sabato 13 settembre 2025

LA CROIX GLORIEUSE — Fête du SEIGNEUR




 

7 commenti:

  1. Première lecture
    « Celui qui regardait vers le serpent de bronze restait en vie ! » (Nb 21, 4b-9)
    Lecture du livre des Nombres

    En ces jours-là,
    en chemin à travers le désert, le peuple perdit courage.
    Il récrimina contre Dieu et contre Moïse :
    « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ?
    Était-ce pour nous faire mourir dans le désert,
    où il n’y a ni pain ni eau ?
    Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »
    Alors le Seigneur envoya contre le peuple
    des serpents à la morsure brûlante,
    et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.
    Le peuple vint vers Moïse et dit :
    « Nous avons péché,
    en récriminant contre le Seigneur et contre toi.
    Intercède auprès du Seigneur
    pour qu’il éloigne de nous les serpents. »
    Moïse intercéda pour le peuple,
    et le Seigneur dit à Moïse :
    « Fais-toi un serpent brûlant,
    et dresse-le au sommet d’un mât :
    tous ceux qui auront été mordus,
    qu’ils le regardent, alors ils vivront ! »
    Moïse fit un serpent de bronze
    et le dressa au sommet du mât.
    Quand un homme était mordu par un serpent,
    et qu’il regardait vers le serpent de bronze,
    il restait en vie !

    – Parole du Seigneur.

    Psaume
    (Ps 77 (78), 3-4a.c, 34-35, 36-37, 38ab.39)
    R/ N’oubliez pas les exploits du Seigneur ! (cf. Ps 77, 7b)

    Nous avons entendu et nous savons
    ce que nos pères nous ont raconté ;
    nous le redirons à l’âge qui vient,
    les titres de gloire du Seigneur.

    Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient,
    ils revenaient et se tournaient vers lui :
    ils se souvenaient que Dieu est leur rocher,
    et le Dieu Très-Haut, leur rédempteur.

    Mais de leur bouche ils le trompaient,
    de leur langue ils lui mentaient.
    Leur cœur n’était pas constant envers lui ;
    ils n’étaient pas fidèles à son alliance.

    Et lui, miséricordieux,
    au lieu de détruire, il pardonnait.
    Il se rappelait : ils ne sont que chair,
    un souffle qui s’en va sans retour.

    Deuxième lecture
    « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)
    Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens

    Le Christ Jésus,
    ayant la condition de Dieu,
    ne retint pas jalousement
    le rang qui l’égalait à Dieu.

    Mais il s’est anéanti,
    prenant la condition de serviteur,
    devenant semblable aux hommes.

    Reconnu homme à son aspect,
    il s’est abaissé,
    devenant obéissant jusqu’à la mort,
    et la mort de la croix.

    C’est pourquoi Dieu l’a exalté :
    il l’a doté du Nom
    qui est au-dessus de tout nom,

    afin qu’au nom de Jésus
    tout genou fléchisse
    au ciel, sur terre et aux enfers,

    et que toute langue proclame :
    « Jésus Christ est Seigneur »
    à la gloire de Dieu le Père.

    – Parole du Seigneur.

    Évangile
    « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé » (Jn 3, 13-17)
    Alléluia. Alléluia.
    Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons :
    par ta Croix, tu as racheté le monde.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    Jésus disait à Nicodème :
    « Nul n’est monté au ciel
    sinon celui qui est descendu du ciel,
    le Fils de l’homme.
    De même que le serpent de bronze
    fut élevé par Moïse dans le désert,
    ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
    afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.
    Car Dieu a tellement aimé le monde
    qu’il a donné son Fils unique,
    afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
    mais obtienne la vie éternelle.
    Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
    non pas pour juger le monde,
    mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

