venerdì 11 aprile 2025

C - DIMANCHE DES PALMIERES




 

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  1. PROCESSION DES RAMEAUX
    ENTRÉE MESSIANIQUE
    « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Lc 19, 28-40)
    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
    Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.
    Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie,
    près de l’endroit appelé mont des Oliviers,
    il envoya deux de ses disciples,
    en disant :
    « Allez à ce village d’en face.
    À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché,
    sur lequel personne ne s’est encore assis.
    Détachez-le et amenez-le.
    Si l’on vous demande :
    ‘Pourquoi le détachez-vous ?’
    vous répondrez :
    ‘Parce que le Seigneur en a besoin.’ »
    Les envoyés partirent
    et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.
    Alors qu’ils détachaient le petit âne,
    ses maîtres leur demandèrent :
    « Pourquoi détachez-vous l’âne ? »
    Ils répondirent :
    « Parce que le Seigneur en a besoin. »
    Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus,
    jetèrent leurs manteaux dessus,
    et y firent monter Jésus.
    À mesure que Jésus avançait,
    les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.
    Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers,
    toute la foule des disciples, remplie de joie,
    se mit à louer Dieu à pleine voix
    pour tous les miracles qu’ils avaient vus,
    et ils disaient :
    « Béni soit celui qui vient,
    le Roi, au nom du Seigneur.
    Paix dans le ciel
    et gloire au plus haut des cieux ! »
    Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule,
    dirent à Jésus :
    « Maître, réprimande tes disciples ! »
    Mais il prit la parole en disant :
    « Je vous le dis :
    si eux se taisent,
    les pierres crieront. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

    MESSE DE LA PASSION
    PREMIÈRE LECTURE
    « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)
    Lecture du livre du prophète Isaïe

    Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,
    pour que je puisse, d’une parole,
    soutenir celui qui est épuisé.
    Chaque matin, il éveille,
    il éveille mon oreille
    pour qu’en disciple, j’écoute.
    Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,
    et moi, je ne me suis pas révolté,
    je ne me suis pas dérobé.
    J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,
    et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
    Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.
    Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;
    c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,
    c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :
    je sais que je ne serai pas confondu.

    – Parole du Seigneur.

    PSAUME
    (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)
    R/ Mon Dieu, mon Dieu,
    pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)

    Tous ceux qui me voient me bafouent ;
    ils ricanent et hochent la tête :
    « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !
    Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »

    Oui, des chiens me cernent,
    une bande de vauriens m’entoure ;
    Ils me percent les mains et les pieds,
    je peux compter tous mes os.

    Ils partagent entre eux mes habits
    et tirent au sort mon vêtement.
    Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :
    ô ma force, viens vite à mon aide !

    Mais tu m’as répondu !
    Et je proclame ton nom devant mes frères,
    je te loue en pleine assemblée.
    Vous qui le craignez, louez le Seigneur.

    DEUXIÈME LECTURE
    « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2 6-11)
    Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens

    Le Christ Jésus,
    ayant la condition de Dieu,
    ne retint pas jalousement
    le rang qui l’égalait à Dieu.

    Mais il s’est anéanti,
    prenant la condition de serviteur,
    devenant semblable aux hommes.

    Reconnu homme à son aspect,
    il s’est abaissé,
    devenant obéissant jusqu’à la mort,
    et la mort de la croix.

    C’est pourquoi Dieu l’a exalté :
    il l’a doté du Nom
    qui est au-dessus de tout nom,

    afin qu’au nom de Jésus
    tout genou fléchisse
    au ciel, sur terre et aux enfers,

    et que toute langue proclame :
    « Jésus Christ est Seigneur »
    à la gloire de Dieu le Père.

    – Parole du Seigneur.

