venerdì 21 marzo 2025

C - 3 DIMANCHE de CARÊME


 

6 commenti:

  1. PREMIÈRE LECTURE
    « Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-suis » (Ex 3, 1-8a.10.13-15)
    Lecture du livre de l’Exode

    En ces jours-là,
    Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro,
    prêtre de Madiane.
    Il mena le troupeau au-delà du désert
    et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb.
    L’ange du Seigneur lui apparut
    dans la flamme d’un buisson en feu.
    Moïse regarda : le buisson brûlait
    sans se consumer.
    Moïse se dit alors :
    « Je vais faire un détour
    pour voir cette chose extraordinaire :
    pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? »
    Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir,
    et Dieu l’appela du milieu du buisson :
    « Moïse ! Moïse ! »
    Il dit :
    « Me voici ! »
    Dieu dit alors :
    « N’approche pas d’ici !
    Retire les sandales de tes pieds,
    car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! »
    Et il déclara :
    « Je suis le Dieu de ton père,
    le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. »
    Moïse se voila le visage
    car il craignait de porter son regard sur Dieu.
    Le Seigneur dit :
    « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple
    qui est en Égypte,
    et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants.
    Oui, je connais ses souffrances.
    Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens
    et le faire monter de ce pays
    vers un beau et vaste pays,
    vers un pays, ruisselant de lait et de miel.
    Maintenant donc, va !
    Je t’envoie chez Pharaon :
    tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. »
    Moïse répondit à Dieu :
    « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai :
    ‘Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.’
    Ils vont me demander quel est son nom ;
    que leur répondrai-je ? »
    Dieu dit à Moïse :
    « Je suis qui je suis.
    Tu parleras ainsi aux fils d’Israël :
    ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-suis’. »
    Dieu dit encore à Moïse :
    « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël :
    ‘Celui qui m’a envoyé vers vous,
    c’est Le Seigneur,
    le Dieu de vos pères,
    le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob’.
    C’est là mon nom pour toujours,
    c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge. »

    – Parole du Seigneur.

    PSAUME
    (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 6-7, 8.11)
    R/ Le Seigneur est tendresse et pitié. (Ps 102, 8a)

    Bénis le Seigneur, ô mon âme,
    bénis son nom très saint, tout mon être !
    Bénis le Seigneur, ô mon âme,
    n’oublie aucun de ses bienfaits !

    Car il pardonne toutes tes offenses
    et te guérit de toute maladie ;
    il réclame ta vie à la tombe
    et te couronne d’amour et de tendresse.

    Le Seigneur fait œuvre de justice,
    il défend le droit des opprimés.
    Il révèle ses desseins à Moïse,
    aux enfants d’Israël ses hauts faits.

    Le Seigneur est tendresse et pitié,
    lent à la colère et plein d’amour ;
    Comme le ciel domine la terre,
    fort est son amour pour qui le craint.

    DEUXIÈME LECTURE
    La vie de Moïse avec le peuple au désert, l’Écriture l’a racontée pour nous avertir (1 Co 10, 1-6.10-12)
    Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

    Frères,
    je ne voudrais pas vous laisser ignorer
    que, lors de la sortie d’Égypte,
    nos pères étaient tous sous la protection de la nuée,
    et que tous ont passé à travers la mer.
    Tous, ils ont été unis à Moïse par un baptême
    dans la nuée et dans la mer ;
    tous, ils ont mangé la même nourriture spirituelle ;
    tous, ils ont bu la même boisson spirituelle ;
    car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait,
    et ce rocher, c’était le Christ.
    Cependant, la plupart n’ont pas su plaire à Dieu :
    leurs ossements, en effet, jonchèrent le désert.
    Ces événements devaient nous servir d’exemple,
    pour nous empêcher de désirer ce qui est mal
    comme l’ont fait ces gens-là.
    Cessez de récriminer
    comme l’ont fait certains d’entre eux :
    ils ont été exterminés.
    Ce qui leur est arrivé devait servir d’exemple,
    et l’Écriture l’a raconté pour nous avertir,
    nous qui nous trouvons à la fin des temps.
    Ainsi donc, celui qui se croit solide,
    qu’il fasse attention à ne pas tomber.

