venerdì 25 aprile 2025

C - 2 DIMANCHE de PÂQUES


 

8 commenti:

  1. PREMIÈRE LECTURE
    « Des foules d’hommes et de femmes, en devenant croyants, s’attachèrent au Seigneur » (Ac 5, 12-16)
    Lecture du livre des Actes des Apôtres

    À Jérusalem,
    par les mains des Apôtres,
    beaucoup de signes et de prodiges
    s’accomplissaient dans le peuple.
    Tous les croyants, d’un même cœur,
    se tenaient sous le portique de Salomon.
    Personne d’autre n’osait se joindre à eux ;
    cependant tout le peuple faisait leur éloge ;
    de plus en plus, des foules d’hommes et de femmes,
    en devenant croyants, s’attachaient au Seigneur.
    On allait jusqu’à sortir les malades sur les places,
    en les mettant sur des civières et des brancards :
    ainsi, au passage de Pierre,
    son ombre couvrirait l’un ou l’autre.
    La foule accourait aussi des villes voisines de Jérusalem,
    en amenant des gens malades ou tourmentés par des esprits impurs.
    Et tous étaient guéris.

    – Parole du Seigneur.

    PSAUME
    (Ps 117 (118), 2-4, 22-24, 25-27a)
    R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
    Éternel est son amour !
    ou : Alléluia ! (117, 1)

    Oui, que le dise Israël :
    Éternel est son amour !
    Oui, que le dise la maison d’Aaron :
    Éternel est son amour !
    Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
    Éternel est son amour !

    La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
    est devenue la pierre d’angle :
    c’est là l’œuvre du Seigneur,
    la merveille devant nos yeux.
    Voici le jour que fit le Seigneur,
    qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !

    Donne, Seigneur, donne le salut !
    Donne, Seigneur, donne la victoire !
    Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !
    De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !
    Dieu, le Seigneur, nous illumine.

    DEUXIÈME LECTURE
    « J’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles » (Ap 1, 9-11a.12-13.17-19)
    Lecture de l’Apocalypse de saint Jean

    Moi, Jean, votre frère,
    partageant avec vous la détresse,
    la royauté et la persévérance en Jésus,
    je me trouvai dans l’île de Patmos
    à cause de la parole de Dieu
    et du témoignage de Jésus.
    Je fus saisi en esprit, le jour du Seigneur,
    et j’entendis derrière moi une voix forte,
    pareille au son d’une trompette.
    Elle disait :
    « Ce que tu vois, écris-le dans un livre
    et envoie-le aux sept Églises :
    à Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire,
    Sardes, Philadelphie et Laodicée. »

    Je me retournai pour regarder
    quelle était cette voix qui me parlait.
    M’étant retourné,
    j’ai vu sept chandeliers d’or,
    et au milieu des chandeliers un être
    qui semblait un Fils d’homme,
    revêtu d’une longue tunique,
    une ceinture d’or à hauteur de poitrine.
    Quand je le vis,
    je tombai à ses pieds comme mort,
    mais il posa sur moi sa main droite, en disant :
    « Ne crains pas.
    Moi, je suis le Premier et le Dernier,
    le Vivant :
    j’étais mort,
    et me voilà vivant pour les siècles des siècles ;
    je détiens les clés de la mort et du séjour des morts.
    Écris donc ce que tu as vu,
    ce qui est,
    ce qui va ensuite advenir. »

    – Parole du Seigneur.


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    1. ÉVANGILE
      « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)
      Alléluia. Alléluia.
      Thomas parce que tu m’as vu, tu crois,
      dit le Seigneur.
      Heureux ceux qui croient sans avoir vu !
      Alléluia. (Jn 20, 29)

      Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

      C’était après la mort de Jésus.
      Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,
      alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples
      étaient verrouillées par crainte des Juifs,
      Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.
      Il leur dit :
      « La paix soit avec vous ! »
      Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.
      Les disciples furent remplis de joie
      en voyant le Seigneur.
      Jésus leur dit de nouveau :
      « La paix soit avec vous !
      De même que le Père m’a envoyé,
      moi aussi, je vous envoie. »
      Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux
      et il leur dit :
      « Recevez l’Esprit Saint.
      À qui vous remettrez ses péchés,
      ils seront remis ;
      à qui vous maintiendrez ses péchés,
      ils seront maintenus. »

