Livre de l'Exode 17,8-13. En ces jours-là, le peuple d'Israël marchait à travers le désert. Les Amalécites survinrent et attaquèrent Israël à Rephidim. Moïse dit alors à Josué : « Choisis des hommes, et va combattre les Amalécites. Moi, demain, je me tiendrai sur le sommet de la colline, le bâton de Dieu à la main. » Josué fit ce que Moïse avait dit : il mena le combat contre les Amalécites. Moïse, Aaron et Hour étaient montés au sommet de la colline. Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort. Quand il la laissait retomber, Amalec était le plus fort. Mais les mains de Moïse s’alourdissaient ; on prit une pierre, on la plaça derrière lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hour lui soutenaient les mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre. Ainsi les mains de Moïse restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil. Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée.
Psaume 121(120) 1-8. Je lève les yeux vers les montagnes : d'où le secours me viendra-t-il ? Le secours me viendra du Seigneur qui a fait le ciel et la terre.
Qu'il empêche ton pied de glisser, qu'il ne dorme pas, ton gardien. Non, il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d'Israël.
Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage, se tient près de toi. Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper, ni la lune, durant la nuit.
Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ta vie. Le Seigneur te gardera, au départ et au retour, maintenant, à jamais.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 3,14-17.4,1-2. Bien-aimé, demeure ferme dans ce que tu as appris : de cela tu as acquis la certitude, sachant bien de qui tu l’as appris. Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures : elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse, en vue du salut par la foi que nous avons en Jésus Christ. Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ; elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ; grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien. Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,1-8. En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.” Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »
Les paroles des Papes « Mais le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?» (Lc 18, 8). Comme pour dire : quand je viendrai à la fin de l’histoire — mais, pouvons-nous penser, même maintenant, à ce moment de la vie — trouverai-je un peu de foi en vous, dans votre monde ? C’est une question sérieuse. Imaginons que le Seigneur vienne aujourd’hui sur terre : il verrait, malheureusement, tant de guerres, tant de pauvreté, tant d’inégalités, et en même temps de grandes conquêtes de la technique, des moyens modernes et des gens qui courent toujours, sans jamais s’arrêter ; mais trouverait-il des personnes qui lui consacrent du temps et de l’affection, qui le mettent au premier plan ? Et surtout, demandons-nous : que trouverait-il en moi, si le Seigneur venait aujourd’hui, que trouverait-il en moi, dans ma vie, dans mon cœur ? Quelles priorités de ma vie verrait-il ?
Souvent, nous nous concentrons sur beaucoup de choses urgentes mais pas nécessaires, nous nous occupons et nous préoccupons de nombreuses réalités secondaires ; et peut-être, sans nous en rendre -compte, négligeons-nous ce qui compte le plus et nous laissons notre amour pour Dieu refroidir, se refroidir peu à peu. Aujourd’hui, Jésus nous offre le remède pour réchauffer une foi tiédie. Et quel est le remède ? La prière. La prière est la médecine de la foi, le reconstituant de l’âme. Il faut, cependant, que ce soit une prière constante. (…) Pensons à une plante que nous gardons à la maison : nous devons la nourrir avec constance chaque jour, nous ne pouvons pas l’inonder d’eau et puis la laisser sans eau pendant des semaines ! ( P.François – Angélus, 16 octobre 2022)
PAPE FRANÇOIS 16 octobre 2016 Au début de la célébration d’aujourd’hui, nous avons adressé au Seigneur cette prière : « Crée en nous un cœur généreux et fidèle afin que nous puissions toujours te servir avec loyauté et pureté de cœur » (Oraison de la collecte)
Nous tout seuls, nous ne sommes pas capables de nous former un tel cœur, Dieu seul peut le faire, et pour cela nous le demandons dans la prière, nous l’invoquons de Lui comme un don, comme sa “création”. De cette manière nous sommes introduits dans le thème de la prière, qui est au centre des lectures bibliques de ce dimanche et qui nous interpelle nous aussi, nous qui sommes rassemblés pour la canonisation de nouveaux Saints et Saintes. Ils ont atteint le but, ils ont eu un cœur généreux et fidèle, grâce à la prière : ils ont prié avec toutes leurs forces, ils ont lutté, et ils ont vaincu.
Prier, donc. Comme Moïse, qui a été surtout un homme de Dieu, un homme de prière. Nous le voyons aujourd’hui dans l’épisode de la bataille contre Amalec, debout sur la colline avec les mains levées ; mais à chaque fois, à cause du poids, les mains retombaient, et dans ces moments le peuple avait le dessous ; alors Aaron et Hour firent asseoir Moïse sur une pierre et ils soutenaient ses mains levées, jusqu’à la victoire finale.