    – Parole du Seigneur.

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    1. ÉVANGILE
      « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même » (Lc 13, 1-9)
      Gloire au Christ,
      Sagesse éternelle du Dieu vivant.
      Gloire à toi, Seigneur.
      Convertissez-vous, dit le Seigneur,
      car le royaume des Cieux est tout proche.
      Gloire au Christ,
      Sagesse éternelle du Dieu vivant.
      Gloire à toi, Seigneur. (Mt 4, 17)

      Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

      Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens
      que Pilate avait fait massacrer,
      mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
      Jésus leur répondit :
      « Pensez-vous que ces Galiléens
      étaient de plus grands pécheurs
      que tous les autres Galiléens,
      pour avoir subi un tel sort ?
      Eh bien, je vous dis : pas du tout !
      Mais si vous ne vous convertissez pas,
      vous périrez tous de même.
      Et ces dix-huit personnes
      tuées par la chute de la tour de Siloé,
      pensez-vous qu’elles étaient plus coupables
      que tous les autres habitants de Jérusalem ?
      Eh bien, je vous dis : pas du tout !
      Mais si vous ne vous convertissez pas,
      vous périrez tous de même. »
      Jésus disait encore cette parabole :
      « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne.
      Il vint chercher du fruit sur ce figuier,
      et n’en trouva pas.
      Il dit alors à son vigneron :
      ‘Voilà trois ans que je viens
      chercher du fruit sur ce figuier,
      et je n’en trouve pas.
      Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?’
      Mais le vigneron lui répondit :
      ‘Maître, laisse-le encore cette année,
      le temps que je bêche autour
      pour y mettre du fumier.
      Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir.
      Sinon, tu le couperas.’ »

      – Acclamons la Parole de Dieu.

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  2. PAPE FRANÇOIS

    ANGÉLUS 20 mars 2022

    Chers frères et sœurs, bon dimanche !

    Nous sommes au cœur du chemin quadragésimal et aujourd’hui, l’Evangile présente d’abord Jésus commentant quelques faits divers. Alors que le souvenir de dix-huit personnes mortes sous l’effondrement d’une tour était vivant, on lui parle de quelques Galiléens que Pilate avait fait tuer (cf. Lc 13, 1). Et il y a une question qui semble accompagner ces nouveaux tragiques : qui est responsable de ces faits terribles ? Peut-être ces gens étaient-ils plus coupables que d’autres et Dieu les a punis ? Ce sont des questions qui sont toujours actuelles ; quand les faits divers nous oppressent et que nous nous sentons impuissants face au mal, nous nous demandons souvent : s’agit-il d’une punition de Dieu ? Est-ce Lui qui envoie une guerre ou une pandémie pour nous punir de nos péchés ? Et pourquoi le Seigneur n’intervient-il pas ?

    Nous devons faire attention : lorsque le mal nous oppresse, nous risquons de perdre la lucidité et, pour trouver une réponse facile à ce que nous ne pouvons pas expliquer, nous finissons par imputer la faute à Dieu. Et bien souvent, la vilaine et mauvaise habitude des blasphèmes vient de là. Combien de fois lui attribuons-nous nos malchances, attribuons-nous les malheurs du monde à celui qui, au contraire, nous laisse toujours libres et donc n’intervient jamais en s’imposant, mais uniquement en se proposant ; à Lui qui n’a jamais recours à la violence et qui, au contraire, souffre pour nous et avec nous ! En effet, Jésus refuse et conteste avec force l’idée d’imputer nos maux à Dieu : les personnes qui avaient été tuées sur ordre de Pilate et celles qui sont mortes sous la tour n’étaient pas plus coupables que d’autres et ne sont pas victimes d’un Dieu impitoyable et vindicatif qui n’existe pas ! Le mal ne peut jamais venir de Dieu car il « ne nous traite pas selon nos péchés » (Ps 103, 10), mais selon sa miséricorde. C’est le style de Dieu. Il ne peut pas nous traiter autrement. Il nous traite toujours avec miséricorde.