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  2. ÉVANGILE
    Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 22, 14 – 23, 56)
    Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.
    Pour nous, le Christ est devenu obéissant,
    jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
    C’est pourquoi Dieu l’a exalté :
    il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.
    Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)

    La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc



    L. Quand l’heure fut venue,
    Jésus prit place à table,
    et les Apôtres avec lui.
    Il leur dit :
    X « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous
    avant de souffrir !
    Car je vous le déclare :
    jamais plus je ne la mangerai
    jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie
    dans le royaume de Dieu. »
    L. Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce,
    il dit :
    X « Prenez ceci et partagez entre vous.
    Car je vous le déclare :
    désormais, jamais plus
    je ne boirai du fruit de la vigne
    jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »

    L. Puis, ayant pris du pain et rendu grâce,
    il le rompit
    et le leur donna, en disant :
    X « Ceci est mon corps, donné pour vous.
    Faites cela en mémoire de moi. »
    L. Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant :
    X « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang
    répandu pour vous.
    Et cependant, voici que la main de celui qui me livre
    est à côté de moi sur la table.
    En effet, le Fils de l’homme s’en va
    selon ce qui a été fixé.
    Mais malheureux cet homme-là
    par qui il est livré ! »
    L. Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres
    quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela.

    Ils en arrivèrent à se quereller :
    lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ?
    Mais il leur dit :
    X « Les rois des nations
    les commandent en maîtres,
    et ceux qui exercent le pouvoir sur elles
    se font appeler bienfaiteurs.
    Pour vous, rien de tel !
    Au contraire, que le plus grand d’entre vous
    devienne comme le plus jeune,
    et le chef, comme celui qui sert.
    Quel est en effet le plus grand :
    celui qui est à table, ou celui qui sert ?
    N’est-ce pas celui qui est à table ?
    Eh bien moi, je suis au milieu de vous
    comme celui qui sert.
    Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves.
    Et moi, je dispose pour vous du Royaume,
    comme mon Père en a disposé pour moi.
    Ainsi vous mangerez et boirez à ma table
    dans mon Royaume,
    et vous siégerez sur des trônes
    pour juger les douze tribus d’Israël.

    Simon, Simon,
    voici que Satan vous a réclamés
    pour vous passer au crible comme le blé.
    Mais j’ai prié pour toi,
    afin que ta foi ne défaille pas.
    Toi donc, quand tu sera revenu,
    affermis tes frères. »
    L. Pierre lui dit :
    D. « Seigneur, avec toi, je suis prêt
    à aller en prison et à la mort. »
    L. Jésus reprit :
    X « Je te le déclare, Pierre :
    le coq ne chantera pas aujourd’hui
    avant que toi, par trois fois,
    tu aies nié me connaître. »

    L. Puis il leur dit :
    X « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales,
    avez-vous donc manqué de quelque chose ? »
    L. Ils lui répondirent :
    D. « Non, de rien. »
    L. Jésus leur dit :
    X « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse,
    qu’il la prenne,
    de même celui qui a un sac ;
    et celui qui n’a pas d’épée,
    qu’il vende son manteau pour en acheter une.
    Car, je vous le déclare :
    il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture :
    Il a été compté avec les impies.
    De fait, ce qui me concerne
    va trouver son accomplissement. »
    L. Ils lui dirent :
    D. « Seigneur, voici deux épées. »
    L. Il leur répondit :
    X « Cela suffit. »

    L. Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude,
    au mont des Oliviers,
    et ses disciples le suivirent.
    Arrivé en ce lieu, il leur dit :
    X « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »
    L. Puis il s’écarta
    à la distance d’un jet de pierre environ.

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    1. L. Puis il s’écarta
      à la distance d’un jet de pierre environ.
      S’étant mis à genoux,
      il priait en disant :
      X « Père, si tu le veux,
      éloigne de moi cette coupe ;
      cependant, que soit faite non pas ma volonté,
      mais la tienne. »
      L. Alors, du ciel, lui apparut un ange
      qui le réconfortait.
      Entré en agonie,
      Jésus priait avec plus d’insistance,
      et sa sueur devint comme des gouttes de sang
      qui tombaient sur la terre.
      Puis Jésus se releva de sa prière
      et rejoignit ses disciples
      qu’il trouva endormis, accablés de tristesse.
      Il leur dit :
      X « Pourquoi dormez-vous ?
      Relevez-vous
      et priez, pour ne pas entrer en tentation. »

