FAUSTI - Jean est le prototype de l'homme que Dieu a préparé pour se présenter devant Son visage, qui est Jésus, et pour ouvrir le chemin aux autres. C'est la personne qui est prête à accueillir le Seigneur qui vient. Synthèse vivante de l'Ancien Testament, nous voyons en lui la caractéristique fondamentale de toute l'histoire d'Israël : l'attente. Fruit d'une foi absolue en la promesse, c'est la condition indispensable à son accomplissement. Dieu a été si en retard dans l'accomplissement de sa promesse, parce qu'il attendait d'être attendu par quelqu'un qui L' eût accueilli S'il n'est pas reçu, même s'il vient, c'est comme s'Il ne fût pas venu. Ceux qui attendent "tendent" à ce qui n'est pas encore là. Jean est tout sur l'avenir de Dieu et appelle les hommes à rompre leur équilibre pour s'y tourner. La Parole de Dieu s'adresse à tous, religieux ou non, toute chair est appelée à la conversion pour voir le salut. L'endroit où vient cette Parole est dans le désert. C'est le lieu vide et inhabitable où l'homme trouve sa propre vérité et la vérité de Dieu. Seul son silence est un terrain propice pour accueillir Sa Parole. Le désert rappelle l'expérience fondamentale de l'exode, la sortie de la non-identité et de l'esclavage vers la liberté et le service de Dieu. Jean vit dans le désert pour indiquer que la situation permanente de l'homme est celle de l'exode. Il doit constamment sortir de tout esclavage et marcher vers la promesse de Dieu, sans autre garantie que Sa fidélité. Dans le désert, le ciel et la terre sont également vides, thèses du silence. Rien ne distrait. En ce, rien de ce qui est là , peut résonner et être entendue la Parole nouvelle et créative. Le désert est en synthèse la vie de Dieu, l'opposé de celle de l'homme qui s'en échappe. Il préfère en fait les tombeaux de l'Egypte, la fuite de la liberté. Jean parcourt la région du Jourdain, le seuil de la terre promise, et ce fait géographique est aussi théologique. Il le qualifie de dernier prophète avant son accomplissement.
--> Il prêche le baptême. Être baptisé, c'est plonger, descendre. A l'acceptation de sa propre mort symbolique, exprimée par l'immersion dans l'eau, s'ajoute le désir d'une renaissance, représentée par l'émergence. Jean appelle à un baptême de conversion. Ce n'est pas qu'un rituel. Cela implique vraiment un changement de mentalité et de vie. Cette conversion est ordonnée à la rémission des péchés. Le mal ne doit pas être expié : il est pardonné par Celui qui nous aime. Dieu est Amour, donc don. Le mal est vaincu par le pardon, l'éminent super don de Son Amour pour nous, afin que là où le péché abondait, la grâce surabonde.L'important est de reconnaître son propre péché devant Lui. Le péché est objectif, et il est envers Dieu. On en sort avec Son pardon. La culpabilité, en revanche, est subjective : c'est un sentiment d'échec envers soi-même, qui conduit à une expiation qui ne rachète jamais. On ne peut en sortir qu'avec un sens correct du péché, dans une expérience de Dieu comme Amour qui pardonne. Jean, conformément à son nom, prêche la grâce et la consolation de Dieu. C'est un cri qui monte en ce lieu de vérité de l'homme qu'est le désert. C'est un cri humain, une voix, mais pas encore une parole : "Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : préparez le chemin du Seigneur, redressez ses sentiers".(Is 40,3). Nous entendons la voix avant le mot. Jean montre ensuite Christ , tout comme la Parole est signifiée par la voix. La voix donne corps à la Parole, la Parole donne sens à la voix. Ainsi chacun de nous, comme le Baptiste, doit être une voix dont la Parole est le Christ. Toute l'histoire humaine est une voix et un cri dénués de sens, qui trouve en Jésus, la Parole éternelle de Dieu, son sens et sa vie. Ce cri nous invite aussi à rectifier Ses voies, c'est-à-dire les voies de Dieu. L'homme ne les connaît pas, les perd et se trompe sur ce chemin. Les ravins pleins sont des inégalités et les injustices applanées.. Que l'abîme de l'injustice soit rempli par la miséricorde de l'homme et l'abîme du désespoir par la miséricorde de Dieu. La foi, premier don de la miséricorde de Dieu, remplit le ravin de méfiance. L'humilité est la vérité de l'homme, qui est terre, et dans cette vérité de son homme rencontre Dieu qui seul en elle vient à sa rencontre pour le sauver. Le salut de Dieu est donné à tous ceux qui font l'expérience de la précarité de leur condition d'homme et du péché de ne pas être un homme.
