur.
Aujourd'hui, l'Église est particulièrement tentée d'utiliser, "pour le bien", les instruments du pouvoir pour entrer en compétition avec le monde. Elle cherche une fausse pertinence, sans savoir que son identité avec le Crucifié est sa seule force.
Bien qu'il soit naturel dégénérer vers la richesse, le pouvoir et l'honneur, bien qu'il soit "évident" tomber dans ce que Jésus a rejeté comme tentation (4:1-12), plus que n'importe quel autre mal, cela concerne cependant la venue du Royaume. On dit que la pauvreté est le "mur et la défense" de la vie religieuse. Quand elle se brise et s'effonds, elle tombe entre les mains de l'ennemi et perd son essence : elle ne témoigne plus sa confiance dans le Père. Si le mirage du monde c'est devenir riche, celui du disciple c'est devenir pauvre. Le Royaume c'est des pauvres, parce que le Roi Lui-même s'est révélé pauvre.