      L. Il parlait encore,
      quand parut une foule de gens.
      Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze,
      marchait à leur tête.
      Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser.
      Jésus lui dit :
      X « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »
      L. Voyant ce qui allait se passer,
      ceux qui entouraient Jésus lui dirent :
      D. « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? »
      L. L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre
      et lui trancha l’oreille droite.
      Mais Jésus dit :
      X « Restez-en là ! »
      L. Et, touchant l’oreille de l’homme,
      il le guérit.
      Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter,
      grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens :
      X « Suis-je donc un bandit,
      pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?
      Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple,
      et vous n’avez pas porté la main sur moi.
      Mais c’est maintenant votre heure
      et le pouvoir des ténèbres. »

      L. S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent
      et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre.
      Pierre suivait à distance.
      On avait allumé un feu au milieu de la cour,
      et tous étaient assis là.
      Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux.
      Une jeune servante le vit assis près du feu ;
      elle le dévisagea et dit :
      A. « Celui-là aussi était avec lui. »
      L. Mais il nia :
      D. « Non, je ne le connais pas. »
      L. Peu après, un autre dit en le voyant :
      F. « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. »
      L. Pierre répondit :
      D. « Non, je ne le suis pas. »
      L. Environ une heure plus tard,
      un autre insistait avec force :
      F. « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui,
      et d’ailleurs il est Galiléen. »
      L. Pierre répondit :
      D. « Je ne sais pas ce que tu veux dire. »
      L. Et à l’instant même, comme il parlait encore,
      un coq chanta.
      Le Seigneur, se retournant,
      posa son regard sur Pierre.
      Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite :
      « Avant que le coq chante aujourd’hui,
      tu m’auras renié trois fois. »
      Il sortit et, dehors, pleura amèrement.

      Les hommes qui gardaient Jésus
      se moquaient de lui et le rouaient de coups.
      Ils lui avaient voilé le visage,
      et ils l’interrogeaient :
      F. « Fais le prophète !
      Qui est-ce qui t’a frappé ? »
      L. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes.

      Lorsqu’il fit jour,
      se réunit le collège des anciens du peuple,
      grands prêtres et scribes,
      et on emmena Jésus devant leur conseil suprême.
      Ils lui dirent :
      F. « Si tu es le Christ,
      dis-le nous. »
      L. Il leur répondit :
      X « Si je vous le dis,
      vous ne me croirez pas ;
      et si j’interroge,
      vous ne répondrez pas.
      Mais désormais le Fils de l’homme
      sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »
      L. Tous lui dirent alors :
      F. « Tu es donc le Fils de Dieu ? »
      L. Il leur répondit :
      X « Vous dites vous-mêmes que je le suis. »
      L. Ils dirent alors :
      F. « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ?
      Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. »
      L. L’assemblée tout entière se leva,
      et on l’emmena chez Pilate.

      On se mit alors à l’accuser :
      F. « Nous avons trouvé cet homme
      en train de semer le trouble dans notre nation :
      il empêche de payer l’impôt à l’empereur,
      et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »
      L. Pilate l’interrogea :
      A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
      L. Jésus répondit :
      X « C’est toi-même qui le dis. »

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    2. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :
      A. « Je ne trouve chez cet homme
      aucun motif de condamnation. »
      L. Mais ils insistaient avec force :
      F. « Il soulève le peuple
      en enseignant dans toute la Judée ;
      après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »
      L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.
      Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,
      il le renvoya devant ce dernier,
      qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.

      À la vue de Jésus,
      Hérode éprouva une joie extrême :
      en effet, depuis longtemps il désirait le voir
      à cause de ce qu’il entendait dire de lui,
      et il espérait lui voir faire un miracle.
      Il lui posa bon nombre de questions,
      mais Jésus ne lui répondit rien.
      Les grands prêtres et les scribes étaient là,
      et ils l’accusaient avec véhémence.
      Hérode, ainsi que ses soldats,
      le traita avec mépris et se moqua de lui :
      il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante
      et le renvoya à Pilate.
      Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,
      alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.

