giovedì 2 giugno 2022

PENTECÔTE


 

9 commenti:

  1. MESSE DU JOUR
    PREMIÈRE LECTURE
    « Tous furent remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler en d’autres langues » (Ac 2, 1-11)
    Lecture du livre des Actes des Apôtres

    Quand arriva le jour de la Pentecôte,
    au terme des cinquante jours après Pâques,
    ils se trouvaient réunis tous ensemble.
    Soudain un bruit survint du ciel
    comme un violent coup de vent :
    la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.
    Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu,
    qui se partageaient,
    et il s’en posa une sur chacun d’eux.
    Tous furent remplis d’Esprit Saint :
    ils se mirent à parler en d’autres langues,
    et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.

    Or, il y avait, résidant à Jérusalem,
    des Juifs religieux,
    venant de toutes les nations sous le ciel.
    Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait,
    ils se rassemblèrent en foule.
    Ils étaient en pleine confusion
    parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte
    ceux qui parlaient.
    Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient :
    « Ces gens qui parlent
    ne sont-ils pas tous Galiléens ?
    Comment se fait-il que chacun de nous les entende
    dans son propre dialecte, sa langue maternelle ?
    Parthes, Mèdes et Élamites,
    habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce,
    de la province du Pont et de celle d’Asie,
    de la Phrygie et de la Pamphylie,
    de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène,
    Romains de passage,
    Juifs de naissance et convertis,
    Crétois et Arabes,
    tous nous les entendons
    parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »

    – Parole du Seigneur.

    PSAUME
    (Ps 103 (104), 1ab.24ac, 29bc-30, 31.34)
    R/ Ô Seigneur, envoie ton Esprit
    qui renouvelle la face de la terre !
    ou : Alléluia ! (cf. Ps 103, 30)

    Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
    Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
    Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !
    la terre s’emplit de tes biens.

    Tu reprends leur souffle, ils expirent
    et retournent à leur poussière.
    Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;
    tu renouvelles la face de la terre.

    Gloire au Seigneur à tout jamais !
    Que Dieu se réjouisse en ses œuvres !
    Que mon poème lui soit agréable ;
    moi, je me réjouis dans le Seigneur.

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  2. DEUXIÈME LECTURE
    « Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu » (Rm 8, 8-17)
    Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

    Frères,
    ceux qui sont sous l’emprise de la chair
    ne peuvent pas plaire à Dieu.
    Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair,
    mais sous celle de l’Esprit,
    puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.
    Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ
    ne lui appartient pas.
    Mais si le Christ est en vous,
    le corps, il est vrai, reste marqué par la mort
    à cause du péché,
    mais l’Esprit vous fait vivre,
    puisque vous êtes devenus des justes.
    Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts
    habite en vous,
    celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts
    donnera aussi la vie à vos corps mortels
    par son Esprit qui habite en vous.

    Ainsi donc, frères, nous avons une dette,
    mais elle n’est pas envers la chair
    pour devoir vivre selon la chair.
    Car si vous vivez selon la chair,
    vous allez mourir ;
    mais si, par l’Esprit,
    vous tuez les agissements de l’homme pécheur,
    vous vivrez.
    En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu,
    ceux-là sont fils de Dieu.
    Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves
    et vous ramène à la peur ;
    mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;
    et c’est en lui que nous crions
    « Abba ! », c’est-à-dire : Père !
    C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit
    que nous sommes enfants de Dieu.
    Puisque nous sommes ses enfants,
    nous sommes aussi ses héritiers :
    héritiers de Dieu,
    héritiers avec le Christ,
    si du moins nous souffrons avec lui
    pour être avec lui dans la gloire.

    – Parole du Seigneur.

    SÉQUENCE

    Viens, Esprit Saint, en nos cœurs
    et envoie du haut du ciel
    un rayon de ta lumière.

    Viens en nous, père des pauvres,
    viens, dispensateur des dons,
    viens, lumière de nos cœurs.

    Consolateur souverain,
    hôte très doux de nos âmes,
    adoucissante fraîcheur.

    Dans le labeur, le repos ;
    dans la fièvre, la fraîcheur ;
    dans les pleurs, le réconfort.