Voilà le style de vie spirituelle que nous demande l’Église : non pour gagner la guerre, mais pour gagner la paix !
--->Dans l’épisode de Moïse, il y a un message important : l’engagement de la prière demande de nous soutenir l’un l’autre. La fatigue est inévitable, parfois nous n’en pouvons plus, mais avec le soutien des frères, notre prière peut aller de l’avant, jusqu’à ce que le Seigneur porte son œuvre à son terme. Saint Paul, écrivant à son disciple et collaborateur Timothée, lui recommande de demeurer ferme dans ce qu’il a appris et dans ce en quoi il croit fermement (cf. 2 Tm 3, 14). Toutefois, Timothée lui aussi ne pouvait pas y arriver tout seul : la “bataille” de la persévérance ne se remporte pas sans la prière. Mais pas une prière sporadique, en dents de scie, mais faite comme Jésus l’enseigne dans l’Évangile d’aujourd’hui : « toujours prier, sans se décourager » (Lc 18, 1). C’est la manière d’agir chrétienne : être fermes dans la prière pour rester fermes dans la foi et dans le témoignage. Et voici de nouveau une voix au dedans de nous : “Mais Seigneur, comment est-il possible de ne pas se décourager ? Nous sommes des êtres humains… Moïse aussi s’est découragé ! …”. C’est vrai, chacun de nous se décourage. Mais nous ne sommes pas seuls, nous faisons partie d’un Corps ! Nous sommes membres du Corps du Christ, l’Église, dont les mains sont levées jour et nuit vers le ciel grâce à la présence du Christ ressuscité et de son Saint Esprit. Et seulement dans l’Église et grâce à la prière de l’Église, nous pouvons rester fermes dans la foi et dans le témoignage. Nous avons écouté la promesse de Jésus dans l’Évangile : « Dieu fera justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit » (Lc 18, 7). C’est le mystère de la prière : crier, ne pas se décourager, et si tu te décourages, demander de l’aide pour tenir les mains levées. C’est la prière que Jésus nous a révélée et nous a donnée dans l’Esprit Saint. Prier ce n’est pas se réfugier dans un monde idéal, ce n’est pas s’évader dans une fausse quiétude égoïste. Au contraire, prier c’est lutter, c’est aussi laisser l’Esprit Saint prier en nous. C’est l’Esprit Saint qui nous enseigne à prier, qui nous guide dans la prière, qui nous fait prier comme des enfants. -->Les saints sont des hommes et des femmes qui entrent jusqu’au fond dans le mystère de la prière. Des hommes et des femmes qui luttent avec la prière, laissant l’Esprit Saint prier et lutter en eux ; ils luttent jusqu’au bout, avec toutes leurs forces, et ils vainquent, mais pas tout seuls : le Seigneur vainc en eux et avec eux. Ainsi ces sept témoins qui ont été canonisés aujourd’hui, ont combattu la bonne bataille de la foi et de l’amour avec la prière. C’est pourquoi ils sont restés fermes dans la foi, avec le cœur généreux et fidèle. Que par leur exemple et leur intercession, Dieu nous accorde à nous aussi d’être des hommes et des femmes de prière ; de crier jour et nuit vers Dieu sans nous décourager ; de laisser l’Esprit Saint prier en nous, et de prier en nous soutenant les uns les autres pour rester les mains levées, jusqu’à ce que vainque la Divine Miséricorde.