    RispondiElimina
  2. Les paroles des Papes
    « Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut que le Fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle » (Jn 3, 14-15). Voici le tournant : le serpent qui sauve est arrivé parmi nous: Jésus qui, élevé sur le bois de la croix, ne permet pas aux serpents venimeux qui nous assaillent de nous conduire à la mort. Face à nos bassesses, Dieu nous donne une nouvelle hauteur : si nous gardons le regard tourné vers Jésus, les morsures du mal ne peuvent plus nous dominer, parce que, sur la croix, il a pris sur Lui le poison du péché et de la mort et en a anéanti le pouvoir destructeur. C'est ce que le Père a fait face à propagation du mal dans le monde ; il nous a donné Jésus, qui s'est fait proche de nous d'une manière telle que nous n'aurions jamais pu l’imaginer : « Lui qui n'a pas connu le péché, Dieu l'a fait péché pour nous » (2 Co 5, 21). Telle est l'infinie grandeur de la miséricorde divine : Jésus qui s'est « fait péché » pour nous, Jésus qui sur la croix s'est « fait serpent » – pourrions-nous dire – afin qu’en regardant vers Lui, nous puissions résister aux morsures empoisonnées des serpents mauvais qui nous assaillent. Frères et sœurs, voici la route, la voie de notre salut, de notre renaissance et de notre résurrection : regarder Jésus crucifié. De cette hauteur, nous pouvons voir nos vies et l'histoire de nos peuples d'une manière nouvelle. Car de la Croix du Christ, nous apprenons l'amour, et non la haine ; nous apprenons la compassion, et non l'indifférence ; nous apprenons le pardon, et non la vengeance. Les bras ouverts de Jésus sont l'étreinte de tendresse avec laquelle Dieu veut nous accueillir. Et ils nous montrent la fraternité que nous sommes appelés à vivre entre nous et avec tous. Ils nous montrent le chemin, le chemin chrétien : non pas le chemin de l'imposition et de la contrainte, du pouvoir et de l’importance, jamais le chemin qui brandit la croix du Christ contre d'autres frères et sœurs pour lesquels il a donné sa vie ! La voie de Jésus, la voie du salut est autre : c'est la voie de l'amour humble, gratuit et universel, sans « si » et sans « mais ».
    (Pape François - Homélie, Noursoultan, Kazakhstan, 14 septembre 2022)

    RispondiElimina
    Risposte
    1. PAPE FRANÇOIS
      ANGÉLUS 14 septembre 2014

      Chers frères et sœurs, bonjour !

      Le 14 septembre, l’Église célèbre la fête de l’Exaltation de la Sainte-Croix. Un non-chrétien pourrait nous demander : pourquoi « exalter » la croix ? Nous pouvons répondre que nous n’exaltons pas une croix quelconque, ou toutes les croix : nous exaltons la Croix de Jésus, parce qu’en elle s’est révélé au plus haut point l’amour de Dieu pour l’humanité. C’est ce que nous rappelle l’Évangile de Jean dans la liturgie d’aujourd’hui : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (3, 16). Le Père a « donné » son Fils pour nous sauver, et cela a comporté la mort de Jésus et sa mort sur la croix. Pourquoi ? Pourquoi la Croix a-t-elle été nécessaire ? À cause de la gravité du mal qui faisait de nous des esclaves. La Croix de Jésus exprime ces deux choses : toute la force négative du mal, et toute la douce toute-puissance de la miséricorde de Dieu. La Croix semble décréter l’échec de Jésus, mais en réalité, elle marque sa victoire. Sur le Calvaire, ceux qui se moquaient de lui disaient: « Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix » (cf. Mt 27, 40). Mais c’est l’inverse qui était vrai: c’est justement parce qu’il était le Fils de Dieu que Jésus était là, sur la croix, fidèle jusqu’à la fin au dessein d’amour du Père. Et c’est justement pour cela que Dieu a « exalté » Jésus (Ph 2, 9), en lui conférant une royauté universelle.

      Et quand nous tournons notre regard vers la croix où Jésus a été cloué, nous contemplons le signe de l’amour, de l’amour infini de Dieu pour chacun de nous et la racine de notre salut. De cette Croix jaillit la miséricorde du Père qui embrasse le monde entier. Par la Croix du Christ le malin est vaincu, la mort est défaite, la vie nous est donnée, l’espérance rendue. Cela est important : par la Croix du Christ, l’espérance nous est rendue. La Croix de Jésus est notre unique espérance véritable ! Voilà pourquoi l’Église « exalte » la Sainte-Croix, et voilà pourquoi nous, chrétiens, nous bénissons avec le signe de croix. C’est-à-dire que nous n’exaltons pas les croix, mais la Croix glorieuse de Jésus, signe de l’amour immense de Dieu, signe de notre salut et de notre chemin vers la Résurrection. Telle est notre espérance.