PREMIÈRE LECTURE « Dieu va déployer ta splendeur » (Ba 5, 1-9) Lecture du livre du prophète Baruc
Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère, et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours, enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu, mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel. Dieu va déployer ta splendeur partout sous le ciel, car Dieu, pour toujours, te donnera ces noms : « Paix-de-la-justice » et « Gloire-de-la-piété-envers-Dieu ». Debout, Jérusalem ! tiens-toi sur la hauteur, et regarde vers l’orient : vois tes enfants rassemblés du couchant au levant par la parole du Dieu Saint ; ils se réjouissent parce que Dieu se souvient. Tu les avais vus partir à pied, emmenés par les ennemis, et Dieu te les ramène, portés en triomphe, comme sur un trône royal. Car Dieu a décidé que les hautes montagnes et les collines éternelles seraient abaissées, et que les vallées seraient comblées : ainsi la terre sera aplanie, afin qu’Israël chemine en sécurité dans la gloire de Dieu. Sur l’ordre de Dieu, les forêts et les arbres odoriférants donneront à Israël leur ombrage ; car Dieu conduira Israël dans la joie, à la lumière de sa gloire, avec sa miséricorde et sa justice.
– Parole du Seigneur.
PSAUME (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6) R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)
Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve ! Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie.
Alors on disait parmi les nations : « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! » Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête !
Ramène, Seigneur, nos captifs, comme les torrents au désert. Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie.
Il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie, il rapporte les gerbes.
DEUXIÈME LECTURE « Dans la droiture, marchez sans trébucher vers le jour du Christ » (Ph 1, 4-6.8-11) Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens
Frères, à tout moment, chaque fois que je prie pour vous tous, c’est avec joie que je le fais, à cause de votre communion avec moi, dès le premier jour jusqu’à maintenant, pour l’annonce de l’Évangile. J’en suis persuadé, celui qui a commencé en vous un si beau travail le continuera jusqu’à son achèvement au jour où viendra le Christ Jésus. Dieu est témoin de ma vive affection pour vous tous dans la tendresse du Christ Jésus. Et, dans ma prière, je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la pleine connaissance et en toute clairvoyance pour discerner ce qui est important. Ainsi, serez-vous purs et irréprochables pour le jour du Christ, comblés du fruit de la justice qui s’obtient par Jésus Christ, pour la gloire et la louange de Dieu.
– Parole du Seigneur.
ÉVANGILE « Tout être vivant verra le salut de Dieu » (Lc 3, 1-6) Alléluia. Alléluia. Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers : tout être vivant verra le salut de Dieu. Alléluia. (cf. Lc 3, 4.6)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène, les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie.
Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ; et tout être vivant verra le salut de Dieu.
FAUSTI - Jean est le prototype de l'homme que Dieu a préparé pour se présenter devant Son visage, qui est Jésus, et pour ouvrir le chemin aux autres.
RispondiEliminaC'est la personne qui est prête à accueillir le Seigneur qui vient.
Synthèse vivante de l'Ancien Testament, nous voyons en lui la caractéristique fondamentale de toute l'histoire d'Israël : l'attente.
Fruit d'une foi absolue en la promesse, c'est la condition indispensable à son accomplissement. Dieu a été si en retard dans l'accomplissement de sa promesse, parce qu'il attendait d'être attendu par quelqu'un qui L' eût accueilli
S'il n'est pas reçu, même s'il vient, c'est comme s'Il ne fût pas venu.