P. BENOÎT XVI 21 octobre 2007 La Parole de Dieu a pour thème principal la prière, et même la nécessité "de prier sans cesse" comme le dit l'Evangile . En y réfléchissant, on comprend que cette Parole contient un message certainement à contre-courant, mais qui est toutefois destiné à illuminer en profondeur la conscience de votre Eglise et de votre ville. Je le résumerais ainsi: la force, qui en silence et sans bruit change le monde et le transforme en Royaume de Dieu, c'est la foi - et l'expression de la foi, c'est la prière. Lorsque la foi se remplit d'amour pour Dieu, reconnu comme Père juste et bon, la prière se fait persévérante, insistante, elle devient un gémissement de l'esprit, un cri de l'âme qui pénètre le cœur de Dieu. De cette façon, la prière devient la plus grande force de transformation du monde. Face à des réalités sociales difficiles et complexes, comme l'est certainement la vôtre, il faut renforcer l'espérance, qui se fonde sur la foi et s'exprime en une prière inlassable. C'est la prière qui garde allumée la flamme de la foi. Jésus demande, comme nous l'avons entendu à la fin de l'Evangile: "Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?" . .. Aujourd'hui, nous voulons répéter ensemble avec un humble courage: Seigneur, ta venue parmi nous dans cette célébration dominicale nous trouve rassemblés avec la lampe de la foi allumée. Nous croyons et nous nous en remettons à toi! Fais grandir notre foi! Les lectures bibliques que nous avons écoutées nous présentent certains modèles dont nous inspirer dans notre profession de foi, qui est toujours également une profession d'espérance, car la foi est espérance, elle ouvre la terre à la foi divine, à la force du bien. Ce sont les figures de la veuve que nous rencontrons dans la parabole évangélique et celle de Moïse dont nous parle le livre de l'Exode. La veuve de l'Evangile fait penser aux "petits", aux derniers, mais également à tant de personnes simples et droites, qui souffrent des violences, qui se sentent impuissantes face à la permanence du malaise social et qui sont tentées de se décourager. Jésus répète à celles-ci: observez avec quelle ténacité cette pauvre veuve insiste et obtient à la fin l'attention d'un juge inique! Comment pourriez-vous penser que votre Père céleste, bon et fidèle, et puissant, qui ne désire que le bien de ses enfants, ne vous rende pas justice le moment venu? La foi nous assure que Dieu écoute notre prière et nous exauce au moment opportun, même si l'expérience quotidienne semble démentir cette certitude. En effet, devant certains faits divers ou les nombreuses difficultés quotidiennes de la vie ...s'élève spontanément de notre cœur la supplique de l'antique prophète: "Jusques à quand, Yahvé, appellerai-je au secours sans que tu écoutes, crierai-je vers toi: "A la violence!" sans que tu sauves?" . Il n'y a qu'une seule réponse à cette invocation angoissée: Dieu ne peut pas changer les choses sans notre conversion, et notre véritable conversion commence avec le "cri" de l'âme, qui implore le pardon et le salut. La prière chrétienne n'est donc pas l'expression du fatalisme et de l'inertie, elle est même le contraire d'une fuite de la réalité, d'un intimisme consolateur: elle est une force d'espérance, la plus haute expression de la foi dans la puissance de Dieu qui est Amour et qui ne nous abandonne pas. La prière que Jésus nous a enseignée, qui a atteint son sommet au Gethsémani, possède le caractère de la "compétition", c'est-à-dire de la lutte, car elle se range de manière décidée aux côtés du Seigneur pour combattre l'injustice et vaincre le mal par le bien; elle est l'arme des petits et des pauvres d'esprit, qui refusent tout type de violence. Ils répondent même à celle-ci par la non violence évangélique, en témoignant ainsi que la vérité de l'Amour est plus forte que la haine et que la mort.
----->Cela ressort également de la première Lecture; il s'agit du célèbre récit de la bataille entre les Israélites et les Amalécites (Ex 17, 8-13a). Ce qui détermina l'issue de ce dur conflit fut précisément la prière adressée avec foi au vrai Dieu. Alors que Josué et ses hommes affrontaient les adversaires sur le champ de bataille, Moïse était sur la cime de la colline avec les mains levées, dans la position de la personne en prière. Ces mains levées du grand condottiere garantirent la victoire d'Israël. Dieu était avec son peuple, il en voulait la victoire, mais son intervention était conditionnée par les mains levées de Moïse. Cela semble incroyable, mais c'est ainsi: Dieu a besoin des mains levées de son serviteur! Les bras levés de Moïse font penser à ceux de Jésus sur la croix: les bras ouverts et cloués avec lesquels le Rédempteur a vaincu la bataille décisive contre l'ennemi infernal. Sa lutte, ses mains levées vers le Père et ouvertes sur le monde demandent d'autres bras, d'autres cœurs qui continuent à s'offrir avec son même amour, jusqu'à la fin du monde.