      Or, l’un des Douze, Thomas,
      appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
      n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
      Les autres disciples lui disaient :
      « Nous avons vu le Seigneur ! »
      Mais il leur déclara :
      « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
      si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
      si je ne mets pas la main dans son côté,
      non, je ne croirai pas ! »

      Huit jours plus tard,
      les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
      et Thomas était avec eux.
      Jésus vient,
      alors que les portes étaient verrouillées,
      et il était là au milieu d’eux.
      Il dit :
      « La paix soit avec vous ! »
      Puis il dit à Thomas :
      « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
      avance ta main, et mets-la dans mon côté :
      cesse d’être incrédule,
      sois croyant. »
      Alors Thomas lui dit :
      « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
      Jésus lui dit :
      « Parce que tu m’as vu, tu crois.
      Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

      Il y a encore beaucoup d’autres signes
      que Jésus a faits en présence des disciples
      et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
      Mais ceux-là ont été écrits
      pour que vous croyiez
      que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
      et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

      – Acclamons la Parole de Dieu.

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  2. -->Nous n’avons pas un Dieu qui ne saurait pas comprendre nos faiblesses et y compatir (cf. He 4, 15). Au contraire ! Justement en vertu de sa miséricorde Dieu s’est fait l’un de nous : « Par son incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme. Il a travaillé avec des mains d’homme, il a pensé avec une intelligence d’homme, il a agi avec une volonté d’homme, il a aimé avec un cœur d’homme. Né de la Vierge Marie, il est vraiment devenu l’un de nous, en tout, en tout semblable à nous, hormis le péché (Gaudium et spes, n. 22). En Jésus, donc, non seulement nous pouvons toucher de la main la miséricorde du Père, mais nous sommes poussés à devenir nous-mêmes instrument de la miséricorde. Il peut être facile de parler de miséricorde, alors qu’il est plus engageant d’en devenir concrètement des témoins. C’est un parcours qui dure toute la vie et ne devrait connaître aucune pause. Jésus nous a dit que nous devons être « miséricordieux comme le Père » (cf. Lc 6, 36). Et cela dure toute la vie !Que de visages a donc la miséricorde de Dieu ! Elle nous est fait connaître comme proximité et tendresse, mais aussi en vertu de cela comme compassion et partage, comme consolation et pardon. Qui plus en reçoit, plus il est appelé à l’offrir, à la partager ; elle ne peut être tenue cachée ni gardée seulement pour soi-même. C’est quelque chose qui brûle le cœur et le provoque à aimer, reconnaissant le visage de Jésus Christ surtout en celui qui est plus loin, faible, seul, perdu et marginalisé. La miséricorde ne reste pas clouée sur place : elle va à la recherche de la brebis perdue, et quand elle la retrouve elle exprime une joie contagieuse. La miséricorde sait regarder dans les yeux chaque personne ; chacune est précieuse pour elle, parce que chacune est unique. Que de douleur nous éprouvons dans le cœur lorsque nous entendons dire : ‘‘Ces gens… ces gens, ces pauvres gens, mettons-les dehors, laissons-les dormir dans la rue…’’. Cela est-il de Jésus ?
    La miséricorde ne peut jamais nous laisser tranquilles. C’est l’amour du Christ qui nous « inquiète » tant que nous n’avons pas atteint l’objectif ; qui nous pousse à embrasser et à serrer contre nous, à impliquer tous ceux qui ont besoin de miséricorde pour permettre à tous d’être réconciliés avec le Père (cf. 2 Co 5, 14-20). Nous ne devons pas avoir peur, c’est un amour qui nous rejoint et nous implique au point d’aller au-delà de nous-mêmes, pour nous permettre de reconnaître son visage dans celui de nos frères. Laissons-nous conduire docilement par cet amour et nous deviendrons miséricordieux comme le Père.