    Mais au lieu d’accuser Dieu, dit Jésus, nous devons regarder à l’intérieur de nous : c’est le péché qui produit la mort ; ce sont nos égoïsmes qui déchirent les relations ; ce sont nos choix erronés et violents qui déchaînent le mal. C’est alors que le Seigneur offre la vraie solution. Quelle est-elle ? La conversion : « Si vous ne vous convertissez pas — dit-il — vous périrez tous de la même manière » (Lc 13, 5). C’est une invitation pressante, surtout en ce temps de carême. Accueillons-la avec un cœur ouvert. Convertissons-nous du mal, renonçons à ce péché qui nous séduit, ouvrons-nous à la logique de l’Evangile : car, là où règnent l’amour et la fraternité, le mal n’a plus de pouvoir !

    Cependant, Jésus sait que se convertir n’est pas facile, et il veut nous y aider. Il sait que bien des fois, nous retombons dans les mêmes erreurs et les mêmes péchés ; que nous nous décourageons et, il nous semble peut-être que notre engagement pour le bien est inutile dans un monde où le mal semble régner. Et alors, après son appel, il nous encourage par une parabole qui parle de la patience de Dieu. Nous devons penser à la patience de Dieu, la patience que Dieu a à notre égard. Il nous offre l’image consolante d’un figuier qui ne porte pas de fruits à la période établie, mais qui n’est pas abattu : on lui accorde plus de temps, une autre possibilité. J’aime à penser qu’un beau nom de Dieu serait « le Dieu d’une autre possibilité » : il nous donne toujours une autre opportunité, toujours, toujours. Telle est sa miséricorde. C’est ainsi que le Seigneur agit avec nous : il ne nous coupe pas de son amour, il ne se décourage pas, il ne se lasse pas de nous redonner confiance avec tendresse. Frères et sœurs, Dieu croit en nous ! Dieu nous fait confiance et nous accompagne avec patience, la patience de Dieu avec nous. Il ne se décourage pas, mais il place toujours en nous de l’espérance.

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    1. --->--->Dieu est Père et te regarde comme un père : comme le meilleur des pères, il ne voit pas les résultats que tu n’as pas encore atteints, mais les fruits que tu pourras encore porter ; ne tient pas compte de tes manques, mais il encourage tes possibilités ; il ne s’attarde pas sur ton passé, mais il parie avec confiance sur ton avenir. Parce que Dieu est proche de nous, Il est proche de nous. Le style de Dieu — ne l’oublions pas — : proximité, il est proche, avec miséricorde et tendresse. Et c’est ainsi que Dieu nous accompagne : proche, miséricordieux et tendre.

      Demandons donc à la Vierge Marie de nous donner espérance et courage, et d’allumer en nous le désir de la conversion.

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      A l’issue de l’Angelus

      Malheureusement, l’agression violente contre l’Ukraine se poursuit, un massacre insensé où destructions et atrocités se répètent chaque jour. Il n’y a aucune justification à cela ! Je supplie tous les acteurs de la communauté internationale de s’engager véritablement à mettre fin à cette guerre répugnante.

      Cette semaine encore, des missiles et des bombes se sont abattus sur des civils, des personnes âgées, des enfants et des femmes enceintes. Je suis allé visiter les enfants blessés qui sont ici à Rome. L’un a un bras en moins, l’autre est blessé à la tête… Des enfants innocents. Je pense aux millions de réfugiés ukrainiens qui doivent fuir en laissant tout derrière eux et je ressens une grande douleur pour ceux qui n’ont même pas la possibilité de s’échapper. De nombreux grands-parents, malades et pauvres, séparés de leurs familles, de nombreux enfants et personnes fragiles meurent sous les bombes, sans pouvoir recevoir d’aide et sans trouver de sécurité même dans les abris anti-aériens. Tout cela est inhumain ! C’est même un sacrilège, car cela va à l’encontre de la sacralité de la vie humaine, en particulier contre la vie humaine sans défense, qui doit être respectée et protégée, non pas éliminée, et qui vient avant toute stratégie ! N’oublions pas : c’est de la cruauté, inhumaine et sacrilège ! Prions en silence pour ceux qui souffrent.