FAUSTI - On doit toujours prier, parce que chaque instant est celui de Sa venue. Le salut arrive en notre temps profane, où on mange, boit, etc. C'est pourquoi Paul dit : " Soit que vous mangiez, buviez ou fassiez autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu". Le destin définitif est maintenant construit. Il n'y a pas d'autre temps que le présent. Le passé n'est plus, l'avenir n'est pas encore. On peut toujours prier, parce que la prière ne se superpose à aucune autre action. Elle les éclaire toutes et les oriente vers leur fin. Le cœur peut et doit toujours être centré sur Dieu et présent à Lui, car il est fait pour Lui. L'action qui n'est pas née de la prière est comme une flèche tirée au hasard par un arc lâche. Sans fin et sans force, il ne peut atteindre son objectif. La prière est importante parce qu'elle est un désir de Dieu. Et le désir pour Lui est le plus grand don qui nous a été donné. Aucune action ne peut produire ou atteindre Celui qui ne peut échapper au désir. Dieu, étant Amour, ne désire rien d'autre que d'être désiré. Mais le vide est immédiatement rempli des fantômes et des peurs du cœur, qui font souvent un mur entre nous et Dieu. Notre péché, l'absence et l'éloignement de Lui, est plus évident dans la prière que dans le reste du monde. Alors que normalement nous combattons avec les mouches et les moustiques, lorsque nous prions nous combattons avec les lions et les dragons, ou plutôt, avec Dieu Lui-même, sur qui nous projetons notre méchanceté. C'est pourquoi la prière est une lutte. Elle maintient en vie dans la nuit l'attente de la lumière. C'est le désir du retour du Seigneur, nécessaire au croyant comme l'eau pour le poisson. Mais il semble insensible même à l'insistance la plus agaçante ; il ne semble céder qu'avec difficulté et ne pas être dérangé au-delà, comme le juge injuste. En réalité, le Seigneur agit comme un sourd, seulement parce qu'Il veut que nous criions vers Lui, il veut entendre notre voix : "Fais-moi entendre ta voix, parce que ta voix est douce", dit l'Époux à celle qui se trouve comme veuve (Ct 2:14). La veuve n'a aucun don. Elle est pauvre, comme le désir. Elle ne peut compter que sur l'insistance et l'intensité, ce qui la creuse encore plus. Mais c'est précisément ainsi qu'elle devient capable d'accueillir Celui qu'elle désire. Si Sa venue est certaine, en attendant nous devons "L'ennuyer". La foi consiste en ceci : une demande insistante de Son retour, qui garde éveillé notre désir pour Lui et nous empêche de tomber dans la tentation radicale de ne plus L' attendre. Le salut ne vient pas parce qu'il n'est pas invoqué. Le Sauveur est lent à venir seulement parce qu'Il n'est pas désiré. Il veut que nous levions les yeux de ce que Sa main nous offre vers Son regard qui veut nous rencontrer. Pour cela, nous devons prier sans nous fatiguer. La prière doit être continue. Son but n'est pas de changer Dieu à notre égard, mais de nous changer dans le Sien, nous faisant passer du désir intéressé de ses dons qui ne viennent pas, au désir pur de Celui qui veut venir. C'est seulement ainsi que nous pouvons L'accueillir. Pour cette raison, le fruit infaillible de la prière persévérante ne sont pas ses dons, mais Lui-même comme Don : l'Esprit Saint. Le Seigneur Lui-même nous ordonne de le déranger, de chercher, de frapper. Mais Il ne nous écoute que ce qui est nécessaire parce que nous n'arrêtons pas de l'ennuyer.Le long silence de Dieu se remplit à la fin de Sa Parole, si différente de la nôtre. Le Royaume, déjà présent parmi nous, ne sera vu que par ceux qui ont un cœur pur (Mt 5,8). Pour cette raison, tout entretien doit d'abord être éteint devant Son Silence.
--->Quand Il vient, le veuvage cesse, ce qui, plutôt que de la mariée, est de l'Époux. Car ce n'est pas Lui qui nous a quittés, mais c'est nous qui l'avons quitté. Celui qui viendra à la fin dans Sa Gloire, vient déjà maintenant chaque jour dans la patience envers nous (2 P 3,8f) La seule explication du retard du retour du Seigneur est sa bonté envers nous : il attend que nous l'attendions. Le Seigneur, pour son retour, exige une foi comme celle de la veuve. Une telle foi, qui devient une prière incessante, est notre Oui à Sa venue. Grande est sa crainte de ne pas trouver la Foi et de ne pas pouvoir venir. L'amour meurt du désir d'être désiré. La prière elle-même, en particulier la prière eucharistique, est déjà toujours une rencontre avec Lui dans la foi, jusqu'à ce que "la bienheureuse espérance s'accomplisse et que vienne Notre Sauveur Jésus-Christ !"
Livre de l'Exode
RispondiElimina17,8-13.
En ces jours-là, le peuple d'Israël marchait à travers le désert.
Les Amalécites survinrent et attaquèrent Israël à Rephidim.