      Alors Pilate convoqua
      les grands prêtres, les chefs et le peuple.
      Il leur dit :
      A. « Vous m’avez amené cet homme
      en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.
      Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous
      et, parmi les faits dont vous l’accusez,
      je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.
      D’ailleurs, Hérode non plus,
      puisqu’il nous l’a renvoyé.
      En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.
      Je vais donc le relâcher
      après lui avoir fait donner une correction. »
      L. Ils se mirent à crier tous ensemble :
      F. « Mort à cet homme !
      Relâche-nous Barabbas. »
      L. Ce Barabbas avait été jeté en prison
      pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.
      Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,
      leur adressa de nouveau la parole.
      Mais ils vociféraient :
      F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »
      L. Pour la troisième fois, il leur dit :
      A. « Quel mal a donc fait cet homme ?
      Je n’ai trouvé en lui
      aucun motif de condamnation à mort.
      Je vais donc le relâcher
      après lui avoir fait donner une correction. »
      L. Mais ils insistaient à grands cris,
      réclamant qu’il soit crucifié ;
      et leurs cris s’amplifiaient.
      Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.
      Il relâcha celui qu’ils réclamaient,
      le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,
      et il livra Jésus à leur bon plaisir.

      L. Comme ils l’emmenaient,
      ils prirent un certain Simon de Cyrène,
      qui revenait des champs,
      et ils le chargèrent de la croix
      pour qu’il la porte derrière Jésus.
      Le peuple, en grande foule, le suivait,
      ainsi que des femmes
      qui se frappaient la poitrine
      et se lamentaient sur Jésus.
      Il se retourna et leur dit :
      X « Filles de Jérusalem,
      ne pleurez pas sur moi !
      Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !
      Voici venir des jours où l’on dira :
      ‘Heureuses les femmes stériles,
      celles qui n’ont pas enfanté,
      celles qui n’ont pas allaité !’
      Alors on dira aux montagnes :
      ‘Tombez sur nous’,
      et aux collines :
      ‘Cachez-nous.’
      Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,
      que deviendra l’arbre sec ? »
      L. Ils emmenaient aussi avec Jésus
      deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.

      Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),
      là ils crucifièrent Jésus,
      avec les deux malfaiteurs,
      l’un à droite et l’autre à gauche.
      Jésus disait :
      X « Père, pardonne-leur :
      ils ne savent pas ce qu’ils font. »
      L. Puis, ils partagèrent ses vêtements
      et les tirèrent au sort.

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  3. CELEBRATION DU DIMANCHE DES RAMEAUX
    ET DE LA PASSION DU SEIGNEUR

    HOMELIE DU PAPE FRANÇOIS 10 avril 2022

    Sur le Calvaire, deux mentalités s'affrontent. Dans l'Évangile, en effet, les paroles de Jésus crucifié s’opposent à celles de ceux qui le crucifient. Ceux-ci répètent le même refrain : "Sauve-toi toi-même". Les chefs le disent : « Qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » (Lc 23, 35). Les soldats le répètent : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » (v. 37). Et finalement, l'un des malfaiteurs, qui a écouté, répète l'idée : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même ! » (v. 39). Se sauver soi-même, s’occuper de soi, penser à soi ; pas aux autres, mais seulement à sa santé, à son succès, à ses intérêts ; à l'avoir, au pouvoir, au paraître. Sauve-toi toi-même : c'est le refrain de l'humanité qui a crucifié le Seigneur. Réfléchissons-y.

    Mais à la mentalité du moi s'oppose la mentalité de Dieu ; le sauve-toi toi-même se heurte au Sauveur qui s'offre lui-même. Dans l'Évangile de ce jour sur le Calvaire, Jésus prend également la parole à trois reprises, comme ses adversaires (cf. vv. 34.43.46). Mais en aucun cas il ne revendique quoi que ce soit pour lui-même ; il ne se défend même pas et ne se justifie pas. Il prie le Père et fait miséricorde au bon larron. Une de ses expressions, en particulier, marque la différence avec le sauve-toi toi-même : « Père, pardonne-leur » (v. 34).