      Cela me réconforte de savoir que les personnes restées sous les bombes peuvent compter sur la proximité des pasteurs qui, en ces jours tragiques, vivent l’Evangile de la charité et de la fraternité......
      J’invite chaque communauté et chaque fidèle à s’unir à moi vendredi 25 mars, solennité de l’Annonciation, pour accomplir un Acte solennel de consécration de l’humanité, en particulier de la Russie et de l’Ukraine, au Cœur immaculée de Marie, afin qu’elle, Reine de la paix, obtienne la paix pour le monde.

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  3. BENOÎT XVI - ANGELUS - Place Saint-Pierre - Dimanche 7 mars 2010
    La liturgie de ce troisième dimanche de Carême nous présente le thème de la CONVERSION. Dans la première lecture, tirée du livre de l'Exode, Moïse, alors qu'il fait paître son troupeau, voit un buisson ardent qui ne se consume pas. Il s'approche pour observer ce miracle, lorsqu'une voix l'appelle par son NOM et, l'invitant à prendre conscience de son indignité, lui ordonne d'ôter ses sandales, car ce lieu est saint. "Je suis le Dieu de ton père", lui dit la voix, "le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob" ; et elle ajoute : "Je suis Celui qui est !". (Ex 3, 6a.14). Dieu se manifeste de différentes manières dans la vie de chacun d'entre nous. Pour reconnaître sa présence, cependant, il est nécessaire que nous nous approchions de lui conscients de notre misère et avec un profond respect. Sinon, nous nous rendons incapables de le rencontrer et d'entrer en communion avec lui. Comme l'écrit l'apôtre Paul, cette histoire est aussi racontée comme un avertissement pour nous : elle nous rappelle que Dieu se révèle non pas à ceux qui sont remplis de suffisance et de légèreté, mais à ceux qui sont pauvres et humbles devant lui.
    Dans le passage de l'Évangile de ce jour, Jésus est interrogé sur des événements douloureux : la mise à mort, à l'intérieur du temple, de quelques Galiléens sur ordre de Ponce Pilate et l'effondrement d'une tour sur quelques passants (cf. Lc 13, 1-5). Face à la conclusion facile consistant à considérer le MAL comme l'effet d'une punition divine, Jésus rétablit la véritable image de Dieu, qui est bon et ne peut pas vouloir le MAL, et mettant en garde contre la pensée que les malheurs sont l'effet immédiat des fautes personnelles de ceux qui les subissent, il dit : "Pensez-vous que ces Galiléens étaient plus pécheurs que tous les Galiléens pour avoir subi un tel sort ? Non, mais si vous ne vous CONVERTISSEZ pas, vous périrez tous de la même manière" (Lc 13, 2-3). Jésus nous invite à faire une lecture différente de ces événements, en les plaçant dans la perspective de la CONVERSION : les malheurs, les événements endeuillés, ne doivent pas susciter en nous la curiosité ou la recherche de présumés coupables, mais doivent représenter des occasions de réfléchir, de dépasser l'illusion de pouvoir vivre sans Dieu, et de renforcer, avec l'aide du Seigneur, l'engagement à changer de vie. Face au péché, Dieu se révèle plein de MISÉRICORDIE et ne manque pas d'appeler les pécheurs à éviter le MAL, à grandir dans son amour et à aider concrètement leur prochain dans le besoin, afin d'expérimenter la joie de la grâce et de ne pas rencontrer la mort éternelle. Mais la possibilité de CONVERSION exige que nous apprenions à lire les faits de la vie dans la perspective de la foi, c'est-à-dire animés par la sainte crainte de Dieu. En présence de la souffrance et du deuil, la vraie sagesse consiste à se laisser interpeller par la précarité de l'existence et à lire l'histoire humaine avec les yeux de Dieu, qui, ne voulant toujours que le bien de ses enfants, par un dessein insondable de son amour, permet parfois qu'ils soient éprouvés par la douleur pour les conduire à un plus grand bien.
    Chers amis, prions Marie Très Sainte, qui nous accompagne sur notre chemin de Carême, afin qu'elle aide chaque chrétien à revenir au Seigneur de tout son cœur. Puisse-t-elle soutenir notre ferme décision de renoncer au mal et d'accepter avec foi la volonté de Dieu dans nos vies.