Moïse dit alors à Josué : « Choisis des hommes, et va combattre les Amalécites. Moi, demain, je me tiendrai sur le sommet de la colline, le bâton de Dieu à la main. »
Josué fit ce que Moïse avait dit : il mena le combat contre les Amalécites. Moïse, Aaron et Hour étaient montés au sommet de la colline.
Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort. Quand il la laissait retomber, Amalec était le plus fort.
Mais les mains de Moïse s’alourdissaient ; on prit une pierre, on la plaça derrière lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hour lui soutenaient les mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre. Ainsi les mains de Moïse restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil.
Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée.
Psaume 121(120)
1-8.
Je lève les yeux vers les montagnes :
d'où le secours me viendra-t-il ?
Le secours me viendra du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.
Qu'il empêche ton pied de glisser,
qu'il ne dorme pas, ton gardien.
Non, il ne dort pas, ne sommeille pas,
le gardien d'Israël.
Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage,
se tient près de toi.
Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper,
ni la lune, durant la nuit.
Le Seigneur te gardera de tout mal,
il gardera ta vie.
Le Seigneur te gardera, au départ et au retour,
maintenant, à jamais.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre
à Timothée 3,14-17.4,1-2.
Bien-aimé, demeure ferme dans ce que tu as appris : de cela tu as acquis la certitude, sachant bien de qui tu l’as appris.
Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures : elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse, en vue du salut par la foi que nous avons en Jésus Christ.
Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ; elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ;
grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien.
Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne :
proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire.
Évangile de Jésus-Christ
selon saint Luc 18,1-8.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager :
« Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes.
Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.”
Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne,
comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” »
Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !
Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ?
Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »
Les paroles des Papes
RispondiElimina« Mais le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?» (Lc 18, 8). Comme pour dire : quand je viendrai à la fin de l’histoire — mais, pouvons-nous penser, même maintenant, à ce moment de la vie — trouverai-je un peu de foi en vous, dans votre monde ? C’est une question sérieuse. Imaginons que le Seigneur vienne aujourd’hui sur terre : il verrait, malheureusement, tant de guerres, tant de pauvreté, tant d’inégalités, et en même temps de grandes conquêtes de la technique, des moyens modernes et des gens qui courent toujours, sans jamais s’arrêter ; mais trouverait-il des personnes qui lui consacrent du temps et de l’affection, qui le mettent au premier plan ? Et surtout, demandons-nous : que trouverait-il en moi, si le Seigneur venait aujourd’hui, que trouverait-il en moi, dans ma vie, dans mon cœur ? Quelles priorités de ma vie verrait-il ?
Souvent, nous nous concentrons sur beaucoup de choses urgentes mais pas nécessaires, nous nous occupons et nous préoccupons de nombreuses réalités secondaires ; et peut-être, sans nous en rendre -compte, négligeons-nous ce qui compte le plus et nous laissons notre amour pour Dieu refroidir, se refroidir peu à peu. Aujourd’hui, Jésus nous offre le remède pour réchauffer une foi tiédie. Et quel est le remède ? La prière. La prière est la médecine de la foi, le reconstituant de l’âme. Il faut, cependant, que ce soit une prière constante. (…) Pensons à une plante que nous gardons à la maison : nous devons la nourrir avec constance chaque jour, nous ne pouvons pas l’inonder d’eau et puis la laisser sans eau pendant des semaines !
( P.François – Angélus, 16 octobre 2022)
PAPE FRANÇOIS 16 octobre 2016
Au début de la célébration d’aujourd’hui, nous avons adressé au Seigneur cette prière : « Crée en nous un cœur généreux et fidèle afin que nous puissions toujours te servir avec loyauté et pureté de cœur » (Oraison de la collecte)
Nous tout seuls, nous ne sommes pas capables de nous former un tel cœur, Dieu seul peut le faire, et pour cela nous le demandons dans la prière, nous l’invoquons de Lui comme un don, comme sa “création”. De cette manière nous sommes introduits dans le thème de la prière, qui est au centre des lectures bibliques de ce dimanche et qui nous interpelle nous aussi, nous qui sommes rassemblés pour la canonisation de nouveaux Saints et Saintes. Ils ont atteint le but, ils ont eu un cœur généreux et fidèle, grâce à la prière : ils ont prié avec toutes leurs forces, ils ont lutté, et ils ont vaincu.
Prier, donc. Comme Moïse, qui a été surtout un homme de Dieu, un homme de prière. Nous le voyons aujourd’hui dans l’épisode de la bataille contre Amalec, debout sur la colline avec les mains levées ; mais à chaque fois, à cause du poids, les mains retombaient, et dans ces moments le peuple avait le dessous ; alors Aaron et Hour firent asseoir Moïse sur une pierre et ils soutenaient ses mains levées, jusqu’à la victoire finale.