    Attardons-nous sur ces mots. Quand le Seigneur les dit-il ? À un moment bien précis : lors de la crucifixion, lorsqu'il sent les clous lui percer les poignets et les pieds. Essayons d'imaginer la douleur atroce que cela a provoqué. Là, dans la douleur physique la plus aiguë de la passion, le Christ demande pardon pour ceux qui le transpercent. À cet instant, on n’aurait pour seule envie que de crier toute sa colère et sa souffrance ; au lieu de cela, Jésus dit : Père, pardonne-leur. Contrairement aux autres martyrs dont parle la Bible (cf. 2 M 7, 18-19), il ne fait pas de reproches aux bourreaux ni ne menace de punition au nom de Dieu, mais il prie pour les méchants. Fixé à la potence de l'humiliation, il augmente l'intensité du don, qui devient par-don.

    Frères et sœurs, pensons que Dieu fait de même avec nous : lorsque nous lui faisons mal par nos actions, il souffre et n'a qu'un seul désir : pouvoir nous pardonner. Pour s'en rendre compte, regardons le Crucifié. C'est de ses blessures, de ces brèches de douleur causés par nos clous, que jaillit le pardon. Regardons Jésus sur la croix et méditons sur le fait que nous n'avons jamais reçu de meilleures paroles : Père, pardonne. Regardons Jésus sur la croix et constatons que nous n'avons jamais reçu un regard plus tendre et plus compatissant. Regardons Jésus sur la croix et réalisons que nous n'avons jamais reçu une étreinte plus aimante. Regardons le Crucifié et disons : "Merci Jésus : tu m'aimes et me pardonnes toujours, même quand j'ai du mal à m'aimer et à me pardonner".

    Là, alors qu’on le crucifie, au moment le plus difficile, Jésus vit son commandement le plus difficile : l'amour des ennemis. Pensons à quelqu'un qui nous a blessés, offensés, déçus ; quelqu'un qui nous a mis en colère, qui ne nous a pas compris ou qui n'a pas été un bon exemple. Combien de temps restons-nous à penser à ceux qui nous ont fait du mal ! Tout comme nous restons à regarder à l'intérieur de nous-mêmes et à lécher les blessures qui nous ont été infligées par les autres, par la vie, par l'histoire. Jésus nous apprend aujourd'hui à ne pas en rester là, mais à réagir. À briser le cercle vicieux du mal et du regret. À réagir aux clous de la vie avec amour, aux coups de la haine avec la caresse du pardon.

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    1. Mais nous, les disciples de Jésus, suivons-nous le Maître ou notre propre instinct rancunier ? C’est une question que nous devons nous poser : suivons-nous le Maître ou suivons-nous notre instinct rancunier ? Si nous voulons vérifier notre appartenance au Christ, regardons comment nous traitons ceux qui nous ont blessés. Le Seigneur nous demande de répondre, non pas selon notre instinct, ou comme tout le monde le fait, mais comme il le fait avec nous. Il nous demande de briser la chaîne du "je t'aime si tu m'aimes ; je suis ton ami si tu es mon ami ; je t'aide si tu m'aides". Non, compassion et miséricorde pour tous, car Dieu voit en chacun un fils. Il ne nous divise pas en bons et mauvais, en amis et ennemis. C'est nous qui faisons cela, en le faisant souffrir. Pour Lui, nous sommes tous des enfants bien-aimés, qu'Il veut embrasser et pardonner. Et il en est de même dans cette invitation au banquet des noces de son fils, ce seigneur envoie ses serviteurs à la croisée des chemins et dit : “Amenez-les tous, blancs, noirs, bons et méchants, tous, bien portants, malades, tous...” (cf. Mt 22, 9-10). L'amour de Jésus est pour tous, il n'y a pas de privilèges dans ce domaine. Tous. Le privilège de chacun d'entre nous est d'être aimé, d'être pardonné.

      Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font. L'Évangile souligne que Jésus "disait" (v. 34) ceci : il ne l'a pas dit une fois pour toutes au moment de la crucifixion, mais il a passé les heures sur la croix avec ces mots sur les lèvres et dans le cœur. Dieu ne se lasse jamais de pardonner. Nous devons comprendre cela, pas seulement avec notre intelligence, mais le comprendre avec le cœur : Dieu ne se fatigue jamais de pardonner, c’est nous qui nous fatiguons de lui demander pardon, mais lui ne se lasse jamais de pardonner. Il ne supporte pas jusqu'à un certain point pour ensuite changer d'avis, comme nous sommes tentés de le faire. Jésus - enseigne l'Évangile de Luc - est venu dans le monde pour nous apporter le pardon de nos péchés (cf. Lc 1, 77), et il nous a donné à la fin une instruction précise : annoncer à tous le pardon des péchés en son nom (cf. Lc 24, 47). Frères et sœurs, ne nous lassons pas du pardon de Dieu : à nous prêtres de l'administrer, à chaque chrétien de le recevoir et d'en témoigner. Ne nous lassons pas du pardon de Dieu.

      Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font. Notons encore une chose. Non seulement Jésus implore le pardon, mais il en donne aussi le motif : pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font. Comment cela ? Ceux qui l’ont crucifié avaient prémédité sa mise à mort, organisé son arrestation, les procès, et ils sont maintenant sur le Calvaire pour assister à sa fin. Pourtant, le Christ justifie ces personnes violentes parce qu'elles ne savent pas. C'est ainsi que Jésus se comporte avec nous : il se fait notre avocat. Il ne va pas contre nous, mais pour nous contre notre péché. Et l'argument qu'il utilise est intéressant : parce qu'ils ne savent pas, c’est l’ignorance du cœur que nous avons tous, nous pécheurs. Quand on utilise la violence, on ne sait plus rien de Dieu, qui est Père, ni des autres, qui sont frères. On oublie pourquoi on est dans le monde, et on va jusqu'à commettre des cruautés absurdes.

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    2. --> Nous le voyons dans la folie de la guerre, où le Christ est une fois de plus crucifié. Oui, le Christ est à nouveau cloué à la croix dans les mères qui pleurent la mort injuste de leurs maris et de leurs enfants. Il est crucifié dans les réfugiés qui fuient les bombes avec des enfants dans les bras. Il est crucifié dans les personnes âgées laissées seules pour mourir, dans les jeunes privés d'avenir, dans les soldats envoyés pour tuer leurs frères. Là, le Christ est crucifié, aujourd’hui.

      Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font. Beaucoup écoutent cette phrase inouïe, mais un seul l’accueille. C'est un malfaiteur, crucifié aux côtés de Jésus. Nous pouvons imaginer que la miséricorde du Christ a suscité en lui une dernière espérance et l'a conduit à prononcer ces mots : « Jésus, souviens-toi de moi » (Lc 23, 42). Comme s’il disait : "Tout le monde m'a oublié, mais toi, tu penses aussi à ceux qui te crucifient. Avec toi, il y a donc de la place pour moi aussi". Le bon larron accueille Dieu au moment où sa vie s'achève et ainsi sa vie commence à nouveau ; dans l'enfer du monde, il voit s'ouvrir le paradis : « aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis » (v. 43). Voici le miracle du pardon de Dieu, qui transforme la dernière requête d'un homme condamné à mort en la première canonisation de l'histoire.

      Frères et sœurs, cette semaine nous accueillons la certitude que Dieu peut pardonner tout péché. Dieu pardonne à tous, il peut pardonner toute distance, changer tout pleur en danse (cf. Ps 30, 12) ; la certitude qu'avec le Christ il y a toujours de la place pour tout le monde ; qu'avec Jésus ce n'est jamais fini, il n'est jamais trop tard. Avec Dieu, nous pouvons toujours revenir à la vie. Courage, marchons vers Pâques avec son pardon. Parce que le Christ intercède continuellement auprès du Père pour nous (cf. He 7, 25) et, en regardant notre monde violent, notre monde blessé, il ne se lasse pas de répéter – et nous le faisons maintenant dans notre cœur, en silence – de répéter : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font.