    Ô lumière bienheureuse,
    viens remplir jusqu’à l’intime
    le cœur de tous tes fidèles.

    Sans ta puissance divine,
    il n’est rien en aucun homme,
    rien qui ne soit perverti.

    Lave ce qui est souillé,
    baigne ce qui est aride,
    guéris ce qui est blessé.

    Assouplis ce qui est raide,
    réchauffe ce qui est froid,
    rends droit ce qui est faussé.

    À tous ceux qui ont la foi
    et qui en toi se confient
    donne tes sept dons sacrés.

    Donne mérite et vertu,
    donne le salut final,
    donne la joie éternelle. Amen

    ÉVANGILE
    « L’Esprit Saint vous enseignera tout » (Jn 14, 15-16.23b-26)
    Alléluia. Alléluia.
    Viens, Esprit Saint !
    Emplis le cœur de tes fidèles !
    Allume en eux le feu de ton amour !
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
    « Si vous m’aimez,
    vous garderez mes commandements.
    Moi, je prierai le Père,
    et il vous donnera un autre Défenseur
    qui sera pour toujours avec vous.
    Si quelqu’un m’aime,
    il gardera ma parole ;
    mon Père l’aimera,
    nous viendrons vers lui
    et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
    Celui qui ne m’aime pas
    ne garde pas mes paroles.
    Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :
    elle est du Père, qui m’a envoyé.
    Je vous parle ainsi,
    tant que je demeure avec vous ;
    mais le Défenseur,
    l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,
    lui, vous enseignera tout,
    et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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  3. PAROLES DU SAINT PÈRE
    Enseignement et souvenir. C'est l'office du Saint-Esprit. Il nous enseigne : Il nous enseigne le mystère de la foi, Il nous enseigne comment entrer dans le mystère, comment comprendre un peu plus le mystère, Il nous enseigne la doctrine de Jésus, et Il nous enseigne comment développer notre foi sans faire d'erreurs. Et l'Esprit nous aide à grandir dans notre compréhension de la foi. (Homélie de la Casa Santa Marta, 11 mai 2020)

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  4. FAUSTI : Jésus nous a laissé en héritage le commandement de nous aimer les uns les autres (Jn 13:34).
    Ici, il va plus loin en amont : Il dit de L'aimer.
    Le but de l'amour est la réciprocité, par laquelle l'un devient la vie de l'autre.
    En L'aimant, nous devenons ce qu'Il est ; et nous pouvons aimer nos frères et sœurs de Son amour, qui est le même que celui du Père. Le christianisme est avant tout l'amour pour Jésus, qui nous assimile à Lui, le Fils, en nous donnant Son amour pour le Père et pour nos frères et sœurs.
    L'amour n'est pas seulement un sentiment. Il implique toute la personne, lui donnant une nouvelle façon d'être. Il informe sa compréhension, son désir et son action.
    Concrètement, on aime avec des faits et en vérité. (1 Jn 3:18).
    L'observation de ses commandements est la condition pour rester dans l'alliance du Dieu fidèle, qui nous a aimés, choisis et libérés. On peut les observer soit par obligation, comme des esclaves, comme le fait le frère aîné de la parabole (Lc 15:29), soit par amour des fils.
    Pour Jésus, le principe d'observance est l'amour d'un cœur qui sait être aimé, le nouveau cœur de la nouvelle alliance.
    Il appelle ces commandements "mes" commandements parce que les Écritures et Moïse parlent de Lui, et Il parle de "commandements" au pluriel parce que Son commandement, même s'il est unique (Jn 13:34), est aussi multiple.
    En effet, l'amour s'exprime dans chaque action et nous fait discerner, ici et maintenant, ce qu'il est préférable de faire.
    C'est pourquoi il est l'accomplissement de la Loi avec tous ses différents préceptes.
    "Aime et fais ce que tu veux" - (Saint Augustin) - ne signifie pas que celui qui aime se permet de tout faire, mais que l'amour ne fait de mal à personne (Rom 13:10) et guide spontanément la volonté à faire le bien. Celui qui fait le mal n'aime pas.
    Comme Jésus par son départ devient le pontife entre nous et Dieu, le frère qui intercède auprès du Père. Il nous ouvre l'accès à Lui et à Ses dons.
    Jésus demande au Père le don définitif pour nous. Il obtient tout ce qu'Il demande. (11,42).
    C'est pour cela que le Consolateur nous est certainement donné. Nous prions ... pour nous préparer à Le recevoir.
    "Consolateur", car "con-solaire" signifie être avec quelqu'un qui est seul, pour qu'il ne soit plus seul.
    Le Consolateur est Celui qui est "avec" nous, nous offrant cette compagnie qui surmonte notre solitude radicale.
    Ce Consolateur est un autre respect à Jésus, qui s'en va maintenant. Ce Consolateur est donné par le Père à ceux qui aiment le Fils et observent ses recommandations.
    L'aimer signifie vivre comme Lui, en observant Sa Parole.
    Et Sa Parole est le commandement de s'aimer les uns les autres (13:34).
    Seuls ceux qui aiment le Fils et les frères et sœurs expérimentent l'Amour du Père.
    La venue de Dieu, Père et Fils, sera celle de l'Esprit, précisément de ceux qui aiment le Fils et les frères.