Ceux qui attendent "tendent" à ce qui n'est pas encore là.
Jean est tout sur l'avenir de Dieu et appelle les hommes à rompre leur équilibre pour s'y tourner.
La Parole de Dieu s'adresse à tous, religieux ou non, toute chair est appelée à la conversion pour voir le salut.
L'endroit où vient cette Parole est dans le désert. C'est le lieu vide et inhabitable où l'homme trouve sa propre vérité et la vérité de Dieu.
Seul son silence est un terrain propice pour accueillir Sa Parole.
Le désert rappelle l'expérience fondamentale de l'exode, la sortie de la non-identité et de l'esclavage vers la liberté et le service de Dieu.
Jean vit dans le désert pour indiquer que la situation permanente de l'homme est celle de l'exode. Il doit constamment sortir de tout esclavage et marcher vers la promesse de Dieu, sans autre garantie que Sa fidélité.
Dans le désert, le ciel et la terre sont également vides, thèses du silence. Rien ne distrait.
En ce, rien de ce qui est là , peut résonner et être entendue la Parole nouvelle et créative. Le désert est en synthèse la vie de Dieu, l'opposé de celle de l'homme qui s'en échappe. Il préfère en fait les tombeaux de l'Egypte, la fuite de la liberté.
Jean parcourt la région du Jourdain, le seuil de la terre promise, et ce fait géographique est aussi théologique. Il le qualifie de dernier prophète avant son accomplissement.
--> Il prêche le baptême. Être baptisé, c'est plonger, descendre. A l'acceptation de sa propre mort symbolique, exprimée par l'immersion dans l'eau, s'ajoute le désir d'une renaissance, représentée par l'émergence. Jean appelle à un baptême de conversion. Ce n'est pas qu'un rituel. Cela implique vraiment un changement de mentalité et de vie.
RispondiEliminaCette conversion est ordonnée à la rémission des péchés. Le mal ne doit pas être expié : il est pardonné par Celui qui nous aime. Dieu est Amour, donc don.
Le mal est vaincu par le pardon, l'éminent super don de Son Amour pour nous, afin que là où le péché abondait, la grâce surabonde.L'important est de reconnaître son propre péché devant Lui.
Le péché est objectif, et il est envers Dieu. On en sort avec Son pardon.
La culpabilité, en revanche, est subjective : c'est un sentiment d'échec envers soi-même, qui conduit à une expiation qui ne rachète jamais. On ne peut en sortir qu'avec un sens correct du péché, dans une expérience de Dieu comme Amour qui pardonne.
Jean, conformément à son nom, prêche la grâce et la consolation de Dieu. C'est un cri qui monte en ce lieu de vérité de l'homme qu'est le désert. C'est un cri humain, une voix, mais pas encore une parole : "Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : préparez le chemin du Seigneur, redressez ses sentiers".(Is 40,3).
Nous entendons la voix avant le mot. Jean montre ensuite Christ , tout comme la Parole est signifiée par la voix. La voix donne corps à la Parole, la Parole donne sens à la voix.
Ainsi chacun de nous, comme le Baptiste, doit être une voix dont la Parole est le Christ.
Toute l'histoire humaine est une voix et un cri dénués de sens, qui trouve en Jésus, la Parole éternelle de Dieu, son sens et sa vie.
Ce cri nous invite aussi à rectifier Ses voies, c'est-à-dire les voies de Dieu. L'homme ne les connaît pas, les perd et se trompe sur ce chemin.
Les ravins pleins sont des inégalités et les injustices applanées..
Que l'abîme de l'injustice soit rempli par la miséricorde de l'homme et l'abîme du désespoir par la miséricorde de Dieu.
La foi, premier don de la miséricorde de Dieu, remplit le ravin de méfiance. L'humilité est la vérité de l'homme, qui est terre, et dans cette vérité de son homme rencontre Dieu qui seul en elle vient à sa rencontre pour le sauver.
