venerdì 4 aprile 2025

C - 5 DIMANCHE de Carème






 

5 commenti:

  1. PREMIÈRE LECTURE
    « Voici que je fais une chose nouvelle, je vais désaltérer mon peuple »
    (Is 43, 16-21)
    Lecture du livre du prophète Isaïe

    Ainsi parle le Seigneur,
    lui qui fit un chemin dans la mer,
    un sentier dans les eaux puissantes,
    lui qui mit en campagne des chars et des chevaux,
    des troupes et de puissants guerriers ;
    les voilà tous couchés pour ne plus se relever,
    ils se sont éteints, consumés comme une mèche.
    Le Seigneur dit :
    « Ne faites plus mémoire des événements passés,
    ne songez plus aux choses d’autrefois.
    Voici que je fais une chose nouvelle :
    elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ?
    Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert,
    des fleuves dans les lieux arides.
    Les bêtes sauvages me rendront gloire
    – les chacals et les autruches –
    parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert,
    des fleuves dans les lieux arides,
    pour désaltérer mon peuple,
    celui que j’ai choisi.
    Ce peuple que je me suis façonné
    redira ma louange. »

    – Parole du Seigneur.

    PSAUME
    (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)
    R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
    nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)

    Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,
    nous étions comme en rêve !
    Alors notre bouche était pleine de rires,
    nous poussions des cris de joie.

    Alors on disait parmi les nations :
    « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »
    Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
    nous étions en grande fête !

    Ramène, Seigneur, nos captifs,
    comme les torrents au désert.
    Qui sème dans les larmes
    moissonne dans la joie.

    Il s’en va, il s’en va en pleurant,
    il jette la semence ;
    il s’en vient, il s’en vient dans la joie,
    il rapporte les gerbes.

    DEUXIÈME LECTURE
    « À cause du Christ, j’ai tout perdu, en devenant semblable à lui dans sa mort »
    (Ph 3, 8-14)
    Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens

    Frères,
    tous les avantages que j’avais autrefois,
    je les considère comme une perte
    à cause de ce bien qui dépasse tout :
    la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.
    À cause de lui, j’ai tout perdu ;
    je considère tout comme des ordures,
    afin de gagner un seul avantage, le Christ,
    et, en lui, d’être reconnu juste,
    non pas de la justice venant de la loi de Moïse
    mais de celle qui vient de la foi au Christ,
    la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi.
    Il s’agit pour moi de connaître le Christ,
    d’éprouver la puissance de sa résurrection
    et de communier aux souffrances de sa Passion,
    en devenant semblable à lui dans sa mort,
    avec l’espoir de parvenir
    à la résurrection d’entre les morts.
    Certes, je n’ai pas encore obtenu cela,
    je n’ai pas encore atteint la perfection,
    mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,
    puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.
    Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela.
    Une seule chose compte :
    oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant,
    je cours vers le but en vue du prix
    auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus.

    – Parole du Seigneur.


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    1. ÉVANGILE
      « Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre »
      (Jn 8, 1-11)
      Gloire à toi, Seigneur.
      Gloire à toi.
      Maintenant, dit le Seigneur,
      revenez à moi de tout votre cœur,
      car je suis tendre et miséricordieux.
      Gloire à toi, Seigneur.
      Gloire à toi. (cf. Jl 2, 12b.13c)

      Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

      En ce temps-là,
      Jésus s’en alla au mont des Oliviers.
      Dès l’aurore, il retourna au Temple.
      Comme tout le peuple venait à lui,
      il s’assit et se mit à enseigner.
      Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme
      qu’on avait surprise en situation d’adultère.
      Ils la mettent au milieu,
      et disent à Jésus :
      « Maître, cette femme
      a été surprise en flagrant délit d’adultère.
      Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné
      de lapider ces femmes-là.
      Et toi, que dis-tu ? »
      Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,
      afin de pouvoir l’accuser.
      Mais Jésus s’était baissé
      et, du doigt, il écrivait sur la terre.
      Comme on persistait à l’interroger,
      il se redressa et leur dit :
      « Celui d’entre vous qui est sans péché,
      qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
      Il se baissa de nouveau
      et il écrivait sur la terre.
      Eux, après avoir entendu cela,
      s’en allaient un par un,
      en commençant par les plus âgés.
      Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
      Il se redressa et lui demanda :
      « Femme, où sont-ils donc ?
      Personne ne t’a condamnée ? »
      Elle répondit :
      « Personne, Seigneur. »
      Et Jésus lui dit :
      « Moi non plus, je ne te condamne pas.
      Va, et désormais ne pèche plus. »

      – Acclamons la Parole de Dieu.