Voilà le style de vie spirituelle que nous demande l’Église : non pour gagner la guerre, mais pour gagner la paix !
--->Dans l’épisode de Moïse, il y a un message important : l’engagement de la prière demande de nous soutenir l’un l’autre. La fatigue est inévitable, parfois nous n’en pouvons plus, mais avec le soutien des frères, notre prière peut aller de l’avant, jusqu’à ce que le Seigneur porte son œuvre à son terme.
EliminaSaint Paul, écrivant à son disciple et collaborateur Timothée, lui recommande de demeurer ferme dans ce qu’il a appris et dans ce en quoi il croit fermement (cf. 2 Tm 3, 14). Toutefois, Timothée lui aussi ne pouvait pas y arriver tout seul : la “bataille” de la persévérance ne se remporte pas sans la prière. Mais pas une prière sporadique, en dents de scie, mais faite comme Jésus l’enseigne dans l’Évangile d’aujourd’hui : « toujours prier, sans se décourager » (Lc 18, 1). C’est la manière d’agir chrétienne : être fermes dans la prière pour rester fermes dans la foi et dans le témoignage. Et voici de nouveau une voix au dedans de nous : “Mais Seigneur, comment est-il possible de ne pas se décourager ? Nous sommes des êtres humains… Moïse aussi s’est découragé ! …”. C’est vrai, chacun de nous se décourage. Mais nous ne sommes pas seuls, nous faisons partie d’un Corps ! Nous sommes membres du Corps du Christ, l’Église, dont les mains sont levées jour et nuit vers le ciel grâce à la présence du Christ ressuscité et de son Saint Esprit. Et seulement dans l’Église et grâce à la prière de l’Église, nous pouvons rester fermes dans la foi et dans le témoignage.
Nous avons écouté la promesse de Jésus dans l’Évangile : « Dieu fera justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit » (Lc 18, 7). C’est le mystère de la prière : crier, ne pas se décourager, et si tu te décourages, demander de l’aide pour tenir les mains levées. C’est la prière que Jésus nous a révélée et nous a donnée dans l’Esprit Saint. Prier ce n’est pas se réfugier dans un monde idéal, ce n’est pas s’évader dans une fausse quiétude égoïste. Au contraire, prier c’est lutter, c’est aussi laisser l’Esprit Saint prier en nous. C’est l’Esprit Saint qui nous enseigne à prier, qui nous guide dans la prière, qui nous fait prier comme des enfants.
-->Les saints sont des hommes et des femmes qui entrent jusqu’au fond dans le mystère de la prière. Des hommes et des femmes qui luttent avec la prière, laissant l’Esprit Saint prier et lutter en eux ; ils luttent jusqu’au bout, avec toutes leurs forces, et ils vainquent, mais pas tout seuls : le Seigneur vainc en eux et avec eux. Ainsi ces sept témoins qui ont été canonisés aujourd’hui, ont combattu la bonne bataille de la foi et de l’amour avec la prière. C’est pourquoi ils sont restés fermes dans la foi, avec le cœur généreux et fidèle. Que par leur exemple et leur intercession, Dieu nous accorde à nous aussi d’être des hommes et des femmes de prière ; de crier jour et nuit vers Dieu sans nous décourager ; de laisser l’Esprit Saint prier en nous, et de prier en nous soutenant les uns les autres pour rester les mains levées, jusqu’à ce que vainque la Divine Miséricorde.
P. BENOÎT XVI 21 octobre 2007 La Parole de Dieu a pour thème principal la prière, et même la nécessité "de prier sans cesse" comme le dit l'Evangile . En y réfléchissant, on comprend que cette Parole contient un message certainement à contre-courant, mais qui est toutefois destiné à illuminer en profondeur la conscience de votre Eglise et de votre ville. Je le résumerais ainsi: la force, qui en silence et sans bruit change le monde et le transforme en Royaume de Dieu, c'est la foi - et l'expression de la foi, c'est la prière. Lorsque la foi se remplit d'amour pour Dieu, reconnu comme Père juste et bon, la prière se fait persévérante, insistante, elle devient un gémissement de l'esprit, un cri de l'âme qui pénètre le cœur de Dieu.
RispondiEliminaDe cette façon, la prière devient la plus grande force de transformation du monde.