    Thomas était un homme têtu. Il n’avait pas cru. Et il a trouvé la foi précisément lorsqu’il a touché les plaies du Seigneur. Une foi qui n’est pas capable de se mettre dans les plaies du Seigneur n’est pas la foi ! Une foi qui n’est pas capable d’être miséricordieuse, comme les plaies du Seigneur sont signe de miséricorde, n’est pas la foi : c’est une idée, c’est une idéologie. Notre foi est incarnée dans un Dieu qui s’est fait chair, qui s’est fait péché, qui a été plaie pour nous. Mais si nous voulons croire vraiment et avoir la foi, nous devons nous approcher et toucher cette plaie, caresser cette plaie et également abaisser la tête pour laisser les autres caresser nos plaies.

    Il est bien alors que ce soit l’Esprit Saint qui guide nos pas : C’est lui l’Amour, c’est lui la Miséricorde qui se communique à nos cœurs. Ne mettons pas d’obstacles à son action vivifiante, mais suivons-le docilement sur les sentiers qu’il nous indique. Demeurons avec le cœur ouvert, pour que l’Esprit puisse le transformer ; et ainsi, pardonnés, réconciliés, immergés dans les plaies du Seigneur, devenons des témoins de la joie qui jaillit du fait d’avoir rencontré le Seigneur ressuscité, vivant au milieu de nous.



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  3. HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS
    IIe Dimanche de Pâques, 24 avril 2022
    Aujourd’hui, le Seigneur ressuscité apparaît aux disciples, qui l’avaient abandonné, et leur offre sa miséricorde, en montrant ses plaies. Les paroles qu’il leur adresse sont rythmées par une salutation, qui apparaît trois fois de suite dans l’Évangile d’aujourd’hui : « La paix soit avec vous ! » (Jn 20, 19.21.26). La paix soit avec vous ! C’est la salutation du Ressuscité, qui vient à la rencontre de toute faiblesse et erreur humaine. Suivons donc les trois la paix soit avec vous ! de Jésus : nous y découvrirons trois actions de la miséricorde divine en nous. Celle-ci donne, avant tout, la joie ; ensuite elle suscite le pardon ; enfin elle console dans la peine.

    1. En premier lieu, la miséricorde de Dieu donne la joie, une joie spéciale, la joie de se sentir pardonné gratuitement. Quand, le soir de Pâques, les disciples voient Jésus et l’entendent pour la première fois leur dire la paix soit avec vous ! ils sont remplis de joie (cf. v. 20). Ils s’étaient enfermés dans la maison par crainte ; mais ils étaient aussi enfermés en eux-mêmes, abattus par un sentiment d’échec. Ils étaient des disciples qui avaient abandonné le Maître : au moment de son arrestation, ils s’étaient enfuis. Pierre l’avait même renié trois fois et un de leur groupe - l’un d’entre eux, vraiment ! - avait été le traître. Il y avait bien des raisons de se sentir non seulement effrayés, mais ratés, vauriens. Par le passé, ils avaient certes fait des choix courageux, ils avaient suivi le Maître avec enthousiasme, engagement et générosité, mais à la fin tout s’était effondré ; la peur avait prévalu et ils avaient commis le grand péché : laisser Jésus seul au moment le plus tragique. Avant la Pâques, ils pensaient qu’ils étaient faits pour de grandes choses, ils discutaient à propos de celui qui était le plus grand parmi eux, etc.. Maintenant, ils touchent le fond.

    C’est dans ce climat que survient le premier la paix soit avec vous ! Les disciples auraient dû éprouver de la honte, mais au contraire, ils se réjouissent. Qui les comprend…Pourquoi ? Parce que ce visage, cette salutation, ces paroles déplacent leur attention d’eux-mêmes vers Jésus. En effet, « les disciples furent remplis de joie – précise le texte – en voyant le Seigneur » (v. 20). Ils sont détournés d’eux-mêmes et de leurs propres échecs et ils sont attirés par son regard, où ne se trouve aucune sévérité, mais la miséricorde. Le Christ ne les réprouve pas pour le passé, mais il leur donne la bienveillance de toujours. Et cela les ranime, répand dans leurs cœurs la paix perdue, fait d’eux des hommes nouveaux, purifiés par un pardon donné sans calculs, un pardon donné sans mérites.