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    2. PAPE FRANÇOIS

      ANGÉLUS
      Dimanche 7 avril 2019





      Chers frères et sœurs, bonjour!

      En ce cinquième dimanche de carême, la liturgie nous présente l’épisode de la femme adultère (cf. Jn 8, 1-11). Dans celle-ci s’opposent deux attitudes: celle des scribes et des pharisiens d’une part, et celle de Jésus de l’autre. Les premiers veulent condamner la femme, car ils se sentent les gardiens de la Loi et de son application fidèle. Jésus, au contraire, veut la sauver, parce qu’il personnifie la miséricorde de Dieu qui, en pardonnant, rachète et en réconciliant renouvelle.

      Voyons donc l’événement. Tandis que Jésus est en train d’enseigner dans le temple, les scribes et les pharisiens lui amènent une femme prise en flagrant délit d’adultère; ils la placent au milieu et ils demandent à Jésus si l’on doit la lapider, comme le prescrit la Loi de Moïse. L’évangéliste précise qu’ils lui ont posé la question «pour le mettre à l’épreuve, afin d’avoir matière à l’accuser» (v. 6). On peut supposer que leur but était le suivant — voyez la méchanceté de ces gens: le «non» à la lapidation aurait été une raison pour accuser Jésus de désobéissance à la Loi; le «oui», en revanche, pour le dénoncer à l’autorité romaine, qui s’était réservée les sentences et n’admettait pas le lynchage populaire. Et Jésus doit répondre.

      Les interlocuteurs de Jésus sont enfermés dans les impasses du droit et veulent enfermer le Fils de Dieu dans leur perspective de jugement et de condamnation. Mais Lui n’est pas venu dans le monde pour juger et condamner, mais pour sauver et offrir aux gens une vie nouvelle. Et comment réagit Jésus devant cette épreuve? Tout d’abord, il reste silencieux pendant un moment, puis il se penche pour écrire avec son doigt sur le sol, comme pour rappeler que le seul Législateur et Juge est Dieu, qui avait écrit la Loi sur la pierre. Puis il dit: «Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre» (v. 7). De cette façon, Jésus fait appel à la conscience de ces hommes: ils se sentaient «paladins de la justice», mais Lui leur fait prendre à nouveau conscience de leur condition d’hommes pécheurs, en raison de laquelle il ne peuvent s’arroger le droit de vie ou de mort sur l’un de leurs semblables. A ce moment, l’un après l’autre, en commençant par les plus âgés — c’est-à-dire les plus experts de leurs propres misères — ils s’en allèrent tous, renonçant à lapider la femme. Cette scène invite également chacun de nous à prendre conscience que nous sommes pécheurs et à laisser tomber de nos mains les pierres du dénigrement et de la condamnation, des commérages, que nous voudrions parfois lancer contre les autres. Quand nous parlons mal des autres, nous lançons des pierres, nous sommes comme eux.

      A la fin, il ne reste que Jésus et la femme, là, au milieu: «La misère et la miséricorde», dit saint Augustin (In Joh 33, 5). Jésus est le seul sans faute, le seul qui pourrait jeter la pierre contre elle, mais il ne le fait pas, parce que Dieu «ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive» (cf. Ez 33, 11). Et Jésus congédie la femme avec ces paroles magnifiques: «Va désormais ne pèche plus» (v. 11). Et Jésus ouvre ainsi devant elle un nouveau chemin, créé par la miséricorde, un chemin qui demande son engagement à ne plus pécher. C’est une invitation qui vaut pour chacun de nous: quand Jésus nous pardonne, il nous ouvre toujours une voie nouvelle pour avancer. En ce temps de carême, nous sommes appelés à nous reconnaître pécheurs et à demander pardon à Dieu. Et le pardon, à son tour, tout en nous réconciliant et en nous donnant la paix, nous fait recommencer une histoire renouvelée. Toute vraie conversion vise à un nouvel avenir, à une vie nouvelle, une vie belle, une vie libérée du péché, une vie généreuse. N’ayons pas peur de demander pardon à Jésus, parce qu’il nous ouvre la porte de cette vie nouvelle. Que la Vierge Marie nous aide à témoigner à tous de l’amour miséricordieux de Dieu qui, en Jésus, nous pardonne et rend notre existence nouvelle, en nous offrant toujours de nouvelles possibilités.