Face à des réalités sociales difficiles et complexes, comme l'est certainement la vôtre, il faut renforcer l'espérance, qui se fonde sur la foi et s'exprime en une prière inlassable. C'est la prière qui garde allumée la flamme de la foi. Jésus demande, comme nous l'avons entendu à la fin de l'Evangile: "Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?" . ..
Aujourd'hui, nous voulons répéter ensemble avec un humble courage: Seigneur, ta venue parmi nous dans cette célébration dominicale nous trouve rassemblés avec la lampe de la foi allumée. Nous croyons et nous nous en remettons à toi! Fais grandir notre foi!
Les lectures bibliques que nous avons écoutées nous présentent certains modèles dont nous inspirer dans notre profession de foi, qui est toujours également une profession d'espérance, car la foi est espérance, elle ouvre la terre à la foi divine, à la force du bien. Ce sont les figures de la veuve que nous rencontrons dans la parabole évangélique et celle de Moïse dont nous parle le livre de l'Exode. La veuve de l'Evangile fait penser aux "petits", aux derniers, mais également à tant de personnes simples et droites, qui souffrent des violences, qui se sentent impuissantes face à la permanence du malaise social et qui sont tentées de se décourager. Jésus répète à celles-ci: observez avec quelle ténacité cette pauvre veuve insiste et obtient à la fin l'attention d'un juge inique! Comment pourriez-vous penser que votre Père céleste, bon et fidèle, et puissant, qui ne désire que le bien de ses enfants, ne vous rende pas justice le moment venu? La foi nous assure que Dieu écoute notre prière et nous exauce au moment opportun, même si l'expérience quotidienne semble démentir cette certitude. En effet, devant certains faits divers ou les nombreuses difficultés quotidiennes de la vie ...s'élève spontanément de notre cœur la supplique de l'antique prophète: "Jusques à quand, Yahvé, appellerai-je au secours sans que tu écoutes, crierai-je vers toi: "A la violence!" sans que tu sauves?" . Il n'y a qu'une seule réponse à cette invocation angoissée: Dieu ne peut pas changer les choses sans notre conversion, et notre véritable conversion commence avec le "cri" de l'âme, qui implore le pardon et le salut. La prière chrétienne n'est donc pas l'expression du fatalisme et de l'inertie, elle est même le contraire d'une fuite de la réalité, d'un intimisme consolateur: elle est une force d'espérance, la plus haute expression de la foi dans la puissance de Dieu qui est Amour et qui ne nous abandonne pas. La prière que Jésus nous a enseignée, qui a atteint son sommet au Gethsémani, possède le caractère de la "compétition", c'est-à-dire de la lutte, car elle se range de manière décidée aux côtés du Seigneur pour combattre l'injustice et vaincre le mal par le bien; elle est l'arme des petits et des pauvres d'esprit, qui refusent tout type de violence. Ils répondent même à celle-ci par la non violence évangélique, en témoignant ainsi que la vérité de l'Amour est plus forte que la haine et que la mort.
----->Cela ressort également de la première Lecture; il s'agit du célèbre récit de la bataille entre les Israélites et les Amalécites (Ex 17, 8-13a). Ce qui détermina l'issue de ce dur conflit fut précisément la prière adressée avec foi au vrai Dieu. Alors que Josué et ses hommes affrontaient les adversaires sur le champ de bataille, Moïse était sur la cime de la colline avec les mains levées, dans la position de la personne en prière. Ces mains levées du grand condottiere garantirent la victoire d'Israël. Dieu était avec son peuple, il en voulait la victoire, mais son intervention était conditionnée par les mains levées de Moïse. Cela semble incroyable, mais c'est ainsi: Dieu a besoin des mains levées de son serviteur! Les bras levés de Moïse font penser à ceux de Jésus sur la croix: les bras ouverts et cloués avec lesquels le Rédempteur a vaincu la bataille décisive contre l'ennemi infernal. Sa lutte, ses mains levées vers le Père et ouvertes sur le monde demandent d'autres bras, d'autres cœurs qui continuent à s'offrir avec son même amour, jusqu'à la fin du monde.
EliminaFAUSTI - On doit toujours prier, parce que chaque instant est celui de Sa venue.
RispondiEliminaLe salut arrive en notre temps profane,
où on mange, boit, etc.
C'est pourquoi Paul dit : " Soit que vous mangiez, buviez ou fassiez autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu". Le destin définitif est maintenant construit. Il n'y a pas d'autre temps que le présent.
Le passé n'est plus, l'avenir n'est pas encore.