      Et quand nous contemplons et que nous célébrons la Sainte-Croix, nous pensons avec émotion à nos nombreux frères et sœurs qui sont persécutés et tués à cause de leur fidélité au Christ. C’est ce qui arrive en particulier là où la liberté religieuse n’est pas encore garantie ou pleinement réalisée. Mais cela arrive également dans des pays et des milieux qui, en principe, protègent la liberté et les droits humains, mais où concrètement les croyants, et en particulier les chrétiens, connaissent des restrictions et des discriminations. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous nous souvenons d’eux et nous prions de manière particulière pour eux.

      Sur le Calvaire, au pied de la croix, se tenait la Vierge Marie (cf. Jn 19, 25-27). C’est la Vierge des Douleurs, que nous célébrerons demain dans la liturgie. Je lui confie le présent et l’avenir de l’Église, afin que nous sachions tous toujours découvrir et accueillir le message d’amour et de salut de la Croix de Jésus. Je lui confie en particulier les couples mariés que j’ai eu la joie d’unir dans le mariage ce matin, dans la basilique Saint-Pierre.

      Elimina
  3. A l’issue de l’Angélus

    Chers frères et sœurs,

    Demain commencera officiellement, en République centrafricaine, la mission voulue par le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies pour favoriser la pacification du pays et protéger la population civile, qui souffre gravement des conséquences du conflit en cours. En vous assurant de l’engagement et de la prière de l’Église catholique, j’encourage les efforts de la communauté internationale, qui vient en aide aux Centrafricains de bonne volonté. Que la violence cède au plus vite la place au dialogue; que les factions opposées mettent de côté leurs intérêts particuliers et travaillent à ce que chaque citoyen, quel que soit son groupe ethnique ou sa religion, puisse collaborer à l’édification du bien commun. Que le Seigneur accompagne ce travail pour la paix !

    Hier, je suis allé à Redipuglia, au cimetière austro-hongrois et au sanctuaire. J’ai prié là pour les morts causées par la Grande guerre. Les chiffres sont effrayants : on parle de 8 millions de jeunes soldats tombés et d’environ 7 millions de civils. Cela nous fait comprendre à quel point la guerre est une folie ! Une folie de l’humanité qui n’a pas encore appris la leçon, parce qu’après celle-ci, il y a eu une seconde Guerre mondiale et tant d’autres qui sont aujourd’hui toujours en cours. Mais nous, quand apprendrons-nous cette leçon ? Je vous invite tous à regarder Jésus Crucifié pour comprendre que la haine et le mal sont vaincus par le pardon et par le bien, pour comprendre que la réponse de la guerre ne fait qu’accroître le mal et la mort !

    Je vous demande, s’il vous plaît, de prier pour moi. Je souhaite à tous un bon dimanche et un bon déjeuner. Au revoir !

    RispondiElimina
  4. BENOÎT XVI - Jésus et l'Église ne peuvent être séparés l'un de l'autre, pas plus qu'ils ne peuvent être simplement identifiés. Il dépasse toujours infiniment l'Église. Ce n'est pas seulement le Concile Vatican II qui nous a clairement montré que, en tant que Seigneur de l'Église, il en constitue aussi la grandeur et la norme de jugement. J'ai toujours ressenti cela à la fois comme une consolation et un défi.
    Comme une consolation, car nous avons toujours su que le scrupule des rubricistes et des légalistes n'a rien à voir avec Lui, avec l'infinie générosité qui nous vient des paroles de l'Évangile comme une brise rafraîchissante et qui renverse toute dévotion pédante comme un château de cartes.
    Nous avons toujours su que la proximité avec Lui est totalement indépendante de la dignité ecclésiastique, ni de l'érudition juridique ou historique. Cela m'a toujours permis de regarder les choses extérieures avec la sérénité nécessaire, ressentant toujours un optimisme libérateur émanant de la figure de Jésus.
    Mais d'un autre côté, nous ne devons jamais perdre de vue que le Christ, à bien des égards, exige bien plus que ce que l'Église peut exiger.
    La radicalité de ses paroles ne trouve de véritable correspondance que dans la radicalité de choix tels que ceux de l'ermite Antoine, du père du désert, ou de François d'Assise acceptant le message de l'Évangile à la lettre... Je sais que le Jésus des Évangiles est le véritable Jésus, je sais que je peux lui faire confiance avec beaucoup plus de confiance qu'aux reconstructions les plus savantes, et qu'il leur survivra à toutes.
    L'étendue et la diversité des nuances de la tradition évangélique m'informent de qui était et est Jésus. Il s'y fait sentir et voir sans cesse à nouveau...