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  2. FAUSTI - Cette splendide histoire nous amène au cœur du message de Jésus, le Fils qui ne juge personne et qui sera jugé pour cela. C'est l'une des pièces les plus fascinantes de l'Evangile, qui montre comment Jésus donne l'Esprit qui fait toutes choses nouvelles : Lui-même, de son côté percé, sera la source jaillissante qui lave tous les péchés et les impuretés.
    Cette eau purifiante et purificatrice promise par le prophète Ézéchiel (47,1) et Zacharie (13,1) est son amour, qui se manifeste pleinement par le pardon.
    En cela, nous savons qui est le Seigneur : c'est Celui qui ouvre nos tombes, qui nous relève de nos tombes et qui nous donne son Esprit.
    Les hommes de la Loi demandent à Jésus non pour savoir s'Il est en faveur de la lapidation... Ils Lui demandent son avis pour Lui tendre un piège, comme le note immédiatement l'évangéliste. La lapidation est une forme de meurtre collectif dont personne ne se sent responsable. Le résultat de l'élimination des méchants, c'est de se sentir unis, réconciliés et purifiés du mal, permettant à la société d'avancer. Il faut noter que Jésus n'écrit pas sur le sable, mais sur la pierre du pavement ; en effet, la scène se déroule dans le Temple.
    Si nous ne gardons pas à l'esprit le "doigt" de Celui qui écrit et n'entrons pas en communion avec Lui, l'Ecriture elle-même devient un fétiche qui nous empêche d'entrer dans la pensée de Dieu. L'Écriture est l'autocommunication du Dieu qui aime la vie, qui ne méprise aucune de ses créatures ; IL a la compassion pour tous et ne regarde pas vers le péché en vue de la repentance.
    Les prophètes ont promis qu'il y aura des jours où Dieu enlèvera notre cœur de pierre et nous donnera un cœur de chair, où IL imprimera Sa Loi non avec Son doigt sur la pierre, mais avec L'Esprit sur notre cœur qui sera enfin un cœur nouveau, capable de vivre pleinement le don de Dieu (Jer. 31 - Ez.36). Le geste de Jésus peut faire allusion à ces textes, qui s'accompliront quand Il nous donnera Son Esprit.
    Juste sur la croix, où le titre de Sa condamnation sera "écrit" - en hébreu, latin et grec (Jn 19,19) nous comprendrons ce que Jésus écrit maintenant.
    Le Seigneur ne comndamne pas, Il justifie et sauve par Grace. La femme avait été placée au milieu par les fanatiques de la loi qui condamne.
    Maintenant, elle reste seule avec Jésus seul, au milieu de la miséricorde illimitée de Dieu.
    Le péché est le lieu où se manifeste la surabondance de Sa Grâce.
    Augustin dit : "Il en reste deux : la misère et la Miséricorde". En tout cas, ce qui reste de chaque homme est la rencontre de sa propre misère avec la Miséricorde de Dieu. Plus l'abîme du péché est grand, plus est grand l'Amour qui est reçu et la connaissance de Dieu et de soi-même qui est obtenue. Et plus grande sera la capacité d'aimer.
    Jésus, le SEUL sans péché, ne se retire pas.
    Il demeure avec la pécheresse : il est le Fils miséricordieux comme le Père.
    Il demande à la femme s'il reste encore un homme qui puisse la condamner.
    Il n'y a plus personne qui puisse la condamner.
    Mais il n'en reste qu'Un : le SEUL qui la justifie ! Quand les ennemis disparurent, il resta Celui qui l`aime d`un Amour éternel (Jr 31,3), dans lequel elle reconnait son Seigneur, car Il la pardonne et la fait sortir de la mort ; une nouvelle alliance fut établie entre eux, maintenant écrite non plus sur la pierre,
    mais seulement dans son coeur.