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  5. ->La demeure de Dieu parmi les hommes, son Alliance définitive, est celle de l'amour.
    Celui qui aime Jésus devient le temple de Dieu, le lieu de Sa présence.
    Il a en lui le Fils qui est dans le Père et le Père qui est dans le Fils.
    En lui, le Père et le Fils placent leur demeure, se manifestant à lui et en lui.
    La place que Jésus nous prépare près du Père, c'est nous-mêmes qui, dans l'amour, devenons Sa demeure et celle du Père.
    Celui qui n'aime pas Jésus n'observe pas Ses Paroles.
    Pour cette raison, il ignore le Fils envoyé par le Père pour révéler Son Amour pour nous.
    La période pendant laquelle Il a habité avec nous est le centre et le sommet du temps.
    Par la proclamation de l'Évangile, chaque époque entre dans ce temps, dans lequel Dieu se révèle de manière définitive et normative.
    L'Esprit d'Amour nous enseignera et imprimera le Fils dans nos cœurs.
    Dieu, qui était avec nous d'abord dans la Loi et ensuite avec nous dans la chair du Fils, sera en nous avec Son Esprit.
    L'Esprit Saint, qui est Amour, nous fera comprendre tout ce que le Fils nous a dit.
    L'Amour, en nous faisant comprendre, nous fait ainsi rappeler, porter dans nos cœurs, tout ce que Jésus a dit,
    car nous pouvons vivre avec cela.
    Jésus a tout dit et tout donné. L'Esprit Saint n'ajoutera rien à ce qu'il a révélé et donné, mais il fera entrer toujours plus profondément en nous le mystère du Fils et du Père, avec un Amour qui nous fait connaître et avec une connaissance qui nous fait aimer.

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  6. HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

    Place Saint-Pierre
    Dimanche 9 -6 -19



    La Pentecôte arriva, pour les disciples, après cinquante jours incertains. D’un part, Jésus était Ressuscité, pleins de joie ils l’avaient vu et écouté, et ils avaient aussi mangé avec Lui. D’autre part, ils n’avaient pas encore surmonté les doutes et les peurs : ils demeuraient enfermés (cf. Jn 20, 19.26), avec peu de perspectives, incapables d’annoncer le Vivant. Puis arrive l’Esprit Saint et les préoccupations disparaissent : maintenant les Apôtres ne craignent plus, même devant celui qui les arrête ; ils étaient tout d’abord préoccupés de sauver leur vie, maintenant ils n’ont plus peur de mourir ; avant, ils étaient enfermés dans le Cénacle, maintenant ils annoncent à tous les peuples. Jusqu’à l’Ascension de Jésus, ils attendaient le Règne de Dieu pour eux (cf. Ac 1, 6), maintenant ils sont impatients d’atteindre des confins inconnus. Avant, ils n’avaient presque jamais parlé en public et lorsqu’ils l’avaient fait, ils avaient souvent dit du n’importe quoi, comme Pierre qui avait renié Jésus ; maintenant ils parlent avec franc-parler à tous. L’histoire des disciples, qui semblait toucher à sa fin, est donc renouvelée par la jeunesse de l’Esprit : ces jeunes, qui, en proie à l’incertitude, croyaient être arrivés, ont été transformés par une joie qui les a fait renaître. L’Esprit Saint a fait cela. L’Esprit n’est pas, comme cela pourrait sembler être, une chose abstraite ; c’est la Personne la plus concrète, la plus proche, celle qui nous change la vie. Comment fait-il ? Regardons les Apôtres. L’Esprit ne leur a pas rendu les choses plus faciles, il n’a pas fait des miracles spectaculaires, il n’a pas écarté les problèmes et les opposants, mais l’Esprit a apporté dans la vie des disciples une harmonie qui manquait, la sienne, parce qu’Il est harmonie.

