TONINO BELLO -Marie, femme Accueillante La phrase est contenue dans un texte du Concile, et elle est splendide pour sa doctrine et sa concision. Il est dit qu'à l'Annonciation de l'Ange, la Vierge Marie "a reçu dans son cœur et dans son corps la Parole de Dieu". Dans son cœur et son corps. Elle était, c'est-à-dire, disciple et Mère de la Parole. Disciple, parce qu'elle a écouté la Parole, et l'a gardée pour toujours dans son cœur. Mère, parce qu'elle a offert son sein au Verbe, et l'a chéri pendant neuf mois dans le cercueil du corps. Saint Augustin ose dire que Marie a été plus grande pour avoir accueilli la Parole dans son cœur que pour l'avoir accueillie dans son sein. Pour comprendre en profondeur la beauté de cette vérité, le vocabulaire ne suffit peut-être pas. Il est nécessaire de recourir à des expressions visuelles. Et puis il n'y a rien de mieux que de se référer à une célèbre icône orientale, représentant Marie avec le divin Fils Jésus inscrit sur sa poitrine. On l'appelle la Vierge du Symbole, mais on pourrait l'appeler la Vierge de l'Accueil, car avec les avant-bras levés, en attitude d'offrande ou de reddition, Elle apparaît comme le symbole vivant de la plus gratuite hospitalité. Elle Accueillie dans le cœur. C'est-à-dire qu'Elle a fait place dans ses pensées aux pensées de Dieu ; mais pour cette raison Elle ne s'est pas sentie réduite au silence. Elle offrit volontiers la terre vierge de son esprit à la gerrnination de la Parole ; mais elle ne se considérait dépossédée de rien. Elle Lui a joyeusement donné le sol le plus inviolable de sa vie intérieure, mais sans jamais avoir à réduire l'espace de Sa liberté. Elle a donné un logement stable au Seigneur dans les chambres les plus secrètes de son âme ; mais Elle n'a pas senti sa présence comme une violation de domicile. Elle a souhaité Le bienvenue dans le corps. C'est-à-dire, Elle a senti le poids physique d'un autre être qui s'installait dans son sein maternel. Elle a ensuite adapté ses rythmes à ceux de son Hôte. Elle a changé ses habitudes, en fonction d'une situation qui n'a certainement pas allégé sa vie. Elle a consacré ses journées à la gestation d'une Créature qui aurait épargné ses préoccupations et ses soucis. Et comme le Fruit béni de ses entrailles était la Parole de Dieu incarnée pour le salut de l'humanité, Elle comprit qu'Elle avait contracté avec tous les enfants d'Eve une dette d'accueil qu'elle allait payer avec des notes promesses de larmes. Elle a accepté la Parole de Dieu dans son cœur et dans son corps. Cette hospitalité fondamentale en dit long sur le style de Marie, dont les milliers d'autres acceptations dont l'Évangile ne parle pas, mais qui n'est pas difficile à comprendre pour nous. Personne n'a jamais été rejeté par Elle. Et tout le monde s'est réfugié sous son ombre. Dès les voisins de la maison jusqu'aux anciens amis de Nazareth. De la famille de Joseph aux amis de jeunesse de Son Fils . Dès les pauvres du quartier jusqu'aux pèlerins de passage. De Pierre en larmes après la trahison à Judas qui peut-être cette nuit-là ne L 'a pas trouvée à la maison.... Sainte Marie, femme d'accueil, aide-nous à accueillir la Parole dans le plus profond de nos cœurs. Comprendre, c'est-à-dire, comment Tu as été capable de faire, les raids de Dieu dans nos vies. Il ne frappe pas à la porte pour nous intimider et nous expulser, mais pour remplir notre solitude de Lumière. Il n'entre pas dans la maison pour nous menotter, mais pour nous redonner le goût de la vraie liberté.