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  3. JÉSUITES - Cette histoire touche au cœur du message de l'Évangile : le pardon. Le huitième chapitre commence avec la femme qui doit être lapidée et se termine avec Jésus qu'ils veulent lapider. Le passage précédent parlait de Jésus donnant l'Esprit, l'eau vive qui purifie, qui pardonne..... Que fait le don de l'Esprit ? Il nous change exactement - comme le dit Osée - d'une prostituée à une épouse fidèle et le passage se déroule dans cette femme.
    Dans le pardon, nous savons qui est le Seigneur : il est Celui qui nous aime inconditionnellement. Ainsi, nous savons pour la première fois qui nous sommes dans le pardon : nous sommes des personnes infiniment aimées par Dieu, inconditionnellement, c'est notre vérité.
    Ici, c'est Dieu qui se convertit, qui se tourne vers nous, mais c'est nous qui nous sommes détournés de lui ; il prend sur lui, cependant, ce fardeau, cette culpabilité. Alors que Jésus est là à enseigner, les pharisiens et les scribes - les pharisiens sont ceux qui observent la loi et les scribes ceux qui la connaissent - amènent une femme prise en flagrant délit d'adultère et la mettent au milieu.
    Et ils demandent à Jésus ce qu'il faut faire : Que dis-tu ?
    S'il disait qu'elle devait être lapidée, il contredisait tout son message ; s'il disait qu'elle ne devait pas être lapidée, il allait à l'encontre de la loi et ils avaient un prétexte pour le condamner. Donc, en réalité, dans cette scène, l'accusé est Jésus, pas la femme.
    Jésus ne répond pas, il se penche, écrit avec son doigt sur le sol et au lieu de se laisser submerger par la violence, il fait une pause, s'arrête et ne répond pas, il se penche, invitant tout le monde à se pencher et à regarder à l'intérieur de soi et alors il est dit qu'il écrit avec son doigt sur le sol et nous sommes dans le temple, il y a le pavé du temple, les pierres du sol ; le doigt qui écrit sur les pierres rappelle aux juifs que Dieu a écrit sa loi avec son doigt sur les tables de pierre.
    Jésus veut donc dire que c'est au-delà de la loi qui est écrite, qu'il y a quelqu'un qui l'écrit.
    Jésus fait référence au doigt de Dieu qui est à l'origine de toutes les Écritures et que révèle Dieu dans les Écritures ? Qu'il est miséricorde, pardon, qu'il n'a pas mis l'arbre de la mort au centre, il a mis l'arbre de la vie ! C'est nous qui avons mis la mort au centre avec nos transgressions, et avec la croix, il remettra l'arbre de vie au centre.
    La loi a été donnée pour le bien du pécheur, non pour le tuer, mais pour qu'il se convertisse et vive.
    Jésus en appelle donc à la responsabilité personnelle qui met fin au système victimaire consistant à trouver les coupables à l'extérieur, à les combattre à l'extérieur car le mal est toujours l'autre !
    Chacun doit prendre ses responsabilités. Entre autres choses, la conscience de son propre mal est le plus grand cadeau que l'homme puisse avoir !
    Jésus ne renie donc pas la loi, il dit : appliquez-la à vous-mêmes.
    Entre autres choses, les anciens sont ceux qui doivent juger, ils ont le pouvoir de jugement et paradoxalement, ce sont eux qui se découvrent les plus pécheurs et sont les premiers à commencer à partir. Et Jésus est resté seul et la femme au milieu. Avant, la femme était au milieu de ceux qui voulaient la lapider, maintenant elle est seule au milieu avec Jésus.
    Augustin commente : Il en restait deux, la misère et la pitié.
    Et la miséricorde remplit la misère en proportion de la misère qu'il y a, donc plus la misère est grande, plus le péché est grand, plus la miséricorde est grande, plus l'amour est grand.


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