    Harmonie à l’intérieur de l’homme. A l’intérieur, dans le cœur, les disciples avaient besoin d’être changés. Leur histoire nous dit que même voir le Ressuscité ne suffit pas, si on ne L’accueille pas dans le cœur. Il ne suffit pas de savoir que le Ressuscité est vivant si on ne vit pas comme des Ressuscités. Et c’est l’Esprit qui fait vivre et revivre Jésus en nous, qui nous ressuscite intérieurement. Pour cela, Jésus, rencontrant les siens, répète : « La paix soit avec vous ! » (Jn 20, 19.21) et il donne l’Esprit. La paix ne consiste pas à résoudre les problèmes de l’extérieur – Dieu n’enlève pas aux siens les tribulations et les persécutions – mais à recevoir l’Esprit Saint. En cela consiste la paix, cette paix donnée aux Apôtres, cette paix qui ne libère pas des problèmes mais dans les problèmes, est offerte à chacun de nous. C’est une paix qui rend le cœur semblable à la mer profonde qui est toujours tranquille même lorsque, en superficie, les vagues s’agitent. C’est une harmonie si profonde qu’elle peut même transformer les persécutions en béatitudes. Combien de fois, au contraire, nous demeurons en superficie ! Au lieu de chercher l’Esprit, nous tentons de nous en sortir, pensant que tout ira mieux si tel malheur passe, si je ne vois plus telle personne, si telle situation s’améliore. Mais cela c’est demeurer en superficie : passé un problème, un autre arrivera et l’inquiétude reviendra. Ce n’est pas en prenant les distances de celui qui ne pense comme nous que nous serons sereins, ce n’est en résolvant les problèmes du moment que nous serons en paix. Le tournant est la paix de Jésus, l’harmonie de l’Esprit.

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  7. -->Aujourd’hui, dans la hâte que notre temps nous impose, il semble que l’harmonie soit mise de côté : tiraillés de mille parts, nous risquons d’exploser, sollicités par une nervosité continuelle qui nous fait réagir négativement à tout. Et on cherche la solution rapide, une pilule après l’autre pour aller de l’avant, une émotion après l’autre pour se sentir vivants. Mais nous avons surtout besoin de l’Esprit : c’est lui qui met de l’ordre dans la frénésie. Il est paix dans l’inquiétude, confiance dans le découragement, joie dans la tristesse, jeunesse dans la vieillesse, courage dans l’épreuve. C’est Celui qui, entre les courants tempétueux de la vie, fixe l’ancre de l’espérance. C’est l’Esprit qui, comme le dit aujourd’hui Saint Paul, nous interdit de retomber dans la peur parce qu’il nous fait nous sentir fils aimés (cf. Rm 8, 15). C’est le Consolateur qui nous transmet la tendresse de Dieu. Sans l’Esprit, la vie chrétienne est effilochée, privée de l’amour qui unit tout. Sans l’Esprit, Jésus demeure un personnage du passé, avec l’Esprit il est une personne vivante aujourd’hui ; sans l’Esprit, l’Écriture est lettre morte, avec l’Esprit elle est Parole de vie. Un christianisme sans l’Esprit est un moralisme sans joie ; avec l’Esprit il est vie.