    Telle est la joie de Jésus, la joie que nous avons éprouvée nous aussi en faisant l’expérience de son pardon. Il nous est arrivé de ressembler aux disciples de Pâques : après une chute, un péché, un échec. Dans ces moments, il semble qu’il n’y ait plus rien à faire. Mais c’est là précisément que le Seigneur fait tout pour nous donner sa paix : à travers une Confession, les paroles d’une personne qui se fait proche, une consolation intérieure de l’Esprit, un événement inattendu et surprenant... De diverses manières, Dieu prend soin de nous faire sentir l’étreinte de sa miséricorde, une joie qui naît de la réception "du pardon et de la paix". Oui, la joie de Dieu est une joie qui naît du pardon et qui laisse la paix. C’est ainsi : elle naît du pardon et laisse la paix ; une joie qui relève sans humilier, comme si le Seigneur ne comprenait pas ce qui se passe. Frères et sœurs, rappelons-nous le pardon et la paix reçus de Jésus. Chacun de nous les a reçus ; chacun de nous en a l’expérience. Rappelons-nous un peu, ça nous fera du bien ! Mettons le souvenir de l’étreinte et des caresses de Dieu avant celui de nos erreurs et de nos chutes. Ainsi, nous alimenterons la joie. Car pour celui qui fait l’expérience de la joie de Dieu, rien ne peut plus être comme avant ! Cette joie nous change.

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  4. -->3. Le Seigneur répète pour la troisième fois La paix soit avec vous !, quand il réapparaît huit jours plus tard aux disciples, pour confirmer la foi difficile de Thomas. Thomas veut voir et toucher. Et le Seigneur ne se scandalise pas de son incrédulité, mais il vient à sa rencontre : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains » (v. 27). Ce ne sont pas des paroles de défi, mais de miséricorde. Jésus comprend la difficulté de Thomas : il ne le traite pas avec dureté et l’apôtre est secoué au-dedans de lui-même par tant de bienveillance. Et c’est ainsi que, d’incroyant il devient croyant, et il fait la confession de foi la plus simple et la plus belle : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (v. 28). C’est une belle invocation, nous pouvons la faire nôtre et la répéter au cours de la journée, surtout lorsque nous faisons l’expérience de doutes et d’obscurité, comme Thomas.

    Parce que se trouve en Thomas l’histoire de chaque croyant, de chacun de nous, de chaque croyant : il y a des moments difficiles, où la vie semble démentir la foi, où nous sommes en crise et où nous avons besoin de toucher et de voir. Mais, comme Thomas, c’est précisément ici que nous redécouvrons le cœur du Seigneur, sa miséricorde. Dans ces situations, Jésus ne vient pas vers nous de manière triomphante et avec des preuves écrasantes, il n’accomplit pas de miracles éclatants, mais il offre des signes chaleureux de miséricorde. Il nous console avec le même style que celui de l’Évangile d’aujourd’hui : en nous offrant ses plaies. N’oublions pas ceci : face aux péchés, au pire péché, le nôtre ou celui des autres, il y a toujours la présence du Seigneur qui offre ses plaies. Ne l’oubliez pas. Et dans notre ministère de confesseurs, nous devons montrer aux gens que devant leurs péchés il y a les plaies du Seigneur, qui sont plus puissantes que le péché.
    Et il nous fait découvrir aussi les plaies de nos frères et sœurs. Oui, la miséricorde de Dieu, dans nos crises et dans nos peines, nous met souvent en contact avec les souffrances du prochain. Nous pensions que nous étions au sommet de la souffrance, au sommet d’une situation difficile, et nous découvrons ici, tout en restant silencieux, qu’il y a quelqu’un qui traverse des moments, de périodes pires. Et, si nous prenons soin des plaies du prochain et si nous y déversons la miséricorde, une espérance nouvelle, qui console dans la peine, renaît en nous. Demandons-nous alors si, en ces derniers temps, nous avons touché les plaies de quelqu’un qui souffre dans son corps ou dans son esprit; si nous avons apporté la paix à un corps blessé ou à un esprit brisé; si nous avons pris un peu de temps pour écouter, pour accompagner, pour consoler. Quand nous le faisons, nous rencontrons Jésus qui, avec des yeux de celui qui est éprouvé par la vie, nous regarde avec miséricorde et dit : La paix soit avec vous ! Et j’aime penser à la présence de la Vierge parmi les Apôtres, là, et comment après la Pentecôte nous l’avons pensée comme Mère de l’Église : j’aime beaucoup penser à elle le lundi, après le dimanche de la Miséricorde, comme Mère de la Miséricorde : qu’elle nous aide à avancer dans notre si beau ministère.