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  4. FAUSTi - Deux actualités : un attentat et un incident qui a fait de nombreuses victimes. Dans le premier cas, la liberté et la méchanceté de l'homme sont en jeu, dans le second, le caractère inévitable et la violence de la création.
    Ces deux événements rappellent de manière exemplaire ce qui ébranle le plus la foi du croyant : pourquoi Dieu permet-il les abus et la violence, les catastrophes et les tremblements de terre ?
    L'histoire, avec ses injustices, et la nature, avec son absurdité, semblent être dominées plutôt par le malin ou par le hasard. Dans le premier épisode, on s'attend à ce qu'il juge entre le bon et le mauvais. Dans le deuxième épisode, l'objection de base est implicite : quelle confiance peut-on avoir dans le Père, si les innocents souffrent ?
    Jésus les prend comme modèles de discernement difficile, pour donner au croyant une clé pour comprendre les événements historiques et naturels (Sl 136).
    Le mal qui existe, dans l'homme et dans les choses, est mystérieusement lié au péché ; mais il n'échappe pas aux mains de ce Dieu dans la main duquel sont les abîmes de la terre (Ps 95, 4) et qui recueille dans l'une ou l'autre des eaux de la mer (Ps 33, 7). Il est vrai que nous avons tous péché ; mais notre mal est maintenant le lieu du salut : "Là où le péché abondait, la grâce abondait" (Rm 5, 20).
    Tous les événements doivent donc être lus, à un niveau plus profond, en termes de perdition et de salut : ils révèlent la perdition dont la conversion au Seigneur nous sauve.
    Connaître les "signes des temps" signifie voir dans le mal le Seigneur qui vient nous sauver en nous appelant à la conversion. Un bon discernement nous ouvre les yeux et change notre vie
    De même que nos limites du quotidien sont des lieux d'amour et de communion avec les autres, de même notre limite absolue est un lieu de communion avec l'Autre, l'Absolu, d'où nous venons et où nous revenons. La conversion radicale est de sortir du délire de la toute-puissance : accepter la vie et la mort comme communion avec Dieu.
    Discerner les signes du présent, c'est lire tous les faits et les présenter comme un appel à passer de l'hypocrisie à la filialité, du royaume de la peur à celui de la liberté.
    Les prophètes - dont le dernier était le Baptiste - ont été envoyés pour appeler le peuple à produire ces fruits.
    Avec le Messie, la venue de Dieu était attendue pour le compte final. Jésus, d'autre part, commencera l'année de grâce. En Lui, le Fils, commence le temps où Dieu exerce directement et définitivement Sa Miséricorde. Il fait l'année sainte, ce que les hommes ne font pas.
    "Voici, je viens depuis trois ans..." Ce sont les trois années du ministère de Jésus. Pour eux-mêmes, ils concluent l'histoire et constituent le temps de venir pour le jugement. Mais ils sont aussi l'aujourd'hui du salut, dans la patience du Fils qui prend soin de nos maux.
    Cette journée sera prolongée d'une année supplémentaire, jusqu'à aujourd'hui et toujours, partout où la mission, l'annonce et la conversion rendront les hommes contemporains de Sa Parole de grâce.
    Cette année est la longueur de notre histoire, qui dure toujours une autre année, par l'intercession du Fils qui accomplit ce que le Père veut. Toutes les années suivantes sont "l'année de plus" qui se prolonge, pour faire la même offrande aux générations suivantes avec l'annonce.
    Telle est la signification profonde de l'histoire. C'est l'année de la patience et de la Miséricorde de Dieu, une dilatation du salut et une dilatation du jugement, toujours pour une année, depuis alors jusqu'à maintenant et jusqu'à la fin. Dieu ne coupe pas le figuier, c'est-à-dire l'homme ! Il le respecte parce qu'il l'aime. Il prodigue tout son travail sur lui, afin qu'il puisse répondre à son amour.

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