PREMIÈRE LECTURE « Je mettrai une hostilité entre ta descendance et la descendance de la femme » (Gn 3, 9-15.20) Lecture du livre de la Genèse
Quand Adam eut mangé du fruit de l’arbre, le Seigneur Dieu l’appela et lui dit : « Où es-tu donc ? » L’homme répondit : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. » Le Seigneur reprit : « Qui donc t’a dit que tu étais nu ? Aurais-tu mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger ? » L’homme répondit : « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé. » Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu’as-tu fait là ? » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé. » Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. » L’homme appela sa femme Ève (c’est-à-dire : la vivante), parce qu’elle fut la mère de tous les vivants.
– Parole du Seigneur.
PSAUME (Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4) R/ Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles. (Ps 97, 1a)
Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras très saint, par sa main puissante, il s'est assuré la victoire.
Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations ; il s'est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d'Israël.
La terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu. Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez, chantez, jouez !
DEUXIÈME LECTURE « Dieu nous a choisis, dans le Christ, avant la formation du monde » (Ep 1, 3-6.11-12) Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ !
Il nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit, au ciel, dans le Christ.
Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour.
Il nous a prédestinés à être, pour lui, des fils adoptifs par Jésus, le Christ.
Ainsi l’a voulu sa bonté, à la louange de gloire de sa grâce, la grâce qu’il nous donne dans le Fils bien-aimé.
En lui, nous sommes devenus le domaine particulier de Dieu, nous y avons été prédestinés selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé : il a voulu que nous vivions à la louange de sa gloire, nous qui avons d’avance espéré dans le Christ.
ÉVANGILE « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 26-38) Alléluia. Alléluia. Je te salue, Marie, Comblée-de-grâce : le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre les femmes. Alléluia. (cf. Lc 1, 28.42)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. »
TONINO BELLO -Marie, femme Accueillante La phrase est contenue dans un texte du Concile, et elle est splendide pour sa doctrine et sa concision. Il est dit qu'à l'Annonciation de l'Ange, la Vierge Marie "a reçu dans son cœur et dans son corps la Parole de Dieu". Dans son cœur et son corps. Elle était, c'est-à-dire, disciple et Mère de la Parole. Disciple, parce qu'elle a écouté la Parole, et l'a gardée pour toujours dans son cœur.
RispondiEliminaMère, parce qu'elle a offert son sein au Verbe, et l'a chéri pendant neuf mois dans le cercueil du corps. Saint Augustin ose dire que Marie a été plus grande pour avoir accueilli la Parole dans son cœur que pour l'avoir accueillie dans son sein. Pour comprendre en profondeur la beauté de cette vérité, le vocabulaire ne suffit peut-être pas. Il est nécessaire de recourir à des expressions visuelles. Et puis il n'y a rien de mieux que de se référer à une célèbre icône orientale, représentant Marie avec le divin Fils Jésus inscrit sur sa poitrine. On l'appelle la Vierge du Symbole, mais on pourrait l'appeler la Vierge de l'Accueil, car avec les avant-bras levés, en attitude d'offrande ou de reddition, Elle apparaît comme le symbole vivant de la plus gratuite hospitalité.
Elle Accueillie dans le cœur.
C'est-à-dire qu'Elle a fait place dans ses pensées aux pensées de Dieu ; mais pour cette raison Elle ne s'est pas sentie réduite au silence. Elle offrit volontiers la terre vierge de son esprit à la gerrnination de la Parole ; mais elle ne se considérait dépossédée de rien. Elle Lui a joyeusement donné le sol le plus inviolable de sa vie intérieure, mais sans jamais avoir à réduire l'espace de Sa liberté. Elle a donné un logement stable au Seigneur dans les chambres les plus secrètes de son âme ; mais Elle n'a pas senti sa présence comme une violation de domicile.
Elle a souhaité Le bienvenue dans le corps. C'est-à-dire, Elle a senti le poids physique d'un autre être qui s'installait dans son sein maternel. Elle a ensuite adapté ses rythmes à ceux de son Hôte. Elle a changé ses habitudes, en fonction d'une situation qui n'a certainement pas allégé sa vie. Elle a consacré ses journées à la gestation d'une Créature qui aurait épargné ses préoccupations et ses soucis. Et comme le Fruit béni de ses entrailles était la Parole de Dieu incarnée pour le salut de l'humanité, Elle comprit qu'Elle avait contracté avec tous les enfants d'Eve une dette d'accueil qu'elle allait payer avec des notes promesses de larmes. Elle a accepté la Parole de Dieu dans son cœur et dans son corps. Cette hospitalité fondamentale en dit long sur le style de Marie, dont les milliers d'autres acceptations dont l'Évangile ne parle pas, mais qui n'est pas difficile à comprendre pour nous. Personne n'a jamais été rejeté par Elle.