    L’Esprit Saint n’apporte pas seulement l’harmonie au-dedans, mais aussi au dehors, entre les hommes. Il nous fait Église, il assemble des parties différentes en un unique édifice harmonieux. Saint Paul l’explique bien, lui qui, en parlant de l’Église, répète souvent une parole, “variés” : « les dons de la grâce sont variés, les services sont variés, les activités sont variées » (1 Co 12, 4-6). Nous sommes différents dans la variété des qualités et des dons. L’Esprit les distribue avec fantaisie, sans aplatir, sans homologuer. Et, à partir de cette diversité, il construit l’unité. Il fait ainsi depuis la création parce qu’il est spécialiste dans la transformation du chaos en cosmos, dans la mise en harmonie. Il est spécialiste dans la création des diversités, des richesses ; chacun la sienne, différente. Lui, il est le créateur de cette diversité et, en même temps, il est Celui qui harmonise, qui donne l’harmonie et donne unité à la diversité. Lui seul peut faire ces deux choses.

    Aujourd’hui dans le monde, les discordances sont devenues des véritables divisions : il y a celui qui a trop et il y a celui qui n’a rien, il y a celui qui cherche à vivre cent ans et celui qui ne peut pas naître. A l’ère des ordinateurs on reste à distance : plus “social” mais moins sociaux. Nous avons besoin de l’Esprit d’unité qui nous régénère comme Église, comme Peuple de Dieu et comme humanité entière. Qui nous régénère. Il y a toujours la tentation de construire des “nids” : de se réunir autour de son propre groupe, de ses propres préférences, le semblable avec le semblable, allergiques à toute contamination. Et du nid à la secte, il n’y a qu’un pas, même dans l’Eglise. Que de fois on définit sa propre identité contre quelqu’un ou contre quelque chose ! L’Esprit Saint, au contraire, relie les distances, unit les lointains, ramène les égarés. Il fusionne des tonalités différentes en une unique harmonie parce qu’il voit tout d’abord le bien, il regarde l’homme avant ses erreurs, les personnes avant leurs actions. L’Esprit modèle l’Église, modèle le monde comme des lieux de fils et de frères. Fils et frères : des substantifs qui viennent avant tout autre adjectif.

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  8. --> C’est la mode d’adjectiver, malheureusement d’insulter aussi. Nous pouvons dire que nous vivons une culture de l’adjectif qui oublie le substantif des choses ; et aussi dans une culture de l’insulte, qui est la première réponse à une opinion que je ne partage pas. Puis nous nous rendons compte que cela fait mal à celui qui est insulté, mais aussi à celui qui insulte. En rendant le mal pour le mal, en passant de victime à bourreau, on ne vit pas bien. Celui qui vit selon l’Esprit, au contraire, apporte la paix là où il y a la discorde, la concorde là où il y a le conflit. Les hommes spirituels rendent le bien pour le mal, répondent à l’arrogance par la douceur, à la méchanceté par la bonté, au vacarme par le silence, aux bavardages par la prière, au défaitisme par le sourire.

    Pour être spirituels, pour goûter l’harmonie de l’Esprit, il faut mettre son regard devant le nôtre. Alors, les choses changent : avec l’Esprit, l’Église est le Peuple saint de Dieu, la mission la contagion de la joie, non pas le prosélytisme, les autres des frères et des sœurs aimés du même Père. Mais sans l’Esprit, l’Église est une organisation, la mission une propagande, la communion un effort. Et de nombreuses Eglises font des actions programmatiques en ce sens de plans pastoraux, de discussions sur toutes choses. Il semble que ce soit cette route pour nous unir, mais celle-ci n’est pas la route de l’Esprit, c’est la route de la division. L’Esprit est le besoin premier et ultime de l’Église (cf. S. Paul VI, Audience générale, 29 novembre 1972). Il « vient là où il est aimé, là où il est invité, là où il est attendu » (S. Bonaventure, Sermon pour le IVème Dimanche après Pâques). Frères et sœurs, prions-le chaque jour. Esprit Saint, harmonie de Dieu, Toi qui transformes la peur en confiance et la fermeture en don, viens en nous. Donne-nous la joie de la résurrection, l’éternelle jeunesse du cœur. Esprit Saint, notre harmonie, Toi qui fais de nous un seul corps, remplis l’Église et le monde de ta paix. Esprit Saint, rends-nous artisans de concorde, semeurs de bien, apôtres d’espérance.

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