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  5. HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI
    Jeudi 15 avril 2010
    L'époque moderne a parlé de la libération de l'homme, de sa pleine autonomie, et donc également de sa libération de l'obéissance à Dieu. L'obéissance ne devrait plus exister, l'homme est libre, il est autonome: rien d'autre. Mais cette autonomie est un mensonge: c'est un mensonge ontologique, car l'homme n'existe pas par lui-même et pour lui-même, et c'est également un mensonge politique et pratique, car la collaboration, le partage de la liberté est nécessaire. Et si Dieu n'existe pas, si Dieu n'est pas une instance accessible à l'homme, il ne reste comme instance suprême que le consensus de la majorité. En conséquence, le consensus de la majorité devient le dernier mot auquel nous devons obéir. Et ce consensus - nous le savons depuis l'histoire du siècle dernier - peut également être un "consensus du mal".

    Nous voyons ainsi que la soi-disant autonomie ne libère pas véritablement l'homme. L'obéissance à Dieu est la liberté, car elle est la vérité, elle est l'instance qui nous place face à toutes les instances humaines. Dans l'histoire de l'humanité, ces paroles de Pierre et de Socrate sont le véritable phare de la libération de l'homme, qui sait voir Dieu et, au nom de Dieu, peut et doit obéir non pas tant aux hommes, mais à Lui, et se libérer ainsi du positivisme de l'obéissance humaine. Les dictatures ont toujours été contre cette obéissance à Dieu. La dictature nazie, comme la dictature marxiste, ne peuvent pas accepter un Dieu qui soit au-dessus du pouvoir idéologique; et la liberté des martyrs, qui reconnaissent Dieu, précisément dans l'obéissance au pouvoir divin, est toujours l'acte de libération à travers lequel nous parvient la liberté du Christ.

    Aujourd'hui, grâce à Dieu, nous ne vivons pas sous une dictature, mais il existe des formes subtiles de dictatures: un conformisme qui devient obligatoire, penser comme tout le monde, agir comme tout le monde, et les agressions subtiles contre l'Eglise, ainsi que celles plus ouvertes, démontrent que ce conformisme peut réellement être une véritable dictature. Pour nous vaut cette règle: on doit obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Dieu n'est pas un prétexte pour la propre volonté, mais c'est réellement Lui qui nous appelle et nous invite, si cela était nécessaire, également au martyre. C'est pourquoi, confrontés à cette parole qui commence une nouvelle histoire de liberté dans le monde, nous prions surtout de connaître Dieu, de connaître humblement et vraiment Dieu et, en connaissant Dieu, d'apprendre la véritable obéissance qui est le fondement de la liberté humaine.

    ... Dieu l'a élevé à sa droit Christ ...Il marche devant nous, nous précède et nous montre la route. Et être en communion avec le Christ signifie être en chemin, monter avec le Christ, suivre le Christ, c'est cette montée vers le haut, suivre celui qui est déjà passé, qui nous précède et qui nous montre la voie.
    ... Monter à la droite du Père. La "sequela" du Christ n'est pas seulement l'imitation de ses vertus, ... mais c'est un chemin qui a un objectif. Et l'objectif est la droite du Père. Il y a ce chemin de Jésus, cette "sequela" de Jésus qui termine à la droite du Père...