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    3. CÉLÉBRATION DE LA DIMANCHE-PALME ET DE LA PASSION DU SEIGNEUR - DE SA SAINTETÉ BÉNÉDICT XVI - XXIIe Journée mondiale de la jeunesse D
      ... La liturgie fournit comme hymne le psaume 24 [23], qui était aussi en Israël un hymne processionnel utilisé lors de la montée au Mont du Temple. Le psaume interprète l'ascension intérieure dont l'ascension extérieure est une image et nous explique ainsi une fois de plus ce que signifie monter avec le Christ. "Qui montera sur la montagne du Seigneur ?", demande le psaume, et indique deux conditions essentielles. Ceux qui montent et veulent atteindre les vrais sommets doivent être des personnes qui s'interrogent sur Dieu. Des gens qui scrutent leur entourage pour chercher Dieu, pour chercher son Visage. Chers jeunes amis, combien il est important aujourd'hui de faire précisément cela : ne pas se laisser simplement porter ici et là dans la vie ; ne pas se contenter de ce que tout le monde pense, dit et fait. Scruter Dieu et chercher Dieu. Ne pas laisser la question de Dieu se dissoudre dans nos âmes. Le désir de ce qui est plus grand. Le désir de Le connaître - Son visage....
      L'autre condition très concrète pour l'ascension est la suivante : celui qui a les mains innocentes et le cœur pur peut se tenir dans le lieu saint. Les mains innocentes - sont des mains qui ne sont pas utilisées pour des actes de violence. Ce sont des mains qui ne sont pas souillées par la corruption, par les paiements illicites. Un cœur pur - quand le cœur est-il pur ? Un cœur pur est un cœur qui ne fait pas semblant et qui n'est pas souillé par le mensonge et l'hypocrisie. Un cœur qui reste transparent comme l'eau de source, car il ne connaît pas la duplicité. Pur est un cœur qui ne s'étrangle pas avec l'ivresse du plaisir ; un cœur dont l'amour est vrai et pas seulement la passion d'un moment. Des mains innocentes et un cœur pur : si nous marchons avec Jésus, nous montons et trouvons les purifications qui nous amènent vraiment à cette hauteur à laquelle l'homme est destiné : l'amitié avec Dieu lui-même.
      Le psaume 24 [23], qui parle de l'ascension, se termine par une liturgie d'entrée devant le portail du temple : " Levez, portes anciennes, et laissez entrer le Roi de gloire ". Dans l'ancienne liturgie du dimanche des Rameaux, le prêtre, en arrivant devant l'église, frappait fort avec le bâton de la croix processionnelle sur la porte encore fermée, qui s'ouvrait à la suite de ce coup. C'était une belle image du mystère de Jésus-Christ lui-même qui, avec le bois de sa croix, avec la force de son amour qui se donne, a frappé à la porte de Dieu du côté du monde ; du côté d'un monde qui ne pouvait pas trouver l'accès à Dieu. Avec la croix, Jésus a ouvert en grand la porte de Dieu, la porte entre Dieu et l'homme. Maintenant, c'est ouvert. Mais le Seigneur frappe aussi de l'autre côté avec sa croix : il frappe aux portes du monde, aux portes de nos cœurs, qui sont si souvent et en si grand nombre fermés à Dieu. Et il nous parle plus ou moins ainsi : si les preuves que Dieu vous donne de son existence dans la création ne réussissent pas à vous ouvrir à lui ; si la parole de l'Écriture et le message de l'Église vous laissent indifférents - alors regardez-moi, le Dieu qui, pour vous, s'est fait souffrant, qui souffre personnellement avec vous - voyez que je souffre pour vous et ouvrez-vous à moi, votre Seigneur et votre Dieu.
      C'est l'appel que nous laissons pénétrer dans nos cœurs à cette heure. Que le Seigneur nous aide à ouvrir la porte du cœur, la porte du monde, pour que lui, le Dieu vivant, puisse en son Fils entrer dans notre temps et atteindre nos vies. Amen.