Et tout le monde s'est réfugié sous son ombre.
Dès les voisins de la maison jusqu'aux anciens amis de Nazareth. De la famille de Joseph aux amis de jeunesse de Son Fils . Dès les pauvres du quartier jusqu'aux pèlerins de passage. De Pierre en larmes après la trahison à Judas qui peut-être cette nuit-là ne L 'a pas trouvée à la maison....
Sainte Marie, femme d'accueil, aide-nous à accueillir la Parole dans le plus profond de nos cœurs. Comprendre, c'est-à-dire, comment Tu as été capable de faire, les raids de Dieu dans nos vies. Il ne frappe pas à la porte pour nous intimider et nous expulser, mais pour remplir notre solitude de Lumière. Il n'entre pas dans la maison pour nous menotter, mais pour nous redonner le goût de la vraie liberté.
PREMIÈRE LECTURE
RispondiElimina« Je mettrai une hostilité entre ta descendance et la descendance de la femme » (Gn 3, 9-15.20)
Lecture du livre de la Genèse
Quand Adam eut mangé du fruit de l’arbre,
le Seigneur Dieu l’appela et lui dit :
« Où es-tu donc ? »
L’homme répondit :
« J’ai entendu ta voix dans le jardin,
j’ai pris peur parce que je suis nu,
et je me suis caché. »
Le Seigneur reprit :
« Qui donc t’a dit que tu étais nu ?
Aurais-tu mangé de l’arbre
dont je t’avais interdit de manger ? »
L’homme répondit :
« La femme que tu m’as donnée,
c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre,
et j’en ai mangé. »
Le Seigneur Dieu dit à la femme :
« Qu’as-tu fait là ? »
La femme répondit :
« Le serpent m’a trompée,
et j’ai mangé. »
Alors le Seigneur Dieu dit au serpent :
« Parce que tu as fait cela,
tu seras maudit parmi tous les animaux
et toutes les bêtes des champs.
Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière
tous les jours de ta vie.
Je mettrai une hostilité entre toi et la femme,
entre ta descendance et sa descendance :
celle-ci te meurtrira la tête,
et toi, tu lui meurtriras le talon. »
L’homme appela sa femme Ève (c’est-à-dire : la vivante),
parce qu’elle fut la mère de tous les vivants.
– Parole du Seigneur.
PSAUME
(Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4)
R/ Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles. (Ps 97, 1a)
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s'est assuré la victoire.
Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s'est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d'Israël.
La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !
DEUXIÈME LECTURE
« Dieu nous a choisis, dans le Christ, avant la formation du monde » (Ep 1, 3-6.11-12)
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens
Béni soit Dieu, le Père
de notre Seigneur Jésus Christ !
Il nous a bénis et comblés
des bénédictions de l’Esprit,
au ciel, dans le Christ.
Il nous a choisis, dans le Christ,
avant la fondation du monde,
pour que nous soyons saints, immaculés
devant lui, dans l’amour.
Il nous a prédestinés
à être, pour lui, des fils adoptifs
par Jésus, le Christ.
Ainsi l’a voulu sa bonté,
à la louange de gloire de sa grâce,
la grâce qu’il nous donne
dans le Fils bien-aimé.
En lui, nous sommes devenus
le domaine particulier de Dieu,
nous y avons été prédestinés
selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé :
il a voulu que nous vivions
à la louange de sa gloire,
nous qui avons d’avance espéré dans le Christ.
– Parole du Seigneur.
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ÉVANGILE
RispondiElimina« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 26-38)
Alléluia. Alléluia.
Je te salue, Marie, Comblée-de-grâce :
le Seigneur est avec toi,
tu es bénie entre les femmes.
Alléluia. (cf. Lc 1, 28.42)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »
Alors l’ange la quitta.
– Acclamons la Parole de Dieu