On peut toujours prier, parce que la prière ne se superpose à aucune autre action. Elle les éclaire toutes et les oriente vers leur fin. Le cœur peut et doit toujours être centré sur Dieu et présent à Lui, car il est fait pour Lui.
L'action qui n'est pas née de la prière est comme une flèche tirée au hasard par un arc lâche. Sans fin et sans force, il ne peut atteindre son objectif.
La prière est importante parce qu'elle est un désir de Dieu. Et le désir pour Lui est le plus grand don qui nous a été donné.
Aucune action ne peut produire ou atteindre Celui qui ne peut échapper au désir. Dieu, étant Amour, ne désire rien d'autre que d'être désiré.
Mais le vide est immédiatement rempli des fantômes et des peurs du cœur, qui font souvent un mur entre nous et Dieu.
Notre péché, l'absence et l'éloignement de Lui, est plus évident dans la prière que dans le reste du monde.
Alors que normalement nous combattons avec les mouches et les moustiques, lorsque nous prions nous combattons avec les lions et les dragons, ou plutôt, avec Dieu Lui-même, sur qui nous projetons notre méchanceté.
C'est pourquoi la prière est une lutte.
Elle maintient en vie dans la nuit l'attente de la lumière. C'est le désir du retour du Seigneur, nécessaire au croyant comme l'eau pour le poisson.
Mais il semble insensible même à l'insistance la plus agaçante ; il ne semble céder qu'avec difficulté et ne pas être dérangé au-delà, comme le juge injuste.
En réalité, le Seigneur agit comme un sourd, seulement parce qu'Il veut que nous criions vers Lui, il veut entendre notre voix : "Fais-moi entendre ta voix, parce que ta voix est douce", dit l'Époux à celle qui se trouve comme veuve (Ct 2:14).
La veuve n'a aucun don.
Elle est pauvre, comme le désir.
Elle ne peut compter que sur l'insistance et l'intensité, ce qui la creuse encore plus. Mais c'est précisément ainsi qu'elle devient capable d'accueillir Celui qu'elle désire.
Si Sa venue est certaine, en attendant nous devons "L'ennuyer".
La foi consiste en ceci : une demande insistante de Son retour, qui garde éveillé notre désir pour Lui et nous empêche de tomber dans la tentation radicale de ne plus L' attendre.
Le salut ne vient pas parce qu'il n'est pas invoqué.
Le Sauveur est lent à venir seulement parce qu'Il n'est pas désiré.
Il veut que nous levions les yeux de ce que Sa main nous offre vers Son regard qui veut nous rencontrer.
Pour cela, nous devons prier sans nous fatiguer.
La prière doit être continue.
Son but n'est pas de changer Dieu à notre égard, mais de nous changer dans le Sien, nous faisant passer du désir intéressé de ses dons qui ne viennent pas, au désir pur de Celui qui veut venir.
C'est seulement ainsi que nous pouvons L'accueillir.
Pour cette raison, le fruit infaillible de la prière persévérante ne sont pas ses dons, mais Lui-même comme Don : l'Esprit Saint.
Le Seigneur Lui-même nous ordonne de le déranger, de chercher, de frapper.
Mais Il ne nous écoute que ce qui est nécessaire parce que nous n'arrêtons pas de l'ennuyer.Le long silence de Dieu se remplit à la fin de Sa Parole, si différente de la nôtre.
Le Royaume, déjà présent parmi nous, ne sera vu que par ceux qui ont un cœur pur (Mt 5,8).
Pour cette raison, tout entretien doit d'abord être éteint devant Son Silence.
--->Quand Il vient, le veuvage cesse, ce qui, plutôt que de la mariée, est de l'Époux.
EliminaCar ce n'est pas Lui qui nous a quittés, mais c'est nous qui l'avons quitté.
Celui qui viendra à la fin dans Sa Gloire, vient déjà maintenant chaque jour dans la patience envers nous (2 P 3,8f)
La seule explication du retard du retour du Seigneur est sa bonté envers nous : il attend que nous l'attendions.
Le Seigneur, pour son retour, exige une foi comme celle de la veuve.
Une telle foi, qui devient une prière incessante, est notre Oui à Sa venue.
Grande est sa crainte de ne pas trouver la Foi et de ne pas pouvoir venir.
L'amour meurt du désir d'être désiré.
La prière elle-même, en particulier la prière eucharistique, est déjà toujours une rencontre avec Lui dans la foi, jusqu'à ce que "la bienheureuse espérance s'accomplisse et que vienne Notre Sauveur Jésus-Christ !"