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  4. FAUSTI - Commence le dernier jour de Jésus. Et le sixièm de la semaine, ce -là où le Seigneur complète son travail, pour cesser à la fin de sa fatigue. C' est la journée pleine de l'Evangile, de laquelle on scande chaque heure.
    Commence par les premières ombres du soir, se poursuit dans la nuit, culminant dans l'obscurité méridienne, et se termine dans le repos de la tombe tandis que déjà luisent les lumières de Pâques.
    Dans la Transfiguration au Tabor le Père appelle Jésus «Fils»;
    dans la défiguration du Gethsémani le Fils l'appelle «Père».
    Là – haut l'humanité a laissé transparaître la beauté de la divinité;
    içi la divinité revêt l'horreur de notre inhumanité.
    Jésus affronte la mort dans tout son drame, ainsi comme chacun de nous la
    expérimenterait après le péché, la fin de la vie, l'abandon de tout bien et de Dieu lui-même. Cela est particulièrement tragique pour Lui parce qu'Il est «le Fils». Lorsque Il porte sur Lui le péché des frères, qui est l'abandon du Père, Il vit le nèant de soi-même.
    C'est un mal inconcevable infini .
    Dieu vraiment perd soi-même pour nous.
    Mais vraiment ainsi Il se révèle comme Amour! Pendant l' agonie du Gethsemani nous voyons que notre mal touche le cœur de Dieu, qui rend son essence.
    Quel devrait être l'amour du Père pour nous, si pour nous Il a donné Celui pour lequel Il est Père?
    De cette malédiction, dans laquelle Il vit l'angoisse de l'anéantissement sans limites, Jésus revient avec une confiance filiale dans les bras du Père.
    Maintenant, de la destruction absolue se lève vers Lui la voix du Fils.
    Dans cette voix, chaque Adam, qui ne peut pas fuir plus loin, invoquant le Père , retourne chez Lui.
    O nuit heureuse, dans laquelle Dieu apparaît dans toutes les nuits humaines - et l'homme connaît beaucoup de nuits! Si dans la nuit de la création, Dieu a donné origine au monde au dehors de Soi,dans cette nuit , Il se place presque hors de Soi-même, de sorte que tous les coins de la perdition soient visités par le Salut.
    Inclus dans l'invitation à ses disciples de prier pour ne pas entrer en tentation, Luc parle trois fois de la prière de Jésus.
    De là sort cinq fois le thème dominant: la prière dont Jésus nous donne l'exemple, force pour vivre la mort, violente même, comme un signe d'obéissance au Père de la vie.
    Le centre est la lutte pour passer de "la mienne " à "Ta volonté”.
    C'est la vraie guérison du mal d'origine de l' homme , le retour d'Adam à sa relation filiale avec le Père.
    Jésus, qui est devenu péché pour nous, vit de première main la crainte du pécheur: s'abandoner à Dieu.
    Le vrai combat est avec Lui, que ,pour le péché, nous considérons l'ennemi.
    Pour cela, notre victoire est le rendement à Lui.
    L'agonie de Jésus dans le jardin, devant laquelle les disciples s'obstinent dans le fermer les yeux, est restée imprimèe dans leur mémoire comme le grand mystère de la révélation du Fils.
    Le Fils, en fait, est Celui qui accomplit la volonté du Père. C'est "C'est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété,” a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes,
    Il n'a pas été esaucè dans le sens qu' il a été libéré de la mort. Il a été esaucé avec la résurrection, seulement après avoir accepté la mort avec obéissance filiale.
    En effet, "bien qu'il fût Fils, a appris l'obéissance par ce qu'il a souffert, et étant rendu parfait, il est devenu la source du salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent» (Héb 5,7).

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