    À toi, Père tout-puissant,
    origine du cosmos et de l'humanité,
    par le Christ, le Vivant,
    Seigneur du temps et de l'histoire,
    dans l'Esprit qui sanctifie l'univers,
    soient louange, honneur et gloire,
    aujourd'hui et pour toujours. Amen !
    Saint Jean-Paul II

    RispondiElimina
  5. FAUSTI - Nicodème appelle Jésus "Maître". Ce n'est pas un simple collègue : il sait qu'il vient de Dieu, comme Moïse, et, voyant les signes qu'il fait, il conclut que Dieu est avec lui.
    Jésus conduit Nicodème au-delà de la loi à la source même de la vie : au don du cœur nouveau et de l'esprit nouveau dont parlent les prophètes, que le pharisien connaît aussi.
    Entrer dans le Royaume de Dieu n'est pas l'œuvre de l'homme, mais un don de Dieu.
    Le Baptême de Jésus, ainsi que dans l'eau - qui en Jean est le symbole de la vie - (4,14 - 7,37 - 19,34) - sera dans l'Esprit, qui est le feu divin d'amour.
    En fait, on existe en tant que personne quand on l'aime. Elle naît de la blessure du cœur de ceux qui l'accueillent et la laissent entrer en eux, l'aimant telle quelle, distincte d'eux-mêmes.
    On vient à la pleine lumière quand soi-même aime. Les paroles de Jésus à Nicodème ont pour but d'amener en nous ce passage vers le cœur nouveau, requis par la loi et promis par les prophètes que nous voyons bien décrits (Philippiens 3) par Paul qui nous raconte son expérience d'homme de loi qui rencontre le Seigneur.
    "Ce qui est engendré par la chair est la chair..." La chair, en opposition à l'esprit, indique ce qui nous unit à la terre : l'élément faible, corruptible et mortel.
    L'esprit, d'autre part, est ce qui nous lie à Dieu : la force éternelle du principe vital.
    Depuis le commencement, l'homme est fait d'argile et du souffle divin (Gn 2, 4), de terre et de ciel.
    La terre ne peut vivre que sur le ciel.
    Jésus appelle "choses terrestres" ce qu'il a dit sur la naissance de la chair et la nécessité d'une naissance de l'Esprit. En fait, la loi et les prophètes en parlent, appelés Terriens, parce qu'ils sont témoins de cette lumière qui a toujours été présente dans la création et l'histoire d'Israël.
    Ils donnent voix au désir de l'Esprit qui est en chaque homme. Si on ne croit pas en cette voix, on ne croit pas en la Parole, qui nous révèle les choses célestes.
    La loi n'est pas dans les cieux, mais proche de chaque homme, mais les choses célestes sont révélées par le Fils, qui est descendu du ciel. Jésus veut ouvrir Nicodème, le maître de la loi, au don de l'Esprit, que l'homme de la terre ne comprend pas. Il nous aime et nous sommes l'amour qu'Il a pour nous.
    En regardant Celui que nous avons transpercé (19,37) au pied de la croix, nous découvrons cette vérité qui nous rend libres (8,32) et nous naissons d'en haut.



    RispondiElimina
    Risposte
    1. --> Nous avons reconnu et cru en l'amour de Dieu pour nous.
      En effet, "Dieu est Amour" (1 Jn 4, 16).
      "Il nous a donné le Fils, parce que c'est seulement en Lui, qui aime comme Il est aimé, que nous voyons notre identité en tant qu'enfants du Père : "Non pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui" Le Fils a le même jugement que le Père. Il vient avec le fléau au temple pour ne pas juger ou condamner le monde pécheur. Il est venu la sauver précisément en "purifiant" le Temple, en trompant par sa Croix l'image diabolique que l'homme a de Dieu et de lui-même. En Lui ressuscité nous avons la vraie connaissance de Lui et de nous-mêmes, que la bouche du serpent nous avait enlevée. Adhérer à Lui est une vraie sainteté et justice : c'est vivre du Fils et comme enfants, partager la gloire commune du Père et du Fils.
      Pour Nicodème, comme pour tous, le travail qui met en lumière est lent. Venir à la vérité est un chemin de libération progressive, de petits pas.... Et la Parole elle-même le fait.

      Elimina

Nota. Solo i membri di questo blog possono postare un commento.