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  6. HOMÉLIE DES. JEAN PAUL II 22 4 2001
    Nous célébrons le deuxième Dimanche de Pâques, qui depuis l'année dernière, année du grand Jubilé, est également appelé "Dimanche de la Miséricorde divine". C'est pour moi une grande joie de pouvoir me joindre à vous tous, chers pèlerins et fidèles venus de divers pays pour commémorer, après un an, la canonisation de soeur Faustyna Kowalska, témoin et messagère de l'amour miséricordieux du Seigneur. L'élévation aux honneurs des autels de cette humble religieuse, fille de ma terre, ne représente pas seulement un don pour la Pologne, mais aussi pour toute l'humanité. Le message dont elle a été la détentrice constitue la réponse adéquate et incisive que Dieu a voulu offrir aux hommes de notre temps, marqué par d'immenses tragédies. Jésus dit un jour à soeur Faustyna: "L'humanité ne trouvera pas la paix, tant qu'elle ne s'adressera pas avec confiance à la Miséricorde divine" (Petit journal, p. 132). La Miséricorde divine! Voilà le don pascal que l'Eglise reçoit du Christ ressuscité et qu'il offre à l'humanité, à l'aube du troisième millénaire.


    4. L'Evangile, qui vient d'être proclamé, nous aide à saisir pleinement le sens et la valeur de ce don. L'évangéliste Jean nous fait en quelque sorte partager l'émotion éprouvée par les Apôtres lors de la rencontre avec le Christ, après sa résurrection. Notre attention s'arrête sur le geste du Maître, qui transmet aux disciples craintifs et stupéfaits la mission d'être ministres de la Miséricorde divine. Il leur montre ses mains et son côté qui portent les signes de la passion et leur dit: "Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie" (Jn 20, 21). Ayant dit cela "il souffla sur eux et leur dit: Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus" (Jn 20, 22-23). Jésus leur confie le don de "remettre les péchés", un don qui naît des blessures de ses mains, de ses pieds et surtout de son côté transpercé. C'est de là qu'une vague de miséricorde se déverse sur l'humanité tout entière.

    Nous revivons ce moment avec une grande intensité spirituelle. Aujourd'hui, le Seigneur nous montre à nous aussi ses plaies glorieuses et son coeur, fontaine intarissable de lumière et de vérité, d'amour et de pardon.


    5. Le Coeur du Christ! Son "Sacré Coeur" a tout donné aux hommes: la rédemption, le salut, la sanctification. De ce coeur surabondant de tendresse sainte Faustyna Kowalska vit se libérer deux rayons de lumière qui illuminaient le monde. "Les deux rayons - selon ce que Jésus lui-même lui confia - représentent le sang et l'eau (Petit journal, p. 132). Le sang rappelle le sacrifice du Golgotha et le mystère de l'Eucharistie; l'eau, selon le riche symbolisme de l'évangliste Jean, fait penser au baptême et au don de l'Esprit Saint (cf. Jn 3, 5; 4, 14).

    A travers le mystère de ce coeur blessé, le flux restaurateur de l'amour miséricordieux de Dieu ne cesse de se répandre également sur les hommes et sur les femmes de notre temps. Ce n'est que là que celui qui aspire au bonheur authentique et durable peut en trouver le secret.


    6. "Jésus, j'ai confiance en Toi". Cette prière, chère à tant de fidèles, exprime bien l'attitude avec laquelle nous voulons nous aussi nous abandonner avec confiance entre tes mains, ô Seigneur, notre unique Sauveur.

    Tu brûles du désir d'être aimé, et celui qui se met en harmonie avec les sentiments de ton coeur apprend à être le constructeur de la nouvelle civilisation de l'amour. Un simple acte de confiance suffit à briser la barrière de l'obscurité et de la tristesse, du doute et du désespoir. Les rayons de ta miséricorde divine redonnent l'espérance de façon particulière à celui qui se sent écrasé par le poids du péché.




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    1. ->Marie, Mère de la Miséricorde, fais en sorte que nous conservions toujours vivante cette confiance dans ton Fils, notre Rédempteur. Assiste-nous, toi aussi, sainte Faustyna, que nous rappelons aujourd'hui avec une affection particulière. Avec toi nous voulons répéter, en fixant notre humble regard sur le visage du divin Sauveur: "Jésus, j'ai confiance en Toi". Aujourd'hui et à jamais. Amen.

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