Le salut de Dieu est donné à tous ceux qui font l'expérience de la précarité de leur condition d'homme et du péché de ne pas être un homme.
PREMIÈRE LECTURE
RispondiElimina« Dieu va déployer ta splendeur » (Ba 5, 1-9)
Lecture du livre du prophète Baruc
Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère,
et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours,
enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu,
mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel.
Dieu va déployer ta splendeur partout sous le ciel,
car Dieu, pour toujours, te donnera ces noms :
« Paix-de-la-justice »
et « Gloire-de-la-piété-envers-Dieu ».
Debout, Jérusalem ! tiens-toi sur la hauteur,
et regarde vers l’orient :
vois tes enfants rassemblés du couchant au levant
par la parole du Dieu Saint ;
ils se réjouissent parce que Dieu se souvient.
Tu les avais vus partir à pied,
emmenés par les ennemis,
et Dieu te les ramène, portés en triomphe,
comme sur un trône royal.
Car Dieu a décidé
que les hautes montagnes et les collines éternelles
seraient abaissées,
et que les vallées seraient comblées :
ainsi la terre sera aplanie,
afin qu’Israël chemine en sécurité
dans la gloire de Dieu.
Sur l’ordre de Dieu,
les forêts et les arbres odoriférants
donneront à Israël leur ombrage ;
car Dieu conduira Israël dans la joie,
à la lumière de sa gloire,
avec sa miséricorde et sa justice.
– Parole du Seigneur.
PSAUME
(Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)
R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)
Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,
nous étions comme en rêve !
Alors notre bouche était pleine de rires,
nous poussions des cris de joie.
Alors on disait parmi les nations :
« Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »
Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !
Ramène, Seigneur, nos captifs,
comme les torrents au désert.
Qui sème dans les larmes
moissonne dans la joie.
Il s’en va, il s’en va en pleurant,
il jette la semence ;
il s’en vient, il s’en vient dans la joie,
il rapporte les gerbes.
DEUXIÈME LECTURE
« Dans la droiture, marchez sans trébucher vers le jour du Christ » (Ph 1, 4-6.8-11)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens
Frères,
à tout moment, chaque fois que je prie pour vous tous,
c’est avec joie que je le fais,
à cause de votre communion avec moi,
dès le premier jour jusqu’à maintenant,
pour l’annonce de l’Évangile.
J’en suis persuadé,
celui qui a commencé en vous un si beau travail
le continuera jusqu’à son achèvement
au jour où viendra le Christ Jésus.
Dieu est témoin de ma vive affection pour vous tous
dans la tendresse du Christ Jésus.
Et, dans ma prière,
je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus
dans la pleine connaissance et en toute clairvoyance
pour discerner ce qui est important.
Ainsi, serez-vous purs et irréprochables
pour le jour du Christ,
comblés du fruit de la justice
qui s’obtient par Jésus Christ,
pour la gloire et la louange de Dieu.
– Parole du Seigneur.
ÉVANGILE
« Tout être vivant verra le salut de Dieu » (Lc 3, 1-6)
Alléluia. Alléluia.
Préparez le chemin du Seigneur,
rendez droits ses sentiers :
tout être vivant verra le salut de Dieu.
Alléluia. (cf. Lc 3, 4.6)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
L’an quinze du règne de l’empereur Tibère,
Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée,
Hérode étant alors au pouvoir en Galilée,
son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide,
Lysanias en Abilène,
les grands prêtres étant Hanne et Caïphe,
la parole de Dieu fut adressée dans le désert
à Jean, le fils de Zacharie.
Il parcourut toute la région du Jourdain,
en proclamant un baptême de conversion
pour le pardon des péchés,
comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète :
Voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le chemin du Seigneur,
rendez droits ses sentiers.
Tout ravin sera comblé,
toute montagne et toute colline seront abaissées ;
les passages tortueux deviendront droits,
les chemins rocailleux seront aplanis ;
et tout être vivant verra le salut de Dieu.
– Acclamons la